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Première sortie au restaurant

Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant

Il y a une dizaine de jours j’ai fait ma première sortie au restaurant depuis le début de la pandémie. Je n’étais plus allée au restaurant depuis un an et demi, la dernière fois c’était début janvier 2020 quand nous avions fait une visite de Fréjus avec mes parents lors de mon dernier séjour en France (dernier avant longtemps mais nous ne le savions pas). Ensuite le retour dans le New Jersey et la reprise de la vie quotidienne et peu après la pandémie était arrivée et rideau.

En fait j’ai demandé à mes enfants de m’y trainer, ayant besoin d’une bonne tape dans le dos pour retourner vers une vie plus normale maintenant que nous sommes vaccinés, qu’une grande partie des adultes sont vaccinés dans le New Jersey et les états voisins et que l’épidémie recule dans notre coin. Les restrictions sont petit à petit levées, dont certaines en cours de façon continue depuis un an — nous n’avons pas fait de « stop-and-go » mais un grand confinement jusqu’à la mi-juin 2020 et une levée à petits pas, tous petits pas, à partir de début juillet 2020. Certaines activités en intérieur n’ont commencé à être autorisées et possibles qu’en mars 2021 (par exemple de début juillet 2020 à mars 2021, pour les restaurants seuls la vente à emporter, la livraison et manger dehors étaient autorisés, avant ça de mi-mars 2020 à fin juin 2020, pendant le grand confinement, seules la livraison et la vente à emporter étaient autorisées  : sur la photo le panneau du restaurant mentionne toujours ces anciennes restrictions qui n’ont été levées qu’en mars 2021 ! ) Activités en intérieur avec une jauge évidemment, qui a commencé à 25% et est montée au fur et à mesure que la pandémie a reculé avec la vaccination. D’autres activités en intérieur comme les salles de cinéma et les théâtres n’ont pas encore rouvert depuis un an et quelques, la réouverture est en cours ces jours-ci. Les dernières restrictions sont levées depuis début juin et nous venons à peine de sortir de l’état d’urgence, notre gouverneur vient de laisser tomber ses pleins pouvoirs et ne gouvernera donc plus par ordonnance — ce qui était le cas depuis mars 2020.

Donc nous revenons progressivement à la vie — plus sociale, moins confinée. Mais après plus d’un an à faire très attention et ne pas sortir c’est difficile, un peu effrayant. Mes enfants eux sont sortis quelques fois, sont allés au restaurant en extérieur avant d’être vaccinés — avec les personnes de leur « bulle de confinement » à partir de juillet 2020 (la bulle de confinement ce sont les 2 ou 3 amis proches qui ont obéi au confinement strict du début eux aussi et qui appliquaient les gestes barrières masques et autres mesures de sécurité et se faisaient tester quand les tests ont été plus disponibles). 

Pour une première sorte « en public » j’ai voulu manger en extérieur. Nous étions dehors sous abri avec 2 murs seulement et un toit (la norme Covid en extérieur depuis juillet 2020). Malheureusement le beer garden était complet pour l’heure où nous avions réservé — c’était le premier week-end où toutes les restrictions ou presque étaient levées. Nous avions prévu d’y aller le vendredi soir mais malheureusement il a fait un temps exécrable avec des trombes de pluie et un orage extrêmement violent, qui empêchait tout repas à l’extérieur. Donc partie remise au dimanche soir qui coïncidait au premier week-end de levée presque totale des restrictions.

Nous sommes allés dans un de nos petits restaurants locaux habituels, dans la petite ville voisine, ce n’est pas non plus le restaurant branché qui attire un monde fou, c’est aussi une petite ville tranquille, pas une mégapole. Ce qu’il me fallait pour une reprise. Nous avions réservé bien entendu. 

Sur la terrasse couverte où nous étions, seulement  2 autres tables étaient occupées par 2 ou 3 personnes chacune et très éloignées de la nôtre.

Mes enfants m’avaient prévenue : « tu ne t’affoleras pas mais les serveurs n’auront certainement pas de masque » (en théorie ils doivent être vaccinés car leur employeur peut l’exiger et c’est le cas la plupart du temps pour les serveurs et employés de restaurant à ce que m’ont dit mes enfants), puisque les restrictions de masque sont levées, pour les gens vaccinés uniquement. 

Je suis allée depuis le parking jusqu’à l’accueil (en extérieur) puis à notre table avec le masque. L’hôtesse d’accueil n’était pas masquée et ma fille non plus pour ce trajet. Mon fils et moi avons enlevé le masque en arrivant à la table. Nos serveurs n’étaient pas masqués non plus. 

J’ai malgré tout remis mon masque pour retourner à la voiture (trajet tout en extérieur) — une habitude, même si les quelques personnes entrevues sur le parking ne portaient pas le masque.

Il va falloir se réhabituer et même si les restrictions officielles sont tombées, il y a encore des endroits qui rendent le masque obligatoire, des magasins des endroits publics — c’est un temps de transition, le temps que tout le monde redevienne confortable sans porter le masque. Cela ne concerne que les personnes vaccinées bien entendu.

Je tiens à signaler que j’ai constaté que dès qu’on tombe le masque on est moins vigilant pour le reste aussi — on a moins tendance à respecter les autres gestes barrières, à ne pas se toucher le visage, à se désinfecter les mains dès qu’on touche un objet étranger — en l’occurrence le stylo du restaurant. Avec le masque sur le visage je n’aurais pas manqué de me passer les mains au gel désinfectant voire à la lingette au chlore juste après avoir touché ce stylo « public » ou j’aurais pris le mien. Sans le masque je n’y ai plus pensé. Ceci dit c’était pour payer, donc à la fin et nous sommes partis tout de suite après. Je me suis toute de même désinfecté les mains au gel hydroalcoolique en arrivant à la voiture –  mais c’était parce qu’à ce moment-là j’avais de nouveau le masque.

Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
le menu est virtuel : il faut scanner et regarder sur son téléphone
Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
Repas fini nous repartons (à droite le panneau des anciennes restrictions)
Le beer garden s’est vidé mais quand nous sommes arrivés il était complet
Première sortie au restaurant

Les rappels sur les voitures

Lettre Honda rappel fuel pump fin mai 2021

Je me suis juré de ne plus avoir affaire aux concessionnaires pour la maintenance des voitures mais de faire travailler mon petit garagiste (on a le droit, j’ai vérifié sur les contrats de leasing des constructeurs des 2 voitures, on a même le droit de faire la maintenance soi-même, ce que je fais en partie : pour les vérifications des niveaux et ajustements éventuels, les pressions des pneus, les changements des essuie-glace, ce genre de choses simples, à une époque je changeais aussi moi-même la batterie (maintenant ça ne vaut plus le coup avec le prix exorbitant de la batterie elle-même par rapport à la main d’oeuvre). J’avais écrit ici tout mon « amour » pour les concessionnaires : https://michusa.wordpress.com/2019/10/08/je-prefere-aller-me-faire-arracher-les-dents-que/

Cependant une chose pour laquelle on ne peut pas faire autrement que d’aller chez les concessionnaires officiels, c’est quand il y a des rappels, qui sont relativement fréquents, je devrais dire devenus de plus en plus fréquents. Je sais qu’en partie c’est un truc d’avocats (les hommes à abattre, où est passée ma guillotine ? ) que souvent les rappels ratissent très large pour éviter toute poursuite en justice du fabricant et ne sont pas forcement pour une raison de sécurité où il faudrait tout lâcher séance tenante. Mais quand même, je constate qu’il y en an de plus en plus souvent, même sur les voitures japonaises qui étaient bien mieux fabriquées dans le passé. Nous avons toujours acheté des voitures japonaises d’occasion quand nous vivions en France. Par contre depuis que nous sommes aux États-Unis, les deux fois où nous avons acheté des voitures américaines — neuves en plus les deux fois ! — il y a eu des problèmes dans l’année de l’achat — en plus des rappels. Des véritables problèmes qui empêchaient les voitures de fonctionner correctement, couverts par la garantie heureusement mais quand même. Donc retour aux voitures japonaises. Qui sont de moins en moins bien fabriquées ces dernières années, qui ont de plus en plus souvent des rappels. J’en viens à me dire que quitte à acheter de la camelote, autant payer le prix de la camelote. Peut-être que la prochaine fois j’achète Ford, c’est de la merde mais au moins ce n’est pas cher contrairement aux voitures japonaises qui sont hors de prix. Il y a aussi l’option Toyota, moins bonne qualité que les autres japonaises (dans le temps du moins, maintenant c’est moins certain puisque la qualité de Honda and co a bien baissé) et c’est aussi moins cher que les autres. 

En l’occurrence je viens de recevoir un rappel sur la petite Honda Civic des enfants : « 2019-20 Civic Fuel Pump Motor Safety Recall Expansion » comme ils le désignent dans l’entête de la lettre — la pompe à essence doit être changée. Et là ça m’énerve profondément d’avoir à retourner obligatoirement chez le concessionnaire, de perdre plusieurs heures à l’apporter et aller la chercher, d’y aller à 2 voitures — à moins que je fasse ma mauvaise tête et que j’exige une voiture de prêt (gratuite) rien que pour les emmerder. Ça m’énerve d’autant plus que c’est une voiture japonaise, plus chère et qui a moins de 2 ans. Et encore plus, qu’il s’agisse de la pompe à essence. Vraiment ? La pompe à essence ! Il ne s’agit pas d’une nouvelle technologie, d’une pièce qui vient d’être inventée. Le moteur à 4 temps fonctionne toujours de la même manière peu ou prou depuis plus de 100 ans, il a été inventé il y a 160 ans, en 1862 ! On a certes amélioré des parties et des composants pour de meilleures performances au fur et à mesure des années mais ces améliorations et ces petites modifications ne sont pas récentes, globalement c’est une technologie qui n’a pas bougé depuis des décennies. Alors ne peuvent-ils pas avoir leur procédure de fabrication bien huilée (c’est le cas de le dire) depuis le temps ?

Fuel pump, la pompe à essence : vraiment ce n’est pas une nouvelle pièce, comment cela se fait-il qu’on modifie des trucs éprouvés qui marchent depuis des décennies, au point qu’il y ait des rappels ? Vraiment ?

Encore pire:  ce rappel n’affecte que les Honda Civic 2019-2020… (et d’autres modèles chez Honda et Acura mais tous sont des modèles 2019-2020). Quand je dis que la fabrication et le montage de cette pièce devraient être bien huilés (jeu de mots voulu) : les modèles d’avant ne sont pas touchés et ceux d’après non plus. Alors ? Pourquoi change-t-on une procédure qui marche, pourquoi change-t-on une pièce qui est sans problème ? (Encore une preuve que le moteur fonctionne de manière identique entre les modèles, que c’est exactement la même technologie, ce dont je ne doutais pas, puisque c’est la même pièce défectueuse pour tous les modèles de ces 2 années.) C’est soit l’un soit l’autre, soit la procédure de montage soit la pièce elle-même. Sans doute une histoire de gros sous, je devrais dire de de petits sous : bénéfices à tout crin et avidité. Sinon c’est une règle d’or qui devrait vraiment être gravée dans le marbre : si ce n’est pas cassé on ne répare pas, si ça marche on ne répare pas, si ça marche on ne change surtout rien.

D’autant, et c’est là aussi que ça m’énerve, qu’en plus d’être une technologie plus que centenaire qui n’a que peu évolué voire pas (le moteur à 4 temps ), il y a aussi le fait que c’est une Honda Civic, un modèle qui existe depuis 30 ou 40 ans. Alors il a évolué au fil des ans mais au fond c’est toujours la même voiture et le même modèle sinon ils auraient changé de nom. Ce sont pour la plupart des évolutions cosmétiques ou de gadgets embarqués, d’autant plus d’une année sur la suivante. D’une année sur l’autre il y a moins de différences entre 2 « millésimes » contigus de ces voitures qu’entre 2 millésimes de vins (là oui, il y a des différences mais le vin est un produit vivant contrairement au paquet de plastique verre et métal que sont les voitures) donc entre la Civic 2018 et la 2019 les différences sont uniquement cosmétiques — un prétexte pour vendre plus cher. Dans ces cas-là les millésimes ne devraient même pas exister. Arnaque. Donc sur un modèle qui existe depuis 30 ou 40 ans, on n’a pas pu consolider et figer son procédé de fabrication ? Vraiment ?

Quand on pense que ce sont à la fois des modèles éprouvés et une technologie éprouvée et, qu’en fait nous (l’acheteur, le consommateur) sommes toujours en train d’essuyer les plâtres, cela fait peur : quand nous aurons des voitures électriques ou à hydrogène, atomique ou je ne sais quelle nouvelle technologie (vraiment nouvelle cette fois-ci) qu’est ce que cela va donner ? On ne sait pas fabriquer une pompe à carburant fiable (modèles 2019 ou 2020, cela veut dire que ces voitures ont 2 ans au maximum, voire 1 an) et on veut nous faire acheter des voitures de technologies vraiment nouvelles et non éprouvées ? Que les technologies éprouvées ne le soient toujours pas après plus de 150 ans, cela n’inspire pas du tout confiance.

Dans le passé (récent) plupart du temps pour ces rappels c’était à cause de l’électronique qui faillissait à sa tâche et rendait la voiture dangereuse en s’interposant entre le conducteur et la mécanique de façon erronée (au temps pour les futures voitures sans conducteur, cela fait encore plus peur) mais là c’est la mécanique qui est fabriquée de façon défectueuse, encore pire…

À noter aussi : sur la lettre de Honda on nous dit que c’est crucial voire dangereux, que cette pompe en lâchant peut couper l’alimentation du moteur et la voiture peut caler à pleine vitesse ( vraiment ? ) donc qu’il faut absolument faire réparer.

Et quand j’ai appelé le concessionnaire (toute une histoire aussi, ce n’est pas simple là non plus de prendre un rendez-vous) il me dit que le rendez-vous pris en ligne sur leur site pour la semaine prochaine ne pourra pas avoir lieu (j’ai eu le nez creux de les rappeler pour vérifier), qu’il allait falloir le remettre à plus tard. Je me suis brièvement dit « soit ! il faut qu’ils commandent la pièce ». Après tout c’est un concessionnaire qui vend en majeure partie des voitures neuves Honda (dont la plupart des modèles 2019 et 2020 sont touchés) et ils n’ont pas la pièce : c’est un peu moyen mais peut-être que tout le monde s’est rué pour faire réparer et peut-être qu’il n’en ont plus, on va repousser de 2 ou 3 jours, voire une semaine. Que nenni ! La réparation ne pourra pas avoir lieu avant le 16 juillet ! Donc dans plus d’un mois. Si c’est un problème si grave de sécurité (première fois qu’il faut plus d’un mois pour un rappel, les autres avaient tous été traités dans la semaine où j’avais appelé) si c’est un problème si crucial de sécurité, cela fait peur. Que sommes-nous censés faire ? Ne pas nous servir de la voiture pendant un mois — voiture que nous payons à prix d’or tous les mois ? Voiture dont nous avons besoin ? Si j’étais procédurière je demanderais à avoir une voiture de prêt à partir d’aujourd’hui (carrément du jour où j’ai reçu le papelard de Honda) jusqu’à la réparation. Après tout ? J’ai eu des rappels où l’on me disait de ne plus conduire séance tenante la voiture si je voyais tel voyant s’allumer (quand on connait la « fiabilité » ou plutôt l’absence de fiabilité des dits voyants, cela fait peur). Là aussi il y a « potentiellement » un voyant qui « peut » s’allumer, tout cela est très potentiel. Et c’est potentiellement dangereux !

Mais comme il y a des voyants qui s’allument même quand la voiture est sur le chemin du retour de la révision… Du vécu et pas qu’une seule fois. J’ai fini par trouver des trucs pour les désactiver ces voyants et ces alertes selon ce que c’est… Comme le voyant rouge et l’alarme qui se met à sonner, que dis-je, à hurler, au beau milieu d’un trajet pour me dire de faire ma révision huile et niveaux séance tenante, de me garer immédiatement et de ne plus rouler — du vécu aussi et ça fait une peur bleue cette alarme qui beugle quand on roule et ce voyant rouge de danger imminent. Ces alertes-là, en me plongeant dans le manuel, je les ai toutes désactivées et j’ai mis les alarmes des révisions tous les 5 ans et 300,000 miles (450,000 kilomètres). Une fois ma fille est rentrée en pleurs en me disant que sa voiture toute neuve (la Honda Civic précédente) était cassée : je la lui ai réparée en effaçant toutes ces alarmes de changement d’huile. Je me suis d’ailleurs fait engueuler par le concessionnaire la fois suivante où je l’apportais à la révision annuelle parce que, selon lui, « il n’y avait pas besoin de révision, l’huile était toujours à 2 % d’utilisation » — bien sûr c’est moi qui ai remis l’alerte à zéro parce que j’en avais marre qu’elle sonne tous les 3000 miles ! J’ai crié encore plus fort et demandé à parler à un véritable mécanicien (il n’y en a plus beaucoup chez les concessionnaires) et pas à un singe savant qui ne fait que répéter ce que dit l’ordinateur de bord sans ouvrir le capot — un véritable singe serait évidemment plus intelligent que ça. On comprend pourquoi je ne veux plus remettre les pieds chez les concessionnaires. 

D’ailleurs je me demande si je ne devrais pas mettre un cheveu sur cette pompe ou un petit coup de feutre pour être certaine qu’ils font vraiment le travail. Du vécu aussi, quand on vous force (et fait payer pour) à faire une rotation des pneus à laquelle je suis opposée de toute façon, une belle arnaque, encore plus une arnaque quand vous retrouvez les marques constructeur (c’est le constructeur qui met ces marques de couleurs différentes sur chaque pneu ) exactement en mêmes positions sur la voiture,  preuve que rien n’a été fait — ce qui est mieux de toute façon, sauf qu’on a payé pour.

Donc c’est urgent, c’est dangereux de rouler avec… mais il faut 5 semaines pour faire changer la pièce. La pièce qui est une bête pompe à carburant bien banale et présente dans tous les moteurs depuis les origines, pas une pièce de fusée interstellaire non plus. Je sais bien que c’est très certainement un excès du principe de précaution, un truc d’avocats (où est ma guillotine, etc.) mais quand même.

En plus en prenant ce rendrez-vous pour le 16 juillet j’ai appris que c’est en fait beaucoup plus contraignant que ce que dit Honda dans sa lettre, « le changement de la pompe dure environ 1h30 » : tu parles, il faut laisser la voiture la journée entière et l’apporter tôt le matin pour que la réparation puisse être faite ! Tu parles d’une heure ou deux, gros mensonge éhonté de Honda. Je sais que la plupart des gens ne font pas les rappels et repoussent à plus tard — on comprend pourquoi. Et il n’est pas dit que je récupère la voiture en fin de journée. Dans ce cas je ferai ma mauvaise tête et demanderai une voiture de prêt. C’est aussi du vécu, j’ai déjà fait ma mauvaise tête chez ces voleurs des grands chemins, je veux dire le département vente des concessionnaires. La dernière fois en date c’est quand j’ai changé ma Nissan à la fin du leasing et que le concessionnaire voulait me donner une voiture de prêt pourrie et bien usagée le temps qu’il prépare le nouveau modèle que je venais de prendre en leasing (et payer la première mensualité plus le paiement des taxes et de l’apport) et qui avait une rayure. Rayure que j’ai exigé d’avoir réparée par un carrossier officiel Nissan avant même que je touche la voiture. Et en attendant je gardais mon ancienne Nissan, beaucoup plus simple que de passer par une voiture intermédiaire d’autant que c’était une vieillerie pourrie. Je n’acceptais de voiture de prêt que si c’était le modèle au-dessus de la mienne et en haut de gamme tout cuir. Parce que sinon je les connais, la réparation aurait duré des semaines voire des mois. Elle a duré plus de 10 jours pour une petite rayure de 2 cm mais j’avais toujours ma voiture précédente, celle qu’ils devaient renvoyer à Nissan, en otage donc. On dira que ça a un peu accéléré le mouvement. Et le modèle du dessus grand luxe, ils ne voulaient pas donc le compromis ça a été de me laisser ma voiture précédente… L’agent du concessionnaire en pissait dans son pantalon mais au moins c’était à égalité ou à peu près : ma voiture de 3 ans qu’il leur fallait absolument retourner à Nissan rapidement contre la neuve, au lieu d’un rogaton tout pourri et dont ils n’avaient rien à faire contre la neuve.

Après quelques petites recherches sur Internet sur cette pompe à carburant, j’ai trouvé un article canadien qui dit ceci : 

« Dans un document publié par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) aux États-Unis, on apprend que ces pompes à essence, qui proviennent du fournisseur Denso, sont munies d’un rotor qui aurait été trop longtemps exposé à des solvants de production. Ce rotor peut se fissurer en surface et prendre de l’expansion, entraînant du même coup une défaillance de la pompe et du système d’alimentation en carburant. »  (Le guide de l’auto, version web)

Vraiment ? C’est bien ce que je disais sur les procédures de fabrication qui ont été changées sans raison.

L’article poursuit en disant que les propriétaires recevront un avis par la poste prochainement, ce qui a été le cas, j’ai reçu cette lettre de Honda il y a une dizaine de jours fin mai 2021… sauf que l’article date du 4 juin 2020 ! Long à la détente Honda ! On a eu de la chance depuis un an qu’on utilise la voiture (et même avant puisqu’elle a été achetée en août 2019 ! Et de conclure que pour l’instant aucun accident n’a été signalé — et on n’en a pas entendu parler non plus depuis la publication de l’article il y a un an. Heureusement. 

À suivre…

Jour de vote en Amérique

Bureau de vote

Aujourd’hui 8 juin était un jour de vote, du moins dans le New Jersey. Rien d’excitant cependant, c’étaient des élections primaires où l’on choisit le candidat pour la future élection (en novembre) au sein de « son «  parti.

sample ballot (papier électoral)
papier électoral

Il y a une quinzaine de jours chacun d’entre nous a reçu par la poste un courrier à son nom et son numéro d’inscription sur les listes électorales —  un document qui une fois ouvert et déplié est de la taille d’une carte routière sans exagérer (voir photo) : il s’agit du « sample ballot », le papier électoral officiel qui récapitule tous les candidats se présentant dans un immense tableau façon Excel (et de la même convivialité / facilité à comprendre qu’un tableau Excel — sarcasme. Et encore je suis une grande utilisatrice de ces tableaux, dans le passé du temps où je travaillais dans la gestion de projets informatiques et toujours maintenant pour mes projets personnels. Mais celui-ci c’est une autre histoire ! À peu près incompréhensible. En plus on nous avertit de bien nous familiariser avec ce « sample ballot «  parce qu’en plus cette année il y a de nouvelles machines pour voter que personne n’a jamais utilisées auparavant (les Américains et l’obsession de la technologie alors qu’un simple bout de papier et une enveloppe pourraient faire l’affaire). Mon ami Richard qui est volontaire aux bureaux de vote depuis des années m’a dit qu’il avait eu une formation spéciale cette fois-ci et qu’il n’avait pas tout compris, qu’il allait regarder plusieurs fois la vidéo récapitulative qu’on leur avait envoyée après la formation pour être fin prêt pour le jour J — le 8 juin.

Cela ne m’a pas rassurée. 

En fait ce sont des élections primaires auxquelles sont conviés tous les citoyens inscrits sur les listes électorales mais avec une seule restriction : on ne peut voter que pour les candidats de son parti. Au cas où il y en a plusieurs on départage ainsi celui qui sera nommé candidat pour l’élection elle-même. Comme quand en 2008 il avait fallu départager Barak Obama et Hilary Clinton lors des primaires démocrates.

Je ne savais pas que ces primaires étaient organisées nationalement ou au niveau de l’état quand ce sont des élections étatiques et non fédérales (de toute façon chaque état est en charge des processus électoraux même fédéraux et a ses propres lois électorales). Je pensais que c’était lors des rassemblements et meetings politiques des partis que l’on votait pour les primaires pour départager les candidats. Que nenni ! cela nous revient à tous de le faire. Sauf que selon la loi on ne peut voter qu’une seule fois : pour les primaires de son parti et pas de tous les partis (il n’y en a que 2 en général donc ça irait vite). Donc avant de voter on déclare à haute voix et en public à l’assesseur pour quel parti on veut faire l’élection puisqu’on ne peut la faire que pour un seul parti. Cela revient à déclarer pour qui l’on vote à mon avis. Au temps pour la confidentialité (apparemment pour les élections non primaires ce n’est pas le cas. J’espère ! ) Et normalement on vote pour le parti pour lequel on s’est inscrit lors de son inscription sur les listes électorales. Heureusement pour nous dans le New Jersey nous n’avons pas été obligés de nous enregistrer pour un parti : on pouvait s’inscrire sur les listes sans marquer de parti, ce n’était pas un champ obligatoire ouf ! Sinon après est-on coincé dans un parti ? Je n’en sais rien. Ou faut-il refaire son inscription si l’on change d’orientation politique ? Et si l’on veut voter pour les (rares) indépendants ? Donc nous nous sommes inscrits sans parti. La dame ce matin au bureau de vote a demandé à ma fille qui passait juste avant moi pour quel parti elle voulait voter, ou plus exactement pour quel parti elle voulait faire les primaires. (Si nous avions été enregistrés avec un parti sur la liste électorale, aurait-elle demandé ou est-ce que ca aurait été automatique ? Il aurait de toute façon fallu qu’elle le dise à haute voix à l’autre assesseur qui règle la machine, voir ci-dessous.)

Du coup d’ailleurs elle a enchainé avec le même parti pour moi sans me demander, je ne l’ai réalisé que bien plus tard dans la journée. Bon avec un choix d’un sur deux peu de chance de faire des erreurs d’estimation, surtout que nous venions voter ensemble ma fille et moi. Ce dame (l’assesseur) m’a surtout entretenue de Tours (la ville de Tours en France) où elle avait été pour le mariage d’un cousin il y a quelques années et qu’elle avait adorée — « such a beautiful country » , et les châteaux etc. Forcément avec mon accent et surtout notre nom c’est facile de voir que nous sommes Français, d’ailleurs on ne nous a pas demandé notre pièce d’identité, je l’ai vaguement agitée mais la dame a dit « c’est bon » — nous sommes dans une petite ville, on doit être connus comme « les Français » — nous ne sommes pas les seuls mais il n’y en a pas beaucoup non plus. J’avais aussi apporté le papier carte routière arrivé par la poste et le reçu officiel d’inscription sur les listes électorales, qui je croyais faisait figure de carte d’électeur mais apparemment nous n’avions pas besoin de tout ça : on est inscrit et notre nom suffit (le papier d’identité doit être demandé dans le cas d’une plus grande ville où les gens ne se connaissent pas, je suppose).

Donc ma fille a dit pour quel parti elle voulait voter et une autre personne, un autre assesseur (le mari de la dame apparemment) a réglé la machine pour qu’elle ne nous présente que les candidats du parti choisi (pour la plupart des postes à pourvoir il n’y en avait qu’un donc c’était facile).

Je me demande si certains votent pour le parti concurrent pour faire tomber un candidat indésirable ou un concurrent potentiellement dangereux pour leur parti de coeur, donc sans voter au sein de leur parti. Cela doit être possible. Pour une Française cartésienne tout cela semble très étrange. 

En tout état de cause nous avons voté. Notre bureau de vote était mentionné sur la carte routière, imprimée sur papier recyclé, est-il dit, sans doute pour nous rassurer qu’il n’y a pas de gaspillage parce que non seulement c’est beaucoup de papier mais en plus c’est un « sample ballot », un exemple de bulletin qui liste tous les candidats mais qu’on ne peut pas utiliser du tout pour voter — encore moins maintenant avec les nouvelles machines où tout est électronique. On a coché les gens qu’on voulait sur un écran tactile et non pas coché une case sur un document papier, à remplir intégralement au stylo noir comme c’était le cas auparavant. De toute façon les « sample ballots » n’ont pas d’endroit où cocher.

Tout était électronique — heureusement que nous sommes vaccinés parce que toucher cet écran tactile que tout le monde a touché… quoiqu’il n’y avait personne ce matin, peu de gens votent aux États-Unis, encore moins pour des élections non essentielles.

Pour nous aujourd’hui dans le New Jersey, c’étaient les primaires pour le gouverneur de l’état, le sénateur de l’état (pas le sénateur fédéral appelé US senator) et quelques autres officiels du gouvernement de l’état, du gouvernement de notre comté et aussi 2 conseillers pour notre conseil municipal. 

La plupart de temps pour le parti que nous avons choisi il n’y avait qu’un nom donc c’était simple, pas trop de choix… sauf si on veut « write in » c’est-à-dire mettre un nom de notre choix «  à la main » en l’occurrence en tapant sur clavier tactile puisque tout était électronique. Mais il n’y a pas si longtemps on écrivait le nom du candidat de son choix au stylo. Ça j’avoue que je n’ai toujours pas compris : on peut mettre n’importe quel nom apparemment, mon nom ou celui de ma fille ou un nom au hasard pris dans l’annuaire ? Peu de chance que ce « write in » soit sélectionné dans ce cas ! Si c’est quelqu’un qui ne se présente pas qui est sélectionné ? Bonjour les emmerdements si tout d’un coup on apprend qu’on est le candidat retenu alors qu’on ne s’était jamais présenté ! Je n’ai toujours pas compris comment ça fonctionne ce « write in » parce que si c’était quelqu’un qui se présentait effectivement, il serait dans les choix officiels me semble-t-il. Et si l’on s’en remet au hasard des nominations à la volée peu de chances d’être sélectionné à moins d’habiter dans une petite ville de quelques centaines d’habitants ou moins. On dirait que c’est un reste des votes de l’époque où il y avait 4 pelés et 2 tondus dans une petite communauté et où effectivement on marquait à la main son candidat . Cela donne cette impression. (En plus vu le taux d’illettrisme de l’époque, cela devait finir en « mets une croix » — ironie).

Il faudra quand même que je me renseigne sur ce procédé de « write In », c’est resté très mystérieux pour moi. Ma fille n’en savait pas plus.

Donc ce matin nous avons voté, à la caserne des pompiers comme indiqué sur notre carte routière / « sample ballot » — ce qui m’arrangeait parce que je ne me voyais pas voter dans une des écoles au milieu de tout un tas d’élèves non vaccinés qui galopent partout (les bureaux de vote sont dans les écoles primaires et le collège à ce que j’ai vu les années précédentes, je n’ai jamais vu de bureau de vote fonctionner au lycée de notre ville mais peut-être je n’ai pas fait bien attention. Par contre je sais que pour les écoles primaires et le collège c’est le cas, je les ai vus plusieurs fois de mes propres yeux). Oui l’autre particularité c’est qu’on ne vote pas un dimanche ni un jour férié mais toujours un jour de semaine, un mardi à chaque fois j’ai l’impression, je veux dire même en dehors de l’élection présidentielle qui elle est toujours le mardi qui suit le premier lundi de novembre.

Cela fait partie des curiosités administratives locales (américaines), encore d’autres après le passeport qui se fait à la poste et les photos d’identité qui se font à la pharmacie, lire ici : https://michusa.wordpress.com/2021/05/08/quelques-curiosites-administratives-americaines/

En tout état de cause on nous a offert un magnifique autocollant « j’ai voté ».  

Autocollant « j’ai voté »

Les interdictions à venir

mon souffleur de feuilles

Les interdictions à venir dans notre petit coin du New Jersey concernent les souffleurs de feuilles à essence, ces engins extrêmement bruyants qui servent à souffler les feuilles dans les jardins à l’automne. Les interdictions viennent de 2 faits qui ont convergé au même moment. 

Tout d’abord du fait qu’il y a des abus — de la part des entreprises de jardinage / landscaping puisque peu d’Américains dans mon coin rupin entretiennent leur jardin eux-mêmes. Ici on fait appel à des « paysagistes » appelés landscapers, bref des tondeurs de pelouse qui en plus font mal leur travail pour la plupart : mal en termes de maintenance / écologie / jardinage mais qui le font très bien au niveau business. Ils font de très bonnes affaires, juteuses, en facturant à outrance leurs clients et en payant leurs employés au lance-pierre (j’ai failli écrire leurs esclaves mais on n’en est pas loin, combien de ces employés sont des travailleurs légaux ? beaucoup sont originaires d’Amérique latine…) Les millionnaires par ici sont les entrepreneurs qui ont fait fortune dans le landscaping — la plupart des villes sont possédées en grande partie par ces landscapers qui ont réussi, cela pose d’autres problèmes notamment scolaires, j’y reviendrai un jour.

Donc ces abus : normalement on utilise ces engins bruyants pendant un court laps de temps dans l’année, pendant la saison des feuilles entre fin septembre et fin novembre. 2 mois pendant lesquels il faut enlever les feuilles de façon hebdomadaire selon les endroits où l’on vit. Le New Jersey c’est Garden State, très vert et beaucoup d’arbres. En dehors des quelques grandes villes peu nombreuses, ce sont plutôt ce que l’on appelle le suburban, des petites villes dans la campagne et dans la forêt donc. Forêt d’arbres à feuilles caduques essentiellement. Qui produisent des feuilles, beaucoup de feuilles, à ramasser à l’automne.

Je n’aime pas particulièrement ces souffleurs de feuilles mais, comme l’air conditionné dans notre région, ils sont tous les deux des maux nécessaires malheureusement. Si je ne fais pas les feuilles toutes les semaines en saison, j’en ai vite jusqu’aux genoux. 

Et « faire les feuilles » ce n’est pas une raison esthétique : il faut faire les feuilles tout d’abord parce que nous avons de la neige en hiver. S’il reste des feuilles sur les pelouses, dont sont constituées 90% des surfaces de nos jardins, donc s’il reste des feuilles en hiver sous la neige, la pelouse sera grillée au printemps suivant et il faudra replanter si on ne veut pas vivre sur un terrain vague. C’est réel, je l’ai expérimenté personnellement. Une fois que mon fils aîné était épuisé après avoir soufflé au souffleur électrique que nous avions auparavant et avait laissé une bande de feuilles sur la pelouse de derrière. Je me suis retrouvée avec une bande de pelouse grillée et morte au printemps et il m’a fallu replanter.

En plus de la neige, on doit aussi enlever les feuilles pour des raisons de sécurité : si on laisse ces feuilles s’accumuler en dessous des voitures il y a des risques d’incendie — merci les pots catalytiques. Donc il faut aussi impérativement enlever régulièrement les feuilles aux endroits où l’on risque de garer une voiture.

Le problème des abus : depuis quelques années, 5 ou 6 ans, guère plus, ce n’est plus seulement  en saison (octobre-novembre, pendant la saison effective des feuilles) qu’on entend opérer ces engins mais plus longtemps pendant l’année : cela a d’abord débuté par des utilisations prolongées au printemps après l’hiver : d’accord pour un nettoyage de printemps une fois la neige fondue pour enlever les dernières feuilles tombées après coup et pendant l’hiver — je le fais une fois effectivement courant avril selon les années voire début mai. Mais une seule fois. Depuis quelques années c’est pendant tout le printemps que l’on entend ces engins. Puis on a commencé à les entendre en fin d’été et en début d’été puis en continu pendant tout l’été, ce qui n’était pas le cas avant. Et depuis ces 2 dernières années (avec une pause Covid au printemps 2020 pendant le grand confinement malgré tout) en hiver aussi entre 2 chutes de neige ! Quand je disais que c’étaient des businessmen ces landscapers ! Donc ils sont utilisés maintenant 12 mois par an contre 2 à 3 mois (en comptant le nettoyage de printemps) auparavant.

Comme c’est bruyant, très bruyant (et que ça pollue, moteur à essence ) il a commencé à y avoir des plaintes. En gros à trop l’utiliser ils vont le gâcher pour tout le monde (ruin it for everybody), comme cela s’est passé pour les drones il y a quelques années et qui sont interdits partout maintenant. Certaines villes ou comtés (counties) veulent les faire interdire totalement et n’autoriser que des souffleurs électriques. Alors ça, le modèle ordinaire de souffleur électrique, ça ne marche pas pour les quantités de feuilles que nous avons : pas assez puissant et il faut aussi un fil pour le brancher, ce qui est compliqué. D’une part il faut des longueurs et des longueurs de fils et comme nous sommes en 110 Volts ces fils finissent par cramer (j’en ai eu plusieurs qui ont pris feu) et les appareils eux-mêmes finissent par cramer aussi (j’en ai grillé plusieurs jusqu’à ce que je me résolve à en acheter un a essence. Je dois avouer que ça a changé ma vie de ramasseuse de feuilles et divisé mon temps de travail par 2 ou 3).

Quant à ceux sur batterie, cela commence juste, comme les voitures électriques, et pour avoir un appareil de qualité et de puissance suffisante, ce sera réservé aux professionnels à cause du prix. Seules les entreprises pourront se payer des engins électriques de capacité suffisante et avec batterie mais ce ne sera pas vraiment rentable pour les particuliers.

Ce qui veut dire aussi que si ceux à essence sont interdits, il faudra faire appel de façon quasi obligatoire à une société de landscaping, hors de prix elle aussi. Et non, on ne peut pas simplement ratisser… Nous le faisions à 4 avec mes enfants dans le temps et c’était l’enfer. Et encore j’avais en sus un petit souffleur électrique pour aider quand même. La compagnie de landscaping n’a duré que le premier automne après notre arrivée en 2002. Quand j’ai reçu la première facture de nettoyage de feuilles, j’ai eu un choc. Le contrat n’a pas été renouvelé ni même pour tondre du coup. Cela revenait moins cher d’acheter une tondeuse de qualité et pour les feuilles j’avais 3 enfants pour m’aider. Sauf qu’il a fallu aussi acheter un puis 2 souffleurs électriques . Quand les enfants ont grandi et mon aîné est parti j’ai fini par me résoudre au bout de 3 ou 4 ans de galère de feuilles à acheter un souffleur autonome à essence, de ceux qu’utilisent les entreprises de landscaping.

Donc il y a d’une part les abus et la sur-utilisation à tout bout de champ de ces souffleurs, à chaque fois qu’une de ces entreprises intervient dans un jardin. Ce sont des maniaques, pour moi qui reste à la maison la plupart du temps ou qui finissais à 3 heures quand je travaillais à l’école c’est infernal ! Mais les maniaques sont aussi les propriétaires des maisons, qui ont des exigences de plus en plus hautes (cercle vicieux parce que les entreprises passent leur temps à tout souffler, elles finissent par créer un besoin de propreté maniaque de son terrain) et ne supportent plus une feuille ou une branchette voire une graine de pollen sur leur pelouse ni dans le jardin en général et réclament un soufflage systématique. L’obsession de gagner de l’argent des uns a initié et nourri une obsession maniaque de « netteté «  des autres. J’en viens à penser que leurs jardins sont plus propres que leurs cuisines.

Je parlais d’une convergence de 2 faits : après l’abus le deuxième fait c’est l’effet Covid et confinement dans nos régions suburbaines où tous les travailleurs, qui avant allaient à New York City ou ailleurs au bureau tous les jours, se sont retrouvés à travailler de la maison. Et hors moment du confinement strict de mars avril mai 2020 où il n’y a eu aucune maintenance de jardin par ces entreprises, qui étaient non essentielles, depuis ils se sont rattrapés et ont entretenu encore plus en soufflant 12 mois de l’année… chez des gens qui restaient à la maison et qui ont réalisé soudainement combien c’était bruyant et infernal, surtout quand on essaye de travailler ou qu’on a des réunions en visioconférence.

Mais le pire du pire c’est que ces gens-là sont les mêmes qui exigent une pelouse absolument nickel sans un brin qui dépasse et sans une feuille par terre et qui veulent le silence… depuis qu’ils sont à la maison 100% du temps. Et qui ont appelé leurs mairies et leurs élus pour faire interdire ces engins. L’hypocrisie à son sommet !

Donc les abus et le travail à la maison du fait de la pandémie ont initié un processus d’interdictions et on parle maintenant de façon concrète d’interdiction partielle voire de bannissement total et permanent. Certaines villes vont mettre en place des dates entre lesquelles on pourra utiliser ces engins et les interdire pour toutes les autres périodes de l’année. Cela encore ne serait pas trop mal, j’ai vu certaines propositions où les souffleurs de feuilles à essence seraient autorisés en octobre et novembre au gros de la saison et entre le 15 mars et le 15 avril pour un nettoyage de printemps. Comme cela devait être si l’on suivait le bon sens commun et non pas l’avidité pour l’argent et le paraitre.

Si c’est cela je pourrai encore fonctionner sans avoir à payer ces horribles entreprises de landscaping qui feraient passer la mafia pour un organisme social et d’intérêt public.

Dans certaines villes par contre, on en est à bannissement intégral (c’est le cas de la ville voisine très snob). Villes qui veulent aussi imposer que ces entrepreneurs landscapers s’enregistrent dans leur ville pour avoir le droit d’y travailler et d’y avoir des clients (des particuliers) : au temps pour la liberté d’entreprise et la liberté tout court. Dans ces villes, si je voulais engager un landscaper pour s’occuper de mon jardin il faudrait qu’il fasse partie de la liste des landscapers agréés par la ville. Pour travailler dans une propriété privée ! Avec le risque des copinages et des trafics d’influence entre les riches entrepreneurs qui font des dons pour les campagnes électorales des élus locaux… et autres magouilles en tous genres.

Sans compter que les souffleurs électriques qui seraient les seuls autorisés dans certains endroits, sont tout aussi bruyants : il n’y a pas que le moteur à essence qui fait du bruit dans ces engins mais la soufflerie : un peu de bon sens ! C’est l’exact inverse d’un aspirateur ça souffle au lieu d’aspirer et un aspirateur ça a beau être électrique c’est extrêmement bruyant (le plus bruyant des appareils électroménagers). Je confirme d’autant plus que je l’ai vécu par l’expérience : mon souffleur de feuilles électrique était extrêmement  bruyant aussi et nous utilisions des casques anti bruit tout autant qu’avec celui à essence.

D’un extrême l’autre… au lieu de pratiquer le bon sens, la considération et la modération en toute chose.

faire les feuilles
faire les feuilles
faire les feuilles
faire les feuilles
faire les feuilles

Enfants gâtés (spoiled brats) suite

tabouret escabeau pliant Rhino
tabouret escabeau pliant Rhino

J’ai plusieurs de ces petits tabourets / escabeaux pliants dans la maison, un à chaque étage. Comme je suis relativement petite je les utilise quasiment tous les jours pour attraper quelque chose sur une étagère un peu haute, atteindre une poignée ou une ampoule un peu en hauteur etc. J’ai récemment voulu en racheter deux, un pour ma fille et un pour le jardin (fort utiles pour faire les niveaux de ma voiture, le moteur et le capot sont tellement hauts qu’être surélevé de 20 cm est exactement ce qu’il me faut). Une histoire simple donc. En effet, à part la recherche du meilleur prix dans la même marque (Rhino) que j’utilise déjà depuis des années et que je trouve robuste et fiable, rien de bien sorcier. 

Sauf que sur un des sites marchands j’ai lu la revue faite par un des clients, le titre m’a interpellée: « bon tabouret / escabeau mais très dangereux ! »  Allons bon ! Avant d’en racheter j’ai donc voulu lire ce qu’en disait ce consommateur, pour quelle raison il le catégorisait de dangereux et éventuellement renoncer à mon achat et jeter ceux que j’avais si c’était si risqué que ça. Je n’avais rien remarqué, mon père a les mêmes et les utilise régulièrement, il en est très content aussi. Alors peut-être que le poids garanti (180 kilos) est faux et qu’il va s’écrouler sous moi soudainement ? Un autre problème ? Un peu alarmée j’ai donc lu : tout est bien, il est fiable et supporte bien les poids mentionnés, est très stable mais… ce que cette personne trouvait dangereux, très dangereux même, c’était qu’on pouvait se pincer les doigts en le repliant et c’est précisément ce qui lui faisait catégoriser ce tabouret comme très dangereux.

Vraiment ? WTF ? dangereux parce qu’on peut se pincer les doigts en le repliant ? On ne parle pas d’une chaise longue où l’on peut effectivement se sectionner les doigts mais d’un simple tabouret en plastique pliant qui lorsqu’on veut le plier on est obligé de le tenir en main : on ne peut pas être dessus pour le plier. Donc au pire si on se pince les doigts c’est juste en le fermant à la main, au pire du pire on se fait un pinçon. En aucun cas ne risque-t-on de se sectionner les doigts puisqu’il ne peut pas y avoir le poids de son corps dessus comme dans une chaise longue.

Et les chaises pliantes de jardin et de pique-nique alors ? Il faudrait les interdire, les classer comme très dangereuses (ce qu’elles sont, tout comme les chaises longues puisqu’on peut effectivement se sectionner les doigts si l’on n’est pas attentif).

Et les portes alors ? On peut se coincer les doigts dans la charnière ou tout simplement dans la porte en se la refermant sur les doigts. Doit-on faire une pétition pour faire classer les portes comme dangereuses voire les faire interdire à ce compte-là ?

Les bras m’en tombent ( et non pas les doigts). Vraiment nous sommes des enfants gâtés, des spoiled brats…

Quant à moi j’ai effectivement racheté de ces tabourets / escabeaux — vite avant qu’ils soient interdits. 

Nous construisions des civilisations

« Nous construisions des civilisations. Maintenant nous construisons des centres commerciaux. »

Une citation tirée du livre de Bill Bryson que je viens de finir de lire et qui est résume parfaitement nos temps modernes de fin du XXème siècle et début de ce XXIème qui n’en finit pas d’être calamiteux. Écrite pour décrire son voyage autour de l’Europe en 1990 et tirée de son livre Neither here nor there: travels in Europe, publié en 1992 chez William Morrow & Company, malheureusement pas traduit ni publié en français.

It seemed odd and sad that mankind could for centuries have so effortlessly graced the landscape with structures that seemed made for it — little arched bridges and stone farmhouses, churches, windmills, winding roads, hedgerows — and now appeared quite unable to do anything to the countryside that wasn’t like a slap across the face. These days everything has at best a sleek utility, like the dully practical windmills slipping past with the scenery outside my train window, or else it looks cheap and temporary, like the tin sheds and concrete hangars that pass for superstores on the edge of every medium-sized town. We used to build civilizations. Now we build shopping malls.

Bill Bryson in Neither here nor there (the chapter about Copenhagen and Denmark)

Ce qui signifie en gros :

Il semblait étrange et triste que l’humanité ait pu pendant des siècles gratifier sans effort les paysages de structures qui semblaient faites pour ces paysages — des petits ponts en arche et des fermes en pierre, des églises, des moulins à vent, des routes sinueuses, des haies (de bocage) — et maintenant apparaissait complètement incapable de faire quoi que ce soit qui ne soit comme une gifle en travers du visage de la campagne. De nos jours tout a, au mieux, un tant soit peu d’utilité, comme les éoliennes pratiques et ennuyeuses qui se succèdent dans le paysage à travers ma fenêtre de train, ou sinon [pire] ça a un air de pacotille temporaire, comme les abris en tôle ondulée et les hangars en béton qui se font passer pour des magasins grande surface à l’orée de chaque ville de taille moyenne. [Dans le temps] Nous construisions des civilisations. Maintenant nous construisons des centres commerciaux.

Bill Bryson in Neither here nor there  pendant un voyage en train à travers le Danemark (chapitre Copenhague)

Quelques pas vers un peu plus de normalité

Etant complètement vaccinée depuis la mi-mai (deuxième injection le 1er mai) avec un vaccin à ARN messager, je me dis qu’il me faut commencer à retourner vers un peu plus de normalité. Ce d’autant que les cas et les hospitalisations baissent, qu’ils sont à leurs niveaux les plus bas depuis respectivement septembre et octobre 2020, que l’épidémie a l’air finalement de se retirer petit à petit. 

D’ailleurs les directives (du CDC) et ordonnances (du gouverneur du New Jersey) reflètent ce « progrès » : nous sommes autorisés à laisser tomber le masque en intérieur (pour les gens complètement vaccinés uniquement) à partir de ce week-end du Memorial Day qui vient, dans le New Jersey (qui rejoint sur ce point l’état de New York et du Connecticut)— les chiffres des contaminations diminuent à grande vitesse et le pourcentage de personnes vaccinées augmente. 

D’autant aussi que le taux de vaccination dans le New Jersey est assez haut : 55% des adultes sont complètement vaccinés et cela monte à 70% si on ajoute ceux qui ont reçu une seule injection. Les adultes représentent environ 75% de la population du New Jersey. 

Dans les autres ordonnances de ces jours-ci, les jauges de rassemblement sont augmentées, les jauges (à l’intérieur) pour restaurants augmentent et les dancings vont rouvrir dans les bars et les restaurants. Les clients ne seront plus obligés de rester assis pour la durée de leur présence dans ces établissements, bref ils vont pouvoir rouvrir presque normalement (à part les masques pour ceux qui ne sont pas encore vaccinés). Je tiens à préciser qu’il n’y a pas eu de « stop-and-go » dans nos 3 états du Nord Ouest (New Jersey, New York et Connecticut), rien n’a ouvert complètement depuis mars 2020 contrairement à ce qui s’est passé en Europe, les restaurants ont ouvert en extérieur seulement pendant très longtemps et seulement fin janvier 2021 en intérieur avec une jauge de 25 % ! Les salles de spectacles, théâtres cinémas, etc n’ont commencé à rouvrir qu’en mars 2021 (ils ont donc été complètement fermés pendant un an) et Broadway (les spectacles de comédies musicales) ne rouvrira qu’en septembre 2021 et n’a jamais rouvert depuis mars 2020.

Donc hier je suis allée faire les courses à la centrale d’achat en gros avec un simple masque au lieu des doubles masques que nous avons adoptés depuis début janvier selon les conseils du CDC : masque jetable filtrant (presque chirurgical) recouvert par un masque en tissu. Le masque de type presque médical (des médicaux on n’en trouve pas) jetable « bleu » pour protéger les autres et le masque en tissu ajusté (qui plaque le masque bleu, qui est toujours un peu vague, sur le visage) pour se protéger soi-même. Donc hier un seul masque (celui en tissu puisque je suis vaccinée).

Et pour la première fois depuis un an je n’ai pas mis de gants en plastique jetables (presque médicaux, des médicaux on n’en trouve pas non plus) pour faire les courses. J’ai quand même passé au désinfectant au chlore la barre du charriot et me suis désinfecté les mains au chlore au retour à la voiture (J’ai désinfecté au chlore aussi mes clefs, les poignées de porte de la voiture et la carte de crédit), mais pas de gants ! Je compte passer bientôt au désinfectant gel hydroalcoolique (moins efficace sur les virus comme chacun le sait, c’est pour ça que j’étais restée sur le chlore), ce qui représentera un allégement de la procédure.

En bonus, dans le magasin, j’ai pu apprécier le retour des lingettes désinfectantes au chlore et en grand packaging ainsi que des sprays désinfectants. Depuis mars 2020 et le début de la pandémie, plus moyen de trouver des lingettes Clorox ni Lysol — les 2 grandes marques nationales — ni les marques distributeurs d’ailleurs, toutes faites aux USA. On ne trouvait seulement que des lingettes de bien moindre qualité avec des produits inconnus (et sans garantie que l’étiquette dise la vérité) de marques totalement inconnues et jamais vues auparavant… made in China avec les réserves que l’on peut avoir sur un acteur qui ne respecte pas les normes ni les lois et qui se fout complètement de mettre des produits dangereux ou toxiques sur le marché et de tuer des gens (ils l’ont déjà fait dans le passé et ont aussi tué plusieurs millions de personnes sans sourciller.)

Lingettes desinfectantes en gros paquets

Depuis le mois de mars 2021 (soit un an après ! ) j’arrivais à trouver parcimonieusement soit de ces 2 marques soit des marques distributeurs made in USA, mais dans des petits contenants et à achat limité — 1 par personne. Depuis un an j’économisais et réservais ces vraies lingettes désinfectantes aux courses et interactions extérieures justement et gardais les saloperies chinoises pour des nettoyages ne nécessitant pas une désinfection minutieuse et certainement pas pour mes mains. Donc à coup de 1 petite boite par ci et pas là j’avais refait mon stock. Mais hier au club d’achat en gros, Noël Montjoie Saint-Denis ! j’ai retrouvé ces 2 marques, non seulement en gros containers, mais en plus en lot de 5 gros containers (et sans limite d’achat par client) !  Conditionnements que je n’avais plus vus depuis plus d’un an. En mars 2020 lors de ma dernière virée au club avant le grand confinement, il n’y en avait déjà plus en rayon et nulle part non plus dans les supermarchés et magasins. 

Donc il a fallu 15 mois pour que cela revienne à la normale, que la pénurie cesse. Ce n’était pas sur ma liste, mais j’ai acheté un pack de 5 de chaque marque, un de Clorox et un de Lysol, de toute façon ça se garde très longtemps et dans ces tubes rigides ça ne sèche jamais. Quant au spray désinfectant Lysol (équivalent du spray Sanytol), même chose, il avait disparu pendant près d’un an et j’avais commencé à retrouver de ces sprays, disponibles 1 par 1 en petit conditionnement à Target en février. Mais hier j’ai pu acheter sans difficulté un pack de 3 grosses bombes de la marque Lysol.  Il aura aussi fallu 15 mois… 

Enfants gâtés (spoiled brats)

C’est bien un comportement d’enfants gâtés (spoiled brats comme on dit ici) quand en hiver on veut surchauffer à 24 degrés Celsius dans les maisons et en été quand il fait 23 ou 24 degrés, on met l’air conditionné central immédiatement parce qu’on trop chaud et que c’est insupportable. Je parle de 23 ou 24 degrés à humidité moyenne de 40%, voire faible, dans les 30 %.

Après 18 ans aux États-Unis, je ne m’y toujours pas habituée. Les intérieurs (maisons, magasins, restaurants et centres commerciaux) sont absolument surchauffés en hiver, en bref il faut laisser son manteau dans la voiture parce que c’est intenable même s’il fait -10 degrés Celsius dehors. Si l’on vient de la voiture avec son manteau, on ne tient pas 5 minutes dans le centre commercial. Et en dessous du manteau on a intérêt à s’habiller léger, sinon avec un gros pull ou une polaire on ne tient pas longtemps non plus. Il faut prévoir la possibilité de s’éplucher. Et en été c’est le contraire : il fait glacial (au point de greloter et d’être carrément inconfortable) dans les centres commerciaux, magasins et restaurants. Il faut se charrier un gilet ou un pull que l’on enfile avec joie une fois dedans et que l’on retire dès que l’on ressort lorsqu’il fait 35 degrés ou plus dehors.

Par honnêteté je dois quand même dire que quand c’est humide (humidité supérieure à 60%, 60% c’est vraiment la limite maximale du confort), et une humidité supérieure à 90% est fréquente l’été dans le New Jersey (c’est le nord du Sud), quand c’est humide même une température de seulement 24 degrés est intenable ou du moins extrêmement inconfortable. Or l’air conditionné par conception déshumidifie et dessèche énormément l’air. La stratégie serait alors de ne pas le mettre trop froid ou s’il ne fait pas assez chaud dehors pour qu’il se mette en route, de le pousser un peu pour le déclencher et une fois l’air intérieur suffisamment déshumidifié de remonter le thermostat pour ne plus qu’il se déclenche. Et répéter l’opération dès qu’il devient trop humide à nouveau dans la maison.

Même moi qui suis très frileuse et qui aime la chaleur (je suis du Sud, méditerranéenne)  il m’est arrivé ces dernières années d’avoir à mettre en route l’engin alors qu’il faisait seulement 24 degrés dehors, mais avec 95 ou 96 % d’humidité, ce qui est extrêmement inconfortable. Le climat méditerranéen est plutôt sec en été bien que très chaud, humide en hiver, mais peu froid en contrepartie, donc la chaleur très humide je ne suis pas du tout habituée. Dans le New Jersey il arrive très souvent d’avoir 98% voire 100% d’humidité pendant plusieurs jours ou semaines d’affilée en été.

Ensuite, malheureusement, cela tient aussi à la façon dont sont construites les maisons : en bois elles retiennent extrêmement la chaleur, ce qui est certes un avantage en hiver, mais une absolue horreur en été. Quand on monte dans les étages (et les chambres sont généralement au 2ème voire 3ème étage justement) dès qu’il fait plus de 28 ou 29 degrés dehors, même avec chaleur sèche à moins de 40% d’humidité, la température des pièces devient parfois plus chaude que celle de dehors. Ensuite les maisons ont une grande inertie et le temps pour se rafraîchir ou refroidir est très long. Même si la nuit ça tombe à 15 degrés dehors, la maison n’a pas le temps de rafraîchir assez et est déjà à 25 degrés dès le matin suivant et ça continue de monter dans la journée. 

Ne pourrait-on pas construire mieux ou pas en bois, isoler ou trouver une solution d’isolation avec des matériaux modernes plus performants ? Dans les maisons en pierre ou en béton sur la Côte d’Azur, on encaisse bien chaud tant que l’humidité ambiante reste en dessous de 50% et la maison garde une certaine fraicheur en fermant vitres et volets. Ici j’ai fait l’erreur une fois de tout fermer (vitres et rideaux, il n’y a pas de volets) et la maison était devenue un four pire qu’avec les fenêtres ouvertes, si on n’a pas d’air conditionné ou on ne veut ou ne peut pas le mettre en route. Dans ces cas-là il vaut mieux laisser tout ouvert, portes et fenêtres. 

Ceci dit, aux États-Unis il y a souvent un basement dans les maisons, un sous-sol à moitié ou presque complètement enterré et là par contre c’est frais, très frais même puisque d’une part c’est enterré et d’autre part c’est une structure en pierre ou parpaing (ce sont les fondations de la maison) et pas en bois. Dans mon basement il fait péniblement 20 degrés quand on ne chauffe plus (de mai à octobre) voire moins et il m’arrive de mettre une veste ou un pull si j’y reste immobile pour regarder un film. 

Mais tout de même, en début de saison, quand il fait 24 degrés dans la journée au maximum et 30 ou 40 % d’humidité a-t-on vraiment besoin de mettre l’air conditionné en route ? C’est ce que fait tout le monde ici dès qu’il fait plus de 20 degrés dehors ! Et tenir ensuite sa maison, les magasins, les restaurants les centres commerciaux tout l’été à 18 degrés (voire 16 ou 17) quand en hiver on surchauffe à 24 ou 25 ? En hiver on ne supporte pas 18 degrés — « c’est trop froid ! » quand en été on les réclame et qu’on règle l’air conditionné partout à 17 ou 18 degrés ! Et en été on ne supporte pas 24 ou 25 degrés quand en hiver on les réclame et qu’on pousse les chauffages partout à 24 ou 25 ! Allez comprendre…

À ce rythme-là ce n’est pas demain qu’on va résoudre le changement climatique et les consommations d’électricité et autres énergies.

Quand même nous ne supportons pas (plus) grand-chose, nous nous comportons comme des spoiled brats.

Papier toilette et autres pénuries provoquées

L’essence est tout récemment passée à plus de 3 dollars (le gallon) alors qu’elle était à moins de 2 dollars l’an dernier en juillet, après le confinement (le vrai, le lockdown / shelter in place de mars avril mai 2020)  https://michusa.wordpress.com/2020/07/12/le-prix-de-lessence/

Nous avons appris qu’il s’est produit une attaque de hacker contre un pipeline majeur qui nous apporte de l’essence dans le Nord-Est et également tout l’Est du pays jusqu’au Sud-Est, attaque informatique qui a bloqué l’acheminement de l’essence dans le pipeline : en bref à cause de cette attaque et en attendant le paiement de la rançon qui allait avec, le robinet était fermé et l’essence ne coulait plus dans le pipeline. WTF ? Pourquoi met-on tout sur Internet ? D’autant plus ce genre d’infrastructures cruciales et potentiellement fragiles qui provoqueraient un désastre en cas d’attaque informatique ? Quand ce devraient être des systèmes en circuit fermé et ultra sécurisé. Circuit fermé ce n’est pas le cas puisque l’attaque viendrait d’un hacker de Russie ou de par là, en aucun cas de quelqu’un qui se serait introduit physiquement sur un des sites qui gère le pipeline. Les bras m’en tombent.

Attaque relayée avec force dans les news et les journaux partout, à hauts cris en disant bien haut et fort que le Nord-Est (et tout l’Est du pays mais il était surtout question du Nord-Est dans ces articles) allait expérimenter une pénurie d’essence à la pompe. Ce qu’il ne fallait surtout pas dire (mais la catastrophe et la mauvaise nouvelle sont vendeuses, une poule aux oeufs d’or pour les médias). Grâce à ce battage médiatique on a ainsi déclenché une panique, les gens se sont rués, ont fait la queue aux stations à essence pour remplir leur réservoir de voitures et des bidons ( ! ) et effectivement il y a eu une pénurie, essentiellement dans le Sud-Est et l’Est, pas tant par chez nous dans le Nord-Est d’ailleurs.

Alors que si je n’en avais rien su, si personne n’an avait rien su, il n’y aurait certainement pas eu de pénurie. Personnellement je n’ai même pas eu besoin de faire le plein cette dernière quinzaine donc si je n’en avais rien su, je ne me serais pas aperçue d’une pénurie à la pompe. D’autant plus que même si ce n’est plus le lockdown, la vie n’est pas encore entièrement revenue normale et on roule quand même beaucoup moins. Donc quel était l’intérêt de marteler l’information comme quoi « ouh là là le Nord-Est va manquer d’essence à la pompe » ? Total ça a été bien plus que le Nord-Est (et je répète dans mon coin du Nord-Est je n’ai rien vu aux stations alentours, ni queues ni panneaux disant qu’ils n’avaient plus d’essence). Par contre tout le Sud-Est et la partie de l’Est au sud de chez nous, le mid-Atlantic, ça a été queues à la pompe etc… Et la pénurie. Mais provoquée par cet afflux de clients qui ont surstocké !

Surtout que finalement cela a été réparé rapidement : le pipeline [le robinet] qui avait été coupé a été rouvert et l’essence coule de nouveau à flots. Quand je dis réparé, en fait la compagnie qui gère ce pipeline a payé la rançon au hacker (même chose : avons-nous besoin de savoir cela, qu’ils ont payé ? Ne devrait-on pas le garder secret — c’est quasiment du secret défense dans ce cas précis —parce que franchement pour donner des idées à d’autres hackers et leur montrer que ça marche puisque les entreprises payent, il n’y a rien de mieux ! )

En tout état de cause cela a été réparé très rapidement donc si l’on n’avait rien dit personne ne se serait aperçu de rien : le pipeline a été coupé moins d’une dizaine de jours et il y a quand même des stocks tampons chez les grossistes et dans les pompes il me semble. On aurait pu le dire après coup (ou même pas, franchement quel intérêt à part donner des idées malfaisantes à des pirates et aussi afficher notre vulnérabilité auprès de puissances étrangères malfaisantes, certaines fois ce sont les mêmes engeances d’ailleurs), on aurait pu au moins le dire après coup, une fois que tout était remis en place au lieu de déclencher cette panique qui a produit outre une pénurie toute temporaire, une augmentation des prix pas temporaire elle par contre… Les prix ne redescendront pas, on nous a déjà prévenus (par les mêmes médias d’ailleurs ça aussi c’est provoqué) on peut dire que ce sont des pénuries annoncées et provoquées. Ensuite tous les prétextes sont bons pour augmenter les prix (et ne pas les diminuer bien entendu) : pénurie, on augmente le prix ; sur-stock et si le consommateur final ne consomme pas assez, on augmente aussi les prix « parce qu’il y a un manque à gagner », je cite. Ça a été déjà le cas toujours pour l’essence : en novembre dernier (2020) il y a eu une augmentation des prix à la pompe parce qu’à cause du lockdown et des restrictions de déplacements  et des voyages de fait, nous n’avons pas consommé assez d’essence. Et maintenant en mai avec cette pénurie provoquée. (D’autant que ce ne sont pas des raisons internationales comme les prix du brut ni aucune tension particulière, guerre, c’est un « problème » (pseudo-problème) purement américain et encore, de l’Est américain.)

Pour le papier toilette la pénurie provoquée (par la pandémie, ou la panique initiée par la pandémie et surtout la façon dont la pandémie a été rapportée par les politiques et les médias) a été moins grave que celle de l’essence puisque les prix sont redevenus normaux sur ces produits. Mais nous avons eu plusieurs vagues de ces pénuries de papier toilette, vagues qui allaient avec les vagues pandémiques. Même chose c’est auto-déclenché par les nouvelles alarmantes et sensationnelles en une des médias, une façon de présenter l’information, par les médias et les politiques, telle qu’elle fait bien peur, ce qui a provoque la panique des foules et l’achat de papier toilette…

C’est un peu fatigant ce comportement provoqué, toujours par les mêmes spéculateurs, financiers et banquiers — oui je les mets dans le même sac — bien servis par les médias et les nouvelles en une des journaux, qui font tout pour provoquer ces pénuries. Quand on sait qu’à chaque chute de neige, chaque hiver, bien avant les problématiques de la pandémie, à chaque tempête annoncée il y avait des rayons vides de pâtes, de conserves et d’eau en bouteilles — pas de pénurie de papier toilette cependant, ça a été la marque du Covid ces pénuries de papier toilette. Je précise qu’une chute de neige c’est un jour, voire deux d’immobilisation forcée. Si on perd le courant, ce serait quelques jours (c’est déjà arrivé, on connait donc la durée) donc pas de quoi faire des provisions pour 6 mois, il ne faut rien exagérer. 

Si l’annonce d’une simple chute de neige peut provoquer ce genre de pénuries « artificielles » dans une région habituée à avoir des chutes de neige régulières en hiver, pas étonnant qu’une pandémie — phénomène hautement inhabituel, surtout celle-ci dans ses circonstances mondiales et uniques —provoque des pénuries de plus grande ampleur… 

Papier toilette, essence — la pénurie d’essence n’était pas due au virus du Covid-19 en l’occurrence mais à un virus informatique, il y a une certaine ironie amère. Mais ce n’est pas perdu pour tout le monde, certains en font leurs choux bien gras, directement ou indirectement, les médias n’étant pas les derniers, en vendant de la copie avec leur sensationnalisme de catastrophe et les revenus publicitaires induits, cha-ching !

Cha-ching : bruit de la machine à sous et expression onomatopée nord-américaine qui signifie l’encaissement de beaucoup d’argent.

Chose simple

C’est vraiment une chose et c’est vraiment simple : un arrosoir en plastique de jardin capacité 10 / 12 litres.

Croyais-je.

Je voulais acheter un arrosoir de jardin, le bon vieil arrosoir en plastique vert que j’ai toujours vu partout, de grande capacité, plus de 10 litres, avec pommeau amovible, une grande ouverture et anse qui va du haut au bas du corps de l’arrosoir. Bref cet arrosoir qu’on voit partout sans y penser plus que ça.

La bonne capacité de 10 ou 12 litres est impérative pour le jardin sinon on fait des allées venues,  qu’il soit facile à remplir (grande ouverture) et facile à transporter avec une grande anse que l’on peut saisir à 2 mains.

Simple, non ? Surtout qu’il existe, c’est cet arrosoir vert que j’ai toujours vu.

Eh bien non ! Cela n’existe plus ou c’est très compliqué : d’abord le principal argument de choix c’est la couleur. WTF ? Je me fous de la couleur, d’avoir un arrosoir violet ou pastel ou « teal » (un genre de bleu vert, une couleur très à la mode), je veux un arrosoir de jardin, robuste et de grande capacité.

Eh bien non ! Une recherche sur Internet ne m’a donné qu’un seul spécimen de couleur « bleu français »  ( ? ) qui fait bien 3 gallons (un peu plus de 11 litres, puisque nous sommes toujours en mesures prémoyenâgeuses et non métriques) à 30 dollars quand même plus les frais de port. En magasin il n’y en a tout simplement pas, j’ai passé une heure vendredi matin à en chercher dans tous les rayons possibles où ils auraient pu être cachés à Home Depot, le Casto local. Cela fait 40  dollars, même sur Amazon (où il s’avère que c’est le même fournisseur que j’avais trouvé dans ma recherche Internet). Un seul fournisseur, un arrosoir unique de couleur « French blue » et à 40 dollars. Aucune autre solution.

Sinon ce sont de petits arrosoirs d’intérieur, de couleurs fantaisie (passe encore) et de formes toutes plus alambiquées les unes que les autres (je me demande quelle substance ces concepteurs fument, ça doit être fort et chargé parce que pour arriver à certaines de ces formes d’arrosoir il ne faut pas être clair) et avec une ouverture microscopique qui fait que quand on les remplit on en fout de partout (à remplir dehors impérativement sauf que ce sont péniblement des 6 ou 8 litres alors pour le jardin c’est un peu petit) il faut presque un entonnoir, que dis-je, il faut un entonnoir pour en remplir certains.

Celui que j’ai est un peu petit (ce n’était déjà pas le classique, je n’avais pas dû le trouver à l’époque, acheté il y a 15 ans) mais la pomme a lâché il y a quelque temps. C’est évidemment une pomme  moulée d’une seule pièce avec le corps de l’arrosoir. J’ai fonctionné avec un scotch pendant un moment mais ce n’est pas pratique et ça ne fait plus « douche ».

Après le fiasco de mes recherches dans le magasin et sur Internet (j’y croyais encore, je pensais que le magasin soit n’en avait plu soit les avait cachés comme ils aiment bien le faire dans tous les magasins de bricolage que je connais) je vais tout simplement couper la pomme cassée de mon arrosoir et m’en servir comme ça, sans pomme d’arrosoir. Hors de question de mettre 40 dollars dans un bout de plastique surtout si je lis les évaluations clients : il n’est même pas robuste (sans doute merde in China) et durera sans doute moins d’un an, sans compter que la pomme d’arrosoir ne tient pas bien apparemment et est encore plus fragile que l’arrosoir.

Chose simple disions-nous…

mon bricolage