Archives mensuelles : avril 2015

Un rock que je dansais

Diana Krall qui chante Yeh Yeh de Matt Bianco (son nouvel album, tout juste reçu par la poste) et me voilà replongée des années en arrière, un rock que je dansais avec un ami très cher depuis longtemps disparu —selon son bon vouloir, après tout il connaît mon adresse mon nom et mon numéro ça me fatigue de faire tous les premiers pas de tendre toutes les mains (et les joues par voie de conséquence) si je ne les fais pas qui les fera pour moi ? Fatiguée malgré tout cette énergie inutile inutilisée marre de quémander cette réciprocité cette affection qui allait de soi de toute façon — pourquoi en faire une faveur ?

Changement de rythme

Vacances, vacance de l’être il me faut plusieurs jours pour atterrir m’adapter m’habituer à ne pas avoir ces contraintes horaires à ne pas me dépêcher tout chronométrer… mon temps à la minute près ces routines impitoyables du matin où je m’accroche à mon ordinateur comme à une bouée le temps d’émerger me réveiller, surtout ne pas changer d’un fil la routine sous peine de grippage d’être inopérante — comme un diésel il me faut chauffer la machine.

Il me faut plusieurs jours avant d’atteindre un rythme de vacances d’avoir enfin la force de faire ce que je remets toujours à plus tard mes travaux personnels mes écrits mes photos plonger plus en profondeur comme je voudrais le faire tous les jours et qui m’est impossible — le temps joue contre moi.

Plusieurs jours pendant lesquels je suis hébétée incapable d’avancer les moindres de mes projets alors que j’en avais rêvé l’avais prévu que je me répétais sans cesse « quand je serai enfin en vacances » « si seulement j’étais en vacances », au lieu de cela je zone flotte titube dans un état d’épuisement, à mal dormir avec la phobie du réveil avant de réaliser que ce sont les vacances.

Une fois atteint ce rythme ne durera malheureusement pas — le temps que je m’habitue à la vacance, les vacances, elles, sont déjà passées de moitié.