Archives mensuelles : juillet 2021

Je roule pour vous

Lors de ma journée presque normale du 15 juillet — presque normale sur le plan « sanitaire » s’entend, lire ici [ https://michusa.wordpress.com/2021/07/24/une-journee-presque-normale/  ] —  j’ai en fait passé la journée à rouler pour vider le réservoir de la petite Honda Civic des enfants (en lire ici la raison : rappel sur la pompe à essence : https://michusa.wordpress.com/2021/06/13/les-rappels-sur-les-voitures/  ).

Le réservoir était plein à plus de 2/3 le mercredi après-midi pour un rendez-vous chez le concessionnaire le vendredi matin 8 heures. Rendez-vous pour lequel il était requis d’avoir un réservoir quasiment vide (aiguille dans le rouge ! ) sinon la réparation ne pourrait pas se faire (instructions expresses du concessionnaire ). Un comble pour un atelier de mécanique qui pourrait vider ledit réservoir, mettre de côté l’essence dans un bidon et refaire le plein avec ladite essence une fois la réparation faite. Mais non ! Pour une raison que j’ignore il fallait leur apporter la voiture avec le réservoir presque vide sinon rien. Comme s’ils ne pouvaient pas le vider eux. Mon père qui en était étonné en a parlé avec son petit mécanicien (pas concessionnaire) qui a confirmé que le garage pouvait vider, récupérer l’essence puis la remettre après. Il en était stupéfait que ce ne soit pas fait pour cette réparation : c’est ce qu’il aurait fait lui et tout mécanicien qui se respecte. Raison que j’ignore mais fainéantise ou historie de gros sous (petits sous : on rentabilise sans doute à outrance et on ne veut pas payer quelqu’un 10 minutes de plus pour faire cette opération).

En attendant, le jeudi j’ai roulé pour « rien » toute la journée. Heureusement nous en avons profité pour passer une journée presque normale avec mon amie Helen, l’occasion a fait le larron, cela a compensé ce gaspillage éhonté d’essence et la pollution inutile qui allait avec. Vider un réservoir au 2/3 plein sur une voiture qui ne consomme pas grand-chose c’était une gageure . 

Je précise aussi qu’avec les voitures modernes on ne peut pas siphonner ledit réservoir par l’extérieur (par la trappe pour faire le plein) bien entendu : il y a un dispositif anti-reflux et forcer un tuyau même très fin risquerait d’endommager le dispositif qui plus est. J’ai enquêté sur Internet évidemment sur ce sujet. Le seul moyen aurait été pour moi d’accéder au réservoir sous le siège arrière et de le démonter pour accéder au drain, bref de faire ce que le garage aurait dû faire. Dans ce cas si j’avais les connaissances pour me lancer dans ce genre d’opération, je pouvais changer moi-même la pompe à essence. Tant qu’à faire. 

J’ai essayé de la vider en laissant tourner le moteur en restant sur place mais ça ne consomme presque rien : après l’avoir laissée tourner 1 heure avec l’air conditionné à fond j’avais consommé seulement 9 miles et il me restait 244 miles. L’aiguille de la jauge n’avait pas bougé. En regardant sur Internet il était dit que même si je laissais tourner 24 heures comme ça, il me resterait encore la moitié du réservoir. Le soir ma fille a roulé pendant 1 heure ou 2 et fait une 60taine miles mais ça ne suffisait pas. Le soir vers 22 heures il restait encore 180 miles d’autonomie. On en était au 1/2 réservoir et il fallait que je roule environ 150 miles (soit plus de 220 km) et laisse environ 30 miles (45 km) pour pouvoir aller jusqu’au concessionnaire le surlendemain.

En fait mon fils devait aller à la plage cette semaine-là mais c’était orageux donc il n’y est pas allé, c’est comme ça que nous nous sommes retrouvés à 24 h avant le rendez-vous à avoir à vider.

Donc le lendemain j’avais prévu aussi d’enlever le mode éco (ce que ma fille avait déjà fait) et de mettre l’air conditionné à fond pour consommer plus. C’est le point fort de cette voiture : elle ne consomme presque rien (en terme américain) donc cela prend longtemps pour vider le réservoir. Si en plus on met le mode « éco » (nous roulons toujours en mode éco d’ordinaire) c’est encore plus long.

Donc j’ai gaspillé de l’essence très chère, à presque 3.5 dollars le gallon, pour rien, alors qu’ils pouvaient très bien vidanger le réservoir une fois qu’ils y auraient accédé, avant de s’occuper de la pompe puis remettre l’essence. La chasse au gaspillage ne fait pas partie des principes américains, il n’y a absolument aucun réflexe en ce sens ici contrairement aux Européens qui ont vécu la crise pétrolière des années 70 (comme moi dans ma jeunesse: ça plus la guerre que mes parents et grands-parents avaient eux vécue ce qui fait que j’ai été élevée dans l’esprit « on ne gâche rien » ce qui devrait être la devise de notre époque aussi et de toutes les époques d’ailleurs, ce qui a été le cas pendant 10,000 ans, à l’exception des 50 dernières années, dans certains pays seulement) .

Du coup pour ne pas économiser et gaspiller au maximum (vider)  j’avais décidé de faire une course puis rentrer à la maison, repartir aussitôt faire une autre course rentrer à la maison, exprès, pour rouler.

Le mercredi soir aussi, sur un coup de tête j’ai demandé à mon amie Helen, vaccinée intégralement aussi, si elle avait quelque chose à faire de spécial et si elle voulait m’accompagner pour cette journée à rouler en entrecoupant de lèche-vitrines, puis retrouver un parc où j’allais en 2005 sans en savoir le nom etc. Nous ne nous étions plus vues en personne depuis le 11 mars 2020 ! Nous avions prévu d’organiser des retrouvailles la semaine suivante mais l’occasion a fait le larron et nos retrouvailles ont eu lieu le lendemain pour utiliser l’essence de la Honda.

Cela a été le point positif de cette journée de gaspillage : une journée presque normale en bonne compagnie et les retrouvailles en vrai avec mon amie Helen (lire ici : https://michusa.wordpress.com/2021/07/24/une-journee-presque-normale/ ) ce qui nous a bien changé les idées à toutes les deux.

Après toute la journée à rouler j’ai déposé mon amie chez elle vers 22 heures (elle habite à 1/4 – 20 minutes de chez moi) puis j’ai roulé encore pendant une heure et demie parce qu’il me restait toujours 90 miles d’autonomie et un gros tiers du réservoir. Au lieu de rentrer par l’autoroute, je suis sortie à la première sortie et ai roulé en long en large et en travers de toutes les villes entre chez elle et chez moi. Vers 23h30 je n’en pouvais plus et je suis arrivée à la maison avec 35 miles d’autonomie, j’ai décidé que cela irait.

Le lendemain quand j’ai tourné la clef dans la voiture pour partir au garage le voyant rouge de l’essence s’est enfin allumé. Je suis donc arrivée chez le concessionnaire dans le rouge et avec l’aiguille du réservoir très basse. La réparation a donc pu être faite heureusement.

Par contre contrairement à ce que mes enfants attendaient ils n’ont pas rajouté d’essence du tout dans la voiture après la réparation et c’est un concessionnaire, pas une station donc pas moyen d’en acheter non plus. La sortie du concessionnaire se fait directement sur la voie rapide (highway) et les stations sont à quelques 5 ou 10 km plus loin. Quant à moi je n’en attendais pas moins du manque de service et de l’arnaque que représentent les concessionnaires donc j’avais emporté mon bidon de 20 litres de réserve d’essence (le dernier bidon de ma réserve d’hiver du groupe électrogène que j’utilise dans les voitures au printemps mais comme avec le Covid on roule moins je mets plus longtemps à les vider. Je ne veux pas garder les 100 litres de réserve à la maison (dehors) pendant la saison chaude pour éviter tout risque d’incendie.

Donc sur le parking du concessionnaire nous avons rempli le réservoir avec mon fils, pour pouvoir rentrer à la maison sans risque de tomber en panne d’essence — voire pire, de tomber en panne sur la voie rapide. La voiture est remontée tout de suite à presque 200 miles d’autonomie. Je m’attendais à me faire alpaguer par un employé sous prétexte qu’on n’a pas le droit de faire ça sur leur parking, que c’est dangereux etc. Surtout que j’utilisais mon propre entonnoir et pas l’entonnoir homologué Honda — si, si, il y a un entonnoir homologué la bonne blague ! Mais nous n’avons vu personne, cet endroit est devenu un peu fantôme, pas vraiment de clients qui se précipitent depuis la pandémie. Ils m’auraient entendu sinon. Comment comptent-ils qu’on puisse retourner chez nous avec un réservoir quasi vide, encore plus en étant obligé de passer quelques instants sur une voie rapide ?

D’autant que je ne savais pas combien il restait d’essence après leur intervention, l’écran me hurlait que le niveau d’essence était très bas et ne donnait plus d’autonomie, quant à l’aiguille, elle pointait encore plus bas que le matin.

Une journée presque normale

Avec Helen chez Blaze Pizza 15 juillet 2021

Il y a une dizaine de jours il fallait que je vide le réservoir d’essence de la petite Honda des enfants avant de l’apporter chez le concessionnaire pour le rappel (de la pompe à essence) [lire ici : https://michusa.wordpress.com/2021/06/13/les-rappels-sur-les-voitures/ ] Or l’avant-veille il restait encore de quoi faire plus de 250 km. Sur le coup d’une impulsion j’ai appelé mon amie Helen, avec qui je fais du tai-chi depuis plus de 18 ans pour lui demander si elle voulait passer la journée du lendemain à rouler avec moi pour consommer presque toute cette essence et ne laisser qu’une 50taine de km, juste de quoi aller chez le concessionnaire le surlendemain. Je lui proposais de nous arrêter de-ci de-là si elle avait des courses à faire. La veille lors du cours de tai-chi via Zoom, elle avait mentionné qu’elle aimerait bien retourner au mall (centre commercial) où elle n’avait plus mis les pieds depuis le début de la pandémie (ni moi non plus).

Comme nous avions (c’est du passé maintenant, l’épidémie repart ici aussi, nous avons 15 jours ou 3 semaines de décalage avec l’Europe), donc comme nous avions un répit dans l’épidémie, que les restrictions avaient été levées dans le New Jersey (dans les 3 états limitrophes du Nord-Est, New Jersey, New York et Connecticut) depuis le vendredi précédant le week-end du Memorial Day (le 28 mai), notamment les restrictions concernant les jauges et le port du masque pour les personnes vaccinées, que nous sommes toutes les deux complètement vaccinées, nous avons décidé de passer une journée « normale » ou presque normale, comme nous le faisions avant toute cette folie de pandémie.

Nous avions quand même des masques dans le sac pour le cas où ils s’avèreraient nécessaires : les obligations du gouvernement (de l’état) étaient levées (sont toujours au moment où j’écris cet article) mais chaque entreprise, commerce ou restaurant est libre d’instaurer ses propres règles et demander le port du masque indépendamment du statut vaccinal des personnes. Nous avions aussi du gel hydroalcoolique et des lingettes au chlore pour les mains.

Vers 13 heures je suis allée la chercher chez elle, nous avons même fait un hug (l’accolade anglo-saxonne qui remplace la bise) : nous ne nous étions plus vues en personne depuis le 11 mars 2020 ! Depuis nous nous sommes « vues » 2 ou 3 fois par semaine via Zoom mais plus jamais en personne jusqu’à ce 15 juillet 2021. Alors qu’auparavant avec les cours de tai-chi, nous nous voyions au moins 3 fois par semaine et plus si nous faisions d’autres activités ou sorties.

Pour rouler au maximum nous n’avons pas optimisé nos déplacements, au contraire. Pour chaque destination nous avons pris les chemins les plus longs possibles, le but étant de consommer cette essence.

Donc nous sommes allées flâner au mall et même à l’Apple Store du mall, tout ça sans masque (dans ce mall le masque est maintenant seulement recommandé mais pas obligatoire — pour les personnes vaccinées, pour les autres il l’est évidemment ). Nous sommes même allées prendre un café gratuit à la boutique Nespresso du magasin Bloomingdale’s (genre de Galeries Lafayette) comme j’avais l’habitude de le faire à chaque fois que j’allais dans ce mall pour une raison ou une autre, dans la vie d’avant.

Nous avons beaucoup roulé et parlé dans des parkings en laissant la voiture tourner avec l’air conditionné à fond (ça consomme plus d’essence), tout ça sans masque donc. Comme avant (sauf pour la partie consommation outrancière d’essence).

Nous sommes allées faire des petites courses ici et là, en faisant des allées et venues non rationnelles à dessein, nous avons aussi roulé longuement dans le Great Swamp (le marais), les petites routes sinueuses ça fait consommer plus d’essence.

Chez Blaze Pizza 15 juillet 2021

En fin d’après-midi nous avons fini par avoir faim et avons décidé d’aller manger dans une pizzeria que nous aimons bien : c’est une pizzeria où l’on construit soi-même sa pizza en pointant au serveur tout ce que nous voulons mettre dessus en passant devant les différentes garnitures que le serveur rajoute au fur et à mesure de nos indications avant de la faire cuire au feu de bois. Tout ça encore sans masque (les serveurs étaient tous masqués et les clients globalement non, mais c’était le 15 juillet : depuis les choses ont un peu changé et sont revenues en arrière). Les garnitures sont évidemment protégées par des Plexiglas (depuis toujours, bien avant la pandémie).

la pizza

Une journée presque normale à aller ici et là sans masque et sans se préoccuper de l’affluence. Ceci dit il n’y avait pas grand monde, les gens devaient être à la plage ou ont changé leurs habitudes de shopping. Au restaurant non plus il n’y avait pas foule. À part nous il y avait peut-être une autre table occupée, pas très longtemps, et c’est tout. Les clients venaient et emportaient. Comme ce n’était pas la foule le risque était somme toute limité à être sans masque puisque nous sommes vaccinées.

Nous avons bien fait d’en profiter, c’est sans doute la seule journée « normale » ou presque, avant longtemps. Une fenêtre qui s’est ouverte récemment, pour se refermer presque aussitôt. Je ne pense pas que nous pourrons refaire une journée sans masque de sitôt. Hier je suis allée à Ikea avec ma fille (même chose ce n’état pas les grandes foules) et nous avons porté le masque toute la journée (sauf une fois assises à notre table pour manger à la cafétéria qui n’était pleine qu’au tiers seulement, voire moins). Il y avait plus de gens qui portaient le masque que la semaine d’avant : lors de ma journée presque normale avec mon amie Helen, environ un tiers des gens croisés portaient le masque contre plus de la moitié maintenant, puisque la situation épidémique repart à la hausse, même ici dans le New Jersey où nous sommes à un peu plus de 70 % de la population adulte vaccinée* — reste toujours environ 30 % d’adultes non vaccinés… 

*si l’on compte toute la population, cela revient à 57% de la population complètement vaccinée en comptant donc les mineurs.

Lueur orange

lueur orange

Et maintenant ? Suite à l’article que j’avais écrit sur toutes les catastrophes naturelles récentes, et moins  récentes, qui sont toutes de la main de l’homme ou rendues pires par l’homme, lire ici : https://michusa.wordpress.com/2021/07/06/et-maintenant/   depuis cet article donc, nous avons eu aussi les terribles glissements de terrain en Allemagne — glissements de terrain sur terrain plat dans son genre ça vaut l’incendie de l’océan, tout simplement incroyable, inimaginable. 

Et maintenant ? Moins dramatique pour notre vie quotidienne que ces glissements de terrain en Allemagne mais tout de même un signe que tout se dérègle à grande vitesse.

Et maintenant donc, une lueur orange toute la journée, jusqu’à la tombée de la nuit, aujourd’hui chez nous dans le New Jersey et dans tout le Nord-Est et certainement ailleurs.

lueur orange

Ce matin vers 8 heures, en regardant dehors j’ai tout de suite remarqué une lueur orange, des reflets orange sur les arbres, sur le sol, sur le goudron de ma driveway :  tout était baigné dans une lueur orange, une atmosphère orange.Le  ciel était blanc ou gris très pâle uniforme comme si c’était couvert alors qu’il n’y avait pas de nuages et que ce n’était pas orageux. Le soleil perçait à travers ce blanc comme à travers un voile.

Cela m’a tout de suite rappelé les jours de feu sur la Côte d’Azur, quand le massif de l’Estérel en feu nimbait l’atmosphère environnante d’une teinte orange. Pourtant aujourd’hui il n’y avait pas d’avis d’incendie dans les environs. Il était trop tard pour que ce soit le lever de soleil et de toute façon le lever de soleil ne donne jamais ces teintes ni cette lueur orange diffuse.

lueur orange

Fugitivement je me suis dit que c’était peut-être les incendies dans le Grand Ouest canadien à quelque 5000 km d’ici, tout en me disant que c’était quand même fort loin.

En septembre dernier (2020) nous avions eu les fumées en haute atmosphère qui masquaient le soleil et à cause de cette couche de fumée il a fait froid dans le New Jersey à la mi-septembre à cause des incendies dans le Grand Ouest américain (Californie, Oregon et État de Washington), lire ici : https://michusa.wordpress.com/2020/09/24/la-vague-de-froid-dans-le-new-jersey-et-les-incendies-de-californie/

Ça n’a pas manqué : j’ai eu confirmation de mon sentiment quand peu après dans la matinée nous avons reçu les alertes sur la qualité de l’air : très mauvaise aujourd’hui pour cause de particules dues aux incendies dans l’Ouest canadien. Nous y sommes donc encore.

Alerte qualité de l’air 20 juillet 2021

Mais contrairement à septembre dernier, aujourd’hui les fumées étaient plus basses et dont impactaient la qualité de l’air cette fois. Il était conseillé de ne pas faire d’activité sportive dehors et fortement suggéré aux  personnes avec des fragilités respiratoires ne pas sortir.

Le ciel est resté blanc/gris pâle toute la journée tout en étant sans nuages : la couche de fumée et de particules fines masquait le bleu habituel.

lueur orange

Et maintenant ? On (l’humanité) persiste et signe bien entendu. Par exemple et ce n’est qu’un tout petit exemple, les prix du marché de la voiture à essence s’envolent à cause des pénuries (de semi-conducteurs, WTF, ne pourrait-on pas s’en passer dans les voitures si on voulait vraiment ? c’est un autre sujet). Les prix montent à des hauteurs inédites y compris pour les voitures d’occasion (à cause de la pénurie de voitures neuves) : les particuliers qui possèdent un véhicule acheté d’occasion  il y a quelques années se retrouvent avec un véhicule qui vaut plus cher aujourd’hui que quand ils l’avaient acheté ! Du jamais vu quand on sait qu’une voiture perd de sa valeur (WTF ?) rien qu’en rentrant dedans et claquant la portière. Je n’accuse ni ne blâme le péquin moyen, pauvre diable comme vous et moi qui a besoin d’une voiture pour conduire ses activités quotidiennes et son travail, presque tous les jours selon s’il habite dans une région suburbaine ou au milieu de nulle part, mais enfin cette course au renouvellement des voitures et à la non-réparation ou réparation onéreuse est-elle encore d’actualité et de mise ? (Ne me parlez pas de la vaste fumisterie des contrôles techniques « pour notre sécurité », qui croit encore à ça ? )

Persiste et signe dans la destruction de notre environnement, notre milieu de vie— et ensuite ? Qui dit mieux (pire) ? 

lueur orange
lueur orange
lueur orange
lueur orange

Avril 2021

Avril 2021, à la maison bien sûr. 

Presque rien.

C’est fou comme on s’attache aux petites tâches et aux petites satisfactions du quotidien — un repas simple de légumes ou de pâtes, une bière artisanale un petit vin blanc sans prétention. Sinon presque rien, toujours calfeutrés en attendant notre seconde dose de vaccin début mai.

En attendant le printemps a fait du bien. Quand on voit le jaune arriver on se met à revivre : dans le New Jersey les premiers signes du printemps sont en jaune avec les forsythias et les jonquilles, le vert des arbres n’arrive que bien après, début mai en général — cette année il est venu plus tôt, dès le 8 avril.

Simone avait raison évidemment 

N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question.

Simone de Beauvoir

Une phrase que j’avais notée et qui m’accompagne depuis longtemps, qui sert de sentinelle, qui maintient ma vigilance éveillée.

D’autant qu’elle était toujours vérifiée à au moins un endroit dans le monde à un instant donné —  plusieurs endroits à vrai dire, beaucoup.

Mais maintenant elle est vraie aussi chez nous, en Occident. Il n’y a qu’à voir ne serait-ce qu’aux États-Unis, dans certains états à la con et je pèse mes mots, c’est même un euphémisme, combien sont remis en cause outre les droits à l’avortement mais encore les droits à la contraception tout simplement, sans parler des éternels perdants que sont les droits au travail et au salaire égal à ceux des hommes — entre autres.

Tout le monde (parmi les gens ordinaires, les autres absolument non, au contraire) a beaucoup perdu pendant cette crise sanitaire, de l’argent, son travail, sa santé voire la vie, des libertés aussi mais les femmes encore plus que les autres. Et comme toujours elles ont eu double peine parce que la peine de faire tenir tout simplement le foyer (un travail à temps plein en soi) leur incombe toujours en plus du reste et le reste il y en a encore plus pendant la crise sanitaire.

Les pas en arrière mettront des années à se rattraper s’il se rattrapent un jour.

J’ai lu cette estimation effrayante récemment publiée dans une étude du Forum économique de Davos — d’autant plus effrayante qu’ils ne doivent pas être des progressistes ni des féministes extrêmes dans ce Forum…

« La pandémie a fait perdre 36 ans à l’égalité entre les femmes et les hommes dans le monde ».

C’est-à-dire que la crise a retardé de plus d’une génération le temps nécessaire pour parvenir à l’égalité entre les femmes et les hommes. Pire : ces 36 ans sont un délai supplémentaire en moyenne et comme il y a de fortes disparités entre les pays, en tout à l’échelle mondiale il faudra environ 136 ans pour combler les inégalités partout.

Ouragan Elsa

Une des multiples alertes pour l’ouragan Elsa, reçues en continu tout l’après-midi
Ouragan Elsa

Nuit de jeudi 8 à vendredi 9 juillet 2021 : nous sommes en alerte ouragan depuis le début de l’après-midi avec passage prévu de l’ouragan proprement dit vers minuit et avant ça, un front de pluies (torrentielles aussi) indépendant venant de  l’ouest, produit par un autre système de précipitations qui n’a rien a voir avec l’ouragan Elsa.

Vendredi matin 9 juillet 2021 : nous avons survécu à l’ouragan Elsa qui est remonté jusque dans le New Jersey, ce qui  arrivait très rarement avant et qui arrive presque systématiquement ces dernières années. Sauf que cette fois c’est vraiment très tôt dans la saison puisque le gros de la saison des ouragans c’est août septembre et que chez nous (dans le New Jersey) ceux qui remontent, remontent en général fin août et plus généralement en septembre, s’ils remontent, ce qui n’est pas toujours le cas. Ça, c’était avant : maintenant ils ont tendance à remonter systématiquement. La limite du passage proprement dit c’est l’autoroute I 95 qui passe un peu au sud de chez nous à une 20taine de km. Donc nous sommes toujours au moins touchés par les franges des tempêtes et des ouragans, que ce soient par les ouragans / tempêtes tropicales de fin d’été ou en hiver par les tempêtes de neige et cyclones de types nor’easter, qui ont cette même limite approximative, mais dans l’autre sens. 

Ouragan Elsa
Ouragan Elsa
Ouragan Elsa

New York City plus à l’est et au bord de l’océan a été plus touché que nous.

Ma fille était au bureau  à New York City, jeudi toute la journée (la première fois depuis le 12 mars 2020 ! ) et elle est rentrée en train au lieu qu’on aille la chercher en voiture comme c’était prévu parce qu’il n’était pas certain que les tunnels soient passables : il y avait de fortes chances qu’ils soient inondés et donc fermés. Manhattan est une île donc pour y accéder il faut soit un tunnel soit un pont. Pour aller vers l’ouest dans le NJ, ce sont un pont qui arrive tout au nord du New Jersey (le pont de Washington) et 2 tunnels qui sont plus au centre  (Le Holland tunnel et le Lincoln tunnel). Comme nous habitons le New Jersey central, c’est ce que nous utilisons en règle générale, l’un ou l’autre de ces tunnels.

Dans certains endroits le métro de New York City était inondé : voir la vidéo tournée ce jeudi-là par la chaine météo et  c’était avant le passage de l’ouragan. C’était seulement le passage du front pluvieux qui venait de l’ouest et dans une moindre mesure  l’avant-garde de l’ouragan qui était encore à venir ! 

https://www.weather.com/news/weather/video/flooding-strands-motorists-in-new-york-city?pl=pl-the-latest

Aussitôt que j’ai reçu les alertes météo j’ai fait le tour du jardin pour mettre à l’abri tout ce qui pouvait s’envoler, pots de fleurs et poubelles, petits objets décoratifs, etc. J’ai également prévenu ma fille qui devait rentrer vers 22 h et qui a non seulement avancé son retour, mais également pris le train.

Vendredi matin j’ai fait  le tour du jardin et a priori il n’y avait pas de dégâts visibles, dans le sous-sol de la maison les pompes ont tenu le coup et l’escalier derrière la porte d’évacuation (porte dite hurricane door en métal qui va directement dans le sous-sol) ne s’est pas transformé en cataractes.

Nous avons par contre perdu le courant au milieu de la nuit pendant une ou 2 heures si j’en crois mon réveil qui marquait minuit et demi quand je me suis réveillée à 3 heures du matin, ce qui veut dire que le courant était revenu une demi-heure plus tôt puisque le réveil se remet à 0 c’est-à-dire minuit. Et comme j’ai lu jusqu’à minuit et demi ou une heure ça c’ est passé entretemps.

Tout a bien redémarré (Fibre et Wifi) par contre victimes collatérales : tous mes combinés téléphoniques de la ligne fixe étaient en vrac : 2 se sont remis à charger apparemment normalement et étaient toujours en train de charger en milieu de matinée et 2 autres ont eu du mal et pourtant ce sont les 2 dont j’ai changé la batterie il n’y a pas si longtemps. Une fois lors d’une coupure de courant de plus longue durée, il m’a fallu changer le système complet parce que ça coute à peu près aussi cher d’acheter un combiné isolé que de remplacer le système complet , encore pire si je dois changer 2 de ces combinés : vive la société du gaspillage ! 

Aujourd’hui samedi je peux dire qu’ils ont survécu, ils ont fini de charger mais je ne me suis pas servie du tout du téléphone fixe pendant 24 heures.

Il pleuvait encore par intermittence le vendredi matin et il y avait encore quelques coups de vent mais pendant la nuit ça a été des trombes de pluies, de véritables cataractes avec un bruit de chutes du Niagara.

Tout est encore bien détrempé dehors et il fait toujours des taux d’humidité proches de 90% ce qui est malheureusement  la norme dans le New Jersey : tout est toujours très vert et il y a beaucoup de mousses partout dans les parties à l’ombre et sur les façades des maisons exposées au nord et à l’est.

Un ouragan de passé, le premier de la saison et nous ne sommes même pas encore fin août…

Ouragan Elsa
Ouragan Elsa
Ouragan Elsa

Et maintenant ?

Et maintenant quoi ?

Quoi d’autre ? La pandémie qui n’en finit pas de recommencer, le Canada point le plus chaud de la Terre, la neige et un froid polaire au Texas pendant qu’il faisait plus chaud au nord, un bateau géant qui se coince en travers du Canal de Suez — une première depuis l’existence du Canal —, un immeuble qui s’effondre dans une des nations les plus riches du monde pour manque de maintenance et de travaux à cause de l’appât du gain, et quoi d’autre encore ? Je ne cite que quelques-unes des catastrophes récentes qui me viennent à l’esprit sans chercher trop longtemps ni réfléchir, il y en a d’autres évidemment, beaucoup d’autres et partout dans le monde, certaines ont fait la une des informations mondiales, d’autres seulement des informations locales, d’autres encore on n’en a rien su, pour diverses raisons.

Et maintenant ?

Eh bien maintenant l’homme est même arrivé à mettre le feu à l’océan. Écrit comme ça on dirait une mauvaise blague, un rêve halluciné qu’on secoue au réveil, un délire de fin de soirée trop arrosée. Mettre le feu à l’océan ce n’est pas possible, répondions-nous à l’enfant qui posait la question, comme les enfants savent si bien poser ces questions à propos de tout et sans filtre. Avant. Maintenant il faudra lui répondre que oui.

Dans vos pires cauchemars vous n’en rêviez pas, pourtant l’homme l’a fait (sur l’air de la publicité « vous en rêviez Sony l’a fait »). Il a fini par mettre le feu à l’océan. 

Les bras m’en tombent, je ne suis pas la seule comme on peut le voir sur ces quelques publications lues sur Twitter que j’ai relevées tant elles reflétaient mon état d’esprit.

L’océan en feu maintenant.

Extrait d’article de USA Today 2 juillet 2021

Le jour où l’homme a mis le feu à l’ocean, je n’aurais jamais cru connaître ça de mon vivant ni que personne ne puisse connaitre ça un jour d’ailleurs, on ne peut même pas envisager que ce soit possible, un délire de mauvais film catastrophe ou de bande dessinée de super héros ? 

La caractéristique qu’il faut noter et bien mettre en avant, c’est que toutes, absolument toutes ces catastrophes sont de la main de l’homme, ont été si dramatiques et lourdes en bilan humain et en dégâts à cause de l’homme : très peu se seraient produites sans l’intervention de l’homme, voire si elles s’étaient produites quand même, elles auraient eu au moins peu d’impact, n’auraient occasionné que peu de dégâts.

On peut dire avec certitude qu’il n’y a plus de catastrophes naturelles ou très peu, très rares et lorsqu’elles existent malgré tout elles sont rendues pires par la main de l’homme.

Catastrophes naturelles devient un contre sens, un non-sens.

On peut remonter dans le temps, faire une liste et examiner toutes les catastrophes majeures de ces 50 dernières années (voire peut-être des 100 dernières années ) et je parie qu’elles sont absolument toutes man-made, de la main de l’homme sans exception. Ou même si à l’origine l’homme n’y était vraiment pour rien, son appât du gain et du profit à tout crin a su transformer toute catastrophe mineure, voire une catastrophe qu’on aurait pu éviter ou du moins minimiser façon « même pas mal », en désastre de grande ampleur jusqu’à une ampleur mondiale avec la pandémie — celle-là est un record mais même ce record il [l’homme] est en train de le battre sur d’autres terrains, en mettant l’océan en feu par exemple. Prochaine étape faire s’effondrer la Lune ? Se désintégrer le Soleil ? Détruire un trou noir ? La Voie Lactée ? 

On peut les regarder toutes, les grandes et moins grandes catastrophes des dernières décennies : à chaque fois l’homme les a déclenchées et dans les cas où l’homme n’était pas le déclencheur il en a été le facteur d’aggravation et de majoration exponentielle de la catastrophe — la pandémie étant l’exponentielle absolue — à ce jour.

Et maintenant le feu à l’océan.

Et après ? Congeler le Sahara en une nuit ?  après tout on a fait bien fondre le Pôle Nord et tous les glaciers, alors pourquoi pas ?

Qui dit mieux ? (sarcasme amer).

Les entreprises qui se la jouent

Il y a des petites entreprises, vraiment petites, d’une 20taine de personnes voire 30 au plus qui y travaillent, qui se la joue Big Corp’ (grande société). Je viens de vérifier pour cette entreprise dont je vais parler dans ce billet : il y a précisément 26 personnes qui y travaillent, en comptant  les techniciens et installateurs qui ne sont pas au bureau mais sur la route et chez les clients, donc sur place dans les bureaux de cette entreprise bien moins…

Avant-hier j’avais besoin de contacter cette entreprise (située à quelques 20taine de kilomètres de chez moi, dans une des villes de mon coin du New Jersey central) : cette entreprise de traitement de l’eau potable m’a installé un adoucisseur d’eau il y a quelques années. Tout va bien avec cet adoucisseur, j’achète mon sel au magasin de bricolage et je le remplis moi-même (merci, non pas d’abonnement de sel pour moi… et un abonnement de moins) mais j’avais une question pratique à leur poser concernant un laboratoire d’analyse de l’eau qu’ils pourraient conseiller puisque l’eau c’est leur domaine. Rien à acheter rien à réparer rien à livrer, juste une simple question qui devait être répondue en 2 minutes par téléphone. À l’époque de l’installation de l’adoucisseur, la dame qui m’avait vendu le système — dame qui ne travaille plus là et son téléphone portable n’est pas attribué à un autre employé (disait le message sur son répondeur, tel quel, donc ce téléphone est toujours actif mais personne n’y répond ? … passons) — donc à l’époque nous en avions discuté et elle m’avait dit qu’elle pourrait me conseiller un laboratoire si un jour j’en avais besoin puisque les analyses qu’ils faisaient eux ne concernaient que le pH et la dureté de l’eau essentiellement. Si j’avais besoin d’analyses plus pointues dans le futur, elle me conseillerait. J’avais enregistré l’idée pour plus tard.

Donc avant-hier je reprends la carte de visite professionnelle de cette dame et je téléphone une première fois directement sur son portable : c’est là que je suis tombée sur le message me disant que la personne ne travaillait plus ici et que son téléphone n’avait pas été attribué à un autre employé et qu’il fallait téléphoner sur la ligne principale de l’entreprise.

Ce que j’ai fait. Je pensais tomber sur une secrétaire ou à l’accueil et je suis tombée sur un de ces serveurs vocaux qui donnent des envies de meurtre. D’abord si je connaissais le numéro de l’extension de poste téléphonique de mon correspondant, je pouvais le taper maintenant (le taper en vrai ou taper les touches de mon téléphone ? ) Non je ne le connaissais pas. À ce moment-là je pensais encore être transférée sur l’accueil, avec une vraie voix, une vraie personne. Que nenni ! Le serveur vocal a continué et égrené pas moins de 6 options : vous savez les « si gna-gna-gna, tapez 1, si gna-gna-gni, taper 2 — j’ai plutôt envie de les taper eux, ceux qui ont mis en place cette absurdité ! Quant aux inventeurs des serveurs vocaux : où est ma guillotine ? Comment peut-on inventer des horreurs pareilles ? D’autant que nous sommes plus de 7 milliards d’êtres humains sur Terre et on ne peut parler qu’à des machines ? Vraiment ? Cherchez l’erreur.

Pendant que la machine en question égrenait ses possibilités jusqu’à 6 je commençais à me mettre en ébullition. Mais j’espérais (c’est le cas en général ou au moins dans la moitié des cas) qu’après la dernière option il y aurait l’option de rester en ligne pour parler à quelqu’un de vivant voire de taper la dernière option 7 ou 5899 parce que ça commençait à faire long, pour parler aussi à quelqu’un de vivant. Je rappelle que c’est une petite entreprise de 26 employés — je réalise maintenant qu’il aurait presque pu y avoir 26 options ou la moitié, 13 — une par bureau avec un chef et sa secrétaire, ou un tiers — une par service ou département. Département ! Cela fait pompeux et vraiment ils se la jouent « grande entreprise ».

J’ai évidemment été obligée de raccrocher et de refaire le numéro (local donc compris dans mon forfait téléphonique fixe) pour réécouter toutes les options (certaines étaient nébuleuses) et fini par avoir à la toute fin, en ne tapant rien et en attendant un peu dans le vide (c’est une ruse de leur part, les gens raccrochent avant de penser qu’il peuvent laisser un message, certaines fois ce n’est pas possible d’ailleurs ) la possibilité de laisser un message et le « next available agent will call you back », le prochain agent disponible vous rappellera. Vraiment ? J’ai laissé un message avec mon nom, mon numéro de téléphone en disant que j’avais besoin d’un renseignement (ne pas dire lequel sinon il n’est pas évident qu’ils me rappellent, s’ils me rappellent un jour…

Inutile de dire que je doutais fortement de l’efficacité d’un message que presque certainement personne ne me retournera 

Donc j’ai décidé de rappeler (j’en étais au 4ème coup de fil à ce niveau-là) et j’ai fini par avoir ma réponse !

J’ai fini par avoir quelqu’un en rusant : j’ai décidé de rappeler et de taper l’option 2, l’option « vente aux particuliers ». Tout simplement j’ai fait semblant d’être une future cliente et de vouloir leur acheter un système : en tapant 2, le service commercial pour les particuliers. À ne pas confondre avec le service commercial pour les entreprises, c’est du lourd ces services dans une boite de 26 personnes dont certainement un bon quart voire plus sont des techniciens sur les routes. Et là bingo ! j’ai eu tout de suite quelqu’un de réel au bout du fil : la ruse ultime quand vous voulez parler à quelqu’un de réel, pour passer la grille d’entrée et le pont-levis relevé que sont ces serveurs téléphoniques il faut taper l’option du service commercial qui veut vendre à tout prix donc qui répond en personne à son téléphone. Je ne suis même pas tombée sur le répondeur du « service commercial ». Une vraie personne tout de suite, des fois qu’on puisse me vendre quelque chose, capitalisme sauvage… 

Et j’ai eu la réponse à ma question dans les 2 minutes, le nom d’un laboratoire qu’ils conseillaient plutôt que d’en choisir un au hasard sur Internet. De l’autre côté ils ont dû être déçus, ils ont répondu à un appel et rien vendu à la personne qui les appelait ! 

La petite ruse contre le capitalisme sauvage et les serveurs vocaux : on fait semblant d’être un client potentiel, d’avoir quelque chose à acheter et on a miraculeusement une personne vivante au bout du fil…

Mais vraiment pour 26 personnes est-ce utile de mettre un serveur vocal ? Sans compter que chacun a aussi un portable professionnel si j’en crois la carte de visite. Les bras m’en tombent. C’est certainement plus onéreux au final de mettre en place et d’entretenir ce serveur (prestation de service d’une autre entreprise, les serveurs physiques eux -mêmes, les postes connexions et autres équipements ) que de payer une vraie personne pour répondre au téléphone même si elle ne fait que ça. Mais une vraie personne ce n’est jamais le souhait du capitalisme sauvage qui veut supprimer tous les emplois pour que ça rapporte plus (s’il n’y a plus d’employés et de travailleurs à la fin, qui va leur acheter leurs saloperies ? ) et une prestation de service auprès d’une autre entreprise, ça fait marcher les pompes à fric.

En attendant il y en a beaucoup par ici des petites entreprises qui se la jouent Big Corp’ . D’ailleurs les autres entreprises de même taille, qui ont des vraies personnes qui répondent à leurs appels téléphoniques (il en reste, peu mais il en reste) sont appelées avec mépris et condescendance des entreprises « mom and pop »  (les entreprises de papa ou de grand-papa).

Les bras m’en tombent.