Archives mensuelles : juin 2019

À la recherche du panaché parfait

Panaché parfait

Panaché parfait

Pas vraiment parfait mais du panaché classique. En utilisant les boissons sucrées gazeuses d’ici on en est tellement loin que le panaché classique, que tout bar ou tout un chacun est capable de réaliser en France, est ici un Saint-Graal, une quête sans fin — quasi impossible. Tout est dans le quasi.

Les expatriés comme moi comprendront cette nostalgie pour des denrées des boissons ou des traditions bien françaises — que peut-être la moitié des Français n’apprécie même pas, ce qui est tout à fait légitime. Serais-je restée en France que peut-être je ne boirais pas de panaché maintenant non plus.

C’est non seulement la France que ça me rappelle mais encore plus ma jeunesse, mon adolescence, les mois d’été où nous avions accès à cette boisson (faite à la maison, moitié bière moitié limonade, quoi de plus simple, pas de quoi en écrire un livre de recettes semblait-il en ce temps-là, en cet endroit-là ) pendant que les adultes buvaient quelque chose de plus sérieux — plus alcoolisé aussi.

Alors je suis partie à la recherche du panaché perdu. Dans mon autre blog, mon blog de vin je raconte mes essais avec mon fils comme cobaye et à quoi nous sommes arrivés — à quel mélange de boisson sucrée gazeuse en lieu de limonade, inexistante ici, et de bière pour obtenir un succédané de panaché. Les expatriés se contentent de beaucoup de succédanés.

Mais aujourd’hui j’ai réussi à préparer le panaché parfait — le panaché tel que nous le buvons quand nous allons en France — grâce à une limonade française, importée, vendue à prix d’or et qui m’a coûtée plus cher que la bière (pourtant d’importation française aussi) limonade achetée dans un magasin genre Fauchon ou plutôt Monoprix Gourmet mais avec les prix de Fauchon voire plus.

Moment de nostalgie, à la recherche du panaché perdu.

Panaché parfait

Panaché parfait

Écrire

Je suis plus attentive… à la nature des écrits, à leur densité, à leur forme. À la fois lectrice et extérieure à ma lecture, spectatrice de moi lisant et recevant les mots, regardant leurs impacts sur moi-même et les extrapolant sur les autres lecteurs.

Je t’avais dit que j’écrirais. Je n’ai qu’à le faire.

6 octobre 2004

Écriture — trace

Je me suis assise à mon petit ordinateur pour faire un message destiné à accompagner un envoi de photos. J’avais repoussé ce moment — stupidité ! Une fois que je me suis imposé de le faire, pendant que je l’écrivais, j’étais bien, je me suis même amusée, j’étais à cent pour cent dans ce que je faisais, c’était le bonheur total. Il faut simplement que je me force à le faire. Pour les autres écrits c’est la même chose, aucun doute. Je repousse, je tergiverse et trouve des prétextes pour remettre à plus tard. C’est vraiment stupide, parce qu’une fois que j’y suis, j’adore, tout simplement. Ma vie est là dans ces moments de rêve ou d’autre réalité, que j’écris. C’est un ailleurs, un ailleurs sans bouger, en restant ici à la même place apparente. Et la puissance de l’esprit m’emmène au bout de l’univers, où je veux, où je ne veux pas, où j’ai peur d’aller, où je n’imagine pas, l’inconnu aussi, ça me fait peur mais je suis contente d’avoir peur et une fois que j’y suis je me rends compte que ma peur est sans objet réel.

Le 6 octobre 2004