Archives mensuelles : décembre 2014

Du bourbon pour le Nouvel An

Du bourbon pour le nouvel an 2

Du bourbon pour le nouvel an 1

Du sour mash à l’ancienne, un bourbon (du Kentucky donc) assez doux et rond en bouche. Je préfère de loin le vrai whisky (le scotch whisky, le seul l’unique digne de ce nom) mais à Rome il faut faire comme les Romains, quitte à fêter le Nouvel An aux États-Unis autant le faire avec un verre de bourbon de qualité, celui-ci n’est pas du tout venant, c’est un haut de gamme malgré tout. Pas encore goûté la version 46 édition spéciale, single barrel ou autre, fini à la main en fût de chêne dit l’étiquette mais plus fort, 47% d’alcool tout de même.

Ce soir c’était un verre de la version standard partagé en camarade avec mon fils aîné, on the rocks comme on dit en France, with ice comme on dit ici.

Du bourbon pour le réveillon, nous boirons une flûte de champagne (du vrai du français, pas un de ces succédanés américains qui portent pourtant le nom de champagne, il faut être vigilant et lire les étiquettes en long et en large) demain pour le jour de l’An.

Un air de neige

Un ciel blanc de neige

un ciel blanc de neige depuis plusieurs jours, une humidité qui nous perce les os, des températures qui se maintiennent à peine au-dessus de zéro, l’air même qui sent la neige —

comme si le ciel allait nous tomber sur la tête, pourtant rien ne se passe, pas de pluie pas de neige

un calme avant quelque tempête pas encore annoncée —

on attend l’impossible.

Aller chercher quelqu’un à l’aéroport

Newark Liberty International

Aller chercher qqun a l aeroport

Joie mêlée d’une petite anxiété, l’inquiétude liée à tout voyage, pour tout voyageur (tout va-t-il bien se passer, je n’en dis pas plus — ne pas provoquer le sort) quelque soit le voyage sa durée sa destination. Impatience, on vérifie 100 fois l’heure d’arrivée prévue, on planifie son trajet pour l’aéroport l’heure à laquelle on doit partir, ne pas être en retard pour le héros du jour.

Dernière ligne droite avant l’arrivée du voyageur.

Soulagement bref — tout s’est bien passé — joie vive, il est déjà sorti quand on arrive.

Salutations embrassades rires sourires, une photo pour immortaliser l’instant l’émotion la joie.

Cette joie dont parle Simone de Beauvoir dans La force des choses, « c’est poignant ».

Encore plus poignant pour une expatriée, que peu de gens viennent voir finalement malgré les promesses et les grandes déclarations des débuts — trop loin trop cher trop compliqué.

Attente impatience soulagement joie,

cette joie d’aller chercher quelqu’un de cher à l’aéroport — si rare pour moi.

La dernière passe de feuilles

Derniere passe de feuilles

J’ai fait la dernière passe de ramassage de feuilles ce matin, la première fois en plus de 12 ans que je la fais en décembre, d’habitude tout est bouclé le dernier week-end de novembre juste après Thanksgiving, au plus tard. Strange weather comme disait Marianne Faithfull.

Ça n’a pas été une partie de plaisir— ça ne l’est jamais, ce matin encore moins, les feuilles étaient mouillées donc lourdes et encore collées au sol par le gel. En plus il y avait du vent qui soulevait la bâche et menaçait de tout emporter avant que je n’aie fini de ratisser. Il fallait pourtant en finir avec ces feuilles avant l’hiver, profiter d’une accalmie entre les pluies torrentielles, la neige et les pluies verglaçantes, de ces quelques jours de grand ciel bleu sans prendre le temps d’attendre que tout sèche.

Pour soigner mes courbatures ce soir, pas de Beaujolais mais un verre de Jack Daniel’s Single Barrel.

Beaujolais nouveau en Amérique

Beaujolais en Amerique 1

Beaujolais en Amerique 2

Je sais que ce n’est pas le meilleur des vins (et le Beaujolais, et le nouveau, et le Georges Dubœuf) mais quand je l’ai vu dans le magasin il m’a fait envie.

Après des mois à vider des vins tournés dans l’évier, cela fait du bien de pouvoir enfin en avaler vraiment une gorgée, en boire un verre.

Ne manquaient pour l’accompagner qu’un bon fromage, un bon morceau de pain — une baguette si possible.

Et de la compagnie.

Mon monde à moi

Mon monde à moi est fait d’amis qui m’ont failli

d’histoires plein la tête,

imaginées ou retrouvées,

de futurs de passés décomposés

au présent j’attends

         l’impossible

                  en rêvant de tous les possibles.