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Un jour à New York City – 1er août 2021

Une des mes rares sorties (autre que pour des courses, rendez-vous ou obligations administratives) depuis le début de la pandémie il y a un an et demi et sans doute la dernière avant un moment (lire ici les 2 autres : sorite au restaurant en juin :   https://michusa.wordpress.com/2021/06/15/premiere-sortie-au-restaurant/  et sortie au centre commercial et à la pizzeria en juillet :  https://michusa.wordpress.com/2021/07/24/une-journee-presque-normale/  ).

C’était il y a 4 semaines à New York City pour apporter une partie du déménagement de ma fille à l’appartement où elle va aménager avec une colocataire vers la mi septembre. Après avoir déposé les affaires et visité son appartement, elle nous a invités (mon fils cadet et moi) à manger des tacos dans un petit restaurant « en terrasse » terrasse  couverte en partie sur le trottoir et sur la rue (l’avenue en l’occurrence). Les terrasses sur la rue sont une des nouveautés à New York City, nouveauté due à la pandémie bien entendu et qui, tout le monde l’espère, vont rester. Les Américains sont très envieux des terrasses de nos cafés, restaurants et brasseries en France et en Europe en général. Pour je ne sais quelle raison ce n’est pas vraiment répandu en ville ni en banlieue suburbaine. Si je sais : l’air conditionné en été ou le climat trop rigoureux en hiver et aussi une absence d’art de vivre et de prendre son temps pour déjeuner ou dîner — tout doit être efficace et rentable dans tous les sens du terme, donc rapide, pas le temps de « perdre son temps »  donc la terrasse est inutile — était  puisque la pandémie est passée par là. Peut-être la seule chose « positive » sortie de la pandémie : l’éclosion des terrasses pour les bars, cafés et restaurants, non seulement à New York City mais partout, même dans les villes suburbaines — espérons que ces terrasses extérieures durent et que cela entraine les américains à ralentir. En tout cas ils y ont pris goût et les restaurateurs aussi.

Dernière sortie avant le retour vers plus de restrictions et sans masque pour marcher dans la rue et au restaurant — maintenant non seulement les masques sont obligatoires à l’intérieur (pas en terrasse) mais en plus la vaccination est obligatoire pour aller au restaurant et pour toutes activités avec du public à New York City (bar, salle de sport, musée, concert bref tout ce qu’on peut faire d’intéressant dans une ville comme NYC). Il n’y est pas question de passe sanitaire à la française avec une option de test négatif : à NYC pour toutes les activités c’est vaccin ou rien. Autrement dit ceux qui ne veulent pas se faire vacciner à NYC n’ont qu’à déménager ailleurs (en Floride ou au Texas au hasard) sinon ils ne peuvent que rester calfeutrés chez eux puisque tout le reste leur est interdit. Ce qui fait perdre tout son intérêt à vivre dans NYC. Au temps pour le pays de la « liberté »… et pendant que certains pleurnichent en France sur l’autoritarisme de l’état, il faut réaliser ce qui se passe non seulement à NYC mais dans tout le Nord-Est (idem chez nous dans le New Jersey voisin qui est très densément peuplé) avec vaccins obligatoires pour les enseignants avant la rentrée scolaire, les personnels médicaux (pour eux cela fait un moment), les employés municipaux et gouvernementaux, etc. D’autant que depuis que l’un des vaccins a été autorisé formellement hors autorisation d’urgence, les obligations strictes se mettent à pleuvoir, y compris dans le privé. Sur ce sujet, lire ici aussi :  https://michusa.wordpress.com/2021/08/15/de-sans-masque-au-double-masque/

Donc ce jour-là, le 1er août nous n’avons pas eu à montrer notre carte de vaccination. Depuis ma fille, qui est allée manger avec des amies à NYC (elle ne loge pas encore dans son appartement ), a dû montrer sa carte de vaccination pour entrer dans le restaurant : c’était a semaine dernière, le 18 août exactement alors que l’obligation du maire était applicable à partir du 20 août techniquement avec une tolérance jusqu’à début septembre)

Henri — trace

Finalement l’ouragan Henri a été rétrogradé en tempête tropicale et n’a pas touché terre sous forme d’ouragan, il a même évité (de quelques kilomètres) de toucher de plein fouet Long Island (une tempête tropicale c’est bien moins qu’un ouragan mais ça reste quand même une condition météorologique sévère) et a touché terre sous forme de tempête tropicale vers le Rhode Island. Donc Henri n’a pas été le premier ouragan à toucher terre en Nouvelle-Angleterre depuis 30 ans. Personne n’est pressé pour que cela se produise !

La tempête tropicale Henri a tout de même déversé des trombes de pluie sur tout le Nord-Est (sinon ce ne serait pas une tempête tropicale) — on peut parler de pluies diluviennes sans exagération, mais n’a rien à voir avec les inondations extrêmes et mortelles dans l’état du Tennessee : dans le Tennessee c’était une des tempêtes précédentes dans l’alphabet, qui n’avait pas encore fini sa couse, la tempête Fred.

Quant à nous, plus à l’ouest dans le New Jersey Central, la tempête nous a aussi déversé des tombereaux de pluie : il a plu comme vache qui pisse sans s’arrêter ni ralentir une seule minute pendant plus de 24 heures d’affilée mais il n’y a pas eu de vent du tout — heureusement. Comme nous vivons dans la forêt (un petit bois plus précisément, disons un quartier très boisé de ma ville suburbaine) je crains bien plus le vent que la pluie. D’autant que le vent sur des arbres bien en feuilles, alourdies de pluie, cela peut faire encore plus de dégâts que sur des arbres secs, d’autant plus quand le sol est complètement détrempé.

Les pompes du sous-sol (qui pompent l’eau des fondations, une particularité américaine notamment dans le Nord-Est très pluvieux) se sont déclenchées très souvent mais elles ont pu évacuer l’eau au fur et à mesure et ont tenu le coup. Il ne pleuvait pas plus vite qu’elles ne pouvaient évacuer l’eau : c’est du vécu, il est arrivé plusieurs fois que les pompes ne tournent pas assez vite pour évacuer l’eau au fur et à mesure et que l’eau finisse par déborder en passant à travers la dalle du sous-sol).

Par contre l’eau était très chargée en sédiments et avait une petite couleur orangée (vue dans le container en plastique utilisé pour « contenir »  une fuite située  avant les filtres, c’est une autre histoire). Au bout de 24 heures c’est revenu à la normale mais je sais que je dois maintenant changer les filtres qui sont bien chargés.

En attendant Henri

notre premier ouragan de la saison. Normalement Henri devrait nous frôler dans le New Jersey Central et nous apporter des vents assez forts et beaucoup de pluie, ce qui signifie pour nous seulement une tempête tropicale et pas l’ouragan à proprement parler.. Nous sommes à la limite de la zone touchée (et normalement hors du cône de l’ouragan, juste dans les franges) et même si nous sommes en « alerte ouragan » depuis hier, pour cette nuit et demain, c’est l’est de notre comté qui est touché par cette alerte et ce devrait rester pour nous, qui sommes complètement à l’ouest du comté, une grosse tempête tropicale avec vents forts et trombes de pluie, éventuellement quelques tornades localisées, pas plus.

Cependant l’ouragan Henri est attendu pour toucher la terre à Long Island puis dans le Connecticut juste au-dessus. Long Island c’est cette île en forme de doigt qui pointe dans l’Atlantique de l’autre côté de New York City. D’après ce que j’ai lu c’est très rare d’avoir des ouragans qui touchent terre à cet endroit (et dans le Nord-Est en général ) cela ne s’était plus produit depuis 36 ans, la dernière fois en 1985 donc. Quant à la Nouvelle-Angleterre, cela fait 30 ans exactement qu’elle n’avait pas été touchée par un ouragan. Et New York City cela fait depuis Sandy en 2012 qu’elle n’avait pas été touchée directement par un ouragan non plus. 

Tous ces endroits ont connu régulièrement (tous les ans ou presque, voire plusieurs fois par an) des tempêtes tropicales très fortes dans la queue ou les marges d’un ouragan qui passait plus au large et surtout qui avait touché terre bien plus au sud, dans les Carolines en général, mais pas directement un ouragan classé comme tel. 

Quand ces ouragans remontent, ils nous frôlent et apportent leur lot de pluie, vent, dommages et coupures de courant, cela suffit à notre malheur.

Dans le New Jersey c’est la même chose, souvent nous sommes « seulement » touchés par la frange des ouragans et n’avons « que » des tempêtes tropicales. Comme l’an dernier Isaias, nous n’avons eu que la frange tempête tropicale de l’ouragan Isaias puisque cet ouragan avait touché terre en Caroline du Nord. Lire ici : https://michusa.wordpress.com/2020/08/09/en-attendant-isaias/

Ou plus récemment pour celui remonté un peu plus tôt dans la saison cette année 2021,  l’ouragan Elsa qui n’a été pour nous qu’une tempête tropicale. Lire ici : https://michusa.wordpress.com/2021/07/10/ouragan-elsa/

Mais cette fois-ci (à part pour nous qui sommes plus à l’ouest dans notre coin du New Jersey Central, je croise les doigts que ça reste comme ça) c’est vraiment un ouragan qui va directement toucher New York City et surtout Long Island, l’atterrissage se faisant précisément à Long Island mais la ville de New York très proche sera dans le cône évidemment.

On attend beaucoup de dégâts et des coupures de courant, pour nous dans le New Jersey Central les coupures de courant sont une possibilité seulement, pour le Connecticut et Long Island les coupures de courant sont une certitude à 100%.

Pour l’instant tout va bien, il a commencé à pleuvoir vers 7 heures ce soir. Juste après que j’ai fait le tour du jardin et rentré tout ce qui risquait de s’envoler quand, vers 6h30, à force de recevoir des alertes et des notifications de plus en plus alarmantes je me suis avisée qu’il fallait peut-être me préparer. 

Puis le ciel a pris une couleur jaune fluo et tout le jardin luisait d’un jaune très saturé et assez inhabituel, le coucher de soleil qui devait se refléter dans les nuages et la pluie je suppose mais c’était assez effrayant en fait. Annonciateur de la tempête à venir.

(La luminosité jaune se voit mieux sur les photos que sur la vidéo)

le ciel tout jaune et la luminosité jaune dans le jardin avant la tempête Henri
le ciel tout jaune et la luminosité jaune dans le jardin avant la tempête Henri

Désobéir et ne pas se tromper de dictateur

J’ai fait hier un commentaire à une publication de Barbara sur son excellent blog « Lire dit-elle » , publication d’un poème d’Edouard J. Maunick, « N’obéis pas ». Il faut lire ce poème qui est excellent et toujours d’actualité — quand il ne sera plus d’actualité cela voudra dire que nous (l’humanité) serons sauvés, que nous aurons enfin évolué et progressé, laissé derrière nous notre sauvagerie et serons vraiment « civilisés » , on peut rêver (il faut rêver en fait ! ). Pour lire le poème c’est ici : https://lireditelle.wordpress.com/2021/08/11/nobeis-pas-edouard-j-maunick/

Je reproduis ci-dessous, en l’augmentant un peu, le commentaire que m’a inspiré ce poème essentiel dont voici un extrait :

« N’obéissons plus

à la voix 

de l’ignominie. 

C’est seulement ainsi, 

par cette rébellion,

que le cours des choses

commencera à changer 

sur la terre. »

C’est en substance aussi ce que dit Le discours de la servitude volontaire de La Boétie.  «Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres ».

Nous obéissons aux puissants parce qu’ils sont puissants et qu’il faut donc leur obéir, croyons-nous : pourtant les « puissants » n’ont que le pouvoir que nous leur donnons en leur obéissant volontairement ou en obéissant à des règles soi-disant inamovibles, règles qu’ils ont mises en place mais qui sont de pures fictions. Par exemple les règles financières, les contrats scélérats dont les grandes entreprises et les grandes organisations sont de grands pourvoyeurs, les brevets sur des choses qui ne devraient pas être brevetables, j’en passe, la liste en est extrêmement longue si nous commençons à faire un pas en arrière et à y réfléchir. Nous obéissons aveuglément et bêtement à ces choses qui paraissent gravées dans le marbre. Comme le dit si bien ce poème, si nous arrêtons d’obéir, le cours des choses pourra changer et à cette condition seulement. 

Il est d’une actualité encore plus brûlante ces temps-ci de crises multiples simultanées (sanitaire, écologique / environnementale, politiques et sociales sans compter les (vrais) totalitarismes qui pointent leur tête ignoble dans certains pays pendant que nous sommes d’autant plus occupés par la crise sanitaire à regarder ailleurs). 

Pourquoi obéissons-nous à tous ces diktats financiers (et aux dictateurs financiers qui sont derrière), car ces diktats (et tous nos ennuis qui en découlent) sont tous financiers à la fin, à 100% : c’est la raison profonde et ultime, la raison d’être de chacun des diktats actuels (et passés) même s’ils sont parfois recouverts d’un lustre qui se veut honorable (et surtout veut le faire croire à tout prix) ? Pour le dire crûment tout est une question de pognon, encore et toujours — toujours plus de pognon — pour les puissants évidemment, toujours moins pour tous les autres, nous tous les sans grades.

Pourquoi sommes-nous aveuglés par ces diktats financiers, ces diktats du capitalisme sauvage prédateur à outrance, pourquoi y obéissons-nous le doigt sur la couture du pantalon ? Alors que certains croient qu’ils se révoltent en ne portant pas de masque et ne se faisant pas vacciner : c’est se tromper d’adversaire et de « dictateur ».

De sans masque au double masque

Et voilà c’est reparti ici aussi pour les restrictions. La France n’est pas unique au monde avec son passeport sanitaire etc, d’autres pays y viennent aussi, même les États-Unis (ce qui n’est pas peu dire. Cela ne se fera pas de façon fédérale, comme cela a été le cas pour les masques d’ailleurs, mais état par état, voire ville par ville dans un premier temps, ce qui s’était passé avec les masques aussi). En plus de ce « passeport sanitaire » les masques reviennent aussi et ce pour les personnes vaccinées. Les obligations de masque n’avaient jamais été levées pour les personnes non vaccinées bien sûr. Donc pas la peine de pleurnicher et de crier à l’état totalitaire en France, ce n’est pas unique à la France ni au gouvernement français.

À noter aussi que, pour ce que j’en ai vu pour l’instant, les « passeports sanitaires »  requièrent ici une vaccination et pas la possibilité d’un test négatif donc sont bien plus restrictifs qu’en France. Comme quoi… La ville de San Francisco est la première à le mettre en vigueur de façon pure et dure : c’est le vaccin ou rien, pas de tests qui tiennent pour aller au restaurant, cinéma, clubs de sports, concerts, événements sportifs etc. La nouvelle est tombée il y a 2 jours avec mise en application stricte dès le 20 août. New York City prend le même chemin : pour l’instant être en cours de vaccination est encore suffisant même si l’on n’a pas encore fini son schéma vaccinal (pour l’instant) et on parle d’une application téléphonique à venir, plus pratique que de se trimballer sa carte de vaccination du CDC (quant à nous, nous en avons fait chacun une photo que nous stockons dans notre téléphone pour éviter de nous la trimballer et de risquer de la perdre). Pour New York City la nouvelle est tombée le 3 août (le surlendemain de ma journée à NYC, j’en reparlerai) avec entrée en vigueur le 16 août avec tolérance, mais appliquée strictement à partir de septembre. Le New York Times cite : un passeport sanitaire « comme en France ».  D’ailleurs pour certaines professions (médicales, paramédicales, enseignement et éducation et pour les employés municipaux etc) la vaccination devient obligatoire, par ordonnance du maire. Pourtant New York City n’est pas si mal lotie avec 66 % des adultes complètement vaccinés. 

Notre état d’urgence sanitaire dans le New Jersey a été levé à un moment en juin, le 4 juin précisément — par contre l’état d’urgence tout court est resté en vigueur (il a été déclaré le 9 mars 2020 ! ) une subtilité administrative sans doute pour continuer à recevoir des aides fédérales et fournir des aides, prévenir les expulsions des logements pour cause de loyers impayés et/ou de factures électriques/gaz impayées.

Les obligations pour les masques avaient été levées (seulement pour les personnes vaccinées) pour la plupart (sauf pour les hôpitaux / centres médicaux et les endroits très fréquentés avec une grande densité de personnes ) à peine ce 28 mai 2021. Je répète, cela n’était valable que pour les personnes complètement vaccinées.

Cela n’aura pas duré bien longtemps : 2 petits mois en fait. En plus avec le temps de se déshabituer à mettre les masques, inutile de dire que pour la plupart les gens ne sont pas rués à les enlever dès le 28 mai. Cela a été progressif de laisser tomber les masques. 

Pour moi cela  n’a été que le 15 juillet, le temps de m’habituer à l’idée. Le 15 juillet j’ai passé une journée presque normale avec mon amie Helen (vaccinée comme moi) lire ici: https://michusa.wordpress.com/2021/07/24/une-journee-presque-normale/  Nous avons passé la journée intégralement sans masque (nous ne sommes pas allées dans des endroits trop peuplés, mais quand même dans un centre commercial, à l’Apple Store, dans un petit magasin de bricolage, avons mangé dans une pizzeria et sommes aussi allées voir mon club de sport, où j’enseigne le tai-chi et où je n’avais plus mis les pieds depuis le 11 mars 2020 puisque je donne les cours par Zoom depuis juin 2020. Nous devions retourner en cours en personne au bâtiment à la rentrée de septembre (2021), ce ne sera donc pas le cas et les cours Zoom vont continuer au moins jusqu’en novembre. La nouvelle est tombée une semaine après cette petite visite du 15 juillet (sans masque), le 21 juillet (à cause des inquiétudes liées au variant delta évidemment).

Une semaine plus tard à peine on commençait aussi à parler de remettre les masques par sécurité pour les gens vaccinés. Quant à moi — comme je ne sors pas très souvent, cette journée du 15 juillet qui aura été ma seule journée totalement sans masque depuis plus d’un an — dès la semaine suivante j’ai remis le masque pour mes rares sorties.

Masque à nouveau pour faire les courses

Le 27 juillet le CDC a émis sa recommandation officielle de remettre les masques pour les personnes vaccinées.

Je l’ai remis quelques jours avant donc, ce n’était pas encore « obligatoire », mais les obligations sont ensuite revenues jour après jour au niveau des magasins/ centres commerciaux ou établissements en particulier jusqu’à des obligations étatiques à nouveau. Pour l’instant les obligations (pour les personnes vaccinées, les non-vaccinées devaient toujours porter le masque) émises par l’état du New Jersey se limitent aux masques obligatoires à l’intérieur pour les écoles et divers établissements scolaires (ordonnance du 6 août en vue de la rentrée de septembre). Pour l’instant donc le gouverneur s’est arrêté à deux doigts de réinstaurer les masques obligatoires à l’intérieur (pour tous même si on est vacciné donc) dans tout l’état mais les recommande fortement et le 6 août il a signé cette ordonnance d’obligation des masques pour tout le monde y compris les enfants, pour les écoles privées, publiques et paroissiales.  

Je suis encore allée à New York City en mettant le masque par intermittence et en ne mettant pas pour marcher dans la rue ni au restaurant (en terrasse) le 1er août. Je l’ai remis ensuite systématiquement.

L’obligation des masques à l’intérieur du bâtiment est revenue le 2 août pour mon club de sport (cela ne me concernera pas vraiment puis que je vais continuer à donner mes cours par Zoom depuis chez moi).

Et maintenant depuis une grosse semaine (2 ou 3 semaines seulement après cette journée presque normale) on parle de double masque à nouveau. De fait cela fait 2 ou 3 jours que je remets un double masque quand je sors en ville faire une course ou autre.

En l’espace de 3 petites semaines je suis passée de sans masque à double masque : masque jetable « bleu » à plis (ils ne sont pas chirurgicaux ni médicaux, nous n’en trouvons pas pour le grand public aux États-Unis, même en pharmacie)  le masque « bleu » donc contre le visage et un masque en tissu (grand public non normalisé) par-dessus. Le masque jetable pour protéger les autres et le masque en tissu pour se protéger soi-même car il permet d’éviter au masque jetable de bâiller en le maintenant fermement appliqué contre le visage. Nous avions fait de cette façon en double masquant à partir de janvier 2021 pour arrêter et repasser au simple masque début mai quand les chiffres de la pandémie dans le New Jersey étaient devenus meilleurs. Pour reprendre début août.

En une du journal

haïbun écrit en août 2010 et tiré de mon livre Quartiers d’été — haïbun de voyage (livre en attente d’éditeur et de publication)

Tous les matins chez mes parents je parcours le journal, le Nice-Matin et c’est un régal de perles et autres joyeusetés : mais le meilleur c’est la mise en page du journal. Ça ne s’est pas démenti depuis que j’ai écrit ce haïbun en 2010 (du moins jusqu’à janvier 2020 la dernière fois que je suis allée en France chez mes parents pour les raisons que l’on sait tous).

(PS : le président français d’alors c’était Sarkozy… évidemment)

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Même motif même punition : avec cette imbécilité d’éditeur WordPress, la seule solution pour mettre en page mes haïku c’est de faire une photo de la page mise en page correctement dans mon manuscrit.

Nuit du 4 août

haïbun écrit en août 2010 et tiré de mon livre Quartiers d’été — haïbun de voyage (livre en attente d’éditeur et de publication)

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PS technique : depuis que WordPress a changé pour cet horrible « nouvel » éditeur il y a quelques mois, pas moyen de faire la mise en page à la ligne pour les vers ou les haïku j’ai donc été obligée de convertir la page de mon manuscrit en photo après avoir passé 1/2 heure à m’arracher les cheveux pour mettre en page les haïku de manière correcte : impossible !

Entretien de la pelouse et capitalisme sauvage

landscaping

Un autre exemple personnel de capitalisme sauvage : l’avidité financière des landscapers (paysagistes) un grand mot pour designer ici des simples tondeurs de pelouse même pas des jardiniers (ce n’en sont manifestement pas, voir ce que j’explique ci-dessous).

Un peu de contexte : nous sommes 3 jardins ou plus exactement 3 backyards avec pelouse contigus, le voisin directement à côté de moi sur la gauche et celui à sa gauche. Ces 2 voisins sont sur une propriété qui était une seule jusqu’à il y a 3 ans.

Comme c’est habituel dans notre coin, il n’y a pas de barrière entre les propriétés (quelques rochers pour la mienne qui marquent la limite — et encore nous avons appris récemment que les rochers mis bien avant notre arrivée l’ont été de façon erronée et ne suivent pas le cadastre mais peu importe) mais encore moins pour ces 2 voisins qui partagent une pelouse, la limite de séparation entre leurs propriétés passe au milieu de la pelouse dans la longueur, puisque ce n’était qu’une seule pelouse encore en 2018. Donc c’est là même herbe qui a été plantée en même temps.

landscaping

Or la pelouse du voisin à ma gauche est jaune (le voisin du milieu entre chez moi et l’autre voisin avec qui il partage cette pelouse). La mienne, à sa droite est verte et celle de l’autre voisin à sa gauche est verte. Il pleut beaucoup dans le New Jersey en été et cet été 2021 est particulièrement pluvieux.

J’ai tondu hier, il m’a fallu viser entre 2 périodes de pluie qui sont quasi quotidiennes, hier était un jour où il n’a pas plu par extraordinaire (aujourd’hui il pleut à nouveau).

Ma pelouse n’est plus une vraie pelouse depuis longtemps mais un mélange de pelouse et d’herbes sauvages (mauvaises herbes variées). Cependant une fois tondue de frais elle fait illusion, encore plus si on la regarde de loin. Je suis du Sud, d’une région chaude et ne suis absolument pas obsédée par les pelouses. L’essentiel c’est que cela fasse propre et ne nécessite pas trop d’entretien.

La pelouse, anciennement unique donc, de ces 2 voisins est une vraie pelouse qui a été plus ou moins refaite il y a 4 ou 5 ans avant la vente des 2 lots respectivement fin 2018 et en mars 2021 pour celui du milieu.

Or le voisin du bout fait comme moi sa propre tonte et son entretien (qui consiste essentiellement à tondre et à s’occuper de quelques plantes de ci de là, plantes dont sa femme s’occupe avec leurs enfants pour les occuper). Je fais moi-même mon entretien évidemment, pas trop de plantes hors la « pelouse » et les arbres de la forêt parce que de toute façon les biches abondantes dans notre région suburbaine mangent tout (sauf les jonquilles qui sont du poison et quelques lys tigre et autre muguet qui sont du poison aussi).

Le voisin du milieu a fraichement emménagé en mai 2021 (dans cette maison construite en 2020 pendant la pandémie, c’est une autre histoire). À la fin de la construction en automne 2020 la pelouse de derrière qui n’avait pas été endommagée a été « patchée » pour les quelques traces de brouette des ouvriers et remise ainsi à niveau. Elle était bien verte à l’automne.

Au début du printemps tout a reverdi, la mienne et celle des 2 voisins.

Le voisin du milieu (et sa famille) est donc arrivé en mai 2021 et il a pris un service de maintenance pour son jardin et sa pelouse : un landscaper. Ici dans le New Jersey, ils se targuent tous d’être landscapers et jardiniers quand ils ne sont que des tondeurs de pelouse et surtout des business pompes à fric. Ce qui est toujours le cas dans 100% des cas et même en tant que tondeurs de pelouse ils sont incompétents car ils viennent tondre tous les 2 ou 3 jours. Alors que l’autre voisin et moi ne tondons que tous les 10 jours ou 15 jours (en général, et de toute façon toujours selon les besoins et la pousse effective de l’herbe : en cet été 2021 cela fait tous les 10 jours au plus).

Sa pelouse est jaune, indéniablement jaune. L’autre jour cela m’a frappée : j’ai d’abord cru que c’était une illusion due à la lumière. Ensuite j’ai pensé qu’elle était plus au soleil peut-être que la mienne. C’est effectivement un peu le cas mais la pelouse de l’autre voisin, celui du bout, est verte alors qu’elle a le même ensoleillement : mieux, on voit la limite des propriétés comme tracée au crayon de couleur, un côté est jaune, l’autre côté est bien vert…

Sur ce terrain qui a le même sous-sol exactement, le même ensoleillement, la seule différence est l’intervention d’un landscaper dans un cas et pas dans l’autre. La preuve par l’image en est la ligne de partage !

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Ce sont les landscapers qui lui bousillent sa pelouse en venant la tondre tous les 2 ou 3 jours (c’est un fait bien connu dans le New Jersey, cela fait longtemps que je le sais et en ai aussi entendu parler tout autour de moi). En plus de faire du fric en venant plus souvent — il y a un forfait de base (différents forfaits qui augmentent avec la fréquence et évidemment on vous vend le forfait le plus cher) qui ne couvre que la tonte proprement dite, si l’on ajoute quoi que ce soit c’est un coût en plus — ils font encore plus de fric pour « réparer ». Bientôt ils vont lui proposer des vitamines (de l’engrais ) et je ne sais quoi d’autre, tout ça avec des coûts supplémentaires hors forfait (c’est du vécu, je l’ai vécu en 2002 avant de virer avec perte et fracas ces landscaperbusinessmen – requins financiers). Jusqu’à ce qu’ils lui fassent un devis pour refaire absolument toute la pelouse avec ajout de couche de sous-sol (vécu aussi et il y a seulement quelques années : cela n’a servi absolument à rien à part enrichir le landscaper, les mauvaises herbes sont revenues aussitôt et il est resté des trous que j’ai finalement re-patchés moi-même avec plus de succès et pourtant je n’ai absolument pas la main verte).

En plus de tout ceci, c’est très désagréable et bruyant. C’est le voisin le plus proche à avoir un service de landscaper, tous les autres qui sont juste autour de chez moi le font eux-mêmes, même si dans le quartier globalement il y a beaucoup d’entreprises de landscapers qui officient mais c’est un peu plu loin et un peu moins bruyant — du moins pas directement sous mes fenêtres. Et de préférence à 8 heures du matin même le samedi. Le dimanche c’est interdit sauf si on le fait soi-même (les entreprises extérieures n’ont pas le droit mais on peut tondre / entretenir soi-même sa propriété) mais pas avant 9 heures du matin. Ceci dit c’est déjà arrivé plus souvent qu’on le voudrait que ces landscapers viennent aussi le dimanche à 8 heures du matin, même des jours fériés !

J’avais déjà évoqué la nuisance sonore de l’entretien des jardins notamment avec les souffleurs de feuilles, à lire ici : https://michusa.wordpress.com/2021/06/06/les-interdictions-a-venir/

Non seulement c’est désagréable et bruyant mais en plus c’est de l’incompétence (consciente, mâtinée de pompe à fric et arnaque), ils tuent la pelouse ce qui est le contraire de l’effet escompté : quand on a un landscaper c’est censément pour avoir un beau jardin, une belle pelouse et là c’est le contraire. Le paraître a une énorme importance aux USA, surtout dans notre coin, non seulement le paraître du jardin qui se doit d’être beau mais encore le paraître du « j’ai les moyens de payer un landscaper », qui a autant d’importance que l’apparence du jardin lui-même.

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