Archives mensuelles : juin 2014

Tu finiras écrivain

J’ai pris l’habitude de vivre seule. La conséquence c’est que je me parle à moi-même. Dans ma tête ou tout haut certaines fois. Le premier pas vers la folie ?

Une ancienne amie, enfin pas vraiment une amie (le futur ne l’a pas démontré, qui a disparu de longue date) mais je lui dois une seule chose, ceci, cette ancienne connaissance, dirons-nous, m’avait dit : « non tu ne deviendras pas folle, mais tu finiras écrivain. »

Dont acte.

Tavel — la cuvée royale

La cuvee royale

Puis un Tavel 1999, la cuvée royale, l’ombre de lui-même mais quelques beaux restes qui ont fait dire à l’amie avec qui je l’ai bu, « qu’est-ce que ça a dû être quand il était encore dans sa splendeur… »

J’en ai bu l’été passé de cette cuvée royale, du vin de l’année précédente, dans sa pleine force, effectivement une splendeur, un concentré de saveurs, de souvenirs de l’été qui fut le sien —

trace d’un autre été, de l’été d’avant le grand départ quand j’ai acheté ce Tavel 1999 un morceau de France que j’emmenais avec moi, un morceau de ton cœur.

Bourgogne blanc 1997 — trace

Bourgogne blanc 1997

Je suis tombée l’autre soir sur un Mâcon Fuissé blanc de 1997 tout à fait correct, pas grandiose mais correct.

Trace de Bourgogne, trace d’autres vins, de dégustations entre amis —

un autre lieu, une autre vie.

Le voyage Chatou—New York

Chatou New York

Petit à petit je jette tout le vin accumulé pendant des années, les années 90 — 10 ans d’achats de vins de toutes nos regions françaises qui partent dans l’évier.

Seuls les blancs et de façon surprenante les rosés tiennent le coup, dans une certaine mesure.

Il est trop tard et le voyage en bateau (Paris-)Chatou—Le Havre—New York les avait déjà achevés, il aurait fallu tout boire dans l’année qui a suivi la traversée.

Maintenant ce sont mes tuyaux qui les boivent.

Les regrets — trace

Les regrets aussi

trace de regrets, des photos jamais prises, lieux qui ont disparu, New York change si vite,

de personnes perdues évanouies dissoutes dans le temps — que je ne retrouve pas,

je marche sur la trace de mon passé dans cette ville, ténue elle s’efface je n’en ai pas gardé les

bribes en image, seuls mes écrits de ce temps-là, un guide inutilisable désormais —

restent mes mots quand je vous les racontais.