Interruption — trace

Ceux qui ne sont pas interrompus y arrivent — arrivent à réaliser de grandes choses, projets personnels, artistiques, projets professionnels, leur carrière…

Je suis toujours interrompue par des tâches administratives pannes inondations intempéries, il y a toujours quelque chose à traiter séance tenante (sinon quoi, que se passerait-il ? rien de bon a priori beaucoup d’ennuis à éponger après coup malheureusement dans nos sociétés rigoristes où tout doit être traité, répondu, exécuté dans l’heure, rien ne souffre le moindre délai la moindre erreur la moindre absence du citoyen). Alors je passe mon temps à éteindre les feux écoper le navire éponger les incessantes demandes requêtes sollicitations exigences quotidiennes — un tonneau des Danaïdes.

Entre deux interruptions, j’essaye de reprendre le fil de mes pensées, de mes projets, de mes photos, de mes écrits, de mon blog, de mes haïku, de mes poèmes, surtout reprendre le manuscrit — cela fait trop longtemps que je suis à travailler dessus — sans compter l’autre manuscrit interrompu par celui-ci, interruption voulue et positive à l’origine.

Arc en ciel

Pluie interrompue par le soleil ou le contraire…

Arc en ciel

Pluie interrompue par le soleil ou le contraire…

 

Arc en ciel

Pluie interrompue par le soleil ou le contraire…

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Interruption

Interruption

Interruption des programmes

Il n’y a pas eu interruption des programmes comme on disait du temps de l’ORTF avec le petit oiseau chanteur sur fond de mire.

Non, cette fois la tempête Toby (le quatrième nor’easter du mois ou, plus exactement, de la quinzaine) nous a évités, elle nous simplement brossés d’un peu de neige, 10 à 15 cm au pire, pas trop lourde.

Et, victoire, hourra, nous n’avons pas perdu l’électricité cette fois et nous nous en sommes abondamment réjouis, comme d’un cadeau ou d’une faveur spéciale. Tous mes voisins, le soir de la tempête, le mercredi 21 mars (journée où cependant tout avait été arrêté et fermé, écoles, universités, restaurants, centres commerciaux, car on nous promettait pire que pour la tempête Quinn, des grands vents à plus de 100km/h, plus de 60 cm de neige d’un coup et beaucoup de coupures de courant — nous avons dû l’éviter à environ 30 ou 50 km près par chance, nous étions en limite de son passage) mes voisins donc, le soir de la tempête, ont fait une orgie d’électricité, toutes les lampes extérieures allumées, les lampes des jardins, des terrasses, dans les vérandas, à l’extérieur des garages, partout, toutes étaient allumées. Pour défier le sort ou se réjouir, une sorte de fête païenne ou une danse indienne autour des lueurs de la fée électricité ?

Je ne reviens pas de ce que je viens d’écrire, je n’y crois pas : je viens de me réjouir et me féliciter de ne pas avoir perdu l’électricité suite à une chute de neige (chose banale qui arrive plusieurs fois par an chez nous — je ne parle pas d’une tempête de type Sandy qui était une exception et un monstre de tempête, dans ce cas-là on peut comprendre que l’on ait perdu l’électricité et pas seulement, puisque même les antennes de téléphonie mobile étaient tombées pour un gros tiers d’entres elles). Pour une banale tempête hivernale je me réjouis de ne pas avoir perdu l’électricité : je n’arrive pas à croire que je viens d’écrire ceci en Amérique (nommément aux États-Unis qui plus est) et en 2018.

The big one

(Tempête Quinn 7 mars 2018)

Photos prises dans l’après-midi du mercredi 7 mars, entre 14h30 où les choses ont commencé à se gâter vraiment et 20 heures pour la dernière photo prise par la fenêtre en éclairant à la torche à travers la vitre.

Ma rue et mon jardin en condition de pré-blizzard, presque blanc total.

Tempête Quinn 7 mars 2018

Avis de tempête (Tempête Quinn 7 mars 2018)

 

Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

almost white out conditions (Tempête Quinn 7 mars 2018)

Tempete Quinn-8

Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Une sortie – Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Les arbres cassent en rafale – Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Les arbres cassent et tombent sur la ligne électrique en haut et la fibre en bas – Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Les voitures enterrées – Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Ma rue en état de presque blanc total avec les fils électriques et la fibre qui ploient sous le poids de la neige – Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Ma rue suite – Tempête Quinn 7 mars 2018

Tempête Quinn 7 mars 2018

Vers 20 heures par la fenêtre : c’est là que se trouve le groupe électrogène – Tempête Quinn 7 mars 2018

Quatre jours et demi

C’est le nombre de jours sans électricité, résultat de la tempête Quinn. Du mercredi, jour J de la tempête,16h45 environ, au dimanche soir 20 heures environ.

Pour l’instant nous sommes dans la moyenne, cinq jours sans électricité pour la tempête de neige d’Halloween 2011 (celle-ci curieusement n’a pas de nom donc nous y référons tous sous le nom de « la tempête de neige d’Halloween 2011 » même si elle a eu lieu les jours précédant Halloween, le 29 octobre précisément ) et encore loin du record de la super tempête Sandy de triste mémoire où nous avions perdu l’électricité pendant 13 jours et où nous avions subi tout d’abord la super tempête elle-même (ouragan de type cyclone tropical, Sandy étant la plus large en taille en Amérique du Nord à ce jour, avec un diamètre de 1800 kilomètres ! ) puis, une semaine exactement après, un nor’easter qui est aussi une tempête de type cyclone mais d’altitude et qui apporte des précipitations en quantité et, sous nos latitudes et dans cette période de l’année, cela veut dire de la neige, beaucoup de neige. Ici sur la côte Nord-Est des États-Unis, je n’ai jamais vu de nor’easter qui n’apporte pas de neige (combinaison de la latitude du New Jersey, juste à l’ouest de la ville de New York de l’autre côté de la rivière, et de la saison, entre octobre et mars). Entre octobre et mars ils apporteront toujours de la neige malgré les prévisions certaines fois trop optimistes de la chaîne météo : le nor’easter précédent, Riley, pouvait n’apporter que de la pluie ? bien sûr que ce n’est pas ce qui s’est produit, il y a eu de la neige !

Beaucoup de neige, cela a été le cas pour ce nor’easter, Quinn, qui arrive après Riley malgré l’ordre alphabétique qui assujettit le nom des tempêtes d’importance, car Quinn était en train de mûrir depuis bien longtemps dans l’Ouest avant que Riley fasse un rapide passage et lui grille la priorité. Beaucoup de neige disais-je, une bonne cinquantaine de centimètres de neige excessivement lourde — du jamais vu pour moi en 15 ans de New Jersey — ce qui a causé des dégâts, chutes d’arbres, de branches, fils électriques qui cassent sous le poids de la neige, poteaux (en bois, ceux plantés par Lucky Luke au XIXème siècle et qui n’ont jamais été changés depuis) qui cassent aussi, boîtes transformateurs, en équilibre précaire en haut de ces mêmes poteaux en bois du XIXème siècle, qui explosent en rafales… Pourquoi tout ceci n’est-il pas enterré comme en Europe, pourquoi n’y a-t-il pas des abris en béton pour contenir ces relais et tous ces transformateurs énormes situés en haut des poteaux ? Je n’avais jamais vu de telles choses avant d’arriver aux États-Unis. Surtout à 30 kilomètres de New York, surtout quand on connaît le climat rigoureux et les intempéries auxquelles les habitants font face chaque année. Pourquoi ? Parce que les Américains sont bornés et ce n’est rien de le dire ! Bon sang faites venir quelques ingénieurs allemands ou polonais, le mauvais temps et la neige ils connaissent non ? Et si les câbles enterrés ça marche dans l’Europe continentale pourquoi cela ne fonctionnerait-il pas ici ? En octobre dernier, un coupeur d’arbres polonais, qui venait justement tailler les arbres de ma rue et des autres rues de la municipalité pour éviter qu’un scénario à la Sandy se reproduise (les cierges à Sainte Rita seraient plus efficaces en fait), m’a dit pourquoi ils n’enterrent pas les fils électriques (lui aussi pensait que c’était une bien meilleure solution, la preuve c’est qu’en Europe d’où il venait ça fonctionne bien et ça évite les gros désastres) : parce que les Américains sont retardés. C’est lui qui l’a dit…

Aussi et surtout parce qu’aucun investissement n’est fait pour rénover ni mettre à jour ni carrément créer des infrastructures de nouvelle génération, toutes les infrastructures du pays partent à vau-l’eau, le système autoroutier dont ils sont si fiers date d’Eisenhower et n’a pas été rénové ni seulement entretenu depuis, il faut un 4×4 en gros pour rouler sur les routes goudronnées y compris les autoroutes qui ont des nids de poules énormes même sur la voie la plus à gauche, la voie rapide…

Nous avons été chanceux en quelque sorte parce que la tempête précédente, Riley, juste 5 jours avant Quinn, ne nous avait pas privés d’électricité, du moins à la maison. Il y a eu cependant des dégâts et des coupures au centre de ma petite ville pour Riley. Certains n’avaient même pas retrouvé l’électricité entre les deux et ont enchaîné direct 10 jours sans électricité pour Riley et Quinn.

Doublement chanceux parce que le suivant, le 3ème nor’easter en 11 jours, Skylar, nous a évités, nous n’avons eu qu’un saupoudrage de neige (lourde toujours mais sans dégâts sur les arbres ) qui n’a pas tenu sur les surfaces goudronnées — c’était le mardi juste un jour et demi après avoir récupéré le courant électrique.

Ma fille se moquait de moi parce que le mardi, la veille de la tempête Quinn, j’ai couru partout pour prendre la neige de vitesse, allant jusqu’à pousser à l’extrême et au-delà les préparatifs que je fais pour chaque tempête, avec le fameux « cas où nous perdrions l’électricité ». Eh bien cette fois cela s’est produit et heureusement que j’avais fait toutes ces extra steps que je ne fais pas systématiquement. Je sentais peut-être inconsciemment que cette fois ce serait nécessaire. Ceci dit c’est la première fois que nous perdons le courant (pour une longue durée, je ne compte pas les petites coupures de quelque heures pour des petits incidents, qui se produisent une à plusieurs fois par an) en hiver avec des températures hivernales. Nous avons eu aussi de la chance parce qu’il ne faisait pas très froid (autour de zéro degré Celsius, entre -4 et +4 toute la semaine ces temps-ci). Que se serait-il passé si nous avions eu un vortex polaire comme fin décembre, avec des températures inférieures à -15 degrés Celsius dans la journée et un ressenti à -25°C ? La neige aurait été poudreuse et légère sans doute et rien de tout ceci ne se serait passé. Mais on ne peut en être certains. Donc nous avons eu beaucoup de chance.

Le gros problème c’était la neige extrêmement lourde parce qu’il a fait trop chaud en février. La veille du premier nor’easter de la série, Riley, le 1er mars, il faisait 14 degrés Celsius dans la journée et nous avons eu plusieurs jours entre 15 et 20°C en février.

Ou bien nous aurions eu une tempête de pluie verglaçante et de sleet comme cela s’est produit entre 2014 et 2016 avec des couches de glace de plusieurs centimètres sur le sol et où les toitures de certains bâtiments se sont effondrées sous les tonnes de glaces. Nous n’avions pas perdu l’électricité ces fois-là, je m’aperçois rétrospectivement que c’était plus par chance qu’autre chose.

Ma fille se moquait de moi qui me préparais comme si c’était la fin du monde et la fin du monde cela a été — la fin du monde civilisé. Sans électricité, dans nos cités et sociétés si dépendantes de cette commodité (tout est électrique ou a besoin à moment d’un peu d’électricité pour au moins démarrer voire thermostater si j’ose dire, sans parler de tout ce qui a besoin de se charger et recharger) cela devient effrayant, sans électricité c’est la fin du monde civilisé.

Nous sommes revenus à la civilisation dimanche soir vers 20 heures après 4 jours et demi qui ont paru 4 mois et demi. Je ne sais plus quel jour de la semaine nous sommes — je ne suis pas la seule dans ce cas — et maintenant tout le monde essaye de rattraper le retard. Quant au temps perdu à seulement survivre pendant ces 4 jours et demi  — mettre de l’essence dans le groupe électrogène, compter les heures d’utilisation, surveiller le temps entre deux pleins, aller chercher de l’essence, prévoir sa route pour éviter les rues et voies fermées, certains trajets de 10 minutes peuvent prendre une heure à cause des tours et détours, espérer que la station essence ciblée fonctionnera, ne sera pas à court d’essence  —  le temps perdu lui ne se rattrape jamais.

Un dernier mot : se souvenir de ne pas tenir pour acquis le fait d’avoir le chauffage central, le fait d’avoir l’eau courante au robinet et la lumière qui s’allume quand on actionne un interrupteur, même en Amérique, même en 2018.

Le mot du jour 

Excavation : excavation du chasse-neige, excavation du groupe électrogène, excavation des voitures, sans exagération aucune.

Hier, travail dehors de 8h30 à 14h30 sans s’arrêter pour émerger, pouvoir sortir de chez nous et faire tourner le groupe électrogène.

Aujourd’hui projets excitants pour la journée : aller acheter quelques produits frais pour un jour pas plus et cuisiner une partie du congélateur qui n’apprécie pas de tourner seulement la moitié du temps, tout est plus ou moins ramolli, acheter de l’essence pour reconstituer les stocks (100 litres de stock, une journée 20 litres de consommés — une journée c’est 12 heures où le groupe électrogène tourne effectivement et où nous retrouvons chauffage, douches chaudes, eau et Internet.)

Prendre la neige de vitesse

Après un hiver relativement clément — sans véritable chute de neige et pas trop froid à part un épisode mordant fin décembre mais qui n’a pas duré — nous y voici, nous voici à la veille d’une grande tempête de neige. Nous sommes passés au travers de la tempête précédente (Riley) par chance, beaucoup de chance quand on voit les dégâts phénoménaux dans les états du Massachusetts et de Virginie. Dans le New Jersey central, à part des vents violents, peu de neige, qui de plus n’a pas tenu, et quelques coupures de courant éparses nous n’avons rien eu ou si peu. Le restaurant où travaille mon fils, dans le centre de notre petite ville a été fermé pendant presque 48 heures pour cause de coupure de courant et ma rue a été fermée aussi par un ou plusieurs arbres qui en tombant ont entraîné la chute des poteaux électriques et des câbles. Miraculeusement nous n’avons pas perdu ni le courant ni l’Internet, pourtant notre électricité et notre Internet viennent par ce côté de la rue. Tout a été réparé et remis en ordre dès le lundi chez nous. Vraiment pas de quoi se plaindre… pour l’instant.

Cet hiver nous avons été gâtés et avons pris l’habitude de vivre et de fonctionner sans avoir le sol enneigé. Quand le sol est enneigé, même bien après la tempête, tout est plus compliqué plus difficile plus lent — à dire vrai c’est une véritable galère que de sortir les poubelles ou d’aller chercher le courrier par exemple. Il faut s’emmitoufler soigneusement, mettre des grosses bottes, prendre éventuellement un bâton cranté ou mettre des crampons aux chaussures, bref une tâche ordinaire qui prend 5 minutes devient une presque expédition polaire et prend une bonne demi-heure au bas mot, sans compter si on a oublié quelque chose à l’intérieur — tout est à refaire — ou si l’on doit faire des allers-retours entre dedans et dehors.

C’est en pensant à tout cela et pour ces raisons qu’aujourd’hui j’ai couru partout pour prendre la neige de vitesse, faire des courses même non urgentes mais qui seront pénibles à faire une fois le sol couvert de neige surtout lorsqu’on ne sait pas pour combien de temps. Cela peut durer plusieurs semaines selon la quantité de neige qui tombe et les températures des jours à venir. Vérifier aussi les niveaux des voitures et la pression des pneus — impossible ou extrêmement pénible à faire en pataugeant dans la neige. Vider les poubelles et jusqu’à faire le plus de lessives possibles au cas où l’on perdrait le courant (les prévisions étant pour une neige lourde cela fait partie des possibilités annoncées). Vérifier et compléter le stock de pâtes, veiller à ne pas trop charger le frigo, acheter des packs d’eau minérale, courses non urgentes mais volumineuses qu’il vaut mieux faire par temps sec. Ou qui peuvent s’avérer urgentes en cas de perte de courant puisque sans courant pas de pompe dans le puits donc pas d’eau aux robinets (cela fait partie de la modernité américaine, à 30 kilomètres de New York nous avons notre eau qui vient d’un puits, avec une pompe électrique donc). Faire le plein d’essence des voitures toujours en cas de perte de courant électrique… rares sont les stations équipées de groupes électrogènes qui permettent de pomper l’essence en cas de coupure électrique. L’essence peut donc être une denrée rare et difficile à se procurer, voire rationnée aussi comme cela avait été le cas pendant l’ouragan Sandy.

Pendant ce temps les alertes pleuvaient sur mon téléphone et dans mes e-mails : la municipalité qui avertit qu’il n’y aura pas de ramassage des poubelles d’emballages recyclables demain, ce sera remis à vendredi, la police qui rappelle qu’il est interdit de laisser sa voiture sur les voies publiques quand il commence à neiger, il faut l’enlever dans l’heure qui suit le début de la chute de neige, le comté qui prévient que l’avis de tempête est effectif dès la fin d’après-midi, qu’il doit neiger de ce mardi soir 22 heures jusqu’à jeudi matin 4 heures avec les chutes les plus importantes dans l’après-midi mercredi, que tout déplacement sera difficile voire impossible et est fortement déconseillé, avec les conseils d’usage, s’il faut vraiment se déplacer, d’emporter un sac de survie avec eau nourriture lampe torche etc. dans sa voiture. Nous sommes prévenus que tous les services publics du comté seront également fermés demain, que les écoles seront fermées, on n’attend plus que l’appel de l’université pour ma fille. Le club de sport où je donne mes cours de tai-chi prévient aussi qu’il sera fermé demain. Jusqu’à mon fournisseur Internet et téléphone qui donne la procédure à suivre en cas d’interruption de service.

Il semble bien que cette fois nous soyons bons pour une grosse tempête de neige, the big one que nous n’avons pas encore eue cet hiver.

Le mois le plus long de l’année

Enfin la fin de février, le mois le plus long de l’année, cette année encore on n’y déroge pas.

Le mauvais temps ou les mauvaises circonstances le plus souvent font durer et traîner ce mois au-delà de sa durée apparente de 28 jours. La durée ressentie est toujours beaucoup plus longue — interminable.

Tout y concourt, les jours encore courts, souvent gris, peu ensoleillés, cette année toujours pluvieux bien que, par exception, peu froids et peu neigeux — le mois le plus long de l’année encore une fois.

Ce maudit mois de février que je crains le plus chaque année est fini. Fini. Reste un mois et demi d’hiver à tenir avec un mois de mars toujours plus court en dépit des giboulées et, souvent, des mauvaises surprises de neige tardive. Avril n’est pas de reste, nous avons connu des tempêtes mémorables avec fort blizzard courant avril mais une chose est alors certaine : inexorablement nous allons vers les beaux jours.