Archives mensuelles : février 2020

Le réveil

Le réveil

Le réveil

Dans les premiers temps où je travaillais et où j’ai commencé à me déplacer un peu, tout au début des années 90, j’ai acheté un réveil de voyage. Un réveil — il n’y avait pas de smartphones pour servir de réveil en ce temps-là ni même de téléphones portables tout court. Acheté sans doute à Monoprix — il n’y avait pas d’Amazon ni rien de ce genre à l’époque non plus. Un honnête réveil on ne peut plus ordinaire, de petite taille mais pas trop petite, qui semblait assez robuste pour être mis dans une valise tout en étant léger. C’était un simple réveil en plastique qui se refermait sur lui-même grâce à un couvercle coulissant qui le protégeait pour le transport. Un réveil de voyage que j’ai acheté comme tel, je m’en souviens, l’étiquette mentionnait « réveil de voyage ». 

J’ai toujours ce réveil, il marche toujours : je l’ai toujours puisqu’il marche, aucune raison de m’en débarrasser. Non seulement je l’ai toujours mais je le chéris : l’autre jour, par curiosité — surtout parce qu’il marche toujours après plus de 30 ans bien qu’il soit un objet peu cher de Monoprix, il suffit de changer la pile de temps en temps, une pile ordinaire AAA, rien de spécial — par curiosité donc, je l’ai regardé de plus près et j’ai vu made in Germany. 

Fabriqué en Allemagne donc,  comment cela se fait-il que dans les années 90 on était toujours capables de faire des objets peu chers néanmoins de très bonne qualité (30 ans de bons et loyaux services et toujours en état parfait comme au premier jour) en Europe ? Le plus remarquable était le fait qu’il soit peu cher — pour voyager et risquer de l’oublier dans une chambre d’hôtel ou le perdre voire se le faire voler, je ne voulais pas investir dans un objet de prix ni de luxe. Comment cela se fait-il que dans les années 90 on était donc toujours capables de faire des objets à prix modéré et de bonne qualité, localement ? Que l’on trouvait bêtement à Monoprix ou dans un autre petit magasin de voisinage sans avoir à les chercher spécialement ni à les commander ?

Je vous laisse tirer les conclusions, si on pouvait le faire alors, pourquoi ne peut-on plus fabriquer maintenant localement ? Pourquoi doit-on, non seulement acheter des objets fabriqués au bout du monde, de mauvaise qualité de surcroît, et en outre les commander « en ligne » puisqu’il est de plus en plus difficile de trouver ce genre de choses dans un magasin de proximité ?

En ces temps-ci, de crises diverses ininterrompues — climatiques et sanitaires, financières et sécuritaires — ne devrait-on pas se poser la question haut et fort et ce au plus haut niveau ?

Le réveil

Le réveil

Le réveil

Le réveil

Le réveil

Le réveil

La brioche (les expatriés comprendront)

La brioche importée de mon supermarché

La brioche importée de mon supermarché

J’ai enfin trouvé de la vraie brioche aux États-Unis — les expatriés comprendront.

Jusqu’à présent le plus proche ou le moins lointain, était la challah, cette recette juive de pain tressé qui ressemble à la brioche mais qui n’est pas tout à fait pareille — même les brioches industrielles au supermarché en France sont meilleures et ressemblent plus à de la vraie brioche de boulanger ou faite maison. Je m’en contentais mais ce n’était pas vraiment ça, j’avais fini par me lasser et en acheter de moins en moins souvent — je me contentais des vraies brioches lors de mes séjours en France (de boulangerie ou de supermarché, de toute façon en France elles étaient bien meilleures et bien supérieures c’était Byzance).

La brioche importée du supermarché

La brioche importée du supermarché

En faisant les courses en ce mois de janvier, peu après mon retour, en passant au rayon pain frais de mon supermarché (différent du rayon des toasts et autres pains de mie industriels — les pains frais appelés ici « artisans » sont bien meilleurs) je suis tombée par hasard sur cette brioche appelée vraiment brioche, en français dans le texte, et importée de France. Cela ne pouvait être que de la vraie — il me fallait l’essayer.

La brioche importée du supermarché

La brioche importée du supermarché

C’est de la vraie, je confirme après l’avoir goûtée. La vraie, de la brioche telle que nous la trouvons sans la chercher en France — ne rien tenir pour acquis, si vous saviez la chance alimentaire qu’ils ont les Français en France et tous ceux qui vivent en France. Mes enfants ne s’y sont pas trompés non plus, ils l’adorent ! 

J’en rachète maintenant systématiquement une quand je vais faire des courses au supermarché.

6 dollars, certes 6 dollars, mais les expatriés comprendront…

La brioche importée du supermarché

La brioche importée du supermarché

 

Décembre 2019

Au tout début de décembre la première neige de la saison — comme c’était l’habitude lors de nos premieres années dans le New Jersey (les années 2000) : la première neige venait immanquablement au premier décembre. Cela n’a plus été le cas ces dernières années.

Neige sans suite depuis, à part un saupoudrage minime une fois ou deux, nous avons eu un mois de janvier et aussi un mois de février relativement « chauds » pour la saison donc il ne neige pas, il pleut — des trombes de pluie. Cela tombe bien nous avons besoin d’eau, les nappes étaient au plus bas en début d’hiver.

Puis la préparation du voyage saisonnier en France, mise en mode hiver de la maison et reserves de sel et d’essence au cas où. Inutilisées jusqu’à présent c’est à dire mi-février, pas de joie prématurée cependant, l’hiver peut encore venir en mars, on a déjà vu ça — le mois de mars est souvent terrible, soit la continuation énergique d’un l’hiver rigoureux soit l’apparition de l’hiver après des mois de janvier et février cléments.

Séjour en France qui passe comme un éclair — toujours très occupée à tout un tas de choses (je me demande encore lesquelles) d’autant plus avec les fêtes de fin d’année même si nous n’avons pas cédé à la frénésie des fêtes , fort heureusement. Séjour en France où j’ai profité de mon fils aîné et de mes parents — et des inénarrables chats, roux tous les deux.