Archives mensuelles : mai 2016

Relire Elizabeth von Arnim

Travaillant sur mon manuscrit, une association d’idées en appelant une autre, je me mets à relire Elizabeth von Arnim

Sublime Elizabeth et son jardin allemand avec son ton tranchant et cette « désolante absence de charité » comme le dit la quatrième de couverture : complètement réjouissant de fait.

Je referme le livre le sourire aux lèvres, un peu de bonheur dans un monde de brutes, un petit plaisir que l’on se donne etc.

Il ne me reste qu’à plonger dans les suivants, déjà lus il y a près de 15 ans, ça me rappellera en outre de bons souvenirs — ma vie quand je les lisais.

Le plaisir que l’on se donne

Sublime.

Jusqu’à présent un sans-faute, j’ai goûté les trois vins rouges de l’appellation H3 de Columbia Crest, le cabernet sauvignon, le red blend et celui-ci, le merlot, ils sont tous superbes — somptueux. (Ce ne sont pas des vins de Californie mais des vins de Washington State.)

Le plaisir que l’on se donne à peu de frais.

Je vous laisse avec ces quelques mots que j’envoyais tous les matins à Dorothy avant de la laisser pour partir vaquer à mes occupations de la journée,

A sip of wine,
a cigarette,
and then it’s time to go…

(in Boogie Street de Leonard Cohen, album Ten new songs)

Columbia Crest H3 Merlot

Columbia Crest H3 Merlot

L’avant-dernière fois que j’ai vu Paris

Ce que j’aime à Paris, c’était l’avant-dernière fois que j’ai vu Paris, en hiver 2003  (en plein début de guerre d’Irak, alors qu’il était difficile et déconseillé de voyager, c’est un autre sujet — j’étais revenue pour te voir, ce n’était pas une guerre qui allait m’arrêter.)

La dernière fois que j’ai vu Paris (la seule ensuite), ce fut l’été 2003, l’été d’infamie —tu sais de quoi il s’agit.

Tu sais aussi certainement que je n’y suis jamais retournée. Je suis retournée en France mais plus jamais à Paris.

Si j’y retournais demain je me demande si je reconnaîtrais, ce que je trouverais changé — il me faudra y retourner sans doute.

Un jour.