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Absurdité et arrogance encore

Je reviens sur cette histoire invraisemblable, pourtant vraie, du Canal de Suez qui a été bouché par un bateau en travers il y a quelques semaines. Et le monde qui retenait sa respiration, le monde sur un fil à cause de ce bateau en travers. Le monde moderne mis en défaite, en échec, en suspens, par une si petite chose quand on y réfléchit. La vulnérabilité inouïe à laquelle nous nous sommes soumis tous seuls. C’est un peu l’histoire de l’éléphant et de la souris, le monde des hommes, si important et si puissant, mis en échec par un bateau, certes gros mais tout petit par rapport à la planète des hommes et à la planète tout court. Tout ça parce qu’on fait passer un trafic fou et des bateaux énormes dans un conduit gros comme le chas d’une aiguille, c’est un autre sujet en soit.

Un talon d’Achille, il semble que nos sociétés modernes ne soient plus faites que de talons d’Achille. Et encore Achille et tout être humain en ont 2 de talons — nos sociétés en ont pléthore. Ne pouvons-nous pas nous poser un peu et réfléchir à tout ceci, réfléchir et surtout agir ?

Puis une crise dans une crise (dans une crise, une troisième si on compte la crise Covid par-dessus tout ça), une crise dans une crise : un canal bouché par un bateau et un autre bateau qui contient des moutons pour lesquels on a embarqué juste assez de nourriture et d’eau pour la traversée de tant de jours, pas un de plus. On peut déjà s’en offusquer que pour des raisons d’économies, de gros sous (petits sous plutôt) on n’ait pas embraqué du surplus pour ces pauvres animaux. 

Mais c’est là qu’il faut s’arrêter en fait et faire quelques pas en arrière. 

Des moutons ? Des moutons vraiment ? Dans un bateau qui passe le Canal de Suez, donc cela veut dire un bateau qui va fort loin ? La question qui devrait se poser avant toute autre c’est : quel besoin d’envoyer des moutons à l’autre bout du monde ? WTF ? D’autant que le mouton n’est pas l’animal le plus difficile à élever, où qu’il soit, qu’il y a peut-être d’autres animaux à élever localement. J’avoue que les bras m’en tombent.

Pour en revenir au bateau et à sa libération, il faut bien quand même se rendre compte et accepter le fait qu’il a été libéré par les forces de la nature : sans la marée, de pleine lune en plus, il ne se serait rien passé et le bateau serait toujours coincé, sans doute pour longtemps. Certes les travaux d’excavation à la petite cuiller (c’est ce dont cela avait l’air, n’est-ce pas…) ont sans doute aidé mais eux seuls ne pouvaient rien faire. Il fallait une force qui nous dépasse pour libérer un tel petit monstre, petit en regard des forces de la nature, monstre en regard de nos petites forces à nous humains. Qu’aurait-on pu faire sans la marée ? Une explosion atomique pour le libérer ? Les hommes aiment bien jouer avec des forces qui les dépassent, dont ils se croient maitres et qui produisent des catastrophes en rafale — sarcasme, euphémisme. Avant qu’il soit libéré par la marée, alors qu’il était coincé depuis plusieurs jours déjà, j’en venais à me dire qu’on allait être obligés de le laisser là, et petit à petit, de le vider puis de le démonter pièce par pièce — boulon par boulon, il y en aurait pour des années — et en attendant creuser un nouveau canal pour rétablir le passage, sans doute aussi quelques années — moins que le temps de démonter le bateau coincé ?

Donc nous les êtres humains, ne devrions pas la ramener et plutôt rester humbles : ce sont les forces de la nature qui ont aidé (la marée) et permis la libération, pas nous. Nous qui avons provoqué la catastrophe pour commencer.

Ensuite nous devrions aussi laisser tomber toute arrogance restante, rester très humbles pour surtout faire en sorte que cela ne se reproduise pas . Ne pas faire des procès en veux-tu en voilà, virer des équipages « incompétents » — je ne pense pas que ce soit là le fond du problème, même s’ils ont éventuellement commis une erreur de navigation. L’erreur humaine dans cette crise n’est pas une erreur de pilotage au fond, peu importe ce que « prouvera » l’enquête :  l’erreur c’est notre mode de vie, notre course au profit qui nous mène droit au mur — nous y sommes avec la pandémie de Covid. Et maintenant ça, le bateau coincé dans un canal qui existe depuis plus de 150 ans et dans lequel une telle chose n’était jamais arrivée.

L’humilité véritable serait de se remettre en question à l’échelle de la société humaine dans son ensemble, de travailler de concert pour faire les choses différemment, de ne pas mettre des pressions inouïes sur la nature et sur les autres humains (les esclaves modernes du bas peuple), de laisser tomber les procès et autres poursuites judiciaires parce qu’elles sont inutiles dans ce cas là — elles ne servent qu’à assouvir la tendance lourde de ces dernières décennies : rejeter la faute sur l’autre, ce genre de procès ne sert qu’à ça.

Plutôt que de faire un procès, tous les intervenants devraient se mettre autour d’une table et travailler ensemble pour éviter que cela se reproduise. Non pas en faisant des lois de ci ou de ça, des normes, de la paperasse de la bureaucratie à n’en plus finir — brassage de vent —  mais en changeant les procédures pratiques, les façons de faire sur le terrain. Avec bon sens.

Manifestement on peut toujours rêver — encore que…

Les 3 premières semaines de mars

Début mars mes parents se font vacciner, le 4 mars précisément, de leur première dose du vaccin Pfizer, ma mère exactement 2 jours avant son 90ème anniversaire. Il était temps nous commencions à désespérer et je me disais que j’allais finir par être vaccinée avant eux (au temps pour le discours officiel du gouvernement français qui annonçait que la vaccination était bien en chemin pour les personnes âgées à haut risque — en chemin certes  mais un étroit sentier de haute montagne, pas une autoroute.)

Début mars aussi mon « rhume » : un matin réveil avec le nez bouché, ce qui peut arriver avec le chauffage et l’air dans la maison qui devient très sec. De temps en temps, relativement rarement cependant, j’ai besoin de me moucher au réveil mais c’est léger. Ce matin-là mon nez est très bouché, j’ai besoin de me moucher plusieurs fois. J’essaye de ne plus y penser. Mais dans la matinée j’ai le nez qui coule régulièrement et besoin de me moucher souvent. L’après-midi se passe aussi à me moucher, le nez qui coule puis nez bouché, me moucher, puis encore le nez qui coule. Pression dans le haut du visage, les sinus, je me sens congestionnée. Éternuements fréquents aussi. Évidemment qu’on y pense, évidemment. En temps ordinaire je me serais dit « tiens j’ai attrapé un rhume ». Mais ces temps-ci fortes chances que le « rhume » soit l’autre coronavirus. Et comment attraper un rhume « ordinaire » quand on fait les gestes barrière, qu’on suit toutes les précautions, qu’on ne sort pour ainsi dire pas et que personne dans la maisonnée ne sort non plus ? Les rares sorties éclair au supermarché ou à Home Depot, le magasin de bricolage, faites les jours précédents c’était à 8 heures du matin, quand les magasins sont presque vides, double masquée, sans m’approcher de personne (caisse automatique où on encaisse tout seul). Mais le petit vélo dans ma tête me dit « voilà tu es sortie faire quelques courses au supermarché la semaine dernière et aussi au magasin de bricolage — 2 sorties ». En début de soirée j’en suis toujours à me moucher et à être congestionnée, je me dis qu’il va falloir appeler mon médecin demain pour lui en parler. Et toujours cette question, comment avoir pu attraper un rhume avec toutes ces précautions surtout que justement je n’ai plus eu de rhume, ni personne dans la maison, depuis 12 mois, depuis le confinement en mars 2020 ! Tout l’après-midi je me suis bourrée de citron chaud avec du miel et de pastilles Halls à la menthe / eucalyptus. J’ai pris aussi une gélule de paracétamol action rapide pour essayer de soulager la congestion. Le soir pour me changer les idées je regarde un épisode d’un feuilleton (10 pour cent) dans le sous-sol (le basement) où ma grande télé est installée. Et pendant l’heure que dure le feuilleton, je ne me mouche pas une seule fois contrairement au reste de la journée. En remontant au rez-de-chaussée, à peine arrivée en haut de l’escalier dans le salon, que je me mets à éternuer plusieurs fois et que j’ai le nez qui coule à nouveau. C’est là que je suis soulagée, cela doit être une simple allergie. Je ne suis allergique à rien normalement mais je me souviens que la veille il a fait plus doux et que c’était la première fois de la saison où nous avons ouvert les fenêtres en grand pendant une partie de la journée. 

Le lendemain matin au réveil : nez pas bouché et qui ne coule absolument plus, je ne me suis pas mouchée de la journée — je ne me suis plus mouchée une seule fois depuis ! Une petite réaction allergique donc.

Depuis nous avons eu quelques belles journées et ouvert les fenêtres encore mais sans conséquence pour moi. J’en déduis que cela s’est produit parce que c’était la première fois de la saison et peut-être mon système immunitaire maintenu dans une bulle depuis un an, a été un peu surpris par des particules nouvelles et soudaines de pollen ou autres à l’extérieur. 

Début mars aussi les courses alimentaires au supermarché Stop and Shop du centre-ville : petite différence quand même, les masques sont bien portés et portés par tous. J’ai même vu ce responsable qui était habituellement sans masque, contre la règle de son propre établissement, qui a enfilé correctement son masque avant d’entrer. Les fois précédentes il était toujours sans masque dans les rayons. L’autre employé qui lui portait un écran plastique et un écran uniquement depuis le début (depuis au moins le mois de juin 2020 et sans jamais porter rien d’autre à chaque fois que j’y suis allée) portait un masque cette fois. Effet Biden ? Sans doute un peu. J’ai fait comme à mon habitude depuis la pandémie, la caisse automatique où l’on fait tout tout seul, je n’ai interagi qu’avec une personne, masquée elle aussi, dans un rayon pendant une minute maximum et à distance. Et je double masque : masque chirurgical plus masque en tissu trois épaisseurs, bien enveloppant, chose que nous pratiquons depuis janvier lors de nos sorties « dans le public ». Gants et désinfection du caddie, puis désinfection des mains au Clorox à la fin des courses, après avoir chargé la voiture et avant de conduire. Lavage des mains à l’eau et au savon de retour à la maison, etc.

Début mars aussi, un petit saut éclair à Home Depot pour acheter 2 barres LED pour remplacer mes barres de néon qui ne fonctionnent plus au sous-sol. J’avais prévisualisé sur Internet dans quelle allée du magasin elles se trouvaient, histoire de minimiser mon temps dans le magasin. À Home Depot ça reste pareil qu’avant Biden : les artisans (et ce n’est pas seulement politique puisque les artisans en Europe, en France du moins, sont aussi globalement réticents à porter des masques. C’est pareil ici, être artisan, électricien, plombier plâtrier maçon ou mécanicien aussi, protège du virus — sarcasme), donc les artisans, parmi les quelques artisans présents (j’y suis allée tôt mais pas trop tôt, entre 6h et 8h du matin les artisans viennent en masse acheter leurs fournitures avant de rejoindre leur chantier, après 8h ça se calme et c’est encore trop tôt pour le grand public : j’y suis allée juste après 8 heures donc) certains ont le masque sous le nez (vraiment après 12 mois ? ) ou l’enlèvent quand ils ont passé l’entrée et le contrôle visuel de l’employé, bien cachés derrière les étagères dans une aile plus éloignée (quel âge ont-ils ? cela vaut la cour de récréation de maternelle, et encore ! ). Sans compter ceux qui remontent mollement avant d’entrer leur bandana bien fin au tissu presque transparent, une seule épaisseur de coton ou acrylique ou qui remontent leur tour de cou du même genre…

Début mars aussi (appel du 7 mars de notre maire) la nouvelle des 44 nouveaux cas de Covid pendant la première semaine de mars à Berkeley Heights, puis un autre appel le 14 mars pour nous signaler 25 cas en plus dans la semaine d’après, ce qui est beaucoup pour une ville de 11000 habitants. La maire nous enjoint à respecter les consignes de sécurité, gestes barrière, distanciation physique, masques, même en extérieur quand il y a du monde, désinfection des mains et à continuer à être vigilants car si les cas augmentent trop on peut en arriver à nouveau à devoir fermer les commerces ou baisser la jauge d’occupation pour ceux qui pourront rester ouverts. Ce qui serait catastrophique : ils ont survécu péniblement jusque là, une prochaine fermeture leur serait fatale, voire une simple diminution d’activité. Les cas sont essentiellement des jeunes adolescents et enfants plus quelques personnes de 40 ans. Pour les enfants et adolescents, c’est le sport après école qui est le lieu leur contamination. Le fameux sport qui est organisé par les écoles après les heures officielles d’école, uniquement des sports de compétition donc pratiqués en groupe, des sports collectifs quoi ! Cela fait partie de l’institution, de la tradition, qui fait que les écoles ferment à 3 heures et donc fonctionnent en réalité en mi-temps, ceci en temps normal, hors pandémie. Durant la pandémie les écoles ont fermé complètement au début et sont passées en enseignement à distance à 100% puis à la rentrée de septembre ont rouvert partiellement (rotation des élèves, mi-temps du mi-temps normal et enseignement à distance, voir ci-après). Dans notre ville elles n’ont toujours pas rouvert à 100% depuis un an. À New York City, elles ont été en distanciel 100% depuis un an et n’ont jamais rouvert, il est question de les rouvrir en avril 2021 selon des protocoles sanitaires qui sont encore en discussion. 

Dans notre ville, comme ailleurs, la réouverture complète des écoles est aussi soumise à la baisse des cas, s’ils augmentent trop on repasse en enseignement à distance à 100%. D’ailleurs les écoles de notre ville qui n’ont jamais rouvert en plein depuis mars 2020 donc, referment occasionnellement quand il y a des pics : le lycée a fermé ce début mars 2021 et est passé en 100% sur Internet pour cause de 25 cas parmi les élèves et enseignants (nombre d’élèves de ce lycée entre 1000 et 1200 plus le personnel). Mais quand il repasse en présentiel, c’est en alternance, mi-temps en ligne et mi-temps en présentiel, avec en plus rotation des élèves et encore en plus les élèves sont divisés en cohortes, quasiment au sens romain du terme. Cohortes qui restent ensemble (cohortes d’enseignants et d’élèves) et ne se croisent pas avec les autres cohortes dans les bâtiments. Bref rotation des élèves une semaine sur deux et mi-temps en présentiel dans la journée, l’école est loin d’avoir rouvert pleinement. Cela revient a ouvrir au quart si je comprends bien : mi-journée et moitié des élèves seulement dans ces mi-journées, le reste du temps et des élèves sur Internet. Plus le fait que certains élèves peuvent rester 100% en distanciel sans jamais mettre les pieds dans les bâtiments scolaires si tel est le choix des parents. Choix proposé aux parents, et qui continuera à l’être même quand (si) on rouvrira à 100% pour le reste de cette année scolaire. Ensuite cela changera, à la fin de la pandémie seulement. Tout cela sans compter les fermetures ponctuelles et le passage en tout distanciel selon le nombre de cas qui montent, plus le distanciel  systématique  pour toutes les écoles (maternelle, primaires, collège et lycée : 6 établissements en tout dans notre ville avec le lycée qui accueille les élèves de la ville voisine, qui n’a des établissements que jusqu’au collège) donc mise en 100% distanciel pendant 1 semaine après chaque vacances, à titre de prévention.

Enfin le 12 mars un e-mail d’amis français, des amis très proches, qui m’apprennent qu’ils sont touchés par le virus : le fils de 12 ans a été contaminé puis a contaminé son père, 62-63 ans, à risque à cause se son diabète et hypertension. Heureusement il avait eu sa première injection du vaccin, puisqu’il est à risque, 2 semaines avant d’être contaminé. (Heureusement aussi que dans leur petit village de l’arrière-pays grassois ils ont eu les doses ! )  Il est malade, lessivé, fiévreux et tousse. Son médecin pense que d’avoir eu la première injection lui a évité de partir à l’hôpital a priori— c’étaient les nouvelles au 12 mars, il restait  une semaine à tirer pour voir si ça ne dégénèrerait pas. Seule la mère, plus jeune et sans comorbidités, était alors négative, qui tentait de le rester en s’isolant dans leur maison — pas gagné là non plus. Elle est très inquiète et nous sommes tous très inquiets pour eux. On voit que la première dose c’est mieux que rien mais que ça ne suffit pas.

Hier 21 mars des nouvelles de mon ami français : il a passé le cap après une semaine de toux et de fièvre et à surveiller de près son taux d’oxygène. Soulagement mais le boulet n’est pas passé loin et maintenant il tire une fatigue d’enfer : il est épuisé au moindre mouvement et aura besoin d’un certain temps à se remettre en forme (avant la pandémie il allait régulièrement à la salle de sport et se maintenant en forme raisonnable). Il reste encore au lit toute la journée mais le cap est passé, il s’en est sorti. Son médecin confirme que vraiment la premiere injection lui a permis de minimiser les réactions et d’éviter hospitalisation voire réanimation. Heureusement que le timing a été ce qu’il a été et qu’il avait reçu cette dose 2 semaines avant d’être contaminé.

Leur fils de 12 ans a passé une seule une soirée avec 39 degrés de fièvre et c’est tout (symptômes quand même…)

Quant à la mère elle est passée au travers a priori, elle doit confirmer par un test PCR avant de pouvoir reprendre le travail (en présentiel partiel 1 à 2 jours par semaine, là elle était passée en 100% à distance). En tout état de cause elle n’aurait eu aucun symptôme si elle s’avère positive dans les jours qui viennent, ou alors elle est restée négative. Elle attend aussi le vaccin pour sa tranche d’âge avec impatience.

Arrogance

En mars dernier (2020), lors du changement d’heure le 8 mars j’avais écrit un petit texte sur l’arrogance des hommes qui veulent imposer leur volonté au soleil en changeant l’heure donnée par le soleil justement.

À lire ici:

https://michusa.wordpress.com/2020/03/08/lincroyable-arrogance-des-hommes/

J’avais prévu d’écrire d’autres articles sur l’arrogance des hommes, le changement d’heure qu’on nous impose pour des raisons qui nous échappent (monétaires financières à coup sûr et certainement pas pour faire des économies de quoi que ce soit — au contraire). J’avais prévu aussi d’écrire un article ou deux sur la journée internationale des droits des femmes qui tombait ce jour-là, celui du changement d’heure en 2020.

Puis la pandémie est passée par là et a tout écrasé de son rouleau compresseur, la pandémie ou ce que nous en avons fait —pas grand-chose en termes de monde d’après. Nous, le bas peuple, y avons presque cru, une demi-seconde, au tout début de ces « temps exceptionnels ».

Donc je n’ai pas écrit ces articles, tout occupée que j’étais à gérer le quotidien chamboulé, faire attention sans trop savoir à quoi ni comment au début, me documenter avec toutes les informations parcellaires et contradictoires du début aussi. On en a toujours de ces informations contradictoires, s’il y a une chose que la pandémie n’a pas changée — au contraire je dirais presque — c’est le « en même temps » …

Et un an plus tard quasiment jour pour jour, rien n’a changé ou presque sur le fond : nos façons de faire au niveau global, nos sociétés, la finance, le profit, la compétition inutile, la course droit vers le mur, les mêmes logiques, celles qui nous ont menées à cette crise, et à toutes les crises d’ailleurs, continuent de prévaloir. Seul notre quotidien (celui du bas peuple essentiellement) a changé, en pire bien entendu. Le pire dans tout ça c’est que c’est le bas peuple qui est montré du doigt et sermonné quand « les chiffres » (tout un programme, il y en aurait à raconter sur « les chiffres » auquel on fait dire ce que l’on veut, tout et son contraire absolu dans la même foulée, cela s’appelle de la politique et pas au sens noble du terme, qui a disparu depuis bien longtemps), quand les « chiffres » donc sont « mauvais ».

L’arrogance des hommes est toujours là, encore plus quand il s’agit de signifier au bas peuple qu’il est crétin et ne comprend rien à rien. Si l’on ne m’explique pas ou me cache des informations nécessaires pour faire fonctionner mon cerveau, bien entendu que je ne comprends rien ! Je comprends par contre bien une chose : cette crise est complexe, ce n’est absolument pas facile à gérer, on navigue à vue et les volte-face sont courantes même au niveau purement scientifique, au fur et à mesure que l’on en apprend plus sur le virus, la maladie et la dynamique de la pandémie. Cela n’est pas étonnant, je peux le comprendre et je me garderai de dire que je ferais mieux ou que untel ou untel ferait mieux pour gérer la crise. Les erreurs ne sont pas étonnantes, elles sont même escomptées, on peut les comprendre et les accepter. Ce que je refuse de comprendre c’est qu’elles ne soient jamais reconnues comme telles par les dirigeants et les politiques et qu’au contraire leur arrogance augmente avec la crise et la durée de cette crise. C’est cela qui est inacceptable, pas tant le fait qu’ils fassent des erreurs. Parce que quand on ne reconnaît pas ces (et ses) erreurs, qui je répète sont légitimes en premier lieu ou la première fois qu’on est confronté à une situation, quand on ne reconnaît pas ces erreurs comme telles, on n’en apprend rien, donc on les répète voire, pire, on s’enferre encore plus en connaissance de cause pour ne pas les admettre ou perdre la face (ou croire qu’on perd la face).

Pendant ce temps le virus se frotte les mains (en fait il s’en fout le virus, il est juste une force qui tire sa vitalité de la désolation et de la mort d’une autre espèce, rien de bien nouveau sous le soleil ), mais notre arrogance à nous les humains est pire que le virus 

(Pour commencer, cette arrogance a conduit tout droit à cette crise et cette pandémie, le virus, lui, n’a été qu’opportuniste comme tout sur cette terre — opportuniste sans jugement de valeur au sens médical et scientifique du terme, on lui ouvre la porte et lui offre un chemin, que dis-je une autoroute,  il l’a pris.)

Je viens de finir un livre dans lequel l’auteur dit : « nous devons faire fonctionner notre cerveau, et hésiter longuement lorsqu’un interlocuteur utilise son titre comme principal argument. » L’auteur parlait de médecine puisqu’il est médecin, mais cela vaut pour tous les domaines bien entendu et de plus en plus en ces temps de pandémie, puisqu’on nous assène des « je sais parce que je suis ministre de ci ou de ça, président de ci ou de ça, directeur de ci ou de ça, expert de ci ou de ça » etc., et non pas des « je sais parce que les faits sont ceux-ci, les hypothèses sont celles-ci, sont vérifiées par ces expériences, infirmées par d’autres, les conclusions sont issues de raisonnements qui sont ceux-ci appuyées par des faits et des connaissances avérées et solides qui sont telles et telles ». Ce qui compte pour convaincre ce sont les explications et le raisonnement de la personne et non pas son ou ses seuls titres, trop souvent la seule chose que cette personne met en avant pour convaincre ! Et on nous en a servi des titres, en veux-tu en voilà qui nous ont éructé des bêtises grosses comme des maisons —cela se voyait au moment même où ils les prononçaient, sans besoin d’être expert de ci ou de ça justement… Arrogance toujours, arrogance du titre qui est bien dévoyé de nos jours (d’autant plus que dans ce monde où tout s’achète tout se vend, un titre ça s’achète aussi, non ? nous en sommes là).

Snowmageddon trace — vivre avec la neige

1er mars 2021

Un peu plus d’un mois après la tempête Snowmageddon, ça y est la neige fond, on voit maintenant bien le sol et les températures, toujours assez froides jusqu’à présent, devraient monter et nous donner un avant-goût de printemps : entre 15 et 20 degrés Celsius dans les jours qui viennent cette semaine — du moins ce sont les prévisions.

Depuis cette grosse tempête du 1er et 2 février, il a neigé une ou deux fois par semaine, quelques fois un saupoudrage quelques fois plus mais toujours suffisamment pour qu’il faille nettoyer — la pelle a suffi, nous n’avons plus eu besoin de mettre en action le chasse-neige. 

Vivre avec la neige, le sol couvert de neige, est un peu compliqué et nécessite des aménagements et de la préparation. Certaines tâches qui ne nécessitent que quelques minutes et auxquelles on ne pense même pas en les exécutant, deviennent des travaux à part entière et demandent du temps, beaucoup plus de temps. Quand le sol est couvert de neige et qu’il fait toujours bien froid (températures qui ne passent pas en positif dans la journée) on ne peut pas juste enfiler ses sabots de jardin pour aller chercher son courrier ou remonter ses poubelles.

Illustration en vidéo — en l’occurrence il nous a fallu excaver les poubelles.

Les cartons à recycler mentionnés dans la vidéo, ceux qui avaient été mis dehors fin janvier et ensevelis par la tempête Snowmageddon puis par les chutes de neige continuelles pendant presque tout le mois de février, y sont toujours. La semaine dernière je pouvais y accéder puisqu’une partie de la neige avait fondu mais il m’a été impossible de les prendre pour les descendre le jour du recyclage : ils étaient collés au sol par le gel. Ce sera pour le recyclage de la semaine prochaine j’espère.

Il a donc neigé régulièrement une grande partie du mois de février, jusqu’au’ au 22 février, ce qui nous a bien occupés. Ensuite ce sont les fuites d’eau dans le sous-sol qui ont pris le relais pour nous occuper, pas la fonte des neiges mais des véritables problèmes de tuyauteries — c’est une autre histoire, la plomberie aux États-Unis est d’une qualité déplorable, tout lâche régulièrement et a besoin d’être remplacé — par du matériel d’aussi mauvaise qualité qui lâchera quelques années plus tard, une façon de faire marcher le « business » je n’exagère pas c’est réel et fait à dessein.

1er mars 2021
1er mars 2021
1er mars 2021

Snowmageddon — nettoyage

Tempête Orlena 2 février 2021 matin

Ci-dessous en vidéo tout le nettoyage que nous avons eu à faire après la tempête Orlena du 31 janvier au 2 février 2021

Dans la semaine qui a suivi nous avons encore dû faire deux nettoyages supplémentaires, sans chasse-neige heureusement mais à la pelle quand même.

Depuis cela s’est calmé cette semaine, la tempête de glace (de glace ! une première pour moi, il ne s’agissait pas de pluies verglaçantes, ça nous avons eu l’habitude malheureusement mais d’une tempête de glace, Uri de son petit nom) n’a pas eu lieu du tout. Au contraire il a fait chaud, nous sommes repassés en positif hier soir et tout aujourd’hui pour la première fois depuis quelques semaines, jusqu’à +8 degrés Celsius et il a plu toute la nuit passée. Comme l’a dit un météorologiste : aujourd’hui il neige à Houston au Texas et il pleut à Philadelphie dans le Nord-Est ; quelles sont les chances que cela arrive ? Aucune ça n’arrive jamais… sauf que c’est arrivé. Il en était tout aussi étonné que nous. Houston c’est au grand sud du Texas, à la latitude de La Nouvelle-Orléans, du nord de la Floride, dans le golfe du Mexique, quasiment les Caraïbes. Un endroit où ils n’ont jamais de neige ou une fois par vie.

D’ailleurs le réseau électrique du Texas a capitulé et des millions de gens se sont retrouvés sans électricité et apparemment ils n’en ont pas l’habitude. Ce ne sont pas les lignes qui ont cassé sous le poids du gel ou de la neige comme je le pensais et comme cela se produit chez nous, voire des arbres qui s’abattraient sur les lignes pour les mêmes raisons, mais simplement la demande électrique pour se chauffer qui a fait imploser le système : la demande n’arrivait pas à être fournie, le système s’est effondré. Il faut dire que des températures de -8 degrés ils n’ont pas l’habitude et aussi leur mode de chauffage est principalement électrique puisqu’ils en ont à peine besoin tout au long de l’année. Le réseau et les stations génératrices secondaires n’ont pas tenu le coup malgré les tentatives de délestage. Malgré les exhortations des compagnies électriques et des pouvoirs publics à rationner son chauffage et ses besoins pour chaque particulier. Lesquels ont dû avoir peur de mourir de froid et ont poussé les chauffages domestiques au contraire.

Ceci dit aussi nous savons pour l’avoir vécu plusieurs fois, qu’avant de mourir de froid dans une maison même non chauffée, il en faut. Il suffit de bien se couvrir. Ce n’est pas confortable du tout mais on peut survivre (comment font les alpinistes qui font des bivouacs en montagne en hiver sous la neige quand ils font des randonnées ? ) Il suffit de se vêtir chaudement d’empiler plusieurs vêtements, puis plusieurs couvertures et on peut survivre sans chauffage — beaucoup moins dangereux que des solutions de fortune à base de four à gaz, de chauffage d’appoint au diésel ou autre carburant, chauffage mauvaise qualité sans ventilation adéquate, avec un empoisonnement au monoxyde de carbone qui suit immanquablement. Même avec les cheminées il faut faire attention, surtout quand on n’a pas l’habitude (ce n’est pas évident qu’ils aient des cheminées dans ces maisons du grand sud d’ailleurs). Apparemment les bricolages dangereux ont été légion puisque les autorités déplorent déjà beaucoup de morts par empoisonnement au monoxyde de carbone, en à peine 24-36 heures de tempête ! Alors qu’avant de mourir de froid proprement dit quand on est dans un abri même sans chauffage, il en faut.

Lors de l’ouragan mémorable Sandy et de nos 13 jours sans électricité, dont une partie lors d’un nor’easter et d’une tempête de neige qui ont suivi l’ouragan, je lisais la Correspondance croisée de Jacques-Laurent Bost et Simone de Beauvoir pendant la drôle de guerre de 1940 et il lui écrivait que lui et les autres soldats de son régiment dormaient dans une grange et qu’il faisait zéro degré dans la grange. Ils s’en sortaient en empilant vêtements et couvertures. Donc il y a de la marge, je me disais que s’ils avaient pu survivre sans rien faire d’exceptionnel, nous le pouvions aussi.

D’autant qu’à l’époque ils étaient moins bien équipés que nous, ils n’avaient pas tous ces vêtements high-tech ni ces duvets que nous avons maintenant.

Lors de cette tempête, je m’étais dit qu’avec la maison à 12 degrés après quelques jours c’était largement jouable et qu’avant qu’elle descende à zéro nous avions encore de la marge. Et qu’à zéro on pouvait encore survivre en se couvrant bien, en mangeant chaud (il suffit d’un petit réchaud à gaz de camping, ce n’est pas compliqué, nous, nous avons une cuisinière à gaz, encore plus simple. Depuis cette expérience — ces expériences, ce n’était pas la première fois, je n’ai plus eu aucune envie de la changer pour une électrique bien entendu). Ce n’est pas amusant ni confortable mais on survit, bien plus qu’en bricolant des solutions de fortune à base de flamme…

D’autant que la tempête a commencé seulement hier et continué aujourd’hui au Texas, donc même s’il fait froid dehors la température n’est certainement pas déjà descendue à zéro dans les maisons en seulement 24 ou 36 heures (c’est du vécu). Il y a une certaine inertie et une partie du courant devrait être rétablie ce soir ou demain mercredi. [Note pendant la rédaction de cet article : les compagnies électriques ont en fait rétabli le courant pour 97% des clients ce soir.] Alors… je pense que nos aïeux étaient un peu plus résistants, pas seulement physiquement mais moralement surtout, et que cela nous manque de savoir tenir le coup quand une situation n’est pas confortable. (Franchement, 24 ou 36 heures ? vraiment ? nous sommes quand même devenus des sacrées mauviettes.)

Quant à nous dans le New Jersey, cette fois nous étions au nord de la neige et de la glace : les tempêtes de neige et de glace ont eu lieu plus au sud de chez nous, du jamais vu !

Donc voici en vidéo notre déneigement de la tempête Orlena du début du mois, déneigement qui nous a pris 4 heures à deux et avec l’aide du chasse-neige heureusement ! Sinon ça nous aurait sans doute demandé un à deux jours de travail. Nous avons tout de même mis 2 jours à nous en remettre, nous n’avons plus l’habitude puisque la dernière fois que nous avons eu une chute de cette envergure c’était il y a 3 ans, en mars 2018, d’autant plus avec le manque d’exercice physique depuis presque un an de confinement.

Prochaine tempête dans les tuyaux, Viola, ce jeudi, après-demain, avec une bonne trentaine de centimètres de neige a priori. À moins que nous y échappions comme à celle-ci qui a bombardé le grand sud (Uri) mais ça n’en prend pas le chemin cette fois. Au temps pour notre déficit de neige.

Déficit

Tempête Orlena 1 février

Je veux parler non pas d’un déficit budgétaire ou public (quoique, on pourrait en parler, il y a beaucoup à dire sur ces fables dont on nous abreuve depuis trop longtemps et qui sont (un peu) débusquées avec la pandémie) mais d’un « déficit de neige » (je cite ! ) 

Le nord-est des États-Unis, la région où j’habite, est en déficit de neige nous a-t-on dit en décembre dernier car il n’y a pas eu de vraie chute de neige depuis plusieurs années, 3 ans pour nous dans le New Jersey, depuis l’hiver 2017/2018 et spécialement les mois de février mars et avril 2018 où nous avions été littéralement pilonnés, nor’easter après nor’easter et tempête de neige après tempête de neige — la dernière de la saison avait eu lieu le 2 avril — jusqu’à un dernier saupoudrage le 6 avril. Et 5 ans pour New York, la ville, qui avait été peu touchée par ces tempêtes à répétition, dont la plus importante, Quinn avait provoqué des chutes d’arbres et de lignes électriques et nous avait privés de courant pendant 4 jours et demi, expérience que je raconte ici :

https://michusa.wordpress.com/2018/03/07/prendre-la-neige-de-vitesse-2/

https://michusa.wordpress.com/2018/03/09/le-mot-du-jour/

https://michusa.wordpress.com/2018/03/17/quatre-jours-et-demi/

https://michusa.wordpress.com/2018/03/19/the-big-one/

Depuis nous n’avions pas vraiment eu de neige à part quelques saupoudrages ou de toutes petites chutes vite fondues quelques jours après. Même la chute de neige de ce décembre dernier (tempête Gail, lire ici https://michusa.wordpress.com/2020/12/15/en-attendant-gail/ ) était de peu d’envergure finalement, contrairement aux prévisions météorologiques alarmistes— ça avait été la limite basse pour utiliser le chasse-neige et nous aurions presque pu nous en abstenir puisque quelques jours après il avait tellement plu que tout avait fondu. Cela faisait depuis mars 2018 que nous n’avions plus eu besoin d’utiliser le chasse-neige. En décembre (2020) donc il y avait eu plus de peur que de mal malgré les prévisions un peu pessimistes : dans le New Jersey Central nous sommes à la limite géographique inférieure des grosses chutes de neige et certaines fois nous y échappons à quelques dizaines de kilomètres près. Ces 3 dernières années, nous étions ainsi passés à travers toutes les chutes de neige importantes. Plus au nord, même si en règle générale ils ont eu plus de neige que nous ces dernières années, ils n’en ont pas eu comme ils en ont d’habitude et tout le Nord-Est était donc en déficit de neige (heureusement nous n’étions pas en déficit de pluie et les nappes phréatiques étaient quand même remplies). 

Par contre ce dimanche 31 janvier 2021, cette fois était la bonne, une big one comme on dit ici, la tempête Orlena autrement nommée snowpocalypse, snowmageddon, les noms  ne manquent pas, au choix. Surnommons-la du petit nom doux de Snowmageddon. 

Il a commencé à neiger le dimanche vers la mi-journée, légèrement tout d’abord puis en début de soirée il s’est mis à neiger de plus en plus dru.

Le lundi à midi, soit moins de 24 heures après le début des hostilités plus sérieuses, j’avais de la neige à mon genou en haut des marches de l’escalier extérieur, soit 45-48 cm  et sans effet snow drift qui devait venir plus tard (neige entassée par le vent). À ce moment-là, lundi midi, les prévisions annonçaient qu’il allait continuer à neiger sans s’arrêter jusqu’au lendemain soir, soit encore 30 ou 36 heures. Ce qui s’est produit.

Tempête Orlena 1 février milieu après-midi

Photo prise par la fenêtre de mon salon le lundi 1er février 2021, toute la neige qu’a déversé la tempête Orlena en 24 heures : Orlena est un nor’easter, un cyclone d’altitude (qui se produisent en général entre octobre et mars et qui déversent toujours beaucoup de précipitations — et vu notre situation géographique et la saison d’octobre à mars, ces précipitations sont toujours de la neige : je n’ai encore jamais vu de nor’easter qui ne nous apporte pas de la neige, beaucoup de neige. 

Ça tombe bien pour le déficit de neige, un peu moins pour nos muscles qui ont été mis à rude épreuve le mardi. Ça a été brutal, une big one surtout qu’il a neigé pendant plus 48 heures sans discontinuer ce qui est assez rare chez nous. Habituellement c’est 24 ou 30 heures d’affilée maximum. Nous avons eu 48 heures de neige en continu seulement une ou deux fois, dont une fois en février 2003 et en 2010 ou 2011 mais plus de 24 heures de chute de neige en continu c’est assez rare. Heureusement il avait fait très froid en début de semaine (polar vortex) et la neige était légère (fluffy) et donc n’a pas fait de dégâts contrairement à 2018 où c’était de la neige très lourde suivie par de la pluie verglaçante. Il avait aussi gelé après la tempête ce qui avait été un désastre (arbres qui avaient cassé et emporté les lignes électriques, fils électriques qui avaient cédé sous le poids de la glace et de la neige, etc.) Rien de tout cela cette fois, juste une grosse tempête de neige, 70 cm mesurés le mardi après-midi à l’endroit goudronné où nous garons les voitures dans le jardin.

De quoi combler notre déficit de neige.

Voici en vidéo les premières 24 heures de ce Snowmageddon :

Puisqu’on est en guerre — opinion

Puisqu’on est en guerre, comme on nous l’a martelé tant et plus depuis le début de cette « crise sanitaire » (euphémisme), pourquoi le gouvernement français n’a-t-il pas réquisitionné les laboratoires Sanofi et ses sites de production (au nom de l’effort de guerre, je suis certaine que nous avons des lois d’exception pour ça, il doit y avoir un dispositif de réquisition pour situation d’urgence ou de guerre, tous les pays en ont) pour produire les vaccins de ses concurrents ? Ce ne serait pas pour toujours cette réquisition mais seulement pour le temps de produire les doses nécessaires à vacciner tout le monde. C’est typiquement ce qu’on appelait dans le temps l’effort de guerre.

Tout d’abord Sanofi n’a non seulement pas été réquisitionné pour produire les doses de ses concurrents, à ce que j’ai lu, mais a simplement reçu des appels du pied du triumvirat qui gouverne la France en ce moment. Mais encore, Sanofi avait fini par daigner  répondre (après plusieurs de ces appels du pied) qu’il y réfléchirait. Il y réfléchirait, vraiment ?

Ensuite cette semaine Sanofi a accepté… de mettre une (une seule, vraiment ? ) de ses usines de production (je vais être mauvaise langue : pour pouvoir mettre des usines de production en France et en Europe à disposition encore faut-il toujours en avoir… et ne pas avoir délocalisé à l’autre bout du monde — sarcasme). Donc une seule. Mais pas avant l’été 2021 ! Vraiment ?

De qui se moque-t-on là, vraiment ? De qui ?

Pendant ce temps Sanofi ferme des laboratoires de recherche en France et en Europe, supprime 1700 emplois en Europe alors qu’il est bénéficiaire ! Parce qu’il cherche à faire des économies en Recherche et Développement, je cite ! C’est vrai qu’en ce moment la Recherche et Développement ça ne sert pas à grand-chose — sarcasme. Étudier par exemple les coronavirus jusqu’à il y a un peu plus d’un an c’était pour les losers selon le terme à la mode en ce moment, une voie de garage sans avenir. Bravo à ces quelques chercheurs « losers » qui ont persévéré malgré la pression pour leur faire abandonner ces recherches « inutiles ». Sans eux on n’en serait pas à ce niveau de connaissances du virus Sars-Cov-2 aujourd’hui ni sans doute aucun vaccin n’aurait pu être développé aussi vite. Ce qui montre bien qu’on ne peut présager de ce qui est important, ce qui sera important, que dis-je crucial vital d’ici seulement quelques mois ou un an. Recherche sur d’obscurs coronavirus sans intérêt (au sens financier du terme) il y a 12 mois, d’autres obscurs virus ou pathogènes aujourd’hui. De plus la recherche « fondamentale » sur d’obscurs sujets sans « intérêt » (financier) ce n’est pas seulement important en médecine et en biologie : qui sait ce qu’une découverte dans une autre matière qui n’a rien à voir pourrait et peut déjà porter comme aide pour nous sortir de cette « crise sanitaire ». En vrac : recherches en mathématiques, statistiques, histoire, physique quantique, astronomie, que sais-je, j’en passe et aussi tout ce qui a permis d’aboutir à l’informatique moderne et actuelle — aurions-nous pu progresser si vite sans les ordinateurs, dans la connaissance de ce virus de cette maladie et de ces vaccins ?

Donc Sanofi supprime des laboratoires de Recherche et Développement, dont 400 chercheurs en France, pour faire plus de profit (WTF de WTF ? C’est à hurler ! ) C’est la technique Sanofi que j’ai bien connue dans une vie professionnelle antérieure, de faire du profit à 2 chiffres et si possible avec le premier de ces 2 chiffres qui soit supérieur à 1, « quoi qu’il en coûte » pour reprendre une autre expression célèbre.

D’ailleurs on voit le résultat ! Où est le vaccin du « fleuron national » ? Pas prêt et pas avant au moins 12 mois. C’est vrai qu’on a le temps. C’est vrai aussi que Sanofi qui fournit pourtant des vaccins dont celui de la grippe saisonnière, fait tout pour se désengager des vaccins à terme (quel terme ? ) Parce que ça ne rapporte pas assez d’après la maxime de Big Pharma selon laquelle il vaut mieux guérir que prévenir et quand je dis guérir, ce serait mieux si possible de produire uniquement des médicaments pour des maladies chroniques, rente assurée pour toujours !  Et qu’à l’origine, au début de l’épidémie, Sanofi, mais pas que Sanofi bien entendu, n’avait aucune envie de s’engager dans la recherche vaccinale pour notre Covid actuel (j’avais lu cette information juste avant que la pandémie n’explose mondialement, quand ce n’était qu’une « maladie en Chine » qui devait s’arrêter aux frontières selon d’adage bien connu, encore plus facilement quand on les laisse ouvertes aux 4 vents, fin de la digression.

Mais de qui se moque-t-on à la fin ? Quand allons-nous laisser les chercheurs chercher, les ouvriers produire, les conditionneurs conditionner, les distributeurs distribuer, les logisticiens et autres intendants travailler ?

Je rêve d’aiguiser notre bonne vieille guillotine nationale, j’en viens presque (quoique ? ) à me dire qu’il y a des têtes qui seraient meilleures une fois coupées ou au bout d’une pique. De qui se moque-t-on ? Ah ça ira ça ira ça ira !

Puisqu’on n’a toujours rien compris (« on » c’est-à-dire les têtes arrogantes qui nous gouvernent, directement ou indirectement via le pouvoir financier des grands groupes toujours plus avides — les grands groupes n’existent évidemment pas en tant que personnes (personne morale ça ne veut rien dire du tout, c’est de l’enfumage et un grand mythe des temps dits modernes) ce sont donc les têtes qui les dirigent, on en revient encore aux têtes, voir ci-dessus mes rêves éveillés. Attention, on en a fait tomber par le passé des têtes, au propre comme au figuré.) puisqu’on n’a toujours rien compris donc, nous pavons la route pour la prochaine pandémie, en espérant qu’elle arrive seulement après quelques années histoire d’avoir un petit répit entre 2 et qu’elle n’enchaine pas directement à la suite de celle-ci, ni, pire, en même temps !

L’administration dans toute sa splendeur

…ou les administrations, il n’y en a pas une pour racheter l’autre quel que soit le pays. Cette rigidité de gens qui édictent des règles et qui ne vivent pas dans la vraie vie, des règles incompatibles avec la vraie vie.

Le dernier en date qui nous touche de près, je raconterai une autre fois les circonstances peut-être :

en attendant, nous avons en ce moment chez nous « une réfugiée » française qui est en fin de contrat de travail et qui doit donc quitter le pays (les États-Unis) pour rentrer chez elle en France, donc un déplacement « impératif » en quelque sorte, en tout état de cause pas pour s’amuser ni pour faire du tourisme. (À noter aussi : ce déplacement est dû à une rigidité administrative finalement, une de plus dans la longue liste que j’énumère ici.)

C’est ici que les administrations se mettent à briller de tous leurs feux de sagesse (et j’inclus aussi les administrations privées des compagnies et entreprises privées dans le tas) : pour prendre l’avion il faut fournir un test PCR négatif réalisé par un prélèvement moins de 72 heures avant l’heure de départ. Et surtout pas 73 ni 74 heures, 72 heures maximum, moins si possible. La rigidité administrative à la minute près, comme on les connait de longue date en France, ici c’est aux États unis comme quoi c’est partout pareil, la connerie humaine est un bien uniformément partagé.

Or les résultats desdits tests PCR mettent entre 48 et 72 à être connus.

On fait comment ?

Mais ça les administrations n’en ont cure.

Certes on a entendu dire qu’on pouvait faire un test PCR à l’arrivée en France (je ne suis pas certaine que ce soit vrai ou plus exactement que ce soit encore vrai, tout change très vite, on a eu tout et son contraire dans la foulée ) mais peut importe : ce test PCR (hypothétique) à l’arrivée c’est pour rentrer dans le territoire français (administration française).

Mais (j’ai failli dire « en même temps », suivez mon regard) pour tout simplement rentrer dans l’avion il faut un test PCR avéré négatif et ça c’est l’exigence de la compagnie d’aviation (administration privée de la compagnie aérienne privée ).

Alors bien sur ce test négatif est à juste titre si l’on ne veut pas infecter tout l’avion : sur le papier c’est bien mais dans la vraie vie on fait comment ? Dans l’état actuel des tests PCR disponibles aux États-Unis, le résultat est disponible entre 48 et 72 heures. Il y a un progrès (sarcasme) avant c’était une bonne grosse semaine voire 15 jours et même pire. (WTF ? autant ne pas faire de test, si le test était positif le patient positif était sorti de sa durée d’isolement / quarantaine quand il recevait enfin son résultat ! Et s’il n’avait pas observé l’isolement, un pur désastre donc). Si l’on fait le test pour être bien dans la fourchette des 72 heures, mettons 48 heures ou 60 heures avant, on risque de ne pas recevoir le résultat dans les temps. Surtout que les centres de test ne travaillent pas 24/24 ni 7 jours sur 7.

Donc dans le cas de notre pauvre voyageuse : un vol dimanche soir à 19h50, cela veut dire test dans le labo jeudi soir après 19h50… sauf que le labo ferme à 20 heures… et qu’elle n’était pas la seule à prendre un test (étonnant non ? en pleine pandémie il y a foule pour prendre des tests dans des labos qui ne tournent pas 7 jours sur 7, comment cela se fait-il ? ) C’est là qu’on perd encore 12 heures avant le lendemain matin pour la réouverture du labo : test le vendredi matin serait dans la fourchette des 72 heures maximum mais avec un risque de ne pas recevoir les résultats dans les temps. Surtout que chez certains labos, pas de résultats officiels digitaux sur le téléphone, le seul document officiel fourni est un papier (dûment tamponné sans doute, administration privée du labo et administration publique des autorités sanitaires américaines étatiques ou fédérales ou les deux) qu’il faut aussi avoir le temps d’aller chercher avant de prendre l’avion. Sachant qu’il faut être à l’avion au moins 3 heures avant pour un vol transatlantique — c’étaient les préconisations avant le Covid, je me doute que depuis c’est peut-être encore plus tôt, 4 heures avant ? (administrations, publique de la sécurité du transport aérien et privées des compagnies aériennes et de l’aéroport).

Je n’aurais jamais pu travailler pour une administration qu’elle soit publique ou privée, j’ai trop de bon sens.

Note annexe : nous l’avons emmenée faire un deuxième test dans un deuxième labo qui fermait à 21 heures mais qui garantissait moins la rapidité et aussi celui-ci exigeait d’aller chercher le résultat sous forme papier…

Note annexe 2 : comment certains pays arrivent-ils à faire des tests avec résultats dans l’heure voire dans les 6 heures au pire ? Je ne parle même pas de la gratuité des tests, ici tout est payant bien entendu et très cher bien entendu aussi.

Note annexe 3 : on a appris aussi d’un des 2 centres de test (le moins rapide à fournir les résultats) que si l’on voulait bien payer 200 dollars de plus sur le prix du test, il pouvait être « expedited » fait en accéléré avec les résultats donnés en 48 heures ou moins (WTF ? on traite une pandémie ou on fait du business comme avant — ce fameux business comme avant qui a conduit tout droit à cette pandémie et aux prochaines)

Matin de tempête

Le calme avant la tempête en fait, ce matin 11 heures dans mon jardin :

Matin de tempête (11 heures le 16 décembre 2020)
Matin de tempête (11 heures le 16 décembre 2020)
Matin de tempête (11 heures le 16 décembre 2020)

Mise à jour à 15 heures, heure de New York : quand on parle de precision, les dernieres previsions donnaient le debut de la tempête à 15 heures et à 15 heures exactement il a commencé à neiger :

En attendant Gail

On nous prévoit de la neige beaucoup de neige, plus en 24 heures que ce que nous en avons eu en totalité l’an dernier — ce n’est pas très difficile il n’a quasiment pas neigé l’an dernier. Blague à part, on nous prévoit vraiment beaucoup de neige, comme cela fait plusieurs années que nous n’en avons pas eu. La dernière grosse tempête de neige, c’était la tempête Quinn en mars 2018 où il avait neigé entre 50 et 60 cm en 24 heures, où nous avions perdu le courant pendant 4 jours et demi, où il avait fallu excaver pour pouvoir mettre en route le groupe électrogène, en plus évidemment de passer le chasse-neige dans notre driveway et aussi d’excaver les voitures pour pouvoir sortir de chez nous.

Je parle de cette fameuse tempête Quinn de mars 2018 ici : 

https://michusa.wordpress.com/2018/03/07/prendre-la-neige-de-vitesse-2/

https://michusa.wordpress.com/2018/03/09/le-mot-du-jour/

https://michusa.wordpress.com/2018/03/17/quatre-jours-et-demi/

https://michusa.wordpress.com/2018/03/19/the-big-one/

De fait nous ne nous sommes plus servis du chasse-neige depuis cette fois-là, ce mois de mars 2018 — cela va faire 3 ans.

Espérons que nous n’en arriverons pas à ces extrémités  — perte du courant, excavation et besoin du groupe électrogène. Le chasse-neige nous n’y couperons pas cette fois puisqu’on nous annonce entre 30 et 50 cm de neige en 24 heures. Quand c’est moins de 10 ou 15 cm on peut s’en tirer en faisant juste les traces pour que la petite voiture non-4×4 puisse circuler et en lui faisant aussi un rectangle à la pelle pour qu’elle puisse manœuvrer et faire demi-tour. La mienne, gros 4×4 —  honnis en France mais nécessaire ici et dans le nord du Nord-Est encore plus — peut faire sa trace dans 30 cm de neige, y compris en marche arrière. Mon 4×4 précédent qui était un vrai truck avant qu’ils changent le modèle en crossover (WTF ? n’importe quoi ! ) pouvait faire sa trace encore plus facilement puisque c’était une voiture à propulsion arrière de plus de 300 chevaux et presque 3.5 tonnes. Faire une note mentale pour la prochaine fois de prendre une 4×4 à propulsion arrière si ça se fabrique toujours. Plus dangereux à conduire voire dangereux si l’on n’en tient pas compte, plutôt il faut faire attention et suivre certaines astuces et procédures, mais c’est extrêmement performant dans la neige ou la boue et le sable. 

Espérons que nous n’en arriverons pas là, normalement  je suis prête à tout, même à ces extrémités — j’ai appris avec les années et ma procédure est maintenant bien rodée. La maison est prête, quelques courses alimentaires ce matin, jus d’orange, de pamplemousse et de mangue, lait fruits frais et quelques bricoles comme du miel et de la sauce tomate, du produit de nettoyage Monsieur Propre — courses que je devais faire de toute façon cette semaine. Surtout qu’avec la pandémie placards et frigos sont pleins en continu puisque pour chaque produit j’ai 2 exemplaires d’avance en plus de celui en cours. Dès que nous finissons l’exemplaire en cours et que je tape dans le stock de secours, je le restocke aussitôt sans laisser tarir le stock de secours pour ne pas être prise de court, notamment à cause des difficultés d’approvisionnement et des pénuries complètement aléatoires et soudaines. Les courses de ce matin c’était surtout parce que c’était prévu comme ça pour maintenir les stocks justement et que je ne veux pas y aller trop près de Noël pour éviter la foule. Malgré tout, lever 7 heures pour être avant 8 heures au supermarché. Un peu de retard pourtant parce qu’il m’a fallu un quart d’heure ou 20 minutes pour gratter et dégivrer les vitres de la voiture, ce que je n’avais pas prévu. Il a neigeoté hier lundi et il y avait une couche de neige gelée très dure sur le pare-brise avant et la lunette arrière, les moteurs des essuie-glace étaient poussifs aussi pour je ne sais quelle raison. Mais cela allait encore, les courses sont faites et j’ai tout trouvé, la foule a commencé à affluer quand j’ai quitté le supermarché vers 9h15. Les légumes de la ferme ont été livrés aussi à la mi-journée (bien contente d’être en jour de livraison le mardi et pas le mercredi ou le jeudi, ils ont annoncé un décalage de livraison pour ceux qui sont livrés ces jours-là).

Pour le reste aussi je suis prête, la maison est calfeutrée, mise en mode hiver, l’essence pour le chasse-neige et le groupe électrogène est stockée, les pelles sorties et les outils d’hiver à portée de main. Les voitures sont prêtes, tous les niveaux et la pression des pneus vérifiés, les pleins d’essence faits — en ce temps de pandémie ils sont toujours faits puisqu’on ne roule presque pas — et elles sont en mode hiver aussi (outils et brosses dans chacune). Les sacs de survie hiver — à emporter quand on doit utiliser la voiture par temps de neige — sont prêts aussi, les chaussures d’hiver imperméabilisées, les manteaux dans le placard du bas imperméabilisés également et prêts à servir — il a fait relativement doux jusqu’à présent — bonnets écharpes et gants sortis aussi.

Dimanche (13 décembre) j’étais en T-shirt dehors dans la journée et pour sortir les poubelles, il a fait entre 13 et 15 degrés dans la journée. Le lendemain il a neigé un peu et la température est restée aux alentours de zéro toute la journée.

On attend -12 / -13 degrés jeudi et vendredi après la tempête qui doit commencer demain mercredi à la mi-journée et durer tout le reste de la journée toute la nuit et tout le jeudi matin, environ 24 heures non-stop.

Ah et c’est aussi un nor’easter finalement, un cyclone hivernal d’altitude qui amène toujours de la neige chez nous d’après mon expérience, certaines fois beaucoup de neige selon son trajet plus au nord ou plus au sud — nous sommes dans un corridor qui marque la limite de ces nor’easter alors un décalage de 20 ou 30 km de son chemin fait toute la différence pour le New Jersey Central et certaines fois nous nous en sommes sorti avec un saupoudrage, certaines fois aussi avec 1 mètre de neige.

Apparemment, c’est New York City et sa région ( nous donc ! ) qui doivent être les plus touchés par la tempête cette fois : le plus de neige, plus que pour le nord du Nord-Est (Boston et Massachusetts) et des vents pouvant aller jusqu’à 75 km/h au niveau de l’aéroport de Kennedy qui est en bord d’océan. Nous, nous sommes un peu à l’intérieur des terres donc les pointes de vent devraient rester en dessous de 50 km/h maximum. Mais neige et vent forment une mauvaise combinaison : du blizzard en perspective voire un blanc total ?

Les dernières mises à jour de cet après-midi : nous sommes passés de surveillance tempête (winter storm watch) à l’alerte maximum winter storm warning. Pas d’alerte blizzard pour le moment. Mais ce sera une big one a dit la dame de la météo tout à l’heure.