Archives mensuelles : février 2014

Écrivain dans la tempête — trace

Tempête sous le crâne, écho de la tempête réelle, extérieure, des éléments au dessus du New Jersey.

 

Écho d’un autre hiver, il y a longtemps, dans ce même New Jersey tout aussi rigoureux.

 

Les deux hivers se mêlent, trace de cet hiver lointain où tu étais là. Plus froid pourtant il me paraît plus chaud que l’hiver d’aujourd’hui où je me débats à ma petite mesure, seule depuis un moment trop long. 

 

Tempête sous le crâne.

 

Verglas et dérapages

 

Incontrôlés ?

Écrivain dans la tempête

Ecrivain dans la tempete

Pas le temps de se remettre de ses émotions de sa fatigue, les alertes, petits triangles rouges dans mon téléphone, se succèdent, neige pluie verglaçante, et encore, orage neige pluie glace tempête, le verglas le sable le sel les pelles, la neige la neige à n’en savoir que faire, quand cela s’arrêtera-t-il ?

Où ira toute cette eau à la fin ?

Le thé Ladurée — trace

Le thé Ladurée quelle trace a-t-il laissée dans ma vie, ce n’est pas une madeleine mais des souvenirs, beaucoup, je l’ai offert il m’a été offert, que reste-t-il quelle trace justement dans ma vie dans la vie de l’autre ?

J’ai racheté et bu pour la première fois depuis dix ans ce thé de Ladurée, plus fade que dans mon souvenir brillant éclatant, trop, l’ai-je idéalisé, aimé-je le thé ou les souvenirs, merveilleux, qui y sont rattachés, ce jeu d’offrandes réciproques ? Pourtant j’aimais ce thé, j’aimais le thé de Ladurée et je l’aimais.

Trace de thé sur le bord d’une lèvre vite essuyée, à peine l’ai-je vu briller elle a disparu.