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le tweet du jour (vendredi 25 novembre)

(rubrique ça m’énerve ça me fatigue)

Mon texte original était un peu plus explicite ou en meilleur français mais avec cette stupidité de limite de caractères comme du temps de l’informatique des années 60 où on avait des problèmes de stockage sur les cartes perforées…

Ci-dessous le texte original que Twitter m’a empêché de publier parce que trop long (sic, soupir…) 

Hôpital Antibes La Fontone vaste fumisterie: ma mère 91 ans envoyée en urgence pour problèmes cardiaques renvoyée chez elle à 2h30 du matin (pas d ambulance dispo avant sic!) sans aucun examen fait ! Bravo pour une ville Antibes qui a un cardiologue pour maire @JeanLeonetti France pays du tiers monde je commence à le croire @emmanuelmacron

Le changement d’heure

Cela fait un moment que je veux écrire sur le changement d’heure, j’écris des brouillons énervés à chaque changement, 2 fois par an donc. J’avais écrit en mars 2020 ici :

et ici l’année suivante

J’y écrivais que ce changement d’heure nous était imposé pour des raisons qui nous échappaient — monétaires et financières à ce que je subodorais, évidemment tout est monétaire et financier, le devient de plus en plus. Certainement pas pour faire des économies de quoi que ce soit, a-t-on jamais vu les capitalistes carnassiers vouloir que nous fassions des économies — au contraire !

Je ne croyais pas si bien dire (si, en vrai je savais, connaissant la rapacité et l’avidité des capitalistes carnassiers, je savais en mon for intérieur sans avoir besoin de preuves).

L’an dernier à la même époque, début novembre, juste avant le changement d’heure d’automne, je suis tombée sur un article de la NPR (la National Public Radio, oui, une telle chose existe aux États-Unis et existe  toujours en 2022, inouï, organisation de médias « d’utilité publique » à but non lucratif et financée par l’état fédéral et/ou les états pour les médias membres). Un article de fond de la NPR donc, sur le sujet du moment, le changement d’heure.

Voici ce que disait cet article, qui confirme mon sentiment sur le sujet. Tout d’abord beaucoup d’Américains (comme beaucoup de personnes partout ailleurs dans le monde) veulent abandonner ces changements d’heure qui bouleversent nos cycles biologiques : personnellement j’ai faim à partir de 17h30 et à 21h30 j’ai sommeil en ce moment. Même si j’apprécie de pouvoir me lever une heure plus tard, je déteste les après-midi d’hiver où il fait nuit dès 16 heures. Déjà en ce début novembre, à 17h il fait nuit presque noire et à 17h30 ça y est.

Donc pour les économies d’énergie, ce que l’on ne consomme pas le matin, on le consomme le soir en termes d’éclairages principalement — cela revient au même.

À l’inverse, au mois de mars pour le changement vers l’heure d’été (qui intervient trop tôt puisque nous sommes encore en hiver avec la neige sur le sol : se lever à 5 h du matin au lieu de 6 ou 6h au lieu de 7 ça fait une grande différence par temps froid d’hiver), je n’apprécie pas du tout de me lever une heure plus tôt par nuit noire et grand froid même si j’apprécie en contrepartie d’avoir la lumière du jour plus tard le soir. Même chose, pour les économies d’énergie, on repassera… Quelles économies et de toute façon, quand est-ce qu’un capitaliste carnassier veut nous faire faire des économies, qui peut croire à une pareille fadaise ?

Je reviens à l’article de la NPR, il y est expliqué ce que nous subodorons tous : le plus grand lobby en faveur de l’heure d’été depuis 1915 (1915 ! à l’époque on s’en moquait bien des économies d’énergie, n’est-ce pas…) et jusqu’à aujourd’hui, c’est la Chambre de Commerce. « Ils ont compris quelque chose très tôt : si vous donnez aux travailleurs la lumière du jour quand ils partent du travail, ils seront bien plus susceptibles de s’arrêter pour faire du shopping sur le chemin de la maison ». CQFD (ce qu’il fallait démontrer) : donnez de la lumière du jour aux gens et ils vont consommer plus au lieu de rentrer vite au chaud chez eux.

Sans compter toute l’industrie et le commerce du jardinage, du tennis, du baseball ainsi que les parcours de golf, entre autres. Exemple chiffré cité dans l’article : dans les années 80 (1980) les industriels du golf ont fait valoir qu’un mois de plus d’heure d’été apportait 200 millions de dollars de plus de chiffre d’affaires en clubs de golf et autres cotisations de parcours de golf. Ce n’est que pour le golf et seulement pour un mois d’heure d’été en plus. Et la valeur de 200 millions de dollars c’était il y a 40 ans, en dollars actuels c’est bien évidemment plus. 100 millions de dollars de plus pour l’industrie du barbecue, cite aussi l’article !

Ce qui explique pourquoi la partie de l’année que nous passons à l’heure d’hiver n’a cessé de diminuer au fil des ans. En ce moment nous passons environ 8 mois à l’heure d’été ! Nous sommes bien loin des 6 mois d’origine. Car le but ultime sera que nous soyons tout le temps à l’heure d’été — pour ces raisons commerciales et monétaires. On peut être certain que si l’on abandonne le changement d’heure ce sera pour rester à l’heure d’été toute l’année, quels que soient les choix des citoyens —  soyons sûrs que l’on passera outre les référendums si de façon improbable ils ont néanmoins lieu. C’est réglé et plié d’avance cette histoire.

Quant au mythe (tenace mais nous ne sommes pas dupe du mensonge) d’économies d’énergie : pour que ça marche, il faudrait que l’on ne consomme de l’énergie que pour l’éclairage, or ce n’est absolument pas le cas, nous consommons pour l’air conditionné, le chauffage, la télé, l’Internet et autres gadgets électroniques qui ne dépendent absolument pas de la lumière du jour ou de l’absence de lumière du jour. D’autre part pour la partie éclairage seule, pour qu’il y ait économie d’éclairage effectivement, il faudrait se lever plus tôt, avec le jour et se coucher aussi plus tôt avec le jour également, et inversement lors des changements d’heure dans l’autre sens.

Finalement l’article enfonce le clou dans le cercueil de l’idée irréelle des économies d’énergie : c’est que pendant cette heure de jour supplémentaire où nous allons faire du shopping, eh bien nous consommons de fait plus d’essence (ou d’électricité pour ceux qui ont des voitures électriques) à conduire de ci de là pour faire le shopping au lieu de rentrer directement à la maison. CQFD encore.

En clair, conclut cet article, l’heure d’été c’est une stratégie perdante comme stratégie d’économie d’énergie mais c’est une stratégie fantastique pour les dépenses en shopping et la consommation. Pour cette raison financière, monétaire et commerciale, jamais l’heure d’été ne s’en ira. Peut-être le changement d’heure en tant que changement semestriel s’en ira mais l’heure d’été elle restera, soit comme maintenant la plupart du temps ou carrément tout le temps.

Confirmation donc de la corrélation totale entre changement d’heure et capitalisme carnassier, comment aurait-il pu en être autrement (sarcasme)… « Si vous donnez aux travailleurs une heure de plus de lumière du jour quand ils quittent le travail, ils seront bien plus enclins à s’arrêter en chemin pour faire du shopping ».

En mode dégradé

Fin août je suis arrivée en France pour voir mes parents et mon fils ainé, j’ai été très prise, ce qui explique mon silence quasi total sur ce blog et sur mon blog de dégustation de vins, que ce soit pour écrire ou pour simplement lire les blogs auxquels je suis abonnée, un gros retard que je rattraperai au retour. Pour ma chaine YouTube, grosses difficultés aussi puisque l’Internet est d’une lenteur désespérante chez mes parents. J’ai profité d’un court séjour chez mon fils qui a la fibre pour charger à vitesse normale enfin mes 2 derniers films. Pour ma dernière semaine en France le planning était chargé avec l’installation ce lundi de la fibre qui allait aussi aider — croyais-je.

L’installation elle-même s’est très bien passée, l’installateur compétent et la vitesse enfin au niveau que l’on doit attendre en 2022. Croyais-je. Les difficultés ont commencé lorsque j’ai donné mon cours de tai-chi par Zoom pour le club de sport pour lequel je travaille aux États-Unis (alors que j’avais testé dans l’après-midi et que tout était rapide et fluide). Je croyais encore (à tort manifestement) que c’était « l’extendeur » de réseau qui avait faibli et qu’il fallait que je le remette à zéro. Heureusement que mon élève et amie de longue date a pris la relève pendant que j’étais déconnectée de Zoom complètement. Après avoir bataillé de longues minutes, j’ai finalement pu rejoindre la classe et reprendre mon cours cahin-caha avec des gels de vidéo comme avant la fibre. Inutile de dire que j’étais stressée et pas très contente.

Ce n’était rien. J’ai ensuite travaillé sur mon ordinateur jusqu’à une heure du matin, à faire des sauvegardes en ligne impossible à faire sans la fibre et tout marchait rapidement apparemment, une fois revenue dans une pièce plus proche et sans passer par l’extension de réseau. Croyais-je.

Mardi matin au réveil en voulant consulter la météo je me suis aperçue que mon téléphone captait la WiFi mais n’était pas connecté sur Internet. En allant voir le routeur (ce qu’ils appellent la « box » ) les lumières Internet et téléphone étaient éteintes. J’ai redémarré ledit routeur et…rien.

Après plusieurs tentatives et appel au fournisseur, il s’avère que « c’est normal » (ça ne l’est pas bien sûr) et qu’il n’y a rien d’autre a faire d’attendre que « les mises à jour » se fassent. Mises à jour qui doivent durer entre 24 et 72 heures ! Pour « compenser », soi-disant, ledit fournisseur a donné 100Go de données sur le téléphone mobile de ma mère pour que nous puissions utiliser l’Internet en attendant que la mise à jour soir effectuée et que cela fonctionne à nouveau.

Le même jour ils n’ont pas manqué d’envoyer la facture du nouvel abonnement fibre : pour les factures il n’y a jamais de bug. Si j’étais employée dans ce genre d’entreprise arnaqueuse je saboterais le système de facturation.

Inutile de dire que toutes les installations de fibre aux USA et certaines aussi en France, je n’ai jamais jamais entendu parler d’ arrêt pour mise à jour et encore moins de mise à jour qui dure plus de 24 heures !

Chez moi le routeur fibre n’a JAMAIS eu à être redémarré, les seules fois où il s’est arrêté c’est quand nous avons eu des coupures de courant et ensuite, une fois le courant rétabli, il a redémarré sans que nous ayons à faire quoi que ce soit.

Une impression de pays du tiers monde

Sans compter la cerise sur le gâteau du mardi : la poste a perdu mon bagage — envoyé en colissimo pour éviter de le transporter dans le train, ce qui est virtuellement impossible parce que Paris est une ville pauvre et ne bénéficie pas d’escaliers roulants ni d’ascenseur dans le métro, notamment à Châtelet. Et en France il faut passer par Paris pour tout trajet en train à travers la France. Je comptais faire un Tweet à la « charmante »  maire de Paris. J’avais hésité à aller voir mon fils à Brest à cause de ce passage par Paris (il faut bien sûr changer de gare et rien n’est prévu en direct, il faut prendre le métro et changer à l’infâme station de Châtelet où il y a donc des rafales d’escaliers — pas seulement quelques marches mais des escaliers de 20 ou 30 marches). Impossible pour moi toute seule de charrier mon sac a dos, mon ordinateur et mon sac de vêtements, chaussures et autres chargeurs. Pour l’aller mon fils est venu me chercher à Paris depuis Brest (il a sacrifié intégralement son samedi en voyage parce que Brest c’est loin de Paris (sarcasme) il faut facilement 5 ou 6 heures en train pour l’aller et la même chose pour le retour. Ça a d’ailleurs fini en bus entre Guingamp et Brest tant la SNCF est une entreprise compétente.  Pour le retour je ne voulais pas lui imposer de sacrifier une journée de voyage (et le prix d’un billet aller-retour en prime) et j’ai décidé d’envoyer mon sac par la Poste en Colissimo. Service que j’avais utilisé par 3 fois la semaine précédant pour lui faire envoyer le reste de son déménagement et qui avait fonctionné sans problème, les sacs étaient même arrivés avant moi à Brest. Par contre mon sac envoyé samedi matin en colissimo depuis Brest est maintenant manquant et impossible à localiser. Une autre impression de pays du tiers monde.

D’où le tweet du jour (mais ça ne sert à rien, je ne sais pas à quoi sert Twitter, si demain le service est détruit par le milliardaire mégalomane, celui qui envoie des voitures dans l’espace en guise de décharge), eh bien ce ne sera pas une perte.

J’espère revenir sur des articles un peu plus joyeux et positifs, partager mes randonnées avec mon père notamment, prochainement (sans doute quand je serai de retour pour avoir à nouveau accès à Internet)

Je poste en utilisant le quota 4G de (mon téléphone portable) non finalement du telephone de ma mere, le mien refuse de partager la connection tout d’un coup.

Inutile de dire que je suis d’une humeur de dogue depuis hier.

le tweet du jour

tweet du jour -13 sept 2022

(rubrique ça m’énerve ça me fatigue)

(tweet du 13 septembre 2022 en fait). La réponse de cette merveilleuse société commerciale est venue dans la foulée — je suis en tort bien entendu. Suite à cette réponse qui m’a énervée, j’ai préparé un post gratiné que je publierai prochainement, ce que j’ai à dire est trop long pour tenir dans un tweet et cela faisait longtemps que j’avais envie de me payer cette merveilleuse entreprise, au moins sur mon blog à défaut de mieux — ah ça ira ça ira… j’ai la guillotine qui me démange à nouveau)

Les pandémies à venir

Cela fait un moment que je veux écrire sur ce sujet, les futures pandémies mais je ne pensais pas avoir raison si vite.

Je pensais écrire tout d’abord sur les prochaines pandémies de virus nouveaux (pour l’homme), les mêmes causes produisant les mêmes effets (c’est la méthode scientifique n’est-ce pas), si l’on ne change pas nos façons de faire et de maltraiter les autres habitants de cette planète, plantes et animaux, aucune raison de ne pas nous retrouver encore dans quelques années avec un nouveau virus inconnu, virulent, qui déclenche une pandémie et tout ce qui va avec, l’effondrement des services de santé, les confinements, limitations de circuler et toutes ces joyeusetés qui sont la réponse a minima quand on ne sait pas quoi faire d’autre soit dit en passant, tels les hommes effrayés du Moyen Âge. Virus sauvages, qui passent la barrière d’espèces ou qui entrent en contact avec les humains, les deux à la fois certainement. Sans compter aussi les petits savants fous qui fricotent et batifolent avec des virus extrêmement dangereux, naturels ou chimères, dans des labos de haute sécurité — mais on n’est pas à l’abri d’une erreur humaine, d’une fuite. D’ailleurs on ne saura jamais avec certitude quelle est la véritable origine de notre pandémie de coronavirus, ni l’une ni l’autre hypothèse n’ayant pu être écartée de façon définitive, même si au moment où j’écris c’est plutôt l’hypothèse du franchissement d’espèces dans le marché aux animaux sauvages. Ceci dit cela n’empêche pas des virus forts contagieux et nouveaux d’être stockés et tripotés dans ces labos, censément de haute sécurité. Il ne faut pas oublier que rien n’est sûr à 100% en ce monde, un peu d’humilité ne nous ferait pas de mal, c’est notre arrogance qui nous perdra, entre autres. Sans parler des chimères qui sont créées plus ou moins légalement et ouvertement, encore pire quand cela se passe dans des pays où la vie humaine (du peuple) n’a pas vraiment d’importance, suivez mon regard à l’Est.

Puis je voulais aussi écrire sur les autres pandémies à venir, à savoir les pandémies de virus connus, que l’on sait normalement contenir grâce à la vaccination, rougeole, polio, dans une moindre mesure la grippe car même si la grippe peut être une maladie grave elle n’est pas dans la même catégorie que les 2 grands tueurs que sont la rougeole et la polio. Je ne pensais même pas à la variole contre laquelle on ne vaccine plus puisqu’elle a été éradiquée (c’est la seule dans ce cas). L’actualité m’a devancée sur ce coup-là de la variole, d’accord ce n’est « que » la variole monkeypox mais tout de même c’est assez effrayant puisque jusqu’à présent cette maladie était endémique dans des zones bien connues et circonscrites d’Afrique de l’Ouest.  Et maintenant, en l’an de grâce 2022 elle galope partout. Pourquoi maintenant, surtout qu’on n’est quand même pas revenus à 100% à la normale (au niveau pré-pandémique de Covid-19) en termes de circulation de personnes (du moins il me semblait) ? Cette maladie qui était contenue dans un périmètre bien délimité pendant des décennies, pourquoi sort-elle partout maintenant précisément, d’autant qu’elle n’est pas tout à fait la même que celle qui sévit ordinairement en Afrique de l’Ouest ? Pourquoi soudain et pourquoi maintenant, qu’avons-nous encore fait comme folie avec notre sentiment inextinguible  de supériorité ? Que s’est-il passé à nouveau ?

Et ce monkeypox ce n’est rien par rapport à ce qui nous attend de bien plus grave et là ce ne sont pas d’hypothétiques ou potentiels nouveaux virus mais bien de virus connus et pour lesquels on a des vaccins (les cures / médicaments n’existent pas vraiment, on peut palier un peu dans le cas de la rougeole mais le mieux c’est encore de ne pas l’attraper, la meilleure « cure » reste encore la prévention. Quant à la polio, l’autre grand tueur c’est encore pire, la cure n’existe pas, les traitements palliatifs pas vraiment non plus, ça ne se traite pas, encore une fois mieux vaut prévenir que guérir.

Et comment prévient-on ces 2 tueurs connus depuis des milliers d’années ? Par la vaccination (les vaccins contre ces 2 maladies spécialement ont été découverts récemment, les années 50 donc il y a environ 70 ans pour la polio (le vaccin Salk a été rendu public en 1955 le Sabin peu après,) et pour la rougeole c’est encore plus récent : je n’ai pas été vaccinée (contre la rougeole) quand j’étais enfant fin des années 60 début des années 70 parce que le vaccin n’était pas encore disponible en France. J’ai en fait été vaccinée adulte, au début des années 2000 et j’en suis bien contente (pour la petite histoire, c’était obligatoire pour venir vivre aux États-Unis. Comme quoi…)

Au sujet des vaccins : maintenant dire « vaccin » c’est dire un gros mot, le vaccin est une opinion, une option, un choix de vie comme prendre du sucre ou non dans son café. En lisant depuis un an des articles qui parlent de la radicalisation et du nombre croissant de gens contre le vaccin du coronavirus (après avoir pleuré pendant les premiers mois de la pandémie parce qu’il y avait pas de vaccin disponible) je me disais que c’était aussi risqué pour les autres vaccins jusqu’ici globalement bien acceptés. Il y a toujours eu une poignée d’anti-vaccins mais c’était une toute petite minorité. Avec les anti-vaccins covid cette minorité a grandi et s’est étendue contre tous les vaccins sans distinction. Le mot clef est « vaccin » et quand on l’a dit on a excité les anti-vaccins. Beaucoup de parents contre ce vaccin en particulier (le vaccin covid) ont décidé d’être contre tous les vaccins pour leurs enfants. C’est ce qui se passe en ce moment aux États-Unis. Cela fait un moment que les articles de santé sonnaient l’alarme sur le fait tout d’abord qu’avec les confinements et les fermetures de tout ce qui n’était pas urgent (cela valait pour les services de santé « moins essentiels «  des visites annuelles de routine) les enfants n’étaient plus à jour dans leurs vaccinations (tous les rendez-vous médicaux non urgents avaient été annulés ou repoussés pendant le premier confinement). Et ensuite pas rattrapés mais fin 2020 on encore pouvait espérer que le retard se rattraperait courant 2021 : c’est là que ça devient inquiétant parce qu’apparemment le retard ne se rattrape pas pour la simple raison que de plus en plus de parents on décidé d’être anti tous les vaccins.

Je m’attends à une épidémie de rougeole de grande ampleur, du moins chez nous aux États-Unis. Égoïstement bien contente d’avoir été vaccinée adulte, mes enfants eux ont été vaccines avec le ROR vax puisque dans leur jeunesse il existait). Et la rougeole c’est une autre échelle que le covid, le covid c’est une promenade de santé ou a walk in the park comme on dit ici, en comparaison avec la rougeole qui a un R0 (et tous les autres R qu’ii faut, sourire jaune) de 16 a 18, certaines souches presque 19. Qui est transmissible par aérosol (ce dont on n’était pas tout à fait certain pour le covid alors que pour la rougeole c’est 100% certain). Quand on voit ce qu’un covid bien moins virulent bien moins contagieux et bien moins transmissible par aérosol a produit sur la planète je me dis qu’on peut vraiment avoir la trouille de la rougeole en cas de chute de la couverture vaccinale. Même la peste et le choléra paraissent des petits joueurs comparés à la rougeole. Ceci dit ils ne jouent pas dans la même catégorie, ce sont des modestes bactéries et non pas des virus, mais dans l’imagerie populaire et dans les expressions langagières « la peste et le choléra » ça parle : c’est l’enfer sur terre absolu. Ça ne l’est pas, il y a bien pire avec les virus notamment la rougeole qui est dans sa propre ligue. Au delà du niveau de la polio et de la variole justement.

dans l’ordre: variole, polio, oreillons, varicelle, coqueluche et rougeole

Puisqu’on parle de polio, l’autre grand tueur, j’y pensais aussi mais l’actualité m’a devancée encore: ce n’est plus le fait d’y penser simplement, nous y sommes. J’ai lu l’autre jour il y a 15 jours ou 3 semaines, qu’il y a eu un premier cas de polio dans l’État de New York, une petite ville à environ 40 kilomètres de New York City. Premier depuis fort longtemps, une dizaine d’années puisque la maladie a été « éliminée »  non pas éradiquée, les virus de ces maladies éliminées par la vaccination circulent encore à bas bruit et ne se manifestent pas plus fort grâce à la vaccination et au fort taux de couverture vaccinale. Seule la variole a été éradiquée  (par la vaccination toujours) puisque le virus ne circule plus et qu’il n’y a pas de réservoir animal. De plus dans le cas de la variole il n’y a pas de cas asymptomatiques, la maladie est « visible » donc plus facile à circonscrire.

Donc un premier cas de polio ici et non pas en Afrique au loin. En parlant de l’Afrique, la situation n’est pas très réjouissante non plus parce que les campagnes de vaccination en général et contre la polio en particulier, n’ont pas pu être faites à cause du covid ces 3 dernières années, c’est assez dramatique. Mais nous ne sommes pas en Afrique et nous avons accès a la vaccination en routine ici, les visites médicales ont repris à partir de l’automne 2020. Donc premier cas, sur un homme adulte ceci dit, mais cela veut dire que le virus circule bien parce que normalement les premiers touchés ce sont les enfants me semble-t-il. Et dans le temps d’avant le vaccin, si l’on avait passé le cap de l’enfance sans avoir attrapé la polio c’était bon, on avait sans doute été frotté au virus à un moment donné et le système immunitaire avait réagi. Mais dans ce cas qui nous occupe, comme tout le monde est censé être vacciné maintenant (le vaccin est en vigueur depuis les années 50 quand même et il y a ( ? avait ?) aux USA une politique agressive de « no vax no school », la polio en faisait partie ) plus personne n’est frotté au virus qui ne circule plus et le peu de gens non vaccinés sont protégés par l’énorme pourcentage de gens vaccinés, c’est comme ça que ça marche. Sauf que : si l’on ne vaccine plus les enfants et que le virus qui était là mais ne circulait plus, se remet à circuler alors même les adultes vont être susceptibles de l’attraper (ceux qui ne sont pas vaccinés et qui étaient protégés par la masse des vaccinés).

Preuve à l’appui, lu le 12 août dans le New York Times la suite : le virus est maintenant détecté dans les eaux usées de New York City, ce qui signifie qu’il circule (ce n’est pas ce seul cas connu qui a contaminé toutes les eaux usées mais bien de nombreux cas latents pas encore manifestés ou asymptomatiques (parce que non ce n’est pas une spécialité du covid ces asymptomatiques, cela a toujours existé pour la plupart des maladies (sauf la variole justement) et c’est même très répandu pour la polio).

Le pire dans tout ça c’est que pour ces maladies-là on a les vaccins depuis un bon moment (ils sont récents en termes d’histoire de l’humanité moins de 100 ans pour la rougeole et la polio, 200 ans et plus pour la variole, mais représentent 2 ou 3 générations déjà pour les plus récents). Donc on ne devrait plus voir ces maladies du tout en Occident, où tout le monde a amplement accès aux vaccins qui sont de plus couverts à 100% et « gratuits » pour le patient. Même aux États-Unis.

Je n’en reviens pas d’en être à écrire tout ceci en 2022 ! Encore moins après les 2 ans et demi, presque 3 de cette pandémie. D’autant moins pourrait-on croire…

Sur le sujet je recommande de lire l’excellent livre du Professeur Philippe Sansonetti sur les vaccins appelé « Vaccins » chez Odile Jacob (publié en 2017 donc on ne peut pas l’accuser d’être partisan ni politisé ni rien.)

Je finis par cette citation de Charles Nicolle, prix Nobel de Médecine en 1928, que Philippe Sansonetti répète à plusieurs reprises dans son ouvrage et qui est un avertissement pour les générations futures (nous) et une leçon d’humilité :

« Il y aura donc des maladies nouvelles. C’est un fait fatal. Un autre fait, aussi fatal, est que nous ne saurons jamais les dépister dès leur origine. Lorsque nous aurons notion de ces maladies, elles seront déjà toutes formées, adultes pourrait-on dire. Comment les reconnaitrons-nous ces maladies nouvelles, comment soupçonnerons-nous leur existence avant qu’elles n’aient revêtu leur costume de symptômes ? »

Charles Nicolle, dans ses cours au Collège de France, compilés dans Le destin des maladies infectieuses.

« Il y aura donc des maladies nouvelles »…

La prochaine pandémie

(un article que j’avais commencé à écrire en juin 2022, j’avais oublié ce brouillon et j’en ai écrit un autre il y a 2 jours sur ce même thème, ce sera le prochain article que je publierai. Ce vieux brouillon que j’ai retrouvé et fini aujourd’hui est toujours d’actualité, en fait je ne croyais pas si bien dire, j’y reviendrai dans le prochain article.)

La prochaine pandémie

ou devrais-je dire les prochaines pandémies ?

Des pandémies et de gros problèmes à venir par les refus de plus en plus importants des vaccins en général, notamment le vaccin contre cette maladie extrêmement grave qu’est la rougeole. 

Et la polio.

Outre la monkeypox dont on parle de plus en plus.

Et encore ce ne sont que des maladies connues avec traitements ou vaccins disponibles, surtout vaccins pour la rougeole et la polio, donc on ne devrait plus les voir du tout dans les pays riches qui ont ces vaccins depuis longtemps, vaccins qui étaient devenus vaccins de routine et administrés pendant l’enfance puis leurs rappels éventuels pour les adultes, sans que personne n’y trouve à redire (à part une poignée d’irréductibles mais qui étaient très minoritaires et qui étaient de facto protégés par la masse des gens vaccinés de toute façon, ils ne posaient pas problème.) Ça c’était le passé, proche, mais le passé, j’y reviendrai dans le prochain article.

Cela ne prend même pas en compte les nouveaux virus et autres à venir, comme le coronavirus de cette pandémie en cours, qui a été un virus totalement nouveau qui nous est tombé dessus de façon inattendue. Au contraire des pandémies de grippe comme celle de 2009/2010 (H1N1) qui était au moins un virus connu de grippe.

Nous allons payer (et payons déjà, j’y reviendrai dans le prochain article) le prix du libéralisme à tout crin, de ce capitalisme carnassier et sauvage qui est totalement hors contrôle, pour avoir voulu (certains ont voulu) tirer un profit financier du vaccin (immense profit, j’en ai déjà parlé plusieurs fois). Alors que le profit, il est (il devrait être) tout simplement humain, une meilleure santé et une meilleure qualité de vie dans une société humaine protégée autant que faire se peut des maladies infectieuses, ce profit-là devrait se suffire à lui-même.

Voici un extrait du livre du Dr Didier Pittet et Thierry Crouzet, qui explique le prix à payer versus les bénéfices d’avoir une formule ouverte pour les vaccins et les traitements. Ce livre a été écrit au début de la pandémie courant 2020, alors que le vaccin pour cette pandémie de covid en était encore au tout début des recherches. Le docteur Didier Pittet, médecin épidémiologiste, est chef du service de prévention et contrôle des infections aux hôpitaux universitaires et à la faculté de médecine de Genève. Donc pas exactement un hurluberlu gauchiste rêveur. Ce qu’il dit est très sensé, c’est tout simplement du pur bon sens.

Didier Pittet et Thierry Crouzet, Comment vaincre les pandémies, Hugo Doc, octobre 2020. Je l’ai lu fin 2020 juste à sa sortie et il est toujours actuel, encore plus puisqu’au contraire des souhaits exprimés dans ce livre concertant les traitements et vaccins, les recherches en santé en général, le capitalisme carnassier a encore plus montré les dents. D’ailleurs nous savons maintenant que les profits accumulés en 2 ans de pandémie par les plus riches ont été supérieurs au total de tous leurs profits pendant les 10 années précédant la pandémie. « La fortune des milliardaires dans le monde a plus augmenté en 19 mois de pandémie qu’au cours de la dernière décennie. C’est la plus forte augmentation depuis que ce type de données est recensé. C’est le constat édifiant que révèle Oxfam dans son dernier rapport sur les inégalités mondiales publié le jour de l’ouverture du « Davos Agenda », une semaine de dialogues virtuels organisés par le Forum économique mondial. » (Oxfam et repris dans la presse aussi partout)

Est-ce que ce monde est sérieux ?

Est-ce que ce monde est sérieux — trace encore

Et ça n’arrête pas, c’est en rafale, ce monde perd la tête de plus en plus avec toute cette avidité pour l’argent, l’argent en tant que but ultime et unique, l’argent pour l’argent. Voici la fournée de la dernière quinzaine, et ce ne sont que 3 exemples, il y en a à la pelle chaque jour. Mais ceux-ci représentent le pompon ces jours-ci. 

Dans le genre « si j’en ai les moyens pourquoi me priver », la semaine dernière un article de France Inter qui explique que maintenant il y a surenchère (et spéculation évidemment, pourquoi les collectionner sinon ? ) sur les squelettes de dinosaures ! Oui, de dinosaures. Les musées et autres centres scientifiques n’ont plus les moyens de les acheter parce que des collectionneurs privés sont dans la boucle maintenant et évidemment les multimilliardaires ont des moyens autrement plus importants que les instituts scientifiques, alors ils font monter les enchères de ces squelettes, qui sont donc perdus pour la science et la connaissance. Les riches collectionneurs vont les mettre dans leur salon. WTF ? Ça ne va pas la tête ? Juste pour montrer qu’on en a les moyens ? Vraiment ? Un squelette de dinosaure dans son salon ? Et si vraiment c’était par admiration du squelette ( ! ), de nos jours on peut faire des reproductions très fidèles en résine, ce que font les musées pour laisser les originaux aux chercheurs et aussi éviter qu’ils ne s’abiment avec le passage des visiteurs (qui respirent, qui touchent aussi, voire qui démolissent l’exemplaire présenté en voulant faire un selfie, ça s’est vu ), donc si vraiment c’est le squelette lui-même qui les passionnent pourquoi ne réclament-ils pas (oui réclamer, c’est leur façon de faire) une reproduction fidèle en résine  (après tout ils en ont les moyens et une reproduction sera sans doute moins chère que la somme qu’ils s’apprêtent à enchérir ) ?

Un squelette de dinosaure chez soi, dans son salon ou son bureau, sa chambre à coucher peut-être ? Vraiment ? Dire que les bras m’en tombent est en dessous de la vérité, je ne sais plus quoi dire à ce niveau de connerie ! (Il n’y a pas d’autre mot).

Quoi d’autre, qu’y aura-t-il après ça ? Cela parait le summum mais je ne suis pas certaine qu’il n’y aura pas pire et encore pire et encore. 

Alors après Cabrel « est-ce que ce monde est sérieux », j’ai envie de chanter comme Yves Duteil mais ce n’est pas la guitare qui me démange, moi : « j’ai la guillotine qui me démange alors je coupe un petit peu ».

Dans la même semaine j’ai vu passer ça aussi, mais c’est presque anecdotique en comparaison du dinosaure dans le salon de milliardaire.

Avec toutes les inondations dans le centre sud des États-Unis de ces derniers temps, évidemment beaucoup de voitures ont été endommagées, mais pas de panique, on les pomponne un peu et on les revend. Le capitalisme carnassier en vitesse de croisière. Cela fait des années, depuis les grandes inondations de 2017, et des années suivantes jusqu’à cette année 2022, que nous savons qu’il ne faut plus acheter des véhicules d’occasion aux États-Unis du moins pas chez les concessionnaires qui en profitent pour refourguer ces véhicules très endommagés . Les remettre en état sur le papier ce serait bien, plutôt que de jeter, mais ce n’est pas comme ça que ce sera réalisé : on les remettra en état apparent et aux futurs propriétaires de faire face aux ennuis. Quand je pense qu’on peut se faire recaler à un contrôle technique pour un rien… À ce propos, le contrôle technique est une vaste blague ou une vaste arnaque, c’est selon, le bras armé du capitalisme carnassier pour faire consommer, acheter des voitures neuves et jeter les vieilleries. Une voiture de 5 ans qui coûte entre 10 ou 30 mille euros ou encore plus est une vieillerie n’est-ce pas, puisqu’elle doit passer le contrôle technique. Le contrôle technique serait légitime si on forçait les fabricants à payer les réparations des points qui ne passent pas le contrôle , c’est un autre sujet. Mais une voiture noyée, elle, est revendue tranquillement sans que des réparations plus que nécessaires soient faites bien entendu et sans contrôle technique spécifique, sans déclarer surtout qu’elle a été noyée. Il faut que ce soit rentable voyons, c’est un moyen de se « faire du fric » sur le dos des gogos, nous qui n’avons pas tous la possibilité d’acheter du neuf (et encore je me demande si le neuf est bien neuf, qui les empêche de vendre comme neufs les véhicules à l’origine neufs mais endommagés dans les concessions de ces états inondés finalement.

Ça me démange de plus en plus…

Et le coup de grâce est venu hier avec le prix des tickets des concerts de Bruce Springsteen ! J’ai lu tout l’article du Washington Post (en anglais) qui explique que ce service de ticket en ligne (qui soit dit en passant a l’absolu monopole aux États-Unis, sur tous les tickets de tous les spectacles sauf ceux qui sont suffisamment petits pour vendre à la porte le jour même) et cette « face value » dont ils parlent le prix « vrai » que l’on paierait à la porte , le prix réel du ticket, eh bien c’est le prix de départ et ensuite des algorithmes (quand on a dit ça, on a tout dit, nous sommes sauvés, sarcasme) des algorithmes donc se chargent de moduler ce prix en fonction de l’offre et de la demande (la main invisible du marché et toutes ces fadaises, ces mythes, pure propagande du capitalisme carnassier et sauvage), comme pour les billets d’avion comme le dit dans l’article un porte-parole de ce service de ticket en ligne. Comme la bourse donc. Cela fait des années que le jour où je me décide d’acheter mon billet d’avion, je regarde ma route et je l’achète dans la foulée parce que plus on regarde et plus les prix changent (augmentent, cela va sans dire) parce que rien qu’en regardant on fait monter leur valeur ! Donc je ne regarde pas d’avance, je trouve mon ticket le plus rapidement possible en faisant le moins de recherches et de simulations possible, je le mets dans mon panier Internet et je l’achète dans la seconde qui suit, il pourrait augmenter « tranquillement » dans mon  panier si je l’y laissais pendant que je regarde ailleurs.  Les autres clients qui regardent les mêmes billets pourraient et peuvent en faire monter le prix rien qu’en regardant (bientôt peut-être faire les vitrines dans la vie réelle cela fera aussi augmenter le prix des marchandises dans les magasins ? parce que c’est de cela dont il s’agit ) Cela me fait enrager à chaque fois de penser que les billets d’avion n’ont pas un prix fixe par trajet, tranche de classe et période de l’année, mais fluctuent comme la bourse .

Pour en revenir à Springsteen, comme cela fait 6 ans qu’il n’avait pas fait de concert, qu’il ne rajeunit pas, que c’est un chanteur très populaire ici (et ailleurs aussi), populaire dans le bon sens du terme, qui chante la vie des gens de peu et pour les gens de peu, les billets sont donc désirés. C’est alors que les clients se sont aperçus que les prix des billets montaient dans leur panier Internet entre le moment où ils l’y avaient mis et le moment où ils allaient payer . Et pas de quelques dollars (ce qui déjà par principe serait malhonnête) non un billet qui coute quand même 300 dollars au bas mot, la fameuse « face value » (ce n’est pas rien quand on y pense, je ne suis allée à un grand concert qu’une seule fois depuis que je suis aux États-Unis pour cette raison ) se transformait en un billet à 3000 dollars au moment où ils sortaient leur carte pour valider l’achat et payer. Et ça ne s’est pas arrêté là, c’est monté fréquemment à 5000 dollars ( !! ) Une fan a raconté au journaliste qu’elle avait renoncé à prendre  un billet (même pas bien placé en plus ) parce que son panier avait atteint 18000, dix-huit mille !, dollars.

Pour un chanteur populaire qui historiquement avait toujours fait attention à maintenir les prix de ses billets de concert relativement bas pour ses fans, dont beaucoup sont des gens modestes. Et bien pas cette fois-ci. Apparemment la solution pour prévenir cette folie des algorithmes, c’était de mettre une limite supérieure sur le site (c’est possible mais c’est optionnel) ce que les gens qui s’occupent de gérer les concerts de Springsteen n’ont pas fait et que les gens du site en ligne ne leur ont pas signalé non plus. Question annexe a-t-on besoin des algorithmes pour vendre des tickets, on s’en passait avant ? (La SNCF en France c’est pareil, c’est du vécu: pour aller de Cannes à Monaco, une grosse heure de train, le long de la Côte d’Azur, c’est tout droit sur le bord de mer à une 50taine de kilomètres, on me proposait de passer par Bordeaux, il y en avait pour plus de 12 heures et le prix était à l’avenant, quasiment le prix d’un vol transatlantique, merci les algorithmes. La parade c’était d’aller au guichet et acheter un billet à la préposée (que la SNCF a supprimée après). (J’emploie le mot supprimé par sarcasme, encore que, seul le dieu argent sait ce qui est arrivé à cette pauvre femme…)

Concernant les tickets de Springsteen, évidemment certains se sont fait avoir au moment de payer (qui irait imaginer que le prix se multiplie par 10 ? D’autant que si on ne fait pas attention au zéro en plus au moment de payer on peut se faire avoir sans le savoir. D’ailleurs il y a eu beaucoup de demandes de remboursement, ce qui tend à prouver que des gens se sont fait avoir.

Certains fans vont aller le voir en Europe à ce prix-là, c’est ce que raconte le journaliste dans l’article : certains ont pris des billets d’avion pour Dublin en Irlande parce qu’en Europe les prix sont régulés et ce genre de site n’a pas le droit de fonctionner comme ça d’après ce que j’ai compris (heureusement et hourra pour l’Europe ) donc les prix sont fixes et ne dépendent que de l’emplacement  dans la salle et ne changent pas après coup. Ce qui fait que ça leur revient moins cher de prendre un billet d’avion pour l’Irlande ou ailleurs en Europe, de payer 2 ou 3 nuits d’hôtel et même d’aller du coup voir 2 ou 3 concerts à la suite dans la même ville quand il a plusieurs dates. Moins cher qu’un seul ticket sur le sol américain. 

Le monde est complètement dingo, vraiment, est-ce que ce monde est sérieux ?

Je me pose la question : tout cet argent entre le prix de 300 dollars qui est déjà un prix calculé avec un bénéfice, au moins pour le site de tickets en ligne (il ne propose pas ce service gratuitement ) entre 300 et 3000, les 2700 dollars de spéculation par ticket ils vont où ? Dans les poches de qui ? Ce n’est pas de l’argent qui reste en l’air dans les limbes…

Puisque nous parlons de musique, je me remets à chanter « j’ai la guillotine qui me démange alors je coupe un petit peu »

Est-ce que ce monde est sérieux — trace

Madame Lit (de l’excellent blog Madame Lit : à lire ici : https://madamelit.ca  ) a tout juste laissé un commentaire sur mon dernier article sur le capitalisme carnassier et le gaspillage, Est-ce que ce monde est sérieux ?, disant que ce capitalisme l’épuisait mentalement et avant même que j’aie pu lui réponde que c’était la même chose pour moi, ce matin dans ma boite de courrier électronique j’ai trouvé ceci dans les nouvelles du jour :

Y a-t-il de l’argent à se faire sur la lune ? Les grandes puissances et les milliardaires font la course au démarrage d’une économie extra-terrestre (littéralement d’un autre monde sic ! il y a une sorte de jeu de mot volontaire ou involontaire dans ce out-of-this-world )

WTF ?

Oui comme Madame Lit cela m’épuise mentalement, ce capitalisme rapace et avide est une charge mentale monstrueuse et constante sur la plupart d’entre nous, les gens de peu. Ce monde n’est pas sérieux et si glouton et avide d’argent — de l’argent pour l’argent.

Si j’étais en charge au niveau mondial, j’arrêterais instantanément tous les programmes, absolument tous, tous les programmes de recherche spatiale partout dans le monde, même si sur le fond c’est dommage et qu’il y a beaucoup à apprendre, beaucoup à découvrir qui pourrait peut-être sauver des vies ou rendre des vies meilleures. Mais tant pis parce que si tous ces efforts et ces résultats sont pervertis dans un seul but « se faire du pognon » toujours plus de pognon finalement alors il vaut mieux renoncer à toutes ces recherches et ces découvertes.

C’est à hurler, à vomir. Et cela va mal finir.

J’avais écrit un article il n’y a pas si longtemps sur le sujet des « centres commerciaux dans l’espace et du tourisme spatial », lire ici : https://michusa.wordpress.com/2021/11/14/nous-construisions-des-civilisations-trace/

Et nous y sommes encore une fois, encore et toujours. Le pognon, le pognon le pognon. Les centres commerciaux et les hôtels de luxe dans l’espace, sur la Lune pour se faire du pognon toujours plus de pognon. Nous arriverons à exporter notre maladie mentale et nos horreurs, nos ordures aussi — au propre comme au figuré jusque dans l’espace, jusque sur d’autres planètes.

Pour quoi faire ? Quand ils seront dans le sapin qu’est-ce qu’ils en feront de tout ce pognon ? Leur argent leur monte à la tête, c’est une drogue dure pire que toutes les drogues existantes, il faut les désintoxiquer en leur confisquant tout. C’est de la folie furieuse à ce niveau-là, digne du retour des camisoles de force.

Je suis pour le rétablissement de la guillotine et le passage à la guillotine de tous ces milliardaires qui ne savent plus quoi faire de leur peau et de leur pognon alors que des millions de gens crèvent de faim de  maladie et triment sans pouvoir joindre les 2 bouts dans des conditions abominables. Absolument écœurant  ! Les seigneurs, rois et empereurs du passé étaient des petits joueurs en comparaison de cette monstruosité.

Je suis épuisée moi aussi.

Est-ce que ce monde est sérieux ?

Est-ce que ce monde est sérieux ?

« Some 1.1 Billion COVID-19 Vaccine Doses Likely Wasted Since Rollout Began » – from an NGO organization / independent journalist network, Health Policy Watch

J’ai lu récemment qu’un milliard de doses du vaccin Covid ont été gaspillées et donc jetées sans être utilisées depuis le début des vaccinations fin 2020/début 2021. Je ne connais pas l’exactitude ni la précision / vérité de ces chiffres mais que plusieurs centaines de millions de doses aient été jetées, cela est malheureusement plausible lorsque l’on considère l’état actuel du gaspillage tous azimuts (pas uniquement pour les vaccins) dans le monde.

Nous sommes là au comble du capitalisme sauvage hors contrôle, capitalisme carnassier, meurtrier, qui préfère gaspiller et jeter plutôt que de donner, détruire plutôt que de donner gratuitement. D’ailleurs si ce n’est pas possible pour des raisons de logistique de donner ces doses avant leur péremption ou leur gaspillage, ne pourrait-on pas donner au moins les formules de fabrication avec les autorisations de fabrication libres de droits ? Surtout pas, le capitalisme sauvage préfère jeter que donner quelque chose, même s’il ne pourra pas la vendre de toute façon. Est-ce que ce monde est sérieux ?

C’est la même chose pour l’alimentation : 40% des aliments récoltés et/ou produits  sont jetés : il s’agit d’un gaspillage à tous les niveaux, producteurs consommateurs et surtout surtout, intermédiaires qui (ces intermédiaires essentiellement) préfèrent jeter et détruire que donner (arroser d’eau de Javel, poursuivre en justice ceux qui osent ramasser dans les poubelles des supermarchés et des entreprises, etc. ) Est-ce que ce monde est sérieux ?

Je reprends ce vers d’une chanson que chantait Francis Cabrel il y a longtemps, La corrida, « est-ce que ce monde est sérieux ? » 

On pourrait faire toute une série d’articles sur ce thème, « est-ce que ce monde est sérieux ? »

L’homme du KGB

Je poursuis ma lecture du livre de Madeleine Albright, Fascism a warning, Fascisme l’alerte pour l’édition française, j’alterne avec d’autres livres plus légers parce que même si c’est intéressant et important, c’est lourd à porter (en fait je viens de le terminer hier soir). J’en ai parlé ici : https://michusa.wordpress.com/2022/06/14/un-avertissement/

Après une succession de descriptions de plusieurs despotes / dictateurs et fascistes de notre temps, un pays après l’autre, elle en arrive à « l’homme du KGB » comme elle l’appelle — on comprend dès le titre du chapitre de qui il va être question.

Il faut noter que ce livre a été écrit courant 2017: et le portrait quelle fait de « l’homme du KGB » est glaçant et annonce bien ce qui allait se passer. Elle avait vu clair dans son jeu depuis plusieurs années et jugeait non acceptable de frayer et faire des affaires avec ce personnage qu’elle classait dans la lignée des Hitler Mussolini et Staline — nous y sommes, elle avait raison.

« He tells bald lies with a straight face, and when guilty of aggression, blames the victim. He has convinced many, apparently including the American president, that he is a master strategist, a man of strength and will. »

(traduction rapide : « il dit des mensonges éhontés en vous regardant droit dans les yeux, et quand il est coupable d’agression, il blame la victime. Il a convaincu beaucoup de gens, y compris le président américain apparemment [Trump au moment où elle écrit] qu’il est un maître stratège, un homme fort et volontaire. »

Après sa première rencontre avec lui alors qu’elle était « secretary of state » (ministre des affaires étrangères) dans la fin des années 90, début 2000, elle écrit ceci dans son rapport de visite :

«  Putin is small and pale, so cold as to be almost reptilian ».

(traduction rapide : « Poutine est petit et pale, si froid qu’on dirait un reptile ». 

Lors de cette première rencontre, ses premiers mots sont pour commenter la broche que porte Madeleine Albright ; elle lui explique que ce sont des montgolfières qui s’élèvent, à l’image de l’espoir naissant en Russie. Il sourit, se compose un visage grave et se retourne alors vers les caméras de télévision et se plaint «  les États-Unis sont en train d’exercer des pressions contre nous ». Comme ça directement, faisant croire que les petits mots sur la broche étaient un avertissement de pressions américaines, avant même d’être entrés dans la rencontre et les discussions : le mensonge droit dans les yeux à côté de la secrétaire d’état qui n’avait encore rien dit sur la politique de son pays ! Puis quand les médias sont partis, il s’est retourné vers elle avec un mince sourire : « j’ai dit ça pour ne pas que vous soyez attaquée et accusée de faiblesse par les critiques dans votre pays ». Cela résume tout du personnage.

Et un dernier trait : quand l’Union Soviétique s’est effondrée, il travaillait alors pour le maire de St Petersbourg. Tous ses collègues ont alors affiché une photo de leur nouveau président Boris Yeltsin dans leur bureau comme c’est souvent l’usage partout ; lui a affiché un portrait de Pierre le Grand. 

Toutes ces détails sont tirés du livre de Madeleine Albright sus mentionné. Je vous encourage vivement à le lire, c’est un livre important et qui éclaire beaucoup la situation actuelle.