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Je roule pour vous

Lors de ma journée presque normale du 15 juillet — presque normale sur le plan « sanitaire » s’entend, lire ici [ https://michusa.wordpress.com/2021/07/24/une-journee-presque-normale/  ] —  j’ai en fait passé la journée à rouler pour vider le réservoir de la petite Honda Civic des enfants (en lire ici la raison : rappel sur la pompe à essence : https://michusa.wordpress.com/2021/06/13/les-rappels-sur-les-voitures/  ).

Le réservoir était plein à plus de 2/3 le mercredi après-midi pour un rendez-vous chez le concessionnaire le vendredi matin 8 heures. Rendez-vous pour lequel il était requis d’avoir un réservoir quasiment vide (aiguille dans le rouge ! ) sinon la réparation ne pourrait pas se faire (instructions expresses du concessionnaire ). Un comble pour un atelier de mécanique qui pourrait vider ledit réservoir, mettre de côté l’essence dans un bidon et refaire le plein avec ladite essence une fois la réparation faite. Mais non ! Pour une raison que j’ignore il fallait leur apporter la voiture avec le réservoir presque vide sinon rien. Comme s’ils ne pouvaient pas le vider eux. Mon père qui en était étonné en a parlé avec son petit mécanicien (pas concessionnaire) qui a confirmé que le garage pouvait vider, récupérer l’essence puis la remettre après. Il en était stupéfait que ce ne soit pas fait pour cette réparation : c’est ce qu’il aurait fait lui et tout mécanicien qui se respecte. Raison que j’ignore mais fainéantise ou historie de gros sous (petits sous : on rentabilise sans doute à outrance et on ne veut pas payer quelqu’un 10 minutes de plus pour faire cette opération).

En attendant, le jeudi j’ai roulé pour « rien » toute la journée. Heureusement nous en avons profité pour passer une journée presque normale avec mon amie Helen, l’occasion a fait le larron, cela a compensé ce gaspillage éhonté d’essence et la pollution inutile qui allait avec. Vider un réservoir au 2/3 plein sur une voiture qui ne consomme pas grand-chose c’était une gageure . 

Je précise aussi qu’avec les voitures modernes on ne peut pas siphonner ledit réservoir par l’extérieur (par la trappe pour faire le plein) bien entendu : il y a un dispositif anti-reflux et forcer un tuyau même très fin risquerait d’endommager le dispositif qui plus est. J’ai enquêté sur Internet évidemment sur ce sujet. Le seul moyen aurait été pour moi d’accéder au réservoir sous le siège arrière et de le démonter pour accéder au drain, bref de faire ce que le garage aurait dû faire. Dans ce cas si j’avais les connaissances pour me lancer dans ce genre d’opération, je pouvais changer moi-même la pompe à essence. Tant qu’à faire. 

J’ai essayé de la vider en laissant tourner le moteur en restant sur place mais ça ne consomme presque rien : après l’avoir laissée tourner 1 heure avec l’air conditionné à fond j’avais consommé seulement 9 miles et il me restait 244 miles. L’aiguille de la jauge n’avait pas bougé. En regardant sur Internet il était dit que même si je laissais tourner 24 heures comme ça, il me resterait encore la moitié du réservoir. Le soir ma fille a roulé pendant 1 heure ou 2 et fait une 60taine miles mais ça ne suffisait pas. Le soir vers 22 heures il restait encore 180 miles d’autonomie. On en était au 1/2 réservoir et il fallait que je roule environ 150 miles (soit plus de 220 km) et laisse environ 30 miles (45 km) pour pouvoir aller jusqu’au concessionnaire le surlendemain.

En fait mon fils devait aller à la plage cette semaine-là mais c’était orageux donc il n’y est pas allé, c’est comme ça que nous nous sommes retrouvés à 24 h avant le rendez-vous à avoir à vider.

Donc le lendemain j’avais prévu aussi d’enlever le mode éco (ce que ma fille avait déjà fait) et de mettre l’air conditionné à fond pour consommer plus. C’est le point fort de cette voiture : elle ne consomme presque rien (en terme américain) donc cela prend longtemps pour vider le réservoir. Si en plus on met le mode « éco » (nous roulons toujours en mode éco d’ordinaire) c’est encore plus long.

Donc j’ai gaspillé de l’essence très chère, à presque 3.5 dollars le gallon, pour rien, alors qu’ils pouvaient très bien vidanger le réservoir une fois qu’ils y auraient accédé, avant de s’occuper de la pompe puis remettre l’essence. La chasse au gaspillage ne fait pas partie des principes américains, il n’y a absolument aucun réflexe en ce sens ici contrairement aux Européens qui ont vécu la crise pétrolière des années 70 (comme moi dans ma jeunesse: ça plus la guerre que mes parents et grands-parents avaient eux vécue ce qui fait que j’ai été élevée dans l’esprit « on ne gâche rien » ce qui devrait être la devise de notre époque aussi et de toutes les époques d’ailleurs, ce qui a été le cas pendant 10,000 ans, à l’exception des 50 dernières années, dans certains pays seulement) .

Du coup pour ne pas économiser et gaspiller au maximum (vider)  j’avais décidé de faire une course puis rentrer à la maison, repartir aussitôt faire une autre course rentrer à la maison, exprès, pour rouler.

Le mercredi soir aussi, sur un coup de tête j’ai demandé à mon amie Helen, vaccinée intégralement aussi, si elle avait quelque chose à faire de spécial et si elle voulait m’accompagner pour cette journée à rouler en entrecoupant de lèche-vitrines, puis retrouver un parc où j’allais en 2005 sans en savoir le nom etc. Nous ne nous étions plus vues en personne depuis le 11 mars 2020 ! Nous avions prévu d’organiser des retrouvailles la semaine suivante mais l’occasion a fait le larron et nos retrouvailles ont eu lieu le lendemain pour utiliser l’essence de la Honda.

Cela a été le point positif de cette journée de gaspillage : une journée presque normale en bonne compagnie et les retrouvailles en vrai avec mon amie Helen (lire ici : https://michusa.wordpress.com/2021/07/24/une-journee-presque-normale/ ) ce qui nous a bien changé les idées à toutes les deux.

Après toute la journée à rouler j’ai déposé mon amie chez elle vers 22 heures (elle habite à 1/4 – 20 minutes de chez moi) puis j’ai roulé encore pendant une heure et demie parce qu’il me restait toujours 90 miles d’autonomie et un gros tiers du réservoir. Au lieu de rentrer par l’autoroute, je suis sortie à la première sortie et ai roulé en long en large et en travers de toutes les villes entre chez elle et chez moi. Vers 23h30 je n’en pouvais plus et je suis arrivée à la maison avec 35 miles d’autonomie, j’ai décidé que cela irait.

Le lendemain quand j’ai tourné la clef dans la voiture pour partir au garage le voyant rouge de l’essence s’est enfin allumé. Je suis donc arrivée chez le concessionnaire dans le rouge et avec l’aiguille du réservoir très basse. La réparation a donc pu être faite heureusement.

Par contre contrairement à ce que mes enfants attendaient ils n’ont pas rajouté d’essence du tout dans la voiture après la réparation et c’est un concessionnaire, pas une station donc pas moyen d’en acheter non plus. La sortie du concessionnaire se fait directement sur la voie rapide (highway) et les stations sont à quelques 5 ou 10 km plus loin. Quant à moi je n’en attendais pas moins du manque de service et de l’arnaque que représentent les concessionnaires donc j’avais emporté mon bidon de 20 litres de réserve d’essence (le dernier bidon de ma réserve d’hiver du groupe électrogène que j’utilise dans les voitures au printemps mais comme avec le Covid on roule moins je mets plus longtemps à les vider. Je ne veux pas garder les 100 litres de réserve à la maison (dehors) pendant la saison chaude pour éviter tout risque d’incendie.

Donc sur le parking du concessionnaire nous avons rempli le réservoir avec mon fils, pour pouvoir rentrer à la maison sans risque de tomber en panne d’essence — voire pire, de tomber en panne sur la voie rapide. La voiture est remontée tout de suite à presque 200 miles d’autonomie. Je m’attendais à me faire alpaguer par un employé sous prétexte qu’on n’a pas le droit de faire ça sur leur parking, que c’est dangereux etc. Surtout que j’utilisais mon propre entonnoir et pas l’entonnoir homologué Honda — si, si, il y a un entonnoir homologué la bonne blague ! Mais nous n’avons vu personne, cet endroit est devenu un peu fantôme, pas vraiment de clients qui se précipitent depuis la pandémie. Ils m’auraient entendu sinon. Comment comptent-ils qu’on puisse retourner chez nous avec un réservoir quasi vide, encore plus en étant obligé de passer quelques instants sur une voie rapide ?

D’autant que je ne savais pas combien il restait d’essence après leur intervention, l’écran me hurlait que le niveau d’essence était très bas et ne donnait plus d’autonomie, quant à l’aiguille, elle pointait encore plus bas que le matin.

Une journée presque normale

Avec Helen chez Blaze Pizza 15 juillet 2021

Il y a une dizaine de jours il fallait que je vide le réservoir d’essence de la petite Honda des enfants avant de l’apporter chez le concessionnaire pour le rappel (de la pompe à essence) [lire ici : https://michusa.wordpress.com/2021/06/13/les-rappels-sur-les-voitures/ ] Or l’avant-veille il restait encore de quoi faire plus de 250 km. Sur le coup d’une impulsion j’ai appelé mon amie Helen, avec qui je fais du tai-chi depuis plus de 18 ans pour lui demander si elle voulait passer la journée du lendemain à rouler avec moi pour consommer presque toute cette essence et ne laisser qu’une 50taine de km, juste de quoi aller chez le concessionnaire le surlendemain. Je lui proposais de nous arrêter de-ci de-là si elle avait des courses à faire. La veille lors du cours de tai-chi via Zoom, elle avait mentionné qu’elle aimerait bien retourner au mall (centre commercial) où elle n’avait plus mis les pieds depuis le début de la pandémie (ni moi non plus).

Comme nous avions (c’est du passé maintenant, l’épidémie repart ici aussi, nous avons 15 jours ou 3 semaines de décalage avec l’Europe), donc comme nous avions un répit dans l’épidémie, que les restrictions avaient été levées dans le New Jersey (dans les 3 états limitrophes du Nord-Est, New Jersey, New York et Connecticut) depuis le vendredi précédant le week-end du Memorial Day (le 28 mai), notamment les restrictions concernant les jauges et le port du masque pour les personnes vaccinées, que nous sommes toutes les deux complètement vaccinées, nous avons décidé de passer une journée « normale » ou presque normale, comme nous le faisions avant toute cette folie de pandémie.

Nous avions quand même des masques dans le sac pour le cas où ils s’avèreraient nécessaires : les obligations du gouvernement (de l’état) étaient levées (sont toujours au moment où j’écris cet article) mais chaque entreprise, commerce ou restaurant est libre d’instaurer ses propres règles et demander le port du masque indépendamment du statut vaccinal des personnes. Nous avions aussi du gel hydroalcoolique et des lingettes au chlore pour les mains.

Vers 13 heures je suis allée la chercher chez elle, nous avons même fait un hug (l’accolade anglo-saxonne qui remplace la bise) : nous ne nous étions plus vues en personne depuis le 11 mars 2020 ! Depuis nous nous sommes « vues » 2 ou 3 fois par semaine via Zoom mais plus jamais en personne jusqu’à ce 15 juillet 2021. Alors qu’auparavant avec les cours de tai-chi, nous nous voyions au moins 3 fois par semaine et plus si nous faisions d’autres activités ou sorties.

Pour rouler au maximum nous n’avons pas optimisé nos déplacements, au contraire. Pour chaque destination nous avons pris les chemins les plus longs possibles, le but étant de consommer cette essence.

Donc nous sommes allées flâner au mall et même à l’Apple Store du mall, tout ça sans masque (dans ce mall le masque est maintenant seulement recommandé mais pas obligatoire — pour les personnes vaccinées, pour les autres il l’est évidemment ). Nous sommes même allées prendre un café gratuit à la boutique Nespresso du magasin Bloomingdale’s (genre de Galeries Lafayette) comme j’avais l’habitude de le faire à chaque fois que j’allais dans ce mall pour une raison ou une autre, dans la vie d’avant.

Nous avons beaucoup roulé et parlé dans des parkings en laissant la voiture tourner avec l’air conditionné à fond (ça consomme plus d’essence), tout ça sans masque donc. Comme avant (sauf pour la partie consommation outrancière d’essence).

Nous sommes allées faire des petites courses ici et là, en faisant des allées et venues non rationnelles à dessein, nous avons aussi roulé longuement dans le Great Swamp (le marais), les petites routes sinueuses ça fait consommer plus d’essence.

Chez Blaze Pizza 15 juillet 2021

En fin d’après-midi nous avons fini par avoir faim et avons décidé d’aller manger dans une pizzeria que nous aimons bien : c’est une pizzeria où l’on construit soi-même sa pizza en pointant au serveur tout ce que nous voulons mettre dessus en passant devant les différentes garnitures que le serveur rajoute au fur et à mesure de nos indications avant de la faire cuire au feu de bois. Tout ça encore sans masque (les serveurs étaient tous masqués et les clients globalement non, mais c’était le 15 juillet : depuis les choses ont un peu changé et sont revenues en arrière). Les garnitures sont évidemment protégées par des Plexiglas (depuis toujours, bien avant la pandémie).

la pizza

Une journée presque normale à aller ici et là sans masque et sans se préoccuper de l’affluence. Ceci dit il n’y avait pas grand monde, les gens devaient être à la plage ou ont changé leurs habitudes de shopping. Au restaurant non plus il n’y avait pas foule. À part nous il y avait peut-être une autre table occupée, pas très longtemps, et c’est tout. Les clients venaient et emportaient. Comme ce n’était pas la foule le risque était somme toute limité à être sans masque puisque nous sommes vaccinées.

Nous avons bien fait d’en profiter, c’est sans doute la seule journée « normale » ou presque, avant longtemps. Une fenêtre qui s’est ouverte récemment, pour se refermer presque aussitôt. Je ne pense pas que nous pourrons refaire une journée sans masque de sitôt. Hier je suis allée à Ikea avec ma fille (même chose ce n’état pas les grandes foules) et nous avons porté le masque toute la journée (sauf une fois assises à notre table pour manger à la cafétéria qui n’était pleine qu’au tiers seulement, voire moins). Il y avait plus de gens qui portaient le masque que la semaine d’avant : lors de ma journée presque normale avec mon amie Helen, environ un tiers des gens croisés portaient le masque contre plus de la moitié maintenant, puisque la situation épidémique repart à la hausse, même ici dans le New Jersey où nous sommes à un peu plus de 70 % de la population adulte vaccinée* — reste toujours environ 30 % d’adultes non vaccinés… 

*si l’on compte toute la population, cela revient à 57% de la population complètement vaccinée en comptant donc les mineurs.

Avril 2021

Avril 2021, à la maison bien sûr. 

Presque rien.

C’est fou comme on s’attache aux petites tâches et aux petites satisfactions du quotidien — un repas simple de légumes ou de pâtes, une bière artisanale un petit vin blanc sans prétention. Sinon presque rien, toujours calfeutrés en attendant notre seconde dose de vaccin début mai.

En attendant le printemps a fait du bien. Quand on voit le jaune arriver on se met à revivre : dans le New Jersey les premiers signes du printemps sont en jaune avec les forsythias et les jonquilles, le vert des arbres n’arrive que bien après, début mai en général — cette année il est venu plus tôt, dès le 8 avril.

Un jour à New York City (21 avril 2017)

Séquence nostalgie, un jour à New York City lors de la visite d’un de mes amis français en voyage professionnel pour la semaine, je l’avais rejoint pour passer la journée avec lui dans la City (comme on dit ici).

Je ne sais plus depuis combien de temps je ne suis plus allée à New York City — j’habite à une trentaine de kilomètres du centre de Manhattan. Avant la pandémie cela faisait un moment que je n’y étais plus allée parce que j’avais d’autres occupations. Et que je pouvais de toute façon y aller quand je voulais. Sauf que… la pandémie est arrivée.

En fait en janvier 2020, quand je suis rentrée après mon séjour France, j’avais fait ce projet pour le printemps 2020, d’accompagner une ou 2 fois par semaine ma fille qui travaillait tous les jours à New York City et d’en profiter pour y passer la journée à prendre des photos quartier par quartier pour renouveler ma collection de photos un peu vieillissantes pour certains quartiers, quand on sait que New York City se renouvelle à une vitesse ahurissante. Si on laisse passer 2 ou 3 ans sans aller dans un quartier, on ne le reconnait absolument pas quand on y retourne. En 18 ans j’ai pu observer ce phénomène de renouvellement à très grande vitesse de près. Il y a des quartiers que je connaissais bien qui sont méconnaissables —presque une nouvelle ville. 

Puis ça a été février et on commençait à ne plus avoir la tête aux projets de visites de NYC, de tourisme ni aux photos et mars, avec le coup de frein total — brutal. Le printemps où je pensais photographier New York City s’est passé intégralement à la maison, c’était le grand confinement.

Depuis je n’y suis plus retournée — la ville a changé dramatiquement pendant la pandémie pour le pire alors que c’était devenu à partir de la fin des années 90 une ville très sûre, on pouvait s’y promener dehors au milieu la nuit sans aucun risque, même prendre le métro — je l’ai fait. Depuis la pandémie la criminalité a beaucoup augmenté, il ne vaut mieux pas prendre le métro, ni même le train pour aller à Manhattan, la gare d’arrivée est devenue un coupe-gorge. Cela sera sans doute temporaire puisque les habitants retournent petit à petit vivre dans la City et reprennent le terrain resté vacant et donc à la merci des délinquants et gangs de toutes sortes.

Alors pour la nostalgie ce petit montage vidéo — un de mes premiers, il faut en excuser la qualité.

Et pour la bonne bouche cette chanson de Norah Jones — une des ses premières — chanson que j’apprécie particulièrement : https://youtu.be/xOCQEJ1ZNrw

Première sortie au restaurant

Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant

Il y a une dizaine de jours j’ai fait ma première sortie au restaurant depuis le début de la pandémie. Je n’étais plus allée au restaurant depuis un an et demi, la dernière fois c’était début janvier 2020 quand nous avions fait une visite de Fréjus avec mes parents lors de mon dernier séjour en France (dernier avant longtemps mais nous ne le savions pas). Ensuite le retour dans le New Jersey et la reprise de la vie quotidienne et peu après la pandémie était arrivée et rideau.

En fait j’ai demandé à mes enfants de m’y trainer, ayant besoin d’une bonne tape dans le dos pour retourner vers une vie plus normale maintenant que nous sommes vaccinés, qu’une grande partie des adultes sont vaccinés dans le New Jersey et les états voisins et que l’épidémie recule dans notre coin. Les restrictions sont petit à petit levées, dont certaines en cours de façon continue depuis un an — nous n’avons pas fait de « stop-and-go » mais un grand confinement jusqu’à la mi-juin 2020 et une levée à petits pas, tous petits pas, à partir de début juillet 2020. Certaines activités en intérieur n’ont commencé à être autorisées et possibles qu’en mars 2021 (par exemple de début juillet 2020 à mars 2021, pour les restaurants seuls la vente à emporter, la livraison et manger dehors étaient autorisés, avant ça de mi-mars 2020 à fin juin 2020, pendant le grand confinement, seules la livraison et la vente à emporter étaient autorisées  : sur la photo le panneau du restaurant mentionne toujours ces anciennes restrictions qui n’ont été levées qu’en mars 2021 ! ) Activités en intérieur avec une jauge évidemment, qui a commencé à 25% et est montée au fur et à mesure que la pandémie a reculé avec la vaccination. D’autres activités en intérieur comme les salles de cinéma et les théâtres n’ont pas encore rouvert depuis un an et quelques, la réouverture est en cours ces jours-ci. Les dernières restrictions sont levées depuis début juin et nous venons à peine de sortir de l’état d’urgence, notre gouverneur vient de laisser tomber ses pleins pouvoirs et ne gouvernera donc plus par ordonnance — ce qui était le cas depuis mars 2020.

Donc nous revenons progressivement à la vie — plus sociale, moins confinée. Mais après plus d’un an à faire très attention et ne pas sortir c’est difficile, un peu effrayant. Mes enfants eux sont sortis quelques fois, sont allés au restaurant en extérieur avant d’être vaccinés — avec les personnes de leur « bulle de confinement » à partir de juillet 2020 (la bulle de confinement ce sont les 2 ou 3 amis proches qui ont obéi au confinement strict du début eux aussi et qui appliquaient les gestes barrières masques et autres mesures de sécurité et se faisaient tester quand les tests ont été plus disponibles). 

Pour une première sorte « en public » j’ai voulu manger en extérieur. Nous étions dehors sous abri avec 2 murs seulement et un toit (la norme Covid en extérieur depuis juillet 2020). Malheureusement le beer garden était complet pour l’heure où nous avions réservé — c’était le premier week-end où toutes les restrictions ou presque étaient levées. Nous avions prévu d’y aller le vendredi soir mais malheureusement il a fait un temps exécrable avec des trombes de pluie et un orage extrêmement violent, qui empêchait tout repas à l’extérieur. Donc partie remise au dimanche soir qui coïncidait au premier week-end de levée presque totale des restrictions.

Nous sommes allés dans un de nos petits restaurants locaux habituels, dans la petite ville voisine, ce n’est pas non plus le restaurant branché qui attire un monde fou, c’est aussi une petite ville tranquille, pas une mégapole. Ce qu’il me fallait pour une reprise. Nous avions réservé bien entendu. 

Sur la terrasse couverte où nous étions, seulement  2 autres tables étaient occupées par 2 ou 3 personnes chacune et très éloignées de la nôtre.

Mes enfants m’avaient prévenue : « tu ne t’affoleras pas mais les serveurs n’auront certainement pas de masque » (en théorie ils doivent être vaccinés car leur employeur peut l’exiger et c’est le cas la plupart du temps pour les serveurs et employés de restaurant à ce que m’ont dit mes enfants), puisque les restrictions de masque sont levées, pour les gens vaccinés uniquement. 

Je suis allée depuis le parking jusqu’à l’accueil (en extérieur) puis à notre table avec le masque. L’hôtesse d’accueil n’était pas masquée et ma fille non plus pour ce trajet. Mon fils et moi avons enlevé le masque en arrivant à la table. Nos serveurs n’étaient pas masqués non plus. 

J’ai malgré tout remis mon masque pour retourner à la voiture (trajet tout en extérieur) — une habitude, même si les quelques personnes entrevues sur le parking ne portaient pas le masque.

Il va falloir se réhabituer et même si les restrictions officielles sont tombées, il y a encore des endroits qui rendent le masque obligatoire, des magasins des endroits publics — c’est un temps de transition, le temps que tout le monde redevienne confortable sans porter le masque. Cela ne concerne que les personnes vaccinées bien entendu.

Je tiens à signaler que j’ai constaté que dès qu’on tombe le masque on est moins vigilant pour le reste aussi — on a moins tendance à respecter les autres gestes barrières, à ne pas se toucher le visage, à se désinfecter les mains dès qu’on touche un objet étranger — en l’occurrence le stylo du restaurant. Avec le masque sur le visage je n’aurais pas manqué de me passer les mains au gel désinfectant voire à la lingette au chlore juste après avoir touché ce stylo « public » ou j’aurais pris le mien. Sans le masque je n’y ai plus pensé. Ceci dit c’était pour payer, donc à la fin et nous sommes partis tout de suite après. Je me suis toute de même désinfecté les mains au gel hydroalcoolique en arrivant à la voiture –  mais c’était parce qu’à ce moment-là j’avais de nouveau le masque.

Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
le menu est virtuel : il faut scanner et regarder sur son téléphone
Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
Repas fini nous repartons (à droite le panneau des anciennes restrictions)
Le beer garden s’est vidé mais quand nous sommes arrivés il était complet
Première sortie au restaurant

Quelques pas vers un peu plus de normalité

Etant complètement vaccinée depuis la mi-mai (deuxième injection le 1er mai) avec un vaccin à ARN messager, je me dis qu’il me faut commencer à retourner vers un peu plus de normalité. Ce d’autant que les cas et les hospitalisations baissent, qu’ils sont à leurs niveaux les plus bas depuis respectivement septembre et octobre 2020, que l’épidémie a l’air finalement de se retirer petit à petit. 

D’ailleurs les directives (du CDC) et ordonnances (du gouverneur du New Jersey) reflètent ce « progrès » : nous sommes autorisés à laisser tomber le masque en intérieur (pour les gens complètement vaccinés uniquement) à partir de ce week-end du Memorial Day qui vient, dans le New Jersey (qui rejoint sur ce point l’état de New York et du Connecticut)— les chiffres des contaminations diminuent à grande vitesse et le pourcentage de personnes vaccinées augmente. 

D’autant aussi que le taux de vaccination dans le New Jersey est assez haut : 55% des adultes sont complètement vaccinés et cela monte à 70% si on ajoute ceux qui ont reçu une seule injection. Les adultes représentent environ 75% de la population du New Jersey. 

Dans les autres ordonnances de ces jours-ci, les jauges de rassemblement sont augmentées, les jauges (à l’intérieur) pour restaurants augmentent et les dancings vont rouvrir dans les bars et les restaurants. Les clients ne seront plus obligés de rester assis pour la durée de leur présence dans ces établissements, bref ils vont pouvoir rouvrir presque normalement (à part les masques pour ceux qui ne sont pas encore vaccinés). Je tiens à préciser qu’il n’y a pas eu de « stop-and-go » dans nos 3 états du Nord Ouest (New Jersey, New York et Connecticut), rien n’a ouvert complètement depuis mars 2020 contrairement à ce qui s’est passé en Europe, les restaurants ont ouvert en extérieur seulement pendant très longtemps et seulement fin janvier 2021 en intérieur avec une jauge de 25 % ! Les salles de spectacles, théâtres cinémas, etc n’ont commencé à rouvrir qu’en mars 2021 (ils ont donc été complètement fermés pendant un an) et Broadway (les spectacles de comédies musicales) ne rouvrira qu’en septembre 2021 et n’a jamais rouvert depuis mars 2020.

Donc hier je suis allée faire les courses à la centrale d’achat en gros avec un simple masque au lieu des doubles masques que nous avons adoptés depuis début janvier selon les conseils du CDC : masque jetable filtrant (presque chirurgical) recouvert par un masque en tissu. Le masque de type presque médical (des médicaux on n’en trouve pas) jetable « bleu » pour protéger les autres et le masque en tissu ajusté (qui plaque le masque bleu, qui est toujours un peu vague, sur le visage) pour se protéger soi-même. Donc hier un seul masque (celui en tissu puisque je suis vaccinée).

Et pour la première fois depuis un an je n’ai pas mis de gants en plastique jetables (presque médicaux, des médicaux on n’en trouve pas non plus) pour faire les courses. J’ai quand même passé au désinfectant au chlore la barre du charriot et me suis désinfecté les mains au chlore au retour à la voiture (J’ai désinfecté au chlore aussi mes clefs, les poignées de porte de la voiture et la carte de crédit), mais pas de gants ! Je compte passer bientôt au désinfectant gel hydroalcoolique (moins efficace sur les virus comme chacun le sait, c’est pour ça que j’étais restée sur le chlore), ce qui représentera un allégement de la procédure.

En bonus, dans le magasin, j’ai pu apprécier le retour des lingettes désinfectantes au chlore et en grand packaging ainsi que des sprays désinfectants. Depuis mars 2020 et le début de la pandémie, plus moyen de trouver des lingettes Clorox ni Lysol — les 2 grandes marques nationales — ni les marques distributeurs d’ailleurs, toutes faites aux USA. On ne trouvait seulement que des lingettes de bien moindre qualité avec des produits inconnus (et sans garantie que l’étiquette dise la vérité) de marques totalement inconnues et jamais vues auparavant… made in China avec les réserves que l’on peut avoir sur un acteur qui ne respecte pas les normes ni les lois et qui se fout complètement de mettre des produits dangereux ou toxiques sur le marché et de tuer des gens (ils l’ont déjà fait dans le passé et ont aussi tué plusieurs millions de personnes sans sourciller.)

Lingettes desinfectantes en gros paquets

Depuis le mois de mars 2021 (soit un an après ! ) j’arrivais à trouver parcimonieusement soit de ces 2 marques soit des marques distributeurs made in USA, mais dans des petits contenants et à achat limité — 1 par personne. Depuis un an j’économisais et réservais ces vraies lingettes désinfectantes aux courses et interactions extérieures justement et gardais les saloperies chinoises pour des nettoyages ne nécessitant pas une désinfection minutieuse et certainement pas pour mes mains. Donc à coup de 1 petite boite par ci et pas là j’avais refait mon stock. Mais hier au club d’achat en gros, Noël Montjoie Saint-Denis ! j’ai retrouvé ces 2 marques, non seulement en gros containers, mais en plus en lot de 5 gros containers (et sans limite d’achat par client) !  Conditionnements que je n’avais plus vus depuis plus d’un an. En mars 2020 lors de ma dernière virée au club avant le grand confinement, il n’y en avait déjà plus en rayon et nulle part non plus dans les supermarchés et magasins. 

Donc il a fallu 15 mois pour que cela revienne à la normale, que la pénurie cesse. Ce n’était pas sur ma liste, mais j’ai acheté un pack de 5 de chaque marque, un de Clorox et un de Lysol, de toute façon ça se garde très longtemps et dans ces tubes rigides ça ne sèche jamais. Quant au spray désinfectant Lysol (équivalent du spray Sanytol), même chose, il avait disparu pendant près d’un an et j’avais commencé à retrouver de ces sprays, disponibles 1 par 1 en petit conditionnement à Target en février. Mais hier j’ai pu acheter sans difficulté un pack de 3 grosses bombes de la marque Lysol.  Il aura aussi fallu 15 mois… 

Enfants gâtés (spoiled brats)

C’est bien un comportement d’enfants gâtés (spoiled brats comme on dit ici) quand en hiver on veut surchauffer à 24 degrés Celsius dans les maisons et en été quand il fait 23 ou 24 degrés, on met l’air conditionné central immédiatement parce qu’on trop chaud et que c’est insupportable. Je parle de 23 ou 24 degrés à humidité moyenne de 40%, voire faible, dans les 30 %.

Après 18 ans aux États-Unis, je ne m’y toujours pas habituée. Les intérieurs (maisons, magasins, restaurants et centres commerciaux) sont absolument surchauffés en hiver, en bref il faut laisser son manteau dans la voiture parce que c’est intenable même s’il fait -10 degrés Celsius dehors. Si l’on vient de la voiture avec son manteau, on ne tient pas 5 minutes dans le centre commercial. Et en dessous du manteau on a intérêt à s’habiller léger, sinon avec un gros pull ou une polaire on ne tient pas longtemps non plus. Il faut prévoir la possibilité de s’éplucher. Et en été c’est le contraire : il fait glacial (au point de greloter et d’être carrément inconfortable) dans les centres commerciaux, magasins et restaurants. Il faut se charrier un gilet ou un pull que l’on enfile avec joie une fois dedans et que l’on retire dès que l’on ressort lorsqu’il fait 35 degrés ou plus dehors.

Par honnêteté je dois quand même dire que quand c’est humide (humidité supérieure à 60%, 60% c’est vraiment la limite maximale du confort), et une humidité supérieure à 90% est fréquente l’été dans le New Jersey (c’est le nord du Sud), quand c’est humide même une température de seulement 24 degrés est intenable ou du moins extrêmement inconfortable. Or l’air conditionné par conception déshumidifie et dessèche énormément l’air. La stratégie serait alors de ne pas le mettre trop froid ou s’il ne fait pas assez chaud dehors pour qu’il se mette en route, de le pousser un peu pour le déclencher et une fois l’air intérieur suffisamment déshumidifié de remonter le thermostat pour ne plus qu’il se déclenche. Et répéter l’opération dès qu’il devient trop humide à nouveau dans la maison.

Même moi qui suis très frileuse et qui aime la chaleur (je suis du Sud, méditerranéenne)  il m’est arrivé ces dernières années d’avoir à mettre en route l’engin alors qu’il faisait seulement 24 degrés dehors, mais avec 95 ou 96 % d’humidité, ce qui est extrêmement inconfortable. Le climat méditerranéen est plutôt sec en été bien que très chaud, humide en hiver, mais peu froid en contrepartie, donc la chaleur très humide je ne suis pas du tout habituée. Dans le New Jersey il arrive très souvent d’avoir 98% voire 100% d’humidité pendant plusieurs jours ou semaines d’affilée en été.

Ensuite, malheureusement, cela tient aussi à la façon dont sont construites les maisons : en bois elles retiennent extrêmement la chaleur, ce qui est certes un avantage en hiver, mais une absolue horreur en été. Quand on monte dans les étages (et les chambres sont généralement au 2ème voire 3ème étage justement) dès qu’il fait plus de 28 ou 29 degrés dehors, même avec chaleur sèche à moins de 40% d’humidité, la température des pièces devient parfois plus chaude que celle de dehors. Ensuite les maisons ont une grande inertie et le temps pour se rafraîchir ou refroidir est très long. Même si la nuit ça tombe à 15 degrés dehors, la maison n’a pas le temps de rafraîchir assez et est déjà à 25 degrés dès le matin suivant et ça continue de monter dans la journée. 

Ne pourrait-on pas construire mieux ou pas en bois, isoler ou trouver une solution d’isolation avec des matériaux modernes plus performants ? Dans les maisons en pierre ou en béton sur la Côte d’Azur, on encaisse bien chaud tant que l’humidité ambiante reste en dessous de 50% et la maison garde une certaine fraicheur en fermant vitres et volets. Ici j’ai fait l’erreur une fois de tout fermer (vitres et rideaux, il n’y a pas de volets) et la maison était devenue un four pire qu’avec les fenêtres ouvertes, si on n’a pas d’air conditionné ou on ne veut ou ne peut pas le mettre en route. Dans ces cas-là il vaut mieux laisser tout ouvert, portes et fenêtres. 

Ceci dit, aux États-Unis il y a souvent un basement dans les maisons, un sous-sol à moitié ou presque complètement enterré et là par contre c’est frais, très frais même puisque d’une part c’est enterré et d’autre part c’est une structure en pierre ou parpaing (ce sont les fondations de la maison) et pas en bois. Dans mon basement il fait péniblement 20 degrés quand on ne chauffe plus (de mai à octobre) voire moins et il m’arrive de mettre une veste ou un pull si j’y reste immobile pour regarder un film. 

Mais tout de même, en début de saison, quand il fait 24 degrés dans la journée au maximum et 30 ou 40 % d’humidité a-t-on vraiment besoin de mettre l’air conditionné en route ? C’est ce que fait tout le monde ici dès qu’il fait plus de 20 degrés dehors ! Et tenir ensuite sa maison, les magasins, les restaurants les centres commerciaux tout l’été à 18 degrés (voire 16 ou 17) quand en hiver on surchauffe à 24 ou 25 ? En hiver on ne supporte pas 18 degrés — « c’est trop froid ! » quand en été on les réclame et qu’on règle l’air conditionné partout à 17 ou 18 degrés ! Et en été on ne supporte pas 24 ou 25 degrés quand en hiver on les réclame et qu’on pousse les chauffages partout à 24 ou 25 ! Allez comprendre…

À ce rythme-là ce n’est pas demain qu’on va résoudre le changement climatique et les consommations d’électricité et autres énergies.

Quand même nous ne supportons pas (plus) grand-chose, nous nous comportons comme des spoiled brats.

Chose simple

C’est vraiment une chose et c’est vraiment simple : un arrosoir en plastique de jardin capacité 10 / 12 litres.

Croyais-je.

Je voulais acheter un arrosoir de jardin, le bon vieil arrosoir en plastique vert que j’ai toujours vu partout, de grande capacité, plus de 10 litres, avec pommeau amovible, une grande ouverture et anse qui va du haut au bas du corps de l’arrosoir. Bref cet arrosoir qu’on voit partout sans y penser plus que ça.

La bonne capacité de 10 ou 12 litres est impérative pour le jardin sinon on fait des allées venues,  qu’il soit facile à remplir (grande ouverture) et facile à transporter avec une grande anse que l’on peut saisir à 2 mains.

Simple, non ? Surtout qu’il existe, c’est cet arrosoir vert que j’ai toujours vu.

Eh bien non ! Cela n’existe plus ou c’est très compliqué : d’abord le principal argument de choix c’est la couleur. WTF ? Je me fous de la couleur, d’avoir un arrosoir violet ou pastel ou « teal » (un genre de bleu vert, une couleur très à la mode), je veux un arrosoir de jardin, robuste et de grande capacité.

Eh bien non ! Une recherche sur Internet ne m’a donné qu’un seul spécimen de couleur « bleu français »  ( ? ) qui fait bien 3 gallons (un peu plus de 11 litres, puisque nous sommes toujours en mesures prémoyenâgeuses et non métriques) à 30 dollars quand même plus les frais de port. En magasin il n’y en a tout simplement pas, j’ai passé une heure vendredi matin à en chercher dans tous les rayons possibles où ils auraient pu être cachés à Home Depot, le Casto local. Cela fait 40  dollars, même sur Amazon (où il s’avère que c’est le même fournisseur que j’avais trouvé dans ma recherche Internet). Un seul fournisseur, un arrosoir unique de couleur « French blue » et à 40 dollars. Aucune autre solution.

Sinon ce sont de petits arrosoirs d’intérieur, de couleurs fantaisie (passe encore) et de formes toutes plus alambiquées les unes que les autres (je me demande quelle substance ces concepteurs fument, ça doit être fort et chargé parce que pour arriver à certaines de ces formes d’arrosoir il ne faut pas être clair) et avec une ouverture microscopique qui fait que quand on les remplit on en fout de partout (à remplir dehors impérativement sauf que ce sont péniblement des 6 ou 8 litres alors pour le jardin c’est un peu petit) il faut presque un entonnoir, que dis-je, il faut un entonnoir pour en remplir certains.

Celui que j’ai est un peu petit (ce n’était déjà pas le classique, je n’avais pas dû le trouver à l’époque, acheté il y a 15 ans) mais la pomme a lâché il y a quelque temps. C’est évidemment une pomme  moulée d’une seule pièce avec le corps de l’arrosoir. J’ai fonctionné avec un scotch pendant un moment mais ce n’est pas pratique et ça ne fait plus « douche ».

Après le fiasco de mes recherches dans le magasin et sur Internet (j’y croyais encore, je pensais que le magasin soit n’en avait plu soit les avait cachés comme ils aiment bien le faire dans tous les magasins de bricolage que je connais) je vais tout simplement couper la pomme cassée de mon arrosoir et m’en servir comme ça, sans pomme d’arrosoir. Hors de question de mettre 40 dollars dans un bout de plastique surtout si je lis les évaluations clients : il n’est même pas robuste (sans doute merde in China) et durera sans doute moins d’un an, sans compter que la pomme d’arrosoir ne tient pas bien apparemment et est encore plus fragile que l’arrosoir.

Chose simple disions-nous…

mon bricolage

La vie telle que nous la connaissions (vidéo)

Montage réalisé à partir de séquences vidéos tournées en avril 2019. La vie telle que nous la connaissions, que nous tenions plus ou moins pour acquise dans ses grandes lignes sauf accident  personnel ou ponctuel. Rien d’extraordinaire, petites allées et venues au supermarché, à la poste, au tai-chi, chez le marchand de vin avec des dégustations sur place, aller chercher quelqu’un à l’aéroport, aller manger une pizza avec des amis, aller faire du lèche-vitrine au grand centre commercial, « Mall », voisin, toutes ces choses banales que nous faisions sans y penser outre mesure.

Ce qui n’a pas changé entre alors et aujourd’hui : les fleurs dans mon jardin et les couchers de soleil — tout le reste a simplement disparu ou s’est fortement ralenti, fait à la va-vite la peur au ventre et sans aucun plaisir.

Snowmageddon trace — vivre avec la neige

1er mars 2021

Un peu plus d’un mois après la tempête Snowmageddon, ça y est la neige fond, on voit maintenant bien le sol et les températures, toujours assez froides jusqu’à présent, devraient monter et nous donner un avant-goût de printemps : entre 15 et 20 degrés Celsius dans les jours qui viennent cette semaine — du moins ce sont les prévisions.

Depuis cette grosse tempête du 1er et 2 février, il a neigé une ou deux fois par semaine, quelques fois un saupoudrage quelques fois plus mais toujours suffisamment pour qu’il faille nettoyer — la pelle a suffi, nous n’avons plus eu besoin de mettre en action le chasse-neige. 

Vivre avec la neige, le sol couvert de neige, est un peu compliqué et nécessite des aménagements et de la préparation. Certaines tâches qui ne nécessitent que quelques minutes et auxquelles on ne pense même pas en les exécutant, deviennent des travaux à part entière et demandent du temps, beaucoup plus de temps. Quand le sol est couvert de neige et qu’il fait toujours bien froid (températures qui ne passent pas en positif dans la journée) on ne peut pas juste enfiler ses sabots de jardin pour aller chercher son courrier ou remonter ses poubelles.

Illustration en vidéo — en l’occurrence il nous a fallu excaver les poubelles.

Les cartons à recycler mentionnés dans la vidéo, ceux qui avaient été mis dehors fin janvier et ensevelis par la tempête Snowmageddon puis par les chutes de neige continuelles pendant presque tout le mois de février, y sont toujours. La semaine dernière je pouvais y accéder puisqu’une partie de la neige avait fondu mais il m’a été impossible de les prendre pour les descendre le jour du recyclage : ils étaient collés au sol par le gel. Ce sera pour le recyclage de la semaine prochaine j’espère.

Il a donc neigé régulièrement une grande partie du mois de février, jusqu’au’ au 22 février, ce qui nous a bien occupés. Ensuite ce sont les fuites d’eau dans le sous-sol qui ont pris le relais pour nous occuper, pas la fonte des neiges mais des véritables problèmes de tuyauteries — c’est une autre histoire, la plomberie aux États-Unis est d’une qualité déplorable, tout lâche régulièrement et a besoin d’être remplacé — par du matériel d’aussi mauvaise qualité qui lâchera quelques années plus tard, une façon de faire marcher le « business » je n’exagère pas c’est réel et fait à dessein.

1er mars 2021
1er mars 2021
1er mars 2021