Archives mensuelles : février 2018

Après Noah — trace

Noah n’a pas laissé de trace ou si peu de temps. Le lendemain, temps plus doux, la neige commençait déjà à fondre, deux jours plus tard elle avait totalement disparu et dans la semaine les températures se sont mises en mode été d’un seul coup : le mercredi, 4 jours après, il a fait 25 degrés (+ 25 ! ) dans l’après-midi.
Pour refaire froid dès le jeudi, la température retombée à 5 degrés dans la journée et plus froid encore le vendredi, il a même été question un instant de quelques flocons…

Plus aucune trace de la neige apportée par Noah évidemment. Nous sommes déjà dans la tempête suivante mais comme l’an dernier nous sommes soit trop au nord soit trop au sud soit trop proches de la côte et ce sont seulement des trombes de pluie pour plusieurs jours d’affilée qui s’annoncent. De fait il pleut depuis jeudi et c’est parti pour durer toute la semaine qui vient.

Aucune trace des tempêtes de neige anciennes à répétition — jusqu’il y a 2 ans seulement — systématiques pendant tous les mois de janvier février et mars. Je ne les regrette pas, j’en ai des souvenirs mordants de froid.

Noah

Noah est arrivé silencieusement presque en catimini : vers 16h30 il a effectivement commencé à neiger comme annoncé dans l’avis de tempête mais la neige n’était pas très drue et ne tenait pas au sol. J’ai surveillé pendant une heure environ mais il ne se passait rien à part ces flocons dispersés qui se volatilisaient avant de toucher le sol. J’ai donc rangé caméra vidéo et appareil photo et suis passée à autre chose. Vers 18h30  il faisait nuit noire et en jetant un coup d’œil par la fenêtre en voulant fermer les rideaux j’ai constaté qu’il y avait cette clarté si particulière qui illumine la nuit lorsque le sol est blanc de neige. De fait tout était blanc, toitures jardins et bitume de l’allée.

Un peu tard pour les photos, je suis néanmoins descendue jusqu’à la route pour me rendre compte de l’état des lieux et accessoirement angoisser en attendant que mon fils revienne sain et sauf de son travail — surtout que sa voiture puisse remonter la côte qui mène dans les hauteurs de la ville où nous habitons, Berkeley Heights. Nous sommes justement dans les Heights ce qui est un avantage lors des pluies torrentielles et inondations qui s’en suivent mais un peu plus embêtant en cas de chute de neige. Il a eu effectivement beaucoup de mal à monter la côte et même à monter notre allée dans laquelle il a patiné : c’est entre le moment où je suis descendue jusqu’à notre rue et le moment où il est rentré que la neige est tombée le plus fort. Une demi-heure après ma sortie on ne voyait déjà plus mes traces de pas et mon fils est rentré encore deux heures après. Il m’avait appelée en quittant son travail au centre ville, en bas de la côte donc, en me faisant part de ses craintes de ne pas pouvoir grimper la pente et je me tenais prête à aller le chercher avec mon véhicule 4×4 (le sien ne l’est pas, en plus en tant que plus jeune conducteur d’entre nous, il a la plus vieille voiture, un véhicule de 15 ans d’âge acheté un an après notre arrivée aux USA, véhicule qui est passé entre les mains de son frère et de sa sœur et qu’il finit. Je préférais évidemment qu’il ne le finisse pas pendant la tempête de neige hier soir.

Sans compter qu’abandonner un véhicule au bord de la route est interdit aux USA, encore plus la nuit, encore plus en ville et encore plus pendant une tempête de neige où les rues et routes doivent être impérativement exemptes de tout véhicule en stationnement.

(photos prises le 17 février au soir)

Tempête de neige Noah

Tempête Noah : photo prise vers 18h30 le 17 février 2018

 

Tempête de neige Noah

Tempête Noah : photo prise vers 18h30 le 17 février 2018

 

Tempête de neige Noah

Tempête Noah : photo prise vers 18h30 le 17 février 2018

 

Tempête de neige Noah

Tempête Noah : photo prise vers 18h30 le 17 février 2018

 

Tempête de neige Noah

Tempête Noah : photo prise vers 18h30 le 17 février 2018

Tempête de neige Noah

Tempête Noah : photo prise vers 18h30 le 17 février 2018

 

Tempête de neige Noah

Tempête Noah : photo prise vers 19h30 le 17 février 2018

 

Tempête de neige Noah

Tempête Noah : photo prise vers 19h30 le 17 février 2018

Tempête de neige Noah

Tempête Noah : photo prise vers 22h le 17 février 2018

 

Tempête de neige Noah

Tempête Noah : photo prise vers 22h le 17 février 2018

 

Tempête de neige Noah

Tempête Noah : photo prise vers 22h le 17 février 2018

Cap au sud

Pendant le voyage de retour il est arrivé quelque chose d’inhabituel — je devrais dire d’inédit en 15 ans d’allers et retours transatlantiques. Lors du vol Lufthansa Francfort-Newark, nous avons été déroutés : on ne nous a rien dit, tout s’est bien déroulé mais nous sommes passés au sud et non pas au nord comme d’habitude. Je ne sais pas pour quelle raison, je n’ai pas osé demander à l’hôtesse pour ne pas déclencher une panique et je ne pense pas que grand monde s’en soit aperçu.

C’est bien la seule et unique fois en 15 ans qu’une chose pareille se produit : d’où que je sois partie, Paris, Francfort, Munich, Zurich ou a fortiori Londres, nous avons toujours volé vers le nord : c’est-à-dire survoler l’Angleterre (l’avion passe au-dessus de Londres, Oxford etc.) puis traverser la mer d’Irlande, on passe aux environs de Dublin puis on trace au nord en direction de l’Islande mais en restant bien en dessous et en dessous du Groenland. Puis on redescend au niveau des terres du Labrador et NewFoundLand, on passe au large de la baie du Saint-Laurent, pas loin de Saint-Pierre et Miquelon et on dégringole le Canada la Nouvelle-Écosse, le New Brunswick, on passe au-dessus du Maine puis de Boston, puis du Connecticut et on arrive donc à Newark par les terres en survolant le nord du New Jersey. J’ai toujours volé comme ça, toujours.

C’est ce qui était d’ailleurs prévu comme le montre la photo du trajet que j’ai faite juste après avoir embarqué : on devait monter au nord, vers l’Islande, passer juste en dessous, tracer droit puis redescendre par les territoires nord du Canada, la Nouvelle-Angleterre etc.

Pourtant une heure et quelques après le décollage, quand j’ai rallumé la carte de navigation sur l’écran devant mon siège, nous avions changé de cap puisque nous étions en train de survoler la Bretagne : nous avions survolé la France, étions même passés au-dessus de Paris. Pendant que je regardais médusée et que je comparais avec la photo prise plus tôt, nous avons survolé Quimper. Ensuite la prévision de trajectoire, selon l’écran de navigation, c’était de remonter au nord et de reprendre la route habituelle. Mais à chaque fois, malgré le cap prévisionnel indiqué plus au nord, l’avion tournait et se redirigeait vers le sud. Finalement nous avons tracé quasiment en ligne droite vers le sud puisque nous sommes arrivés au-dessus du New Jersey par la mer, au niveau de Toms River (qui se situe au milieu du New Jersey, bien au sud de Newark). Je nous croyais sur le point d’atterrir mais nous sommes encore allés faire un grand virage au-dessus de Trenton (à la frontière avec la Pennsylvanie, plus près de Philadelphie que de Newark) pour arriver par le sud-ouest à l’aéroport de Newark. Je suppose qu’un 747 ne tourne pas si sec et qu’il nous fallait ce grand virage de près de 100 km pour être dans l’axe de l’aéroport. Ou alors était-ce pour attendre notre tour ? Pourtant malgré ce changement de trajet nous étions parfaitement à l’heure.

Aucune trace dans mes souvenirs ni mes photos, d’autres vols qui auraient emprunté cette route du sud. Je n’ai pas su non plus pourquoi on nous a changé notre plan de vol, au dernier moment qui plus est. La seule explication que j’ai trouvée c’est qu’il y avait peut-être une tempête au nord et que le pilote n’a pas voulu s’y frotter. Le plus étonnant c’est qu’on ne nous ait rien dit de ce changement de route qui s’est produit à la dernière minute puisqu’au décollage le trajet planifié était le trajet habituel.

Photos : la première fois en 15 ans qu’on met le cap au sud et qu’on trace droit ! Du jamais vu :

Le trajet prévu au décollage

Le trajet prévu au décollage

Le trajet prévu au décollage

Le trajet prévu au décollage : on survole l’Angleterre et l’Irlande puis on continue à tracer au nord

Après une heure et demie de vol

Après une heure et demie de vol je m’aperçois qu’on a survolé la France

Nous venons de survoler Quimper

Nous venons de survoler Quimper et nous sommes censés reprendre un cap au nord ensuite

Nous sommes censés arriver par les territoires Nord du Canada quand même

Nous sommes censés arriver par les territoires nord du Canada quand même

Mais nous continuons à dévier au sud

Mais nous continuons à dévier au sud et il s’avère que nous allons passer bien au large des terres du nord

Finalement nous avons bien bifurqué au sud

Finalement nous avons bien bifurqué au sud encore et encore

Nous arrivons dans le New Jersey par la mer

Nous arrivons dans le New Jersey par la mer, et par le sud du New Jersey