Archives mensuelles : avril 2014

La lumière était belle

La lumière était belle

La lumière était belle en cette fin d’après-midi à New York, après les ondées, trombes de pluie des jours précédents. J’aurais dû prendre mon appareil, faire des photos, tâche que j’ai reléguée à plus tard par paresse ou par fatigue de cette fin d’hiver — pas encore la vigueur du printemps.

Prendre mon appareil photo pour rattraper le temps où je ne prenais pas de photos de New York toutes ces années passées, rattraper le temps la trace de ces années à la visiter, inlassablement

sans toi

une trace qui me ramène à toi.

Annonce

En attendant d’avoir plus de temps pour écrire dans ce blog, une fois n’est pas coutume, je fais une annonce : la fin du trimestre universitaire approche, c’est la course, les projets de fin de trimestre, les révisions etc., ce sera bientôt fini mais en attendant lisez un blog que j’ai découvert cet hiver grâce à mon blog d’ailleurs : il s’agit un blog littéraire de grande tenue, un blog à écriture multiple, écrit donc par plusieurs écrivains. Cela s’appelle La constellation d’Adrien.

http://laconstellationdadrien.wordpress.com

Lisez les anciens posts, depuis le début si vous en avez le temps, toute la correspondance ou au moins les résumés, c’est un vrai roman à l’ancienne, façon XVIIIe siècle, sous forme épistolaire, qui se déroule sous nos yeux. Dans la lignée des grands, à mon avis. C’est excellent, j’espère qu’un jour ce sera publié sur papier dans un livre pour ne pas être perdu dans les limbes de l’Internet.

En attendant participez à sa popularité, peut-être qu’il sera remarqué par un éditeur à force, je l’espère. Abonnez-vous et laissez-vous emporter dans La constellation d’Adrien.

Le lien à nouveau : http://laconstellationdadrien.wordpress.com

Lien que je vais mettre aussi dans une des pages fixes de mon blog, dans la page Ailleurs sur Internet.

Les souvenirs

Les souvenirs sont-ils réels ou sont-ce des souvenirs qu’on se fabrique après coup, qu’on exagère grossit reconstruit en leur donnant une importance démesurée qu’ils n’ont plus dans la vie de l’autre ? Ou justement ont-ils aussi laissé des traces là-bas chez l’autre, dans sa vie autant que dans la nôtre, plus que nous ne le saurons jamais ?

Coup de collier — trace

Comme ces coups de collier pendant mes années d’université alors, il y a quelque 25 ans, les examens tombaient toujours au meilleur moment, à l’éclosion de l’été, un embrasement puis c’était fini, les vacances s’étiraient langoureusement pour 4 mois.

Trace de tous ces collègues autres étudiants avec moi, tous perdus de vue ou presque.

Et dans ce presque, ceux, peu nombreux qui sont revenus pour repartir aussitôt ? Plus que des traces. Et pourtant nous avions tant en commun.

Qui se souviendra de ce temps-là, qui se souviendra d’eux, de moi ? Quelle importance, qu’avons-nous manqué les uns des autres, quelle trace ai-je laissée en eux, eux en moi ?

Qui se souviendra de nous ?

Le dernier coup de collier

Les deux dernières semaines de mon trimestre à l’université, le dernier coup de collier, finir le projet de fin de cours, les présentations numérique et orale qui vont avec, le projet pour l’autre cours, les révisions pour le contrôle final, une dernière interrogation écrite la semaine prochaine.

En état d’épuisement absolu, poches sous les yeux et compagnie, trimestre intense, entre tout, la vie courante le travail les ennuis qui tombent comme toujours quand on est à la bourre, et les cours à New York deux fois par semaine, en soirée, avec retour à 11 heures à la maison.

Encore un dernier coup de collier, 10 jours, ensuite dormir, dormir…

Pas assez de lettres

Trop d’informations de tweets, posts, liens, flux continu.

 

Pas assez de lettres

pas assez de mails personnels, juste des retweets forwards sans pensée ni âme,

pas assez de sentiments ni d’affection,

 

et plus jamais aucune 

lettre de toi.

 

Juste des traces dans mon ordinateur,

ce courrier virtuel sans réalité physique sur papier,

qui pourrait être effacé en un instant

une maladresse, une défaillance du système,

 

Trace dans ma vie éternellement, ce n’est pas virtuel pourtant.

Une question de rythme

Une question de rythme, de vitesse, tout va trop vite, trop d’afflux, de tout, de trop.

Le téléphone portable les textos les mails les tweets, combien sont vraiment urgents vraiment essentiels ? Pour la plupart, du babil destiné au monde entier et pas à nous personnellement. Et encore, des publicités, incitations à la dépense sans besoin, des appels à notre générosité — de la mendicité déguisée, il ne se passe pas une heure sans qu’une poignée des uns et des autres ne fasse irruption.

Entre deux de celles-ci, se dépêcher sur tout, rentabiliser son temps ses mouvements ses activités, enchaîner les unes les autres sans souffler sans réfléchir.

Pour pouvoir écrire j’ai besoin de rêvasser les yeux dans le vague, sans interruption ni distraction

d’avoir un rythme lent,

de perdre mon temps en somme.