Archives mensuelles : octobre 2014

Messages codés

Messages codés,

indices, les cailloux du Petit Poucet finalement.

Dans ces messages codés,

       la trace que tu as laissée en moi

                        indélébile

                                 code d’accès pour

                                                 me connaître

       pénétrer mon intimité

                sinuer dans les méandres

                        de mon esprit.

                        Qui le pourrait

                                            sinon toi ?

Bouteille à la mer

Les bouteilles à la mer que l’on lance, on ne sait si elles seront trouvées ni qui les trouvera, n’en fera cas peut-être.

Ou qui ne les comprendra pas ne les interprétera comme telles — de simples bouteilles à la mer, une espérance envers et contre tout, l’inconnu, futile tordue viscéralement ancrée l’on ne peut pas s’en empêcher pour vivre, survivre.

Resteront ballotées de flots en flots de passés en passés en quête d’un miracle ou d’un autre avenir,

ces bouteilles à la mer une trace de mon passé lancée vers le futur.

Espresso perfetto — trace

Espresso perfetto

Faire un espresso perfetto ici est une mission à peu près impossible. Le café dark espresso de Zabar’s a fait long feu ou je suis plus exigeante que je ne l’étais. J’ai tout essayé, je les ai tous essayés les cafés que l’on trouve ici.

C’est une mission presque impossible et tu n’es plus là pour m’envoyer du café italien, alors je me suis rendue à l’industrie, sa manifestation globalisante — la machine et les cafés Nespresso qui eux ne sont pas torréfiés ni ajustés au goût américain, ni à aucun goût local où que ce soit, restent les mêmes partout, ça tombe bien ils sont excellents et je fais à nouveau de l’espresso perfetto.

Espresso perfetto (suite)

Zabars 2

 

Zabars 1

 

Zabars 3

 

Très important : le café dark espresso de chez Zabar’s est délicieux. Je fais des expressos perfetto avec, donc tu n’auras pas besoin de m’envoyer du café.

Et au fait, non, il n’y a pas beaucoup de caféine dans les expressos quand ils sont faits avec une vraie machine (minimum quinze bars de pression) : la caféine passe après les matières aromatiques, c’est comme une chromatographie gazeuse.

En fait il n’y a qu’à Paris que les expressos fracassent, je ne sais pas s’ils rajoutent de la caféine en poudre après…

 

C’est aussi pour cette raison que le café américain est fadasse mais hyper caféiné, ils le font tremper pendant des heures.

 

— 1er octobre 2002

Espresso perfetto

Espresso perfetto

 

Très important : samedi j’ai rebranché ma machine à expresso avec le transformateur de courant 220/110 volts et ça marche. Donc espresso perfetto et cappuccino perfetto at home !

Ils sont perfetto parce que le café de torréfaction italienne c’est dix mille fois meilleur que le café d’ici même si on le faisait dans la machine à expresso.

Je suis donc sauvée.

— 23 septembre 2002

 

C’est si bon un vrai café

 

Place Rossetti 2

Place Rossetti 1

Place Rossetti 3

 

 

C’est si bon un vrai café… l’expresso parfait, servi avec le verre d’eau, les glaces sur la place Rossetti toujours aussi bonnes, comme au temps de mes études… le Vieux Nice est toujours intact, les expressos dans le Sud, un régal !

— 13 août 2002

 

Le passé — trace

Retrouver les traces du passé. S’y vautrer certains soirs avec joie espérant influer les rêves — l’autre vie.

Retrouver la trace qui me mène à toi.

D’autres soirs je résiste trouve prétexte à n’importe quelle futilité inutile pour ne pas fouiller parcourir ces méandres, quelques fois je triche saute quelques courriers pour ne retrouver que ce que je veux trouver ou ce que je sais heureux — sauter les mauvais passages comme dans un livre adoré dont on déteste quelques chapitres, prétendre qu’il est entièrement comme le souhaite.

Si le livre est adoré c’est qu’il contient plus de bon que de mauvais — sa fin sera à mon goût,

pourtant certains mauvais passages sont tapis au détour d’un moment heureux, que je croyais heureux, me souvenais heureux, ai-je gommé certains événements, pour quelles raisons, me protéger me vanter me faire croire à une vie meilleure — des meilleurs souvenirs ?

Au détour d’un moment heureux, sans que je m’y attende une claque une morsure — mauvaise nuit en perspective le venin qui distille,

retrouver les points-clefs, les tournants — points de non-retour ?

Et leur répercussion infinie un tintamarre un tapage qui a enflé s’est apaisé finalement mais a laissé

une trace indélébile irréparable des années après un sillage

une piste

qui me ramène là-bas

à ce moment-là

il me faut suivre

cette trace-là.