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Les cours du Collège de France

Je viens de finir d’écouter toute la série de cours du Collège de France sur les pandémies et c’est remarquable. Quand on entend Collège de France on prend un peu peur et on se dit que ça risque d’être trop ardu mais pas du tout. J’écoute de temps en temps Michel Zink ou Antoine Compagnon sur la poésie et la littérature et c’est effectivement spécialisé mais toujours très clair.

Concernant la série qui nous intéresse ici, celle sur les pandémies, il s’agit des cours d’Arnaud Fontanet pour la chaire de Santé Publique (2018-2019) (qui n’a été mis en ligne que tardivement, bien après le fait, courant 2020 ou peut-être même 2021, du moins bien après que la pandémie actuelle ait commencé. C’est souvent le cas : j’ai remarqué que les cours de l’année sont mis en ligne sur le site de podcasts que j’utilise un an ou un an et demi après que les cours aient été donnés. Donc un jour de fin 2020 ou début 2021, j’ai vu arriver ces cours sur les pandémies  —  évidemment dans le contexte actuel cela m’intéressait au plus haut point, d’autant plus qu’il s’agissait d’Arnaud Fontanet que je trouve toujours très limpide dans ses interventions variées (et que je ne connaissais pas spécialement avant notre pandémie actuelle : je l’ai découvert dans la série de France Info TV « Scan: » sur notre pandémie mise en ligne courant 2020 presque en simultané avec ce qu’il se passait).

C’est le propre des grands savants qui maitrisent parfaitement leur sujet que de pouvoir en expliquer les grands traits tout autant que les subtilités en termes clairs, sans jargon jargonneux (qui souvent cache une mauvaise maîtrise du sujet).

Le sujet est donc de grand intérêt en ce moment. L’épisode le plus saisissant de cette série et que je recommande encore plus, est le numéro 3, celui sur le SARS originel de 2003 qui est comme une répétition générale (en plus mortel) du SARS- COV-2. Dans cet épisode Arnaud Fontanet décrit par le menu ce que nous allions vivre un an plus tard à l’échelle mondiale puisque le cours a été donné au Collège de France le 18 février 2019. Donc pas de biais par rapport à notre pandémie actuelle puisque le cours a été écrit et donné bien avant. Mais ce qu’il décrit pour le SARS version 1 est exactement ce qui nous est arrivé : les façons de faire avec les quarantaines, les privations de déplacements, les mises à l’isolement des malades, la recherche de contacts et des contacts de contacts. Le plus saisissant rétrospectivement est la description d’un système de santé, celui de la ville de Toronto au Canada, qui a été mis sur les genoux en moins de 2 mois pour quelques dizaines de cas « seulement » du premier SARS.

Les autres cours de la série sont intéressants aussi bien entendu : Arnaud Fontanet y parle notamment de la rapacité et  de l’avidité pour les profits à tout crin (j’allais dire quoi qu’il en coûte — sarcasme) des grands groupes pharmaceutiques, notamment dans l’épisode sur la pandémie d’hépatite C en Égypte. Cela résonne avec les prix des vaccins actuels et la non-ouverture de leur formulation / procédé de fabrication à tous,  en open source / générique…  Et comment certains traitements sont à 100 ou 1000 fois le prix des génériques — quand ils sont permis par Big Pharma.

Son cours est en langage courant tout en étant précis et limpide. Je le conseille vivement d’autant que datant d’avant la pandémie actuelle, il n’est pas suspect de catastrophisme de circonstance ni d’accroche pour faire vendre  / faire peur ni de biais politique.

https://www.college-de-france.fr/site/arnaud-fontanet/course-2018-2019.htm

et un site de podcasts pour écouter sans être devant son ordinateur (dans un baladeur mp3 ou son téléphone) : https://podcasts.apple.com/us/podcast/santé-publique-2018-2019-arnaud-fontanet/id1453704964

C’est le site de podcasts que j’utilise mais en partant du site du Collège de France on doit pouvoir en trouver d’autres ou écouter directement sur Internet à partir de leur site. Personnellement j’écoute en différé et déconnecté dans un lecteur MP3 ancien, pendant que je mange en général. C’est d’ailleurs l’un de ces podcasts sur les pandémies que j’écoutais bien tranquillement et de façon inconsciente avant le branlebas de combat de la tempête IDA 10 minutes plus tard (lire mes articles sur la tempête Ida sur mon blog ici : https://michusa.wordpress.com/?s=tempête+ida  )

PS : ces cours et les podcasts sont évidemment gratuits !

Pierre et le loup

Tout le monde connaît ce conte de Pierre et le loup où le petit garçon Pierre passe son temps à crier au loup quand il n’y a pas de loup pour se moquer et ennuyer tout le monde, jusqu’au jour où il y a vraiment un loup et quand il crie au loup qui est vraiment là cette fois, personne ne le croit.

Conte très important. Dans mon enfance ça a été un conte fondateur — ma mère et ma grand-mère me l’ont répété à l’envi bref il est ancré en moi et j’ai fait la même chose avec mes enfants. 

Évidemment il est pris en défaut, de plus en plus. Il y a manifestement des adultes qui n’ont pas écouté leurs parents quand ils leur ont raconté ce conte  — notamment avec le principe de précaution exacerbé de nos jours qui fait qu’on crie au loup à tout bout de champ, du coup quand c’est vraiment important personne n’écoute plus. On pourrait en parler pendant des heures tant cela se répercute dans tous les aspects de nos vies.

L’exemple que je veux donner maintenant est un exemple qui nous touche malheureusement tous en ce moment, il a trait à la pandémie actuelle.

Ce sont les laboratoires pharmaceutiques qui crient au loup. Ces grandes firmes pharmaceutiques sont haïes et à raison : de pharmaceutique et médical elles n’ont que le nom — un bla-bla marketing. En réalité ce sont des pompes à fric, juste derrière les traders et autres institutions financières de la bourse : de fait l’industrie pharmaceutique et de santé en général est le domaine industriel le plus rentable et le plus juteux de tous les domaines industriels : pour parler vulgairement, si vous voulez faire du pognon, beaucoup de pognon et vite, investissez dans la santé et l’industrie pharmaceutiques, les autres industries sont loin, très loin derrière sur le plan du profit. Pendant que leurs employés, chercheurs médicaux, pharmaciens et autres scientifiques véritables, ceux qui travaillent réellement ne le font pas  toujours dans les meilleures conditions. Ce sont donc les grands labos pharmaceutiques « big pharma » comme on les surnomme, qui crient au loup avec leur vaccin contre notre virus actuel.

Qu’on ne se trompe pas : les vaccins en général sont un immense progrès médical à la fois sur le plan individuel et sur le plan de la santé publique, et dans notre cas actuel,  la seule clef pour la sortie de cette pandémie. Certes. Mais a-t-on besoin d’en rajouter ? Les labos big pharma jouent les fiers à bras parce qu’ils ont le monopole de notre possible retour vers la normale et ils abusent de leur position… où est ma guillotine ? Et ce n’est pas un effet de langage, je le pense réellement.

Déjà quand, il y a quelques semaines, ils se sont mis à augmenter leurs prix pour ces vaccins, j’avais eu un haut-le-cœur. Cela s’appelle des profiteurs et il n’y a pas si longtemps, les profiteurs on les fusillait. Direct. Sans jugement. D’autant que les labos n’ont pas mis un seul centime dans la recherche de ces vaccins il faut bien s’en souvenir. Les recherches notamment sur la technologie ARN messager dataient d’avant et les avancées réalisées l’étaient pour d’autres maladies, recherches en cours bien avant la pandémie et payées donc avant aussi et pour autre chose. Ils n’ont fait que recycler et repositionner (ce qui est bien du point de vue scientifique, re ne nous méprenons pas : mais je parle ici du point de vue financier et monétaire. Les dépenses étaient faites et étaient budgétées et auraient été continuées s’il n’y avait pas eu la pandémie de toute façon. Donc ça ne leur a coûté rien de plus). Ensuite ils n’ont pas mis un kopek en plus et toute la recherche de repositionnement a été payée par les gouvernements des pays riches et notamment du gouvernent américain avec le projet Operation Warp Speed où le gouvernement américain a déversé des milliards de dollars (18 milliards plus précisément) sur toutes les firmes pharmaceutiques pour leur recherche et développement d’un vaccin contre ce virus. L’Europe, l’Angleterre et d’autres aussi ont déversé de l’argent à foison. Et ce sans obligation de résultat ni de rembourser lesdits gouvernements ou instances en cas d’échec ou de non-résultat. 3 firmes américaines ont émergé du lot avec un résultat et nous avons eu 3 vaccins de firmes américaines, le gouvernement anglais n’a pas été de reste et il y a eu un vaccin d’une firme et université anglaises.

Donc ces vaccins, nous, les citoyens, les avons payés d’avance. Ensuite ces firmes les revendent aux gouvernements qui payent les doses (puisque les vaccins sont « gratuits » pour le consommateur final, même aux États-Unis où l’on connaît pourtant l’état de déréliction du système de santé dû à une financiarisation à outrance de la santé — on pourrait développer longuement sur ce sujet aussi). Donc les gouvernements ont payé la recherche et le développement puis ils payent le produit fini ensuite, les fameuses doses. On aurait pu espérer que big pharma les vende à prix coutant, ces vaccins développés avec l’argent public, ce serait la moindre des choses, ce serait juste sur le plan commercial (simplement défrayer leur prix de fabrication et les matières premières, soit) et aussi ce serait juste sur le plan moral quand il s’agit d’une pandémie majeure et que l’humanité entière est dans le même bateau.

Alors savoir que non, ils n’ont pas été vendus à prix coutant, même pire ils ont été vendus au plus offrant c’est révoltant ! Puis une augmentation de 25% ! 25% ! c’est l’augmentation des prix pour l’Europe annoncée début août, sans doute ailleurs aussi. Ensuite cette augmentation de prix intervient sur des prix déjà fort musclés et quand on sait que ces firmes ont fait des profits indécents depuis le début de la pandémie pendant que la plupart de l’humanité souffre et meurt, c’est encore plus révoltant. Quand je disais guillotine… c’est peut-être trop humain la guillotine.

Et depuis quelque temps c’est le pompon : on se met à parler de 3ème dose… Sur le coup, d’accord pour les personnes immunodéprimées ou très âgées, personnes dont le système immunitaire n’est plus au meilleur de sa forme. Mais maintenant depuis une ou 2 semaines on nous parle (aux États-Unis mais pas que) de 3ème dose pour tout le monde, troisième dose poussée par ces labos big pharma. Sans donner du tout crédit à des théories du complot, j’avoue que là ça en prend le chemin du complot. Surtout quand ça arrive comme par hasard juste après une (forte, 25% ! ) augmentation de prix. Je suis un peu sur la défensive quant à cette dose supplémentaire au bout de 8 mois précisément (et seulement 8 mois, pas un an ou deux, ce n’est même pas un « rappel annuel » à ce stade ! ) pour le grand public. Sur quels critères scientifiques ? D’autre part est-ce bien raisonnable quand on n’a pas encore vacciné tout le monde (je veux dire ni tout le monde dans les pays qui sont bien avancés en vaccination, ni tous les pays du monde). Surtout quand on sait aussi que les Anglais ont justement commencé par cette stratégie de vacciner d’une seule dose le maximum de gens possible avant même de fournir la deuxième dose qui était a priori bien nécessaire (et cela semble avoir été scientifiquement prouvé pour celle-là). Quand on considère tout ça, la 3ème dose pour le grand public alors qu’on manque de doses (ou qu’elles sont trop chères, ou qu’on n’a pas assez d’usines pour les fabriquer — à d’autres, j’y reviens plus bas ! ) pour vacciner tout le reste de l’humanité ?

Les augmentations il y a quelques semaines, puis juste après ces augmentations on parle bizarrement de 3ème dose pour tous ceux qui ont déjà eu leurs 2 doses — 3ème dose au nouveau prix donc. Big pharma crie au loup avec le variant delta… Et la 3ème dose serait exactement la même dose qu’on a déjà eue, même pas un vaccin modifié et adapté au variant delta ou un autre variant. Vraiment ? 

Je trouve tout ça très suspect et même s’il s’avère que c’est scientifiquement valide au final (on le saura effectivement mais après seulement) cela ressemble fort à un coup commercial et financier : même si ce n’est pas du complot, ça y ressemble fortement. Et c’est très grave sur le plan moral (moral ? quelle morale ? pourquoi est-ce que je dis des gros mots comme ça moi ? ) Et encore pire, c’est contre-productif et ça alimente les théories complotistes. Comment en vouloir à ceux qui refusent de se faire vacciner parce qu’ils ne veulent pas obéir et donner raison et argent à big pharma ? Ils trouvent là une raison de douter. Et cette façon de faire immorale remet en question ce vaccin. Et tous les vaccins. Vaccins qui ne seraient donc qu’une pompe à fric ? Ce n’est pas vrai évidemment, les vaccins ont été un grand progrès de santé publique depuis la fin du XIXème siècle. Mais ces façons de faire de gangsters instillent le doute.

Pour couper l’herbe sous le pied de tout complotisme et tout doute, il aurait vraiment fallu imposer les vaccins libres de droits (d’abord comme je le disais ce sont nous, les contribuables qui avons payé la recherche et le développement de ces vaccins, ils sont à nous tous donc et pas aux big pharmabig pharma, voleurs ?  ) donc nous devrions pouvoir imposer aux requins financiers qui ont la mainmise sur ces big pharma et leurs dirigeants et actionnaires (si l’on ne peut par leur imposer, il suffirait de les guillotiner, quand je parle de couper autant couper là où il faut) leur imposer donc des vaccins libres de droits, qui puissent être produits partout dans le monde à partir de matières premières et de technologies développées avec nos sous en plus !

Mon coup de gueule n’est pas que le mien. J’avais ce doute et ce malaise depuis la nouvelle de cette 3ème dose et il y a 2 jours, un article du très sérieux New York Times, américain donc, pose les mêmes questions et émet les mêmes doutes en disant de façon documentée scientifiquement ce que je pensais et subodorais : il n’y a pas actuellement d’argument scientifique en faveur d’une 3ème dose (surtout la même dose pas modifiée pour aucun variant ! ) De plus cela pose le problème moral du manque d’accès aux doses pour une grande partie de l’humanité qui n’est toujours pas vaccinée (manque de doses, prix des doses et impossibilité de fabriquer librement partout dans le monde à cause des brevets.)

Ci-dessous quelques copies d’écran d’extraits de cet article du New York Times du 30 août 2021 :

Lire également l’excellent livre de Didier Pittet et Thierry Crouzet, Vaincre les pandémies (j’en reparlerai, il y a beaucoup de choses intéressantes et pertinentes dans ce livre et Didier Pitter s’y connaît en matière de « libre de droits », lui qui a donné les formulations du gel hydroalcoolique à l’humanité, libres de droits et impossibles à breveter), où Pittet évoque déjà au printemps 2020 qu’il faudrait que les vaccins soient libres de droits et non brevetables, non seulement pour des raisons morales, aussi pour la raison qu’il faut vacciner tout le monde sinon ça ne sert à rien, mais aussi et surtout parce que c’est contre-productif : il le dit aussi si on « fait du pognon » (beaucoup de pognon en plus ! ) avec les vaccins, certains seront contre, verront aussi du danger ou une tentative d’empoisonnement et toutes les théories complotistes possibles.

« Pour atteindre cet objectif d’universalité [de la vaccination], une seule solution : rendre public ce traitement, le mettre en open source, le verser au compte des biens communs de l’humanité. Comme je l’ai observé avec les formulations hydroalcooliques, l’ouverture fait taire les suspicions. Par exemple, on ne peut pas accuser un vaccin de contenir une substance cancérigène si sa formulation est publique. Un vaccin s’adresse à tous, il doit être adopté à grande échelle pour créer une immunité collective. On doit donc avoir confiance en lui, et la seule façon de construire cette confiance est d’ouvrir les portes de la maison, d’autoriser tout le monde à la visiter en disant : « Regardez, je n’ai rien à cacher. » Un vaccin doit donc avoir un coût minimal, mais aussi être transparent. »

Didier Pittet et Thierry Crouzet, in Vaincre les pandémies page 146

Il parle aussi des profiteurs qui trafiquent la formulation du gel hydroalcoolique avec des alcools autres que l’éthanol et dont certains sont toxiques, pour faire plus de profit, aux dépens de la santé des utilisateurs : au-delà des dangers et des dégâts, cela introduit le doute sur les solutions hydroalcooliques légitimes et non trafiquées. Donc double peine.

C’est la même chose avec ce vaccin : ce vaccin (et les vaccins en général) est légitime et marche, les bénéfices de santé, personnelle et publique, sont immenses mais si les groupes big pharma se mettent à en profiter grassement et de façon outrancière, cela sera doublement dommageable — impossibilité de  vacciner tout le monde à cause des prix et cela introduirait le doute sur ce vaccin en particulier et tous les vaccins en général, de la même façon que les profiteurs du gel hydroalcoolique introduisent le doute.

« Je suis toujours très fâché quand des opportunistes cherchent à s’enrichir sur mon dos, quitte à introduire le doute sur les bienfaits de la friction hydroalcoolique » ibid. p 191 : on pourrait maintenant écrire la même phrase en remplaçant le gel hydroalcoolique par les vaccins.

Et pour continuer à couper l’herbe sous le pied des requins financiers (coupons, coupons, où est ma guillotine ?) un vaccin libre de droit ça s’est déjà produit, c’est tout à fait possible, c’est ce qui s’est passé avec le vaccin contre la polio de Jonas Salk.

À force de crier au loup — il faut impérativement une troisième dose à 8 mois à cause du variant delta — et à attiger et trop tirer sur la corde, le public ne les croira plus la prochaine fois quelle qu’elle soit (quatrième dose, autre pandémie, etc.) quand ils voudront nous vacciner et ils alimentent ainsi eux-mêmes les théories du complot par leur rapacité. 

Deux excellents livres à lire : Vaccins de Philippe Sansonetti éditions Odile Jacob, publié en janvier 2017, bien avant cette pandémie donc on ne peut l’accuser d’être partial envers ces vaccins Covid en particulier, ainsi que le livre précédemment cité : Vaincre les pandémies de Didier Pittet et Thierry Crouzet chez Hugo Doc

Désobéir et ne pas se tromper de dictateur

J’ai fait hier un commentaire à une publication de Barbara sur son excellent blog « Lire dit-elle » , publication d’un poème d’Edouard J. Maunick, « N’obéis pas ». Il faut lire ce poème qui est excellent et toujours d’actualité — quand il ne sera plus d’actualité cela voudra dire que nous (l’humanité) serons sauvés, que nous aurons enfin évolué et progressé, laissé derrière nous notre sauvagerie et serons vraiment « civilisés » , on peut rêver (il faut rêver en fait ! ). Pour lire le poème c’est ici : https://lireditelle.wordpress.com/2021/08/11/nobeis-pas-edouard-j-maunick/

Je reproduis ci-dessous, en l’augmentant un peu, le commentaire que m’a inspiré ce poème essentiel dont voici un extrait :

« N’obéissons plus

à la voix 

de l’ignominie. 

C’est seulement ainsi, 

par cette rébellion,

que le cours des choses

commencera à changer 

sur la terre. »

C’est en substance aussi ce que dit Le discours de la servitude volontaire de La Boétie.  «Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres ».

Nous obéissons aux puissants parce qu’ils sont puissants et qu’il faut donc leur obéir, croyons-nous : pourtant les « puissants » n’ont que le pouvoir que nous leur donnons en leur obéissant volontairement ou en obéissant à des règles soi-disant inamovibles, règles qu’ils ont mises en place mais qui sont de pures fictions. Par exemple les règles financières, les contrats scélérats dont les grandes entreprises et les grandes organisations sont de grands pourvoyeurs, les brevets sur des choses qui ne devraient pas être brevetables, j’en passe, la liste en est extrêmement longue si nous commençons à faire un pas en arrière et à y réfléchir. Nous obéissons aveuglément et bêtement à ces choses qui paraissent gravées dans le marbre. Comme le dit si bien ce poème, si nous arrêtons d’obéir, le cours des choses pourra changer et à cette condition seulement. 

Il est d’une actualité encore plus brûlante ces temps-ci de crises multiples simultanées (sanitaire, écologique / environnementale, politiques et sociales sans compter les (vrais) totalitarismes qui pointent leur tête ignoble dans certains pays pendant que nous sommes d’autant plus occupés par la crise sanitaire à regarder ailleurs). 

Pourquoi obéissons-nous à tous ces diktats financiers (et aux dictateurs financiers qui sont derrière), car ces diktats (et tous nos ennuis qui en découlent) sont tous financiers à la fin, à 100% : c’est la raison profonde et ultime, la raison d’être de chacun des diktats actuels (et passés) même s’ils sont parfois recouverts d’un lustre qui se veut honorable (et surtout veut le faire croire à tout prix) ? Pour le dire crûment tout est une question de pognon, encore et toujours — toujours plus de pognon — pour les puissants évidemment, toujours moins pour tous les autres, nous tous les sans grades.

Pourquoi sommes-nous aveuglés par ces diktats financiers, ces diktats du capitalisme sauvage prédateur à outrance, pourquoi y obéissons-nous le doigt sur la couture du pantalon ? Alors que certains croient qu’ils se révoltent en ne portant pas de masque et ne se faisant pas vacciner : c’est se tromper d’adversaire et de « dictateur ».

Les 3 premières semaines de mars

Début mars mes parents se font vacciner, le 4 mars précisément, de leur première dose du vaccin Pfizer, ma mère exactement 2 jours avant son 90ème anniversaire. Il était temps nous commencions à désespérer et je me disais que j’allais finir par être vaccinée avant eux (au temps pour le discours officiel du gouvernement français qui annonçait que la vaccination était bien en chemin pour les personnes âgées à haut risque — en chemin certes  mais un étroit sentier de haute montagne, pas une autoroute.)

Début mars aussi mon « rhume » : un matin réveil avec le nez bouché, ce qui peut arriver avec le chauffage et l’air dans la maison qui devient très sec. De temps en temps, relativement rarement cependant, j’ai besoin de me moucher au réveil mais c’est léger. Ce matin-là mon nez est très bouché, j’ai besoin de me moucher plusieurs fois. J’essaye de ne plus y penser. Mais dans la matinée j’ai le nez qui coule régulièrement et besoin de me moucher souvent. L’après-midi se passe aussi à me moucher, le nez qui coule puis nez bouché, me moucher, puis encore le nez qui coule. Pression dans le haut du visage, les sinus, je me sens congestionnée. Éternuements fréquents aussi. Évidemment qu’on y pense, évidemment. En temps ordinaire je me serais dit « tiens j’ai attrapé un rhume ». Mais ces temps-ci fortes chances que le « rhume » soit l’autre coronavirus. Et comment attraper un rhume « ordinaire » quand on fait les gestes barrière, qu’on suit toutes les précautions, qu’on ne sort pour ainsi dire pas et que personne dans la maisonnée ne sort non plus ? Les rares sorties éclair au supermarché ou à Home Depot, le magasin de bricolage, faites les jours précédents c’était à 8 heures du matin, quand les magasins sont presque vides, double masquée, sans m’approcher de personne (caisse automatique où on encaisse tout seul). Mais le petit vélo dans ma tête me dit « voilà tu es sortie faire quelques courses au supermarché la semaine dernière et aussi au magasin de bricolage — 2 sorties ». En début de soirée j’en suis toujours à me moucher et à être congestionnée, je me dis qu’il va falloir appeler mon médecin demain pour lui en parler. Et toujours cette question, comment avoir pu attraper un rhume avec toutes ces précautions surtout que justement je n’ai plus eu de rhume, ni personne dans la maison, depuis 12 mois, depuis le confinement en mars 2020 ! Tout l’après-midi je me suis bourrée de citron chaud avec du miel et de pastilles Halls à la menthe / eucalyptus. J’ai pris aussi une gélule de paracétamol action rapide pour essayer de soulager la congestion. Le soir pour me changer les idées je regarde un épisode d’un feuilleton (10 pour cent) dans le sous-sol (le basement) où ma grande télé est installée. Et pendant l’heure que dure le feuilleton, je ne me mouche pas une seule fois contrairement au reste de la journée. En remontant au rez-de-chaussée, à peine arrivée en haut de l’escalier dans le salon, que je me mets à éternuer plusieurs fois et que j’ai le nez qui coule à nouveau. C’est là que je suis soulagée, cela doit être une simple allergie. Je ne suis allergique à rien normalement mais je me souviens que la veille il a fait plus doux et que c’était la première fois de la saison où nous avons ouvert les fenêtres en grand pendant une partie de la journée. 

Le lendemain matin au réveil : nez pas bouché et qui ne coule absolument plus, je ne me suis pas mouchée de la journée — je ne me suis plus mouchée une seule fois depuis ! Une petite réaction allergique donc.

Depuis nous avons eu quelques belles journées et ouvert les fenêtres encore mais sans conséquence pour moi. J’en déduis que cela s’est produit parce que c’était la première fois de la saison et peut-être mon système immunitaire maintenu dans une bulle depuis un an, a été un peu surpris par des particules nouvelles et soudaines de pollen ou autres à l’extérieur. 

Début mars aussi les courses alimentaires au supermarché Stop and Shop du centre-ville : petite différence quand même, les masques sont bien portés et portés par tous. J’ai même vu ce responsable qui était habituellement sans masque, contre la règle de son propre établissement, qui a enfilé correctement son masque avant d’entrer. Les fois précédentes il était toujours sans masque dans les rayons. L’autre employé qui lui portait un écran plastique et un écran uniquement depuis le début (depuis au moins le mois de juin 2020 et sans jamais porter rien d’autre à chaque fois que j’y suis allée) portait un masque cette fois. Effet Biden ? Sans doute un peu. J’ai fait comme à mon habitude depuis la pandémie, la caisse automatique où l’on fait tout tout seul, je n’ai interagi qu’avec une personne, masquée elle aussi, dans un rayon pendant une minute maximum et à distance. Et je double masque : masque chirurgical plus masque en tissu trois épaisseurs, bien enveloppant, chose que nous pratiquons depuis janvier lors de nos sorties « dans le public ». Gants et désinfection du caddie, puis désinfection des mains au Clorox à la fin des courses, après avoir chargé la voiture et avant de conduire. Lavage des mains à l’eau et au savon de retour à la maison, etc.

Début mars aussi, un petit saut éclair à Home Depot pour acheter 2 barres LED pour remplacer mes barres de néon qui ne fonctionnent plus au sous-sol. J’avais prévisualisé sur Internet dans quelle allée du magasin elles se trouvaient, histoire de minimiser mon temps dans le magasin. À Home Depot ça reste pareil qu’avant Biden : les artisans (et ce n’est pas seulement politique puisque les artisans en Europe, en France du moins, sont aussi globalement réticents à porter des masques. C’est pareil ici, être artisan, électricien, plombier plâtrier maçon ou mécanicien aussi, protège du virus — sarcasme), donc les artisans, parmi les quelques artisans présents (j’y suis allée tôt mais pas trop tôt, entre 6h et 8h du matin les artisans viennent en masse acheter leurs fournitures avant de rejoindre leur chantier, après 8h ça se calme et c’est encore trop tôt pour le grand public : j’y suis allée juste après 8 heures donc) certains ont le masque sous le nez (vraiment après 12 mois ? ) ou l’enlèvent quand ils ont passé l’entrée et le contrôle visuel de l’employé, bien cachés derrière les étagères dans une aile plus éloignée (quel âge ont-ils ? cela vaut la cour de récréation de maternelle, et encore ! ). Sans compter ceux qui remontent mollement avant d’entrer leur bandana bien fin au tissu presque transparent, une seule épaisseur de coton ou acrylique ou qui remontent leur tour de cou du même genre…

Début mars aussi (appel du 7 mars de notre maire) la nouvelle des 44 nouveaux cas de Covid pendant la première semaine de mars à Berkeley Heights, puis un autre appel le 14 mars pour nous signaler 25 cas en plus dans la semaine d’après, ce qui est beaucoup pour une ville de 11000 habitants. La maire nous enjoint à respecter les consignes de sécurité, gestes barrière, distanciation physique, masques, même en extérieur quand il y a du monde, désinfection des mains et à continuer à être vigilants car si les cas augmentent trop on peut en arriver à nouveau à devoir fermer les commerces ou baisser la jauge d’occupation pour ceux qui pourront rester ouverts. Ce qui serait catastrophique : ils ont survécu péniblement jusque là, une prochaine fermeture leur serait fatale, voire une simple diminution d’activité. Les cas sont essentiellement des jeunes adolescents et enfants plus quelques personnes de 40 ans. Pour les enfants et adolescents, c’est le sport après école qui est le lieu leur contamination. Le fameux sport qui est organisé par les écoles après les heures officielles d’école, uniquement des sports de compétition donc pratiqués en groupe, des sports collectifs quoi ! Cela fait partie de l’institution, de la tradition, qui fait que les écoles ferment à 3 heures et donc fonctionnent en réalité en mi-temps, ceci en temps normal, hors pandémie. Durant la pandémie les écoles ont fermé complètement au début et sont passées en enseignement à distance à 100% puis à la rentrée de septembre ont rouvert partiellement (rotation des élèves, mi-temps du mi-temps normal et enseignement à distance, voir ci-après). Dans notre ville elles n’ont toujours pas rouvert à 100% depuis un an. À New York City, elles ont été en distanciel 100% depuis un an et n’ont jamais rouvert, il est question de les rouvrir en avril 2021 selon des protocoles sanitaires qui sont encore en discussion. 

Dans notre ville, comme ailleurs, la réouverture complète des écoles est aussi soumise à la baisse des cas, s’ils augmentent trop on repasse en enseignement à distance à 100%. D’ailleurs les écoles de notre ville qui n’ont jamais rouvert en plein depuis mars 2020 donc, referment occasionnellement quand il y a des pics : le lycée a fermé ce début mars 2021 et est passé en 100% sur Internet pour cause de 25 cas parmi les élèves et enseignants (nombre d’élèves de ce lycée entre 1000 et 1200 plus le personnel). Mais quand il repasse en présentiel, c’est en alternance, mi-temps en ligne et mi-temps en présentiel, avec en plus rotation des élèves et encore en plus les élèves sont divisés en cohortes, quasiment au sens romain du terme. Cohortes qui restent ensemble (cohortes d’enseignants et d’élèves) et ne se croisent pas avec les autres cohortes dans les bâtiments. Bref rotation des élèves une semaine sur deux et mi-temps en présentiel dans la journée, l’école est loin d’avoir rouvert pleinement. Cela revient a ouvrir au quart si je comprends bien : mi-journée et moitié des élèves seulement dans ces mi-journées, le reste du temps et des élèves sur Internet. Plus le fait que certains élèves peuvent rester 100% en distanciel sans jamais mettre les pieds dans les bâtiments scolaires si tel est le choix des parents. Choix proposé aux parents, et qui continuera à l’être même quand (si) on rouvrira à 100% pour le reste de cette année scolaire. Ensuite cela changera, à la fin de la pandémie seulement. Tout cela sans compter les fermetures ponctuelles et le passage en tout distanciel selon le nombre de cas qui montent, plus le distanciel  systématique  pour toutes les écoles (maternelle, primaires, collège et lycée : 6 établissements en tout dans notre ville avec le lycée qui accueille les élèves de la ville voisine, qui n’a des établissements que jusqu’au collège) donc mise en 100% distanciel pendant 1 semaine après chaque vacances, à titre de prévention.

Enfin le 12 mars un e-mail d’amis français, des amis très proches, qui m’apprennent qu’ils sont touchés par le virus : le fils de 12 ans a été contaminé puis a contaminé son père, 62-63 ans, à risque à cause se son diabète et hypertension. Heureusement il avait eu sa première injection du vaccin, puisqu’il est à risque, 2 semaines avant d’être contaminé. (Heureusement aussi que dans leur petit village de l’arrière-pays grassois ils ont eu les doses ! )  Il est malade, lessivé, fiévreux et tousse. Son médecin pense que d’avoir eu la première injection lui a évité de partir à l’hôpital a priori— c’étaient les nouvelles au 12 mars, il restait  une semaine à tirer pour voir si ça ne dégénèrerait pas. Seule la mère, plus jeune et sans comorbidités, était alors négative, qui tentait de le rester en s’isolant dans leur maison — pas gagné là non plus. Elle est très inquiète et nous sommes tous très inquiets pour eux. On voit que la première dose c’est mieux que rien mais que ça ne suffit pas.

Hier 21 mars des nouvelles de mon ami français : il a passé le cap après une semaine de toux et de fièvre et à surveiller de près son taux d’oxygène. Soulagement mais le boulet n’est pas passé loin et maintenant il tire une fatigue d’enfer : il est épuisé au moindre mouvement et aura besoin d’un certain temps à se remettre en forme (avant la pandémie il allait régulièrement à la salle de sport et se maintenant en forme raisonnable). Il reste encore au lit toute la journée mais le cap est passé, il s’en est sorti. Son médecin confirme que vraiment la premiere injection lui a permis de minimiser les réactions et d’éviter hospitalisation voire réanimation. Heureusement que le timing a été ce qu’il a été et qu’il avait reçu cette dose 2 semaines avant d’être contaminé.

Leur fils de 12 ans a passé une seule une soirée avec 39 degrés de fièvre et c’est tout (symptômes quand même…)

Quant à la mère elle est passée au travers a priori, elle doit confirmer par un test PCR avant de pouvoir reprendre le travail (en présentiel partiel 1 à 2 jours par semaine, là elle était passée en 100% à distance). En tout état de cause elle n’aurait eu aucun symptôme si elle s’avère positive dans les jours qui viennent, ou alors elle est restée négative. Elle attend aussi le vaccin pour sa tranche d’âge avec impatience.

Arrogance

En mars dernier (2020), lors du changement d’heure le 8 mars j’avais écrit un petit texte sur l’arrogance des hommes qui veulent imposer leur volonté au soleil en changeant l’heure donnée par le soleil justement.

À lire ici:

https://michusa.wordpress.com/2020/03/08/lincroyable-arrogance-des-hommes/

J’avais prévu d’écrire d’autres articles sur l’arrogance des hommes, le changement d’heure qu’on nous impose pour des raisons qui nous échappent (monétaires financières à coup sûr et certainement pas pour faire des économies de quoi que ce soit — au contraire). J’avais prévu aussi d’écrire un article ou deux sur la journée internationale des droits des femmes qui tombait ce jour-là, celui du changement d’heure en 2020.

Puis la pandémie est passée par là et a tout écrasé de son rouleau compresseur, la pandémie ou ce que nous en avons fait —pas grand-chose en termes de monde d’après. Nous, le bas peuple, y avons presque cru, une demi-seconde, au tout début de ces « temps exceptionnels ».

Donc je n’ai pas écrit ces articles, tout occupée que j’étais à gérer le quotidien chamboulé, faire attention sans trop savoir à quoi ni comment au début, me documenter avec toutes les informations parcellaires et contradictoires du début aussi. On en a toujours de ces informations contradictoires, s’il y a une chose que la pandémie n’a pas changée — au contraire je dirais presque — c’est le « en même temps » …

Et un an plus tard quasiment jour pour jour, rien n’a changé ou presque sur le fond : nos façons de faire au niveau global, nos sociétés, la finance, le profit, la compétition inutile, la course droit vers le mur, les mêmes logiques, celles qui nous ont menées à cette crise, et à toutes les crises d’ailleurs, continuent de prévaloir. Seul notre quotidien (celui du bas peuple essentiellement) a changé, en pire bien entendu. Le pire dans tout ça c’est que c’est le bas peuple qui est montré du doigt et sermonné quand « les chiffres » (tout un programme, il y en aurait à raconter sur « les chiffres » auquel on fait dire ce que l’on veut, tout et son contraire absolu dans la même foulée, cela s’appelle de la politique et pas au sens noble du terme, qui a disparu depuis bien longtemps), quand les « chiffres » donc sont « mauvais ».

L’arrogance des hommes est toujours là, encore plus quand il s’agit de signifier au bas peuple qu’il est crétin et ne comprend rien à rien. Si l’on ne m’explique pas ou me cache des informations nécessaires pour faire fonctionner mon cerveau, bien entendu que je ne comprends rien ! Je comprends par contre bien une chose : cette crise est complexe, ce n’est absolument pas facile à gérer, on navigue à vue et les volte-face sont courantes même au niveau purement scientifique, au fur et à mesure que l’on en apprend plus sur le virus, la maladie et la dynamique de la pandémie. Cela n’est pas étonnant, je peux le comprendre et je me garderai de dire que je ferais mieux ou que untel ou untel ferait mieux pour gérer la crise. Les erreurs ne sont pas étonnantes, elles sont même escomptées, on peut les comprendre et les accepter. Ce que je refuse de comprendre c’est qu’elles ne soient jamais reconnues comme telles par les dirigeants et les politiques et qu’au contraire leur arrogance augmente avec la crise et la durée de cette crise. C’est cela qui est inacceptable, pas tant le fait qu’ils fassent des erreurs. Parce que quand on ne reconnaît pas ces (et ses) erreurs, qui je répète sont légitimes en premier lieu ou la première fois qu’on est confronté à une situation, quand on ne reconnaît pas ces erreurs comme telles, on n’en apprend rien, donc on les répète voire, pire, on s’enferre encore plus en connaissance de cause pour ne pas les admettre ou perdre la face (ou croire qu’on perd la face).

Pendant ce temps le virus se frotte les mains (en fait il s’en fout le virus, il est juste une force qui tire sa vitalité de la désolation et de la mort d’une autre espèce, rien de bien nouveau sous le soleil ), mais notre arrogance à nous les humains est pire que le virus 

(Pour commencer, cette arrogance a conduit tout droit à cette crise et cette pandémie, le virus, lui, n’a été qu’opportuniste comme tout sur cette terre — opportuniste sans jugement de valeur au sens médical et scientifique du terme, on lui ouvre la porte et lui offre un chemin, que dis-je une autoroute,  il l’a pris.)

Je viens de finir un livre dans lequel l’auteur dit : « nous devons faire fonctionner notre cerveau, et hésiter longuement lorsqu’un interlocuteur utilise son titre comme principal argument. » L’auteur parlait de médecine puisqu’il est médecin, mais cela vaut pour tous les domaines bien entendu et de plus en plus en ces temps de pandémie, puisqu’on nous assène des « je sais parce que je suis ministre de ci ou de ça, président de ci ou de ça, directeur de ci ou de ça, expert de ci ou de ça » etc., et non pas des « je sais parce que les faits sont ceux-ci, les hypothèses sont celles-ci, sont vérifiées par ces expériences, infirmées par d’autres, les conclusions sont issues de raisonnements qui sont ceux-ci appuyées par des faits et des connaissances avérées et solides qui sont telles et telles ». Ce qui compte pour convaincre ce sont les explications et le raisonnement de la personne et non pas son ou ses seuls titres, trop souvent la seule chose que cette personne met en avant pour convaincre ! Et on nous en a servi des titres, en veux-tu en voilà qui nous ont éructé des bêtises grosses comme des maisons —cela se voyait au moment même où ils les prononçaient, sans besoin d’être expert de ci ou de ça justement… Arrogance toujours, arrogance du titre qui est bien dévoyé de nos jours (d’autant plus que dans ce monde où tout s’achète tout se vend, un titre ça s’achète aussi, non ? nous en sommes là).

Puisqu’on est en guerre — opinion

Puisqu’on est en guerre, comme on nous l’a martelé tant et plus depuis le début de cette « crise sanitaire » (euphémisme), pourquoi le gouvernement français n’a-t-il pas réquisitionné les laboratoires Sanofi et ses sites de production (au nom de l’effort de guerre, je suis certaine que nous avons des lois d’exception pour ça, il doit y avoir un dispositif de réquisition pour situation d’urgence ou de guerre, tous les pays en ont) pour produire les vaccins de ses concurrents ? Ce ne serait pas pour toujours cette réquisition mais seulement pour le temps de produire les doses nécessaires à vacciner tout le monde. C’est typiquement ce qu’on appelait dans le temps l’effort de guerre.

Tout d’abord Sanofi n’a non seulement pas été réquisitionné pour produire les doses de ses concurrents, à ce que j’ai lu, mais a simplement reçu des appels du pied du triumvirat qui gouverne la France en ce moment. Mais encore, Sanofi avait fini par daigner  répondre (après plusieurs de ces appels du pied) qu’il y réfléchirait. Il y réfléchirait, vraiment ?

Ensuite cette semaine Sanofi a accepté… de mettre une (une seule, vraiment ? ) de ses usines de production (je vais être mauvaise langue : pour pouvoir mettre des usines de production en France et en Europe à disposition encore faut-il toujours en avoir… et ne pas avoir délocalisé à l’autre bout du monde — sarcasme). Donc une seule. Mais pas avant l’été 2021 ! Vraiment ?

De qui se moque-t-on là, vraiment ? De qui ?

Pendant ce temps Sanofi ferme des laboratoires de recherche en France et en Europe, supprime 1700 emplois en Europe alors qu’il est bénéficiaire ! Parce qu’il cherche à faire des économies en Recherche et Développement, je cite ! C’est vrai qu’en ce moment la Recherche et Développement ça ne sert pas à grand-chose — sarcasme. Étudier par exemple les coronavirus jusqu’à il y a un peu plus d’un an c’était pour les losers selon le terme à la mode en ce moment, une voie de garage sans avenir. Bravo à ces quelques chercheurs « losers » qui ont persévéré malgré la pression pour leur faire abandonner ces recherches « inutiles ». Sans eux on n’en serait pas à ce niveau de connaissances du virus Sars-Cov-2 aujourd’hui ni sans doute aucun vaccin n’aurait pu être développé aussi vite. Ce qui montre bien qu’on ne peut présager de ce qui est important, ce qui sera important, que dis-je crucial vital d’ici seulement quelques mois ou un an. Recherche sur d’obscurs coronavirus sans intérêt (au sens financier du terme) il y a 12 mois, d’autres obscurs virus ou pathogènes aujourd’hui. De plus la recherche « fondamentale » sur d’obscurs sujets sans « intérêt » (financier) ce n’est pas seulement important en médecine et en biologie : qui sait ce qu’une découverte dans une autre matière qui n’a rien à voir pourrait et peut déjà porter comme aide pour nous sortir de cette « crise sanitaire ». En vrac : recherches en mathématiques, statistiques, histoire, physique quantique, astronomie, que sais-je, j’en passe et aussi tout ce qui a permis d’aboutir à l’informatique moderne et actuelle — aurions-nous pu progresser si vite sans les ordinateurs, dans la connaissance de ce virus de cette maladie et de ces vaccins ?

Donc Sanofi supprime des laboratoires de Recherche et Développement, dont 400 chercheurs en France, pour faire plus de profit (WTF de WTF ? C’est à hurler ! ) C’est la technique Sanofi que j’ai bien connue dans une vie professionnelle antérieure, de faire du profit à 2 chiffres et si possible avec le premier de ces 2 chiffres qui soit supérieur à 1, « quoi qu’il en coûte » pour reprendre une autre expression célèbre.

D’ailleurs on voit le résultat ! Où est le vaccin du « fleuron national » ? Pas prêt et pas avant au moins 12 mois. C’est vrai qu’on a le temps. C’est vrai aussi que Sanofi qui fournit pourtant des vaccins dont celui de la grippe saisonnière, fait tout pour se désengager des vaccins à terme (quel terme ? ) Parce que ça ne rapporte pas assez d’après la maxime de Big Pharma selon laquelle il vaut mieux guérir que prévenir et quand je dis guérir, ce serait mieux si possible de produire uniquement des médicaments pour des maladies chroniques, rente assurée pour toujours !  Et qu’à l’origine, au début de l’épidémie, Sanofi, mais pas que Sanofi bien entendu, n’avait aucune envie de s’engager dans la recherche vaccinale pour notre Covid actuel (j’avais lu cette information juste avant que la pandémie n’explose mondialement, quand ce n’était qu’une « maladie en Chine » qui devait s’arrêter aux frontières selon d’adage bien connu, encore plus facilement quand on les laisse ouvertes aux 4 vents, fin de la digression.

Mais de qui se moque-t-on à la fin ? Quand allons-nous laisser les chercheurs chercher, les ouvriers produire, les conditionneurs conditionner, les distributeurs distribuer, les logisticiens et autres intendants travailler ?

Je rêve d’aiguiser notre bonne vieille guillotine nationale, j’en viens presque (quoique ? ) à me dire qu’il y a des têtes qui seraient meilleures une fois coupées ou au bout d’une pique. De qui se moque-t-on ? Ah ça ira ça ira ça ira !

Puisqu’on n’a toujours rien compris (« on » c’est-à-dire les têtes arrogantes qui nous gouvernent, directement ou indirectement via le pouvoir financier des grands groupes toujours plus avides — les grands groupes n’existent évidemment pas en tant que personnes (personne morale ça ne veut rien dire du tout, c’est de l’enfumage et un grand mythe des temps dits modernes) ce sont donc les têtes qui les dirigent, on en revient encore aux têtes, voir ci-dessus mes rêves éveillés. Attention, on en a fait tomber par le passé des têtes, au propre comme au figuré.) puisqu’on n’a toujours rien compris donc, nous pavons la route pour la prochaine pandémie, en espérant qu’elle arrive seulement après quelques années histoire d’avoir un petit répit entre 2 et qu’elle n’enchaine pas directement à la suite de celle-ci, ni, pire, en même temps !

#JeSuisProf

#jesuisprof
#jesuisenseignant #jedéfendslalibertéd’expression

On aurait pu espérer on aurait pu croire

On aurait pu espérer on aurait pu croire à la fin des inutilités et des tracasseries, la fin de l’univers impitoyable du travail, vers plus de collaboration humaine d’entraide et de bienveillance.

C’était compter trop sur la gentillesse, l’intelligence et, je vais dire un gros mot, le bon sens humain. Ils sont décidément bien peu présents dans l’ensemble et les vieux travers multi millénaires, exacerbés par le règne sans partage de l’argent à un niveau jamais atteint dans l’histoire de l’humanité, les vieux travers reviennent bien vite, passé les premiers jours de stupeur et de frayeur qui ont fait dire à presque tous, surtout les puissants et les gouvernants, « oui on va changer, nos façons de vivre, nos façons de faire, nos mentalités ». 

Paroles vides, ils sont passé entre les gouttes donc ils ne changent pas, surtout on ne change rien, on continue notre course vers le mur et peu importe le nombre de fois où on l’emplafonne à pleine vitesse, on reprend vite cette course sans fin — sans objet autre que le pouvoir pour le pouvoir, établi par l’argent roi, toujours plus toujours plus. Il faut bien sacrifier quelques personnes (beaucoup en réalité et ce depuis longtemps, les sacrifices sanitaires sont seulement plus visibles et plus immédiats) sacrifier les gens de peu (la plupart d’entre nous) sur l’autel de l’argent roi — le culte ultime et qui prime sur tous les autres.

« Travail ton univers (encore plus ) impitoyable »  pour citer le sous-titre d’une émission de Complément d’Enquête de France Télévision.

Texte commencé il y a quelques semaines avant même la reprise de la virulence de la pandémie, bien avant la mise en place du couvre-feu en France. D’ailleurs ce n’est pas le couvre-feu en lui même le problème, au printemps nous avons eu un couvre-feu aussi, mis en place même avant le confinement généralisé dans notre Tri-State  — New Jersey, New York et Connecticut. Nous avons d’ailleurs toujours des couvre-feux dès qu’une tempête ouragan blizzard voire grosse chute de neige ou autre crise météorologique est annoncée. Ce n’est pas le couvre-feu le problème mais bien l’aveu d’impuissance des gouvernants de tous bords et de tous les pays occidentaux au moins, face à une pandémie qui devrait nous (leur) faire remettre en cause notre (leur) modèle de profit à tout crin, « quoi qu’il en coûte ». Quoi qu’il en coûte en effet : que le travail continue son univers impitoyable, afin d’engranger le plus de profits d’argent et de pouvoir pour une petite poignée qui vivent dans leur bulle et qui ont les moyens de se payer des traitements hors-normes et réservés à leur seul bénéfice, des lits dans des suites hospitalières — on ne parle plus de chambre, encore moins de lit à ce niveau-là —  et un bataillon de médecins à leur seule disposition. « Quoi qu’il en coûte » en sacrifices — jusqu’à la misère et à la mort, oui même à la mort — à la population ordinaire. C’est à dire presque tout le monde, nous tous.

La découverte renversante de Pied-de-Bois de Patrice Kes

La découverte renversante de Pied-de-Bois de Patrice Kes

Pour changer un peu du quotidien de pandémie, un article que je devais faire depuis bien longtemps à propos du livre de Patrice Kes, La découverte renversante de Pied-de-Bois, que j’ai enfin lu.

Patrice Kes du blog Patrice Kes Blog-Notes a publié ce roman, La découverte renversante de Pied-de-Bois, l’an dernier, en mai 2019 (quand je disais que je devais faire cet article depuis longtemps). Voici l’article que son blog qui le présente :

https://patricekes.wordpress.com/2019/05/25/au-coin-du-feu/

Livre que j’ai aussitôt acheté donc fin mai / début juin 2019. L’avantage de l’amazone, c’est que tout livre publié en autopublication chez l’amazone dans une partie du monde est de fait disponible à l’achat sur tous les sites Amazon de tous les pays. Donc peu importe où l’on habite dans le monde, pour peu qu’il y ait un site de l’amazone dans cette région  (y a-t-il une région du monde qui ne soit pas couverte par l’amazone d’ailleurs ? peut-être l’Antarctique ?) , on peut y acheter tout livre publié par eux, peu en importe le langage. Il est imprimé et fabriqué localement à la demande, à la commande donc.

Ce qui fait que j’ai pu l’acheter sans problème aux États-Unis. Comme je devais voyager je ne l’ai pas commencé (j’évite d’emporter des livres même pour le temps du voyage ou alors un tout petit livre de poche que je rapporte à mes parents ou que je leur laisse).

Je l’ai commencé après mon retour, à un moment pendant l’automne et j’ai bien aimé ce que j’ai lu. Puis il a fallu préparer le voyage de fin d’année et comme en outre je lis toujours plusieurs livres en même temps, je l’ai posé dans la pile à nouveau. C’est dangereux parce que les piles de livres ont une vie propre et, je le jure, les livres se déplacent tout seuls, sans aucune intervention humaine, dans les piles et dans les étagères pendant qu’on ne les regarde pas. Mais j’avais fait une note mentale de l’offrir à ma mère.

Tout ceci nous amène 7 ou 8 mois plus tard, au début de cette année 2020. Je ne l’ai pas repris tout de suite en rentrant de France mi -janvier (il était tombé au fond de la pile disais-je — de laquelle ? ), mais je l’ai offert à ma mère pour son anniversaire début mars : même chose, les joies de l’amazone font que j’ai pu le commander sur le site français depuis les États-Unis et le faire livrer en France. Une bonne chose de l’avoir commandé au tout début mars parce qu’ensuite avec la pandémie et tout ce qui a fermé ou tourné au ralenti — y compris l’amazone en France — ça n’aurait plus été possible avant un certain temps.

Ma mère l’a reçu sans problème avant le confinement. Heureusement elle lit plus vite que moi et l’a lu dans la foulée et extrêmement apprécié. Voici ce qu’elle m’en a dit le 11 mars : «   Je viens de finir le livre, très amusant et bien écrit, ce qui est rare de nos jours ! »

Du coup j’ai fouillé partout et je l’ai retrouvé dans une pile où je jure que je ne l’avais pas mis (encore un coup de Napoléon c’est certain) et enfin lu en avril 2020 pendant le confinement, avec les difficultés de concentration que l’on sait et que tous les lecteurs ont plus ou moins subies.

J’ai également beaucoup apprécié les aventures historiques de Pied-de-Bois et de La Chouette, d’autant plus que le sujet et l’intrigue étaient à des années-lumière de ce que nous vivions avec le confinement etc,, ce qui faisait une diversion extrêmement bienvenue. J’aurais déjà apprécié le sujet en temps normal de toute façon mais en ces temps de stress c’était encore plus appréciable.

J’ai beaucoup aimé l’histoire, la petite histoire dans la grande Histoire et les personnages qui sont tous très attachants. Il est aussi très bien écrit, ce qui est agréable. Ce roman n’est pas sans rappeler Re-vive l’empereur ! de Romain Puertolas (dans l’esprit seulement parce que ni l’histoire ni le genre ne se ressemblent, leur principal point de ressemblance est une uchronie en quelque sorte, avec le même personnage de Napoleon). Les deux sont également amusants aussi.

Excellent livre que je recommande donc chaudement. En plus, en ce moment, c’est un agréable changement d’ambiance et une lecture sans stress. Les thrillers c’est bien, mais ces temps-ci ça rajoute un stress dont on n’a pas besoin et je cherche des lectures tranquilles tout en étant intéressantes bien entendu. Donc je recommande absolument ce livre, d’autant plus qu’il est autopublié et que plus on en parle autour de soi, plus il aura de chance de trouver des nouveaux lecteurs — c’est difficile sans la machinerie marketing d’une maison d’édition, les passages à la radio et les articles dans la presse.

Pour se le procurer, il suffit d’aller sur le site Amazon de votre région géographique et de faire recherche par le nom de l’auteur ou le titre.

En espérant donner l’envie à quelques lecteurs.

La découverte renversante de Pied-de-Bois de Patrice Kes

Le réveil

Le réveil

Le réveil

Dans les premiers temps où je travaillais et où j’ai commencé à me déplacer un peu, tout au début des années 90, j’ai acheté un réveil de voyage. Un réveil — il n’y avait pas de smartphones pour servir de réveil en ce temps-là ni même de téléphones portables tout court. Acheté sans doute à Monoprix — il n’y avait pas d’Amazon ni rien de ce genre à l’époque non plus. Un honnête réveil on ne peut plus ordinaire, de petite taille mais pas trop petite, qui semblait assez robuste pour être mis dans une valise tout en étant léger. C’était un simple réveil en plastique qui se refermait sur lui-même grâce à un couvercle coulissant qui le protégeait pour le transport. Un réveil de voyage que j’ai acheté comme tel, je m’en souviens, l’étiquette mentionnait « réveil de voyage ». 

J’ai toujours ce réveil, il marche toujours : je l’ai toujours puisqu’il marche, aucune raison de m’en débarrasser. Non seulement je l’ai toujours mais je le chéris : l’autre jour, par curiosité — surtout parce qu’il marche toujours après plus de 30 ans bien qu’il soit un objet peu cher de Monoprix, il suffit de changer la pile de temps en temps, une pile ordinaire AAA, rien de spécial — par curiosité donc, je l’ai regardé de plus près et j’ai vu made in Germany. 

Fabriqué en Allemagne donc,  comment cela se fait-il que dans les années 90 on était toujours capables de faire des objets peu chers néanmoins de très bonne qualité (30 ans de bons et loyaux services et toujours en état parfait comme au premier jour) en Europe ? Le plus remarquable était le fait qu’il soit peu cher — pour voyager et risquer de l’oublier dans une chambre d’hôtel ou le perdre voire se le faire voler, je ne voulais pas investir dans un objet de prix ni de luxe. Comment cela se fait-il que dans les années 90 on était donc toujours capables de faire des objets à prix modéré et de bonne qualité, localement ? Que l’on trouvait bêtement à Monoprix ou dans un autre petit magasin de voisinage sans avoir à les chercher spécialement ni à les commander ?

Je vous laisse tirer les conclusions, si on pouvait le faire alors, pourquoi ne peut-on plus fabriquer maintenant localement ? Pourquoi doit-on, non seulement acheter des objets fabriqués au bout du monde, de mauvaise qualité de surcroît, et en outre les commander « en ligne » puisqu’il est de plus en plus difficile de trouver ce genre de choses dans un magasin de proximité ?

En ces temps-ci, de crises diverses ininterrompues — climatiques et sanitaires, financières et sécuritaires — ne devrait-on pas se poser la question haut et fort et ce au plus haut niveau ?

Le réveil

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