Archives du mot-clé crise

Je roule pour vous

Lors de ma journée presque normale du 15 juillet — presque normale sur le plan « sanitaire » s’entend, lire ici [ https://michusa.wordpress.com/2021/07/24/une-journee-presque-normale/  ] —  j’ai en fait passé la journée à rouler pour vider le réservoir de la petite Honda Civic des enfants (en lire ici la raison : rappel sur la pompe à essence : https://michusa.wordpress.com/2021/06/13/les-rappels-sur-les-voitures/  ).

Le réservoir était plein à plus de 2/3 le mercredi après-midi pour un rendez-vous chez le concessionnaire le vendredi matin 8 heures. Rendez-vous pour lequel il était requis d’avoir un réservoir quasiment vide (aiguille dans le rouge ! ) sinon la réparation ne pourrait pas se faire (instructions expresses du concessionnaire ). Un comble pour un atelier de mécanique qui pourrait vider ledit réservoir, mettre de côté l’essence dans un bidon et refaire le plein avec ladite essence une fois la réparation faite. Mais non ! Pour une raison que j’ignore il fallait leur apporter la voiture avec le réservoir presque vide sinon rien. Comme s’ils ne pouvaient pas le vider eux. Mon père qui en était étonné en a parlé avec son petit mécanicien (pas concessionnaire) qui a confirmé que le garage pouvait vider, récupérer l’essence puis la remettre après. Il en était stupéfait que ce ne soit pas fait pour cette réparation : c’est ce qu’il aurait fait lui et tout mécanicien qui se respecte. Raison que j’ignore mais fainéantise ou historie de gros sous (petits sous : on rentabilise sans doute à outrance et on ne veut pas payer quelqu’un 10 minutes de plus pour faire cette opération).

En attendant, le jeudi j’ai roulé pour « rien » toute la journée. Heureusement nous en avons profité pour passer une journée presque normale avec mon amie Helen, l’occasion a fait le larron, cela a compensé ce gaspillage éhonté d’essence et la pollution inutile qui allait avec. Vider un réservoir au 2/3 plein sur une voiture qui ne consomme pas grand-chose c’était une gageure . 

Je précise aussi qu’avec les voitures modernes on ne peut pas siphonner ledit réservoir par l’extérieur (par la trappe pour faire le plein) bien entendu : il y a un dispositif anti-reflux et forcer un tuyau même très fin risquerait d’endommager le dispositif qui plus est. J’ai enquêté sur Internet évidemment sur ce sujet. Le seul moyen aurait été pour moi d’accéder au réservoir sous le siège arrière et de le démonter pour accéder au drain, bref de faire ce que le garage aurait dû faire. Dans ce cas si j’avais les connaissances pour me lancer dans ce genre d’opération, je pouvais changer moi-même la pompe à essence. Tant qu’à faire. 

J’ai essayé de la vider en laissant tourner le moteur en restant sur place mais ça ne consomme presque rien : après l’avoir laissée tourner 1 heure avec l’air conditionné à fond j’avais consommé seulement 9 miles et il me restait 244 miles. L’aiguille de la jauge n’avait pas bougé. En regardant sur Internet il était dit que même si je laissais tourner 24 heures comme ça, il me resterait encore la moitié du réservoir. Le soir ma fille a roulé pendant 1 heure ou 2 et fait une 60taine miles mais ça ne suffisait pas. Le soir vers 22 heures il restait encore 180 miles d’autonomie. On en était au 1/2 réservoir et il fallait que je roule environ 150 miles (soit plus de 220 km) et laisse environ 30 miles (45 km) pour pouvoir aller jusqu’au concessionnaire le surlendemain.

En fait mon fils devait aller à la plage cette semaine-là mais c’était orageux donc il n’y est pas allé, c’est comme ça que nous nous sommes retrouvés à 24 h avant le rendez-vous à avoir à vider.

Donc le lendemain j’avais prévu aussi d’enlever le mode éco (ce que ma fille avait déjà fait) et de mettre l’air conditionné à fond pour consommer plus. C’est le point fort de cette voiture : elle ne consomme presque rien (en terme américain) donc cela prend longtemps pour vider le réservoir. Si en plus on met le mode « éco » (nous roulons toujours en mode éco d’ordinaire) c’est encore plus long.

Donc j’ai gaspillé de l’essence très chère, à presque 3.5 dollars le gallon, pour rien, alors qu’ils pouvaient très bien vidanger le réservoir une fois qu’ils y auraient accédé, avant de s’occuper de la pompe puis remettre l’essence. La chasse au gaspillage ne fait pas partie des principes américains, il n’y a absolument aucun réflexe en ce sens ici contrairement aux Européens qui ont vécu la crise pétrolière des années 70 (comme moi dans ma jeunesse: ça plus la guerre que mes parents et grands-parents avaient eux vécue ce qui fait que j’ai été élevée dans l’esprit « on ne gâche rien » ce qui devrait être la devise de notre époque aussi et de toutes les époques d’ailleurs, ce qui a été le cas pendant 10,000 ans, à l’exception des 50 dernières années, dans certains pays seulement) .

Du coup pour ne pas économiser et gaspiller au maximum (vider)  j’avais décidé de faire une course puis rentrer à la maison, repartir aussitôt faire une autre course rentrer à la maison, exprès, pour rouler.

Le mercredi soir aussi, sur un coup de tête j’ai demandé à mon amie Helen, vaccinée intégralement aussi, si elle avait quelque chose à faire de spécial et si elle voulait m’accompagner pour cette journée à rouler en entrecoupant de lèche-vitrines, puis retrouver un parc où j’allais en 2005 sans en savoir le nom etc. Nous ne nous étions plus vues en personne depuis le 11 mars 2020 ! Nous avions prévu d’organiser des retrouvailles la semaine suivante mais l’occasion a fait le larron et nos retrouvailles ont eu lieu le lendemain pour utiliser l’essence de la Honda.

Cela a été le point positif de cette journée de gaspillage : une journée presque normale en bonne compagnie et les retrouvailles en vrai avec mon amie Helen (lire ici : https://michusa.wordpress.com/2021/07/24/une-journee-presque-normale/ ) ce qui nous a bien changé les idées à toutes les deux.

Après toute la journée à rouler j’ai déposé mon amie chez elle vers 22 heures (elle habite à 1/4 – 20 minutes de chez moi) puis j’ai roulé encore pendant une heure et demie parce qu’il me restait toujours 90 miles d’autonomie et un gros tiers du réservoir. Au lieu de rentrer par l’autoroute, je suis sortie à la première sortie et ai roulé en long en large et en travers de toutes les villes entre chez elle et chez moi. Vers 23h30 je n’en pouvais plus et je suis arrivée à la maison avec 35 miles d’autonomie, j’ai décidé que cela irait.

Le lendemain quand j’ai tourné la clef dans la voiture pour partir au garage le voyant rouge de l’essence s’est enfin allumé. Je suis donc arrivée chez le concessionnaire dans le rouge et avec l’aiguille du réservoir très basse. La réparation a donc pu être faite heureusement.

Par contre contrairement à ce que mes enfants attendaient ils n’ont pas rajouté d’essence du tout dans la voiture après la réparation et c’est un concessionnaire, pas une station donc pas moyen d’en acheter non plus. La sortie du concessionnaire se fait directement sur la voie rapide (highway) et les stations sont à quelques 5 ou 10 km plus loin. Quant à moi je n’en attendais pas moins du manque de service et de l’arnaque que représentent les concessionnaires donc j’avais emporté mon bidon de 20 litres de réserve d’essence (le dernier bidon de ma réserve d’hiver du groupe électrogène que j’utilise dans les voitures au printemps mais comme avec le Covid on roule moins je mets plus longtemps à les vider. Je ne veux pas garder les 100 litres de réserve à la maison (dehors) pendant la saison chaude pour éviter tout risque d’incendie.

Donc sur le parking du concessionnaire nous avons rempli le réservoir avec mon fils, pour pouvoir rentrer à la maison sans risque de tomber en panne d’essence — voire pire, de tomber en panne sur la voie rapide. La voiture est remontée tout de suite à presque 200 miles d’autonomie. Je m’attendais à me faire alpaguer par un employé sous prétexte qu’on n’a pas le droit de faire ça sur leur parking, que c’est dangereux etc. Surtout que j’utilisais mon propre entonnoir et pas l’entonnoir homologué Honda — si, si, il y a un entonnoir homologué la bonne blague ! Mais nous n’avons vu personne, cet endroit est devenu un peu fantôme, pas vraiment de clients qui se précipitent depuis la pandémie. Ils m’auraient entendu sinon. Comment comptent-ils qu’on puisse retourner chez nous avec un réservoir quasi vide, encore plus en étant obligé de passer quelques instants sur une voie rapide ?

D’autant que je ne savais pas combien il restait d’essence après leur intervention, l’écran me hurlait que le niveau d’essence était très bas et ne donnait plus d’autonomie, quant à l’aiguille, elle pointait encore plus bas que le matin.

Une journée presque normale

Avec Helen chez Blaze Pizza 15 juillet 2021

Il y a une dizaine de jours il fallait que je vide le réservoir d’essence de la petite Honda des enfants avant de l’apporter chez le concessionnaire pour le rappel (de la pompe à essence) [lire ici : https://michusa.wordpress.com/2021/06/13/les-rappels-sur-les-voitures/ ] Or l’avant-veille il restait encore de quoi faire plus de 250 km. Sur le coup d’une impulsion j’ai appelé mon amie Helen, avec qui je fais du tai-chi depuis plus de 18 ans pour lui demander si elle voulait passer la journée du lendemain à rouler avec moi pour consommer presque toute cette essence et ne laisser qu’une 50taine de km, juste de quoi aller chez le concessionnaire le surlendemain. Je lui proposais de nous arrêter de-ci de-là si elle avait des courses à faire. La veille lors du cours de tai-chi via Zoom, elle avait mentionné qu’elle aimerait bien retourner au mall (centre commercial) où elle n’avait plus mis les pieds depuis le début de la pandémie (ni moi non plus).

Comme nous avions (c’est du passé maintenant, l’épidémie repart ici aussi, nous avons 15 jours ou 3 semaines de décalage avec l’Europe), donc comme nous avions un répit dans l’épidémie, que les restrictions avaient été levées dans le New Jersey (dans les 3 états limitrophes du Nord-Est, New Jersey, New York et Connecticut) depuis le vendredi précédant le week-end du Memorial Day (le 28 mai), notamment les restrictions concernant les jauges et le port du masque pour les personnes vaccinées, que nous sommes toutes les deux complètement vaccinées, nous avons décidé de passer une journée « normale » ou presque normale, comme nous le faisions avant toute cette folie de pandémie.

Nous avions quand même des masques dans le sac pour le cas où ils s’avèreraient nécessaires : les obligations du gouvernement (de l’état) étaient levées (sont toujours au moment où j’écris cet article) mais chaque entreprise, commerce ou restaurant est libre d’instaurer ses propres règles et demander le port du masque indépendamment du statut vaccinal des personnes. Nous avions aussi du gel hydroalcoolique et des lingettes au chlore pour les mains.

Vers 13 heures je suis allée la chercher chez elle, nous avons même fait un hug (l’accolade anglo-saxonne qui remplace la bise) : nous ne nous étions plus vues en personne depuis le 11 mars 2020 ! Depuis nous nous sommes « vues » 2 ou 3 fois par semaine via Zoom mais plus jamais en personne jusqu’à ce 15 juillet 2021. Alors qu’auparavant avec les cours de tai-chi, nous nous voyions au moins 3 fois par semaine et plus si nous faisions d’autres activités ou sorties.

Pour rouler au maximum nous n’avons pas optimisé nos déplacements, au contraire. Pour chaque destination nous avons pris les chemins les plus longs possibles, le but étant de consommer cette essence.

Donc nous sommes allées flâner au mall et même à l’Apple Store du mall, tout ça sans masque (dans ce mall le masque est maintenant seulement recommandé mais pas obligatoire — pour les personnes vaccinées, pour les autres il l’est évidemment ). Nous sommes même allées prendre un café gratuit à la boutique Nespresso du magasin Bloomingdale’s (genre de Galeries Lafayette) comme j’avais l’habitude de le faire à chaque fois que j’allais dans ce mall pour une raison ou une autre, dans la vie d’avant.

Nous avons beaucoup roulé et parlé dans des parkings en laissant la voiture tourner avec l’air conditionné à fond (ça consomme plus d’essence), tout ça sans masque donc. Comme avant (sauf pour la partie consommation outrancière d’essence).

Nous sommes allées faire des petites courses ici et là, en faisant des allées et venues non rationnelles à dessein, nous avons aussi roulé longuement dans le Great Swamp (le marais), les petites routes sinueuses ça fait consommer plus d’essence.

Chez Blaze Pizza 15 juillet 2021

En fin d’après-midi nous avons fini par avoir faim et avons décidé d’aller manger dans une pizzeria que nous aimons bien : c’est une pizzeria où l’on construit soi-même sa pizza en pointant au serveur tout ce que nous voulons mettre dessus en passant devant les différentes garnitures que le serveur rajoute au fur et à mesure de nos indications avant de la faire cuire au feu de bois. Tout ça encore sans masque (les serveurs étaient tous masqués et les clients globalement non, mais c’était le 15 juillet : depuis les choses ont un peu changé et sont revenues en arrière). Les garnitures sont évidemment protégées par des Plexiglas (depuis toujours, bien avant la pandémie).

la pizza

Une journée presque normale à aller ici et là sans masque et sans se préoccuper de l’affluence. Ceci dit il n’y avait pas grand monde, les gens devaient être à la plage ou ont changé leurs habitudes de shopping. Au restaurant non plus il n’y avait pas foule. À part nous il y avait peut-être une autre table occupée, pas très longtemps, et c’est tout. Les clients venaient et emportaient. Comme ce n’était pas la foule le risque était somme toute limité à être sans masque puisque nous sommes vaccinées.

Nous avons bien fait d’en profiter, c’est sans doute la seule journée « normale » ou presque, avant longtemps. Une fenêtre qui s’est ouverte récemment, pour se refermer presque aussitôt. Je ne pense pas que nous pourrons refaire une journée sans masque de sitôt. Hier je suis allée à Ikea avec ma fille (même chose ce n’état pas les grandes foules) et nous avons porté le masque toute la journée (sauf une fois assises à notre table pour manger à la cafétéria qui n’était pleine qu’au tiers seulement, voire moins). Il y avait plus de gens qui portaient le masque que la semaine d’avant : lors de ma journée presque normale avec mon amie Helen, environ un tiers des gens croisés portaient le masque contre plus de la moitié maintenant, puisque la situation épidémique repart à la hausse, même ici dans le New Jersey où nous sommes à un peu plus de 70 % de la population adulte vaccinée* — reste toujours environ 30 % d’adultes non vaccinés… 

*si l’on compte toute la population, cela revient à 57% de la population complètement vaccinée en comptant donc les mineurs.

Lueur orange

lueur orange

Et maintenant ? Suite à l’article que j’avais écrit sur toutes les catastrophes naturelles récentes, et moins  récentes, qui sont toutes de la main de l’homme ou rendues pires par l’homme, lire ici : https://michusa.wordpress.com/2021/07/06/et-maintenant/   depuis cet article donc, nous avons eu aussi les terribles glissements de terrain en Allemagne — glissements de terrain sur terrain plat dans son genre ça vaut l’incendie de l’océan, tout simplement incroyable, inimaginable. 

Et maintenant ? Moins dramatique pour notre vie quotidienne que ces glissements de terrain en Allemagne mais tout de même un signe que tout se dérègle à grande vitesse.

Et maintenant donc, une lueur orange toute la journée, jusqu’à la tombée de la nuit, aujourd’hui chez nous dans le New Jersey et dans tout le Nord-Est et certainement ailleurs.

lueur orange

Ce matin vers 8 heures, en regardant dehors j’ai tout de suite remarqué une lueur orange, des reflets orange sur les arbres, sur le sol, sur le goudron de ma driveway :  tout était baigné dans une lueur orange, une atmosphère orange.Le  ciel était blanc ou gris très pâle uniforme comme si c’était couvert alors qu’il n’y avait pas de nuages et que ce n’était pas orageux. Le soleil perçait à travers ce blanc comme à travers un voile.

Cela m’a tout de suite rappelé les jours de feu sur la Côte d’Azur, quand le massif de l’Estérel en feu nimbait l’atmosphère environnante d’une teinte orange. Pourtant aujourd’hui il n’y avait pas d’avis d’incendie dans les environs. Il était trop tard pour que ce soit le lever de soleil et de toute façon le lever de soleil ne donne jamais ces teintes ni cette lueur orange diffuse.

lueur orange

Fugitivement je me suis dit que c’était peut-être les incendies dans le Grand Ouest canadien à quelque 5000 km d’ici, tout en me disant que c’était quand même fort loin.

En septembre dernier (2020) nous avions eu les fumées en haute atmosphère qui masquaient le soleil et à cause de cette couche de fumée il a fait froid dans le New Jersey à la mi-septembre à cause des incendies dans le Grand Ouest américain (Californie, Oregon et État de Washington), lire ici : https://michusa.wordpress.com/2020/09/24/la-vague-de-froid-dans-le-new-jersey-et-les-incendies-de-californie/

Ça n’a pas manqué : j’ai eu confirmation de mon sentiment quand peu après dans la matinée nous avons reçu les alertes sur la qualité de l’air : très mauvaise aujourd’hui pour cause de particules dues aux incendies dans l’Ouest canadien. Nous y sommes donc encore.

Alerte qualité de l’air 20 juillet 2021

Mais contrairement à septembre dernier, aujourd’hui les fumées étaient plus basses et dont impactaient la qualité de l’air cette fois. Il était conseillé de ne pas faire d’activité sportive dehors et fortement suggéré aux  personnes avec des fragilités respiratoires ne pas sortir.

Le ciel est resté blanc/gris pâle toute la journée tout en étant sans nuages : la couche de fumée et de particules fines masquait le bleu habituel.

lueur orange

Et maintenant ? On (l’humanité) persiste et signe bien entendu. Par exemple et ce n’est qu’un tout petit exemple, les prix du marché de la voiture à essence s’envolent à cause des pénuries (de semi-conducteurs, WTF, ne pourrait-on pas s’en passer dans les voitures si on voulait vraiment ? c’est un autre sujet). Les prix montent à des hauteurs inédites y compris pour les voitures d’occasion (à cause de la pénurie de voitures neuves) : les particuliers qui possèdent un véhicule acheté d’occasion  il y a quelques années se retrouvent avec un véhicule qui vaut plus cher aujourd’hui que quand ils l’avaient acheté ! Du jamais vu quand on sait qu’une voiture perd de sa valeur (WTF ?) rien qu’en rentrant dedans et claquant la portière. Je n’accuse ni ne blâme le péquin moyen, pauvre diable comme vous et moi qui a besoin d’une voiture pour conduire ses activités quotidiennes et son travail, presque tous les jours selon s’il habite dans une région suburbaine ou au milieu de nulle part, mais enfin cette course au renouvellement des voitures et à la non-réparation ou réparation onéreuse est-elle encore d’actualité et de mise ? (Ne me parlez pas de la vaste fumisterie des contrôles techniques « pour notre sécurité », qui croit encore à ça ? )

Persiste et signe dans la destruction de notre environnement, notre milieu de vie— et ensuite ? Qui dit mieux (pire) ? 

lueur orange
lueur orange
lueur orange
lueur orange

Avril 2021

Avril 2021, à la maison bien sûr. 

Presque rien.

C’est fou comme on s’attache aux petites tâches et aux petites satisfactions du quotidien — un repas simple de légumes ou de pâtes, une bière artisanale un petit vin blanc sans prétention. Sinon presque rien, toujours calfeutrés en attendant notre seconde dose de vaccin début mai.

En attendant le printemps a fait du bien. Quand on voit le jaune arriver on se met à revivre : dans le New Jersey les premiers signes du printemps sont en jaune avec les forsythias et les jonquilles, le vert des arbres n’arrive que bien après, début mai en général — cette année il est venu plus tôt, dès le 8 avril.

Simone avait raison évidemment 

N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question.

Simone de Beauvoir

Une phrase que j’avais notée et qui m’accompagne depuis longtemps, qui sert de sentinelle, qui maintient ma vigilance éveillée.

D’autant qu’elle était toujours vérifiée à au moins un endroit dans le monde à un instant donné —  plusieurs endroits à vrai dire, beaucoup.

Mais maintenant elle est vraie aussi chez nous, en Occident. Il n’y a qu’à voir ne serait-ce qu’aux États-Unis, dans certains états à la con et je pèse mes mots, c’est même un euphémisme, combien sont remis en cause outre les droits à l’avortement mais encore les droits à la contraception tout simplement, sans parler des éternels perdants que sont les droits au travail et au salaire égal à ceux des hommes — entre autres.

Tout le monde (parmi les gens ordinaires, les autres absolument non, au contraire) a beaucoup perdu pendant cette crise sanitaire, de l’argent, son travail, sa santé voire la vie, des libertés aussi mais les femmes encore plus que les autres. Et comme toujours elles ont eu double peine parce que la peine de faire tenir tout simplement le foyer (un travail à temps plein en soi) leur incombe toujours en plus du reste et le reste il y en a encore plus pendant la crise sanitaire.

Les pas en arrière mettront des années à se rattraper s’il se rattrapent un jour.

J’ai lu cette estimation effrayante récemment publiée dans une étude du Forum économique de Davos — d’autant plus effrayante qu’ils ne doivent pas être des progressistes ni des féministes extrêmes dans ce Forum…

« La pandémie a fait perdre 36 ans à l’égalité entre les femmes et les hommes dans le monde ».

C’est-à-dire que la crise a retardé de plus d’une génération le temps nécessaire pour parvenir à l’égalité entre les femmes et les hommes. Pire : ces 36 ans sont un délai supplémentaire en moyenne et comme il y a de fortes disparités entre les pays, en tout à l’échelle mondiale il faudra environ 136 ans pour combler les inégalités partout.

Et maintenant ?

Et maintenant quoi ?

Quoi d’autre ? La pandémie qui n’en finit pas de recommencer, le Canada point le plus chaud de la Terre, la neige et un froid polaire au Texas pendant qu’il faisait plus chaud au nord, un bateau géant qui se coince en travers du Canal de Suez — une première depuis l’existence du Canal —, un immeuble qui s’effondre dans une des nations les plus riches du monde pour manque de maintenance et de travaux à cause de l’appât du gain, et quoi d’autre encore ? Je ne cite que quelques-unes des catastrophes récentes qui me viennent à l’esprit sans chercher trop longtemps ni réfléchir, il y en a d’autres évidemment, beaucoup d’autres et partout dans le monde, certaines ont fait la une des informations mondiales, d’autres seulement des informations locales, d’autres encore on n’en a rien su, pour diverses raisons.

Et maintenant ?

Eh bien maintenant l’homme est même arrivé à mettre le feu à l’océan. Écrit comme ça on dirait une mauvaise blague, un rêve halluciné qu’on secoue au réveil, un délire de fin de soirée trop arrosée. Mettre le feu à l’océan ce n’est pas possible, répondions-nous à l’enfant qui posait la question, comme les enfants savent si bien poser ces questions à propos de tout et sans filtre. Avant. Maintenant il faudra lui répondre que oui.

Dans vos pires cauchemars vous n’en rêviez pas, pourtant l’homme l’a fait (sur l’air de la publicité « vous en rêviez Sony l’a fait »). Il a fini par mettre le feu à l’océan. 

Les bras m’en tombent, je ne suis pas la seule comme on peut le voir sur ces quelques publications lues sur Twitter que j’ai relevées tant elles reflétaient mon état d’esprit.

L’océan en feu maintenant.

Extrait d’article de USA Today 2 juillet 2021

Le jour où l’homme a mis le feu à l’ocean, je n’aurais jamais cru connaître ça de mon vivant ni que personne ne puisse connaitre ça un jour d’ailleurs, on ne peut même pas envisager que ce soit possible, un délire de mauvais film catastrophe ou de bande dessinée de super héros ? 

La caractéristique qu’il faut noter et bien mettre en avant, c’est que toutes, absolument toutes ces catastrophes sont de la main de l’homme, ont été si dramatiques et lourdes en bilan humain et en dégâts à cause de l’homme : très peu se seraient produites sans l’intervention de l’homme, voire si elles s’étaient produites quand même, elles auraient eu au moins peu d’impact, n’auraient occasionné que peu de dégâts.

On peut dire avec certitude qu’il n’y a plus de catastrophes naturelles ou très peu, très rares et lorsqu’elles existent malgré tout elles sont rendues pires par la main de l’homme.

Catastrophes naturelles devient un contre sens, un non-sens.

On peut remonter dans le temps, faire une liste et examiner toutes les catastrophes majeures de ces 50 dernières années (voire peut-être des 100 dernières années ) et je parie qu’elles sont absolument toutes man-made, de la main de l’homme sans exception. Ou même si à l’origine l’homme n’y était vraiment pour rien, son appât du gain et du profit à tout crin a su transformer toute catastrophe mineure, voire une catastrophe qu’on aurait pu éviter ou du moins minimiser façon « même pas mal », en désastre de grande ampleur jusqu’à une ampleur mondiale avec la pandémie — celle-là est un record mais même ce record il [l’homme] est en train de le battre sur d’autres terrains, en mettant l’océan en feu par exemple. Prochaine étape faire s’effondrer la Lune ? Se désintégrer le Soleil ? Détruire un trou noir ? La Voie Lactée ? 

On peut les regarder toutes, les grandes et moins grandes catastrophes des dernières décennies : à chaque fois l’homme les a déclenchées et dans les cas où l’homme n’était pas le déclencheur il en a été le facteur d’aggravation et de majoration exponentielle de la catastrophe — la pandémie étant l’exponentielle absolue — à ce jour.

Et maintenant le feu à l’océan.

Et après ? Congeler le Sahara en une nuit ?  après tout on a fait bien fondre le Pôle Nord et tous les glaciers, alors pourquoi pas ?

Qui dit mieux ? (sarcasme amer).

Un jour à New York City (21 avril 2017)

Séquence nostalgie, un jour à New York City lors de la visite d’un de mes amis français en voyage professionnel pour la semaine, je l’avais rejoint pour passer la journée avec lui dans la City (comme on dit ici).

Je ne sais plus depuis combien de temps je ne suis plus allée à New York City — j’habite à une trentaine de kilomètres du centre de Manhattan. Avant la pandémie cela faisait un moment que je n’y étais plus allée parce que j’avais d’autres occupations. Et que je pouvais de toute façon y aller quand je voulais. Sauf que… la pandémie est arrivée.

En fait en janvier 2020, quand je suis rentrée après mon séjour France, j’avais fait ce projet pour le printemps 2020, d’accompagner une ou 2 fois par semaine ma fille qui travaillait tous les jours à New York City et d’en profiter pour y passer la journée à prendre des photos quartier par quartier pour renouveler ma collection de photos un peu vieillissantes pour certains quartiers, quand on sait que New York City se renouvelle à une vitesse ahurissante. Si on laisse passer 2 ou 3 ans sans aller dans un quartier, on ne le reconnait absolument pas quand on y retourne. En 18 ans j’ai pu observer ce phénomène de renouvellement à très grande vitesse de près. Il y a des quartiers que je connaissais bien qui sont méconnaissables —presque une nouvelle ville. 

Puis ça a été février et on commençait à ne plus avoir la tête aux projets de visites de NYC, de tourisme ni aux photos et mars, avec le coup de frein total — brutal. Le printemps où je pensais photographier New York City s’est passé intégralement à la maison, c’était le grand confinement.

Depuis je n’y suis plus retournée — la ville a changé dramatiquement pendant la pandémie pour le pire alors que c’était devenu à partir de la fin des années 90 une ville très sûre, on pouvait s’y promener dehors au milieu la nuit sans aucun risque, même prendre le métro — je l’ai fait. Depuis la pandémie la criminalité a beaucoup augmenté, il ne vaut mieux pas prendre le métro, ni même le train pour aller à Manhattan, la gare d’arrivée est devenue un coupe-gorge. Cela sera sans doute temporaire puisque les habitants retournent petit à petit vivre dans la City et reprennent le terrain resté vacant et donc à la merci des délinquants et gangs de toutes sortes.

Alors pour la nostalgie ce petit montage vidéo — un de mes premiers, il faut en excuser la qualité.

Et pour la bonne bouche cette chanson de Norah Jones — une des ses premières — chanson que j’apprécie particulièrement : https://youtu.be/xOCQEJ1ZNrw

Première sortie au restaurant

Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant

Il y a une dizaine de jours j’ai fait ma première sortie au restaurant depuis le début de la pandémie. Je n’étais plus allée au restaurant depuis un an et demi, la dernière fois c’était début janvier 2020 quand nous avions fait une visite de Fréjus avec mes parents lors de mon dernier séjour en France (dernier avant longtemps mais nous ne le savions pas). Ensuite le retour dans le New Jersey et la reprise de la vie quotidienne et peu après la pandémie était arrivée et rideau.

En fait j’ai demandé à mes enfants de m’y trainer, ayant besoin d’une bonne tape dans le dos pour retourner vers une vie plus normale maintenant que nous sommes vaccinés, qu’une grande partie des adultes sont vaccinés dans le New Jersey et les états voisins et que l’épidémie recule dans notre coin. Les restrictions sont petit à petit levées, dont certaines en cours de façon continue depuis un an — nous n’avons pas fait de « stop-and-go » mais un grand confinement jusqu’à la mi-juin 2020 et une levée à petits pas, tous petits pas, à partir de début juillet 2020. Certaines activités en intérieur n’ont commencé à être autorisées et possibles qu’en mars 2021 (par exemple de début juillet 2020 à mars 2021, pour les restaurants seuls la vente à emporter, la livraison et manger dehors étaient autorisés, avant ça de mi-mars 2020 à fin juin 2020, pendant le grand confinement, seules la livraison et la vente à emporter étaient autorisées  : sur la photo le panneau du restaurant mentionne toujours ces anciennes restrictions qui n’ont été levées qu’en mars 2021 ! ) Activités en intérieur avec une jauge évidemment, qui a commencé à 25% et est montée au fur et à mesure que la pandémie a reculé avec la vaccination. D’autres activités en intérieur comme les salles de cinéma et les théâtres n’ont pas encore rouvert depuis un an et quelques, la réouverture est en cours ces jours-ci. Les dernières restrictions sont levées depuis début juin et nous venons à peine de sortir de l’état d’urgence, notre gouverneur vient de laisser tomber ses pleins pouvoirs et ne gouvernera donc plus par ordonnance — ce qui était le cas depuis mars 2020.

Donc nous revenons progressivement à la vie — plus sociale, moins confinée. Mais après plus d’un an à faire très attention et ne pas sortir c’est difficile, un peu effrayant. Mes enfants eux sont sortis quelques fois, sont allés au restaurant en extérieur avant d’être vaccinés — avec les personnes de leur « bulle de confinement » à partir de juillet 2020 (la bulle de confinement ce sont les 2 ou 3 amis proches qui ont obéi au confinement strict du début eux aussi et qui appliquaient les gestes barrières masques et autres mesures de sécurité et se faisaient tester quand les tests ont été plus disponibles). 

Pour une première sorte « en public » j’ai voulu manger en extérieur. Nous étions dehors sous abri avec 2 murs seulement et un toit (la norme Covid en extérieur depuis juillet 2020). Malheureusement le beer garden était complet pour l’heure où nous avions réservé — c’était le premier week-end où toutes les restrictions ou presque étaient levées. Nous avions prévu d’y aller le vendredi soir mais malheureusement il a fait un temps exécrable avec des trombes de pluie et un orage extrêmement violent, qui empêchait tout repas à l’extérieur. Donc partie remise au dimanche soir qui coïncidait au premier week-end de levée presque totale des restrictions.

Nous sommes allés dans un de nos petits restaurants locaux habituels, dans la petite ville voisine, ce n’est pas non plus le restaurant branché qui attire un monde fou, c’est aussi une petite ville tranquille, pas une mégapole. Ce qu’il me fallait pour une reprise. Nous avions réservé bien entendu. 

Sur la terrasse couverte où nous étions, seulement  2 autres tables étaient occupées par 2 ou 3 personnes chacune et très éloignées de la nôtre.

Mes enfants m’avaient prévenue : « tu ne t’affoleras pas mais les serveurs n’auront certainement pas de masque » (en théorie ils doivent être vaccinés car leur employeur peut l’exiger et c’est le cas la plupart du temps pour les serveurs et employés de restaurant à ce que m’ont dit mes enfants), puisque les restrictions de masque sont levées, pour les gens vaccinés uniquement. 

Je suis allée depuis le parking jusqu’à l’accueil (en extérieur) puis à notre table avec le masque. L’hôtesse d’accueil n’était pas masquée et ma fille non plus pour ce trajet. Mon fils et moi avons enlevé le masque en arrivant à la table. Nos serveurs n’étaient pas masqués non plus. 

J’ai malgré tout remis mon masque pour retourner à la voiture (trajet tout en extérieur) — une habitude, même si les quelques personnes entrevues sur le parking ne portaient pas le masque.

Il va falloir se réhabituer et même si les restrictions officielles sont tombées, il y a encore des endroits qui rendent le masque obligatoire, des magasins des endroits publics — c’est un temps de transition, le temps que tout le monde redevienne confortable sans porter le masque. Cela ne concerne que les personnes vaccinées bien entendu.

Je tiens à signaler que j’ai constaté que dès qu’on tombe le masque on est moins vigilant pour le reste aussi — on a moins tendance à respecter les autres gestes barrières, à ne pas se toucher le visage, à se désinfecter les mains dès qu’on touche un objet étranger — en l’occurrence le stylo du restaurant. Avec le masque sur le visage je n’aurais pas manqué de me passer les mains au gel désinfectant voire à la lingette au chlore juste après avoir touché ce stylo « public » ou j’aurais pris le mien. Sans le masque je n’y ai plus pensé. Ceci dit c’était pour payer, donc à la fin et nous sommes partis tout de suite après. Je me suis toute de même désinfecté les mains au gel hydroalcoolique en arrivant à la voiture –  mais c’était parce qu’à ce moment-là j’avais de nouveau le masque.

Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
le menu est virtuel : il faut scanner et regarder sur son téléphone
Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
Repas fini nous repartons (à droite le panneau des anciennes restrictions)
Le beer garden s’est vidé mais quand nous sommes arrivés il était complet
Première sortie au restaurant

Quelques pas vers un peu plus de normalité

Etant complètement vaccinée depuis la mi-mai (deuxième injection le 1er mai) avec un vaccin à ARN messager, je me dis qu’il me faut commencer à retourner vers un peu plus de normalité. Ce d’autant que les cas et les hospitalisations baissent, qu’ils sont à leurs niveaux les plus bas depuis respectivement septembre et octobre 2020, que l’épidémie a l’air finalement de se retirer petit à petit. 

D’ailleurs les directives (du CDC) et ordonnances (du gouverneur du New Jersey) reflètent ce « progrès » : nous sommes autorisés à laisser tomber le masque en intérieur (pour les gens complètement vaccinés uniquement) à partir de ce week-end du Memorial Day qui vient, dans le New Jersey (qui rejoint sur ce point l’état de New York et du Connecticut)— les chiffres des contaminations diminuent à grande vitesse et le pourcentage de personnes vaccinées augmente. 

D’autant aussi que le taux de vaccination dans le New Jersey est assez haut : 55% des adultes sont complètement vaccinés et cela monte à 70% si on ajoute ceux qui ont reçu une seule injection. Les adultes représentent environ 75% de la population du New Jersey. 

Dans les autres ordonnances de ces jours-ci, les jauges de rassemblement sont augmentées, les jauges (à l’intérieur) pour restaurants augmentent et les dancings vont rouvrir dans les bars et les restaurants. Les clients ne seront plus obligés de rester assis pour la durée de leur présence dans ces établissements, bref ils vont pouvoir rouvrir presque normalement (à part les masques pour ceux qui ne sont pas encore vaccinés). Je tiens à préciser qu’il n’y a pas eu de « stop-and-go » dans nos 3 états du Nord Ouest (New Jersey, New York et Connecticut), rien n’a ouvert complètement depuis mars 2020 contrairement à ce qui s’est passé en Europe, les restaurants ont ouvert en extérieur seulement pendant très longtemps et seulement fin janvier 2021 en intérieur avec une jauge de 25 % ! Les salles de spectacles, théâtres cinémas, etc n’ont commencé à rouvrir qu’en mars 2021 (ils ont donc été complètement fermés pendant un an) et Broadway (les spectacles de comédies musicales) ne rouvrira qu’en septembre 2021 et n’a jamais rouvert depuis mars 2020.

Donc hier je suis allée faire les courses à la centrale d’achat en gros avec un simple masque au lieu des doubles masques que nous avons adoptés depuis début janvier selon les conseils du CDC : masque jetable filtrant (presque chirurgical) recouvert par un masque en tissu. Le masque de type presque médical (des médicaux on n’en trouve pas) jetable « bleu » pour protéger les autres et le masque en tissu ajusté (qui plaque le masque bleu, qui est toujours un peu vague, sur le visage) pour se protéger soi-même. Donc hier un seul masque (celui en tissu puisque je suis vaccinée).

Et pour la première fois depuis un an je n’ai pas mis de gants en plastique jetables (presque médicaux, des médicaux on n’en trouve pas non plus) pour faire les courses. J’ai quand même passé au désinfectant au chlore la barre du charriot et me suis désinfecté les mains au chlore au retour à la voiture (J’ai désinfecté au chlore aussi mes clefs, les poignées de porte de la voiture et la carte de crédit), mais pas de gants ! Je compte passer bientôt au désinfectant gel hydroalcoolique (moins efficace sur les virus comme chacun le sait, c’est pour ça que j’étais restée sur le chlore), ce qui représentera un allégement de la procédure.

En bonus, dans le magasin, j’ai pu apprécier le retour des lingettes désinfectantes au chlore et en grand packaging ainsi que des sprays désinfectants. Depuis mars 2020 et le début de la pandémie, plus moyen de trouver des lingettes Clorox ni Lysol — les 2 grandes marques nationales — ni les marques distributeurs d’ailleurs, toutes faites aux USA. On ne trouvait seulement que des lingettes de bien moindre qualité avec des produits inconnus (et sans garantie que l’étiquette dise la vérité) de marques totalement inconnues et jamais vues auparavant… made in China avec les réserves que l’on peut avoir sur un acteur qui ne respecte pas les normes ni les lois et qui se fout complètement de mettre des produits dangereux ou toxiques sur le marché et de tuer des gens (ils l’ont déjà fait dans le passé et ont aussi tué plusieurs millions de personnes sans sourciller.)

Lingettes desinfectantes en gros paquets

Depuis le mois de mars 2021 (soit un an après ! ) j’arrivais à trouver parcimonieusement soit de ces 2 marques soit des marques distributeurs made in USA, mais dans des petits contenants et à achat limité — 1 par personne. Depuis un an j’économisais et réservais ces vraies lingettes désinfectantes aux courses et interactions extérieures justement et gardais les saloperies chinoises pour des nettoyages ne nécessitant pas une désinfection minutieuse et certainement pas pour mes mains. Donc à coup de 1 petite boite par ci et pas là j’avais refait mon stock. Mais hier au club d’achat en gros, Noël Montjoie Saint-Denis ! j’ai retrouvé ces 2 marques, non seulement en gros containers, mais en plus en lot de 5 gros containers (et sans limite d’achat par client) !  Conditionnements que je n’avais plus vus depuis plus d’un an. En mars 2020 lors de ma dernière virée au club avant le grand confinement, il n’y en avait déjà plus en rayon et nulle part non plus dans les supermarchés et magasins. 

Donc il a fallu 15 mois pour que cela revienne à la normale, que la pénurie cesse. Ce n’était pas sur ma liste, mais j’ai acheté un pack de 5 de chaque marque, un de Clorox et un de Lysol, de toute façon ça se garde très longtemps et dans ces tubes rigides ça ne sèche jamais. Quant au spray désinfectant Lysol (équivalent du spray Sanytol), même chose, il avait disparu pendant près d’un an et j’avais commencé à retrouver de ces sprays, disponibles 1 par 1 en petit conditionnement à Target en février. Mais hier j’ai pu acheter sans difficulté un pack de 3 grosses bombes de la marque Lysol.  Il aura aussi fallu 15 mois… 

Papier toilette et autres pénuries provoquées

L’essence est tout récemment passée à plus de 3 dollars (le gallon) alors qu’elle était à moins de 2 dollars l’an dernier en juillet, après le confinement (le vrai, le lockdown / shelter in place de mars avril mai 2020)  https://michusa.wordpress.com/2020/07/12/le-prix-de-lessence/

Nous avons appris qu’il s’est produit une attaque de hacker contre un pipeline majeur qui nous apporte de l’essence dans le Nord-Est et également tout l’Est du pays jusqu’au Sud-Est, attaque informatique qui a bloqué l’acheminement de l’essence dans le pipeline : en bref à cause de cette attaque et en attendant le paiement de la rançon qui allait avec, le robinet était fermé et l’essence ne coulait plus dans le pipeline. WTF ? Pourquoi met-on tout sur Internet ? D’autant plus ce genre d’infrastructures cruciales et potentiellement fragiles qui provoqueraient un désastre en cas d’attaque informatique ? Quand ce devraient être des systèmes en circuit fermé et ultra sécurisé. Circuit fermé ce n’est pas le cas puisque l’attaque viendrait d’un hacker de Russie ou de par là, en aucun cas de quelqu’un qui se serait introduit physiquement sur un des sites qui gère le pipeline. Les bras m’en tombent.

Attaque relayée avec force dans les news et les journaux partout, à hauts cris en disant bien haut et fort que le Nord-Est (et tout l’Est du pays mais il était surtout question du Nord-Est dans ces articles) allait expérimenter une pénurie d’essence à la pompe. Ce qu’il ne fallait surtout pas dire (mais la catastrophe et la mauvaise nouvelle sont vendeuses, une poule aux oeufs d’or pour les médias). Grâce à ce battage médiatique on a ainsi déclenché une panique, les gens se sont rués, ont fait la queue aux stations à essence pour remplir leur réservoir de voitures et des bidons ( ! ) et effectivement il y a eu une pénurie, essentiellement dans le Sud-Est et l’Est, pas tant par chez nous dans le Nord-Est d’ailleurs.

Alors que si je n’en avais rien su, si personne n’an avait rien su, il n’y aurait certainement pas eu de pénurie. Personnellement je n’ai même pas eu besoin de faire le plein cette dernière quinzaine donc si je n’en avais rien su, je ne me serais pas aperçue d’une pénurie à la pompe. D’autant plus que même si ce n’est plus le lockdown, la vie n’est pas encore entièrement revenue normale et on roule quand même beaucoup moins. Donc quel était l’intérêt de marteler l’information comme quoi « ouh là là le Nord-Est va manquer d’essence à la pompe » ? Total ça a été bien plus que le Nord-Est (et je répète dans mon coin du Nord-Est je n’ai rien vu aux stations alentours, ni queues ni panneaux disant qu’ils n’avaient plus d’essence). Par contre tout le Sud-Est et la partie de l’Est au sud de chez nous, le mid-Atlantic, ça a été queues à la pompe etc… Et la pénurie. Mais provoquée par cet afflux de clients qui ont surstocké !

Surtout que finalement cela a été réparé rapidement : le pipeline [le robinet] qui avait été coupé a été rouvert et l’essence coule de nouveau à flots. Quand je dis réparé, en fait la compagnie qui gère ce pipeline a payé la rançon au hacker (même chose : avons-nous besoin de savoir cela, qu’ils ont payé ? Ne devrait-on pas le garder secret — c’est quasiment du secret défense dans ce cas précis —parce que franchement pour donner des idées à d’autres hackers et leur montrer que ça marche puisque les entreprises payent, il n’y a rien de mieux ! )

En tout état de cause cela a été réparé très rapidement donc si l’on n’avait rien dit personne ne se serait aperçu de rien : le pipeline a été coupé moins d’une dizaine de jours et il y a quand même des stocks tampons chez les grossistes et dans les pompes il me semble. On aurait pu le dire après coup (ou même pas, franchement quel intérêt à part donner des idées malfaisantes à des pirates et aussi afficher notre vulnérabilité auprès de puissances étrangères malfaisantes, certaines fois ce sont les mêmes engeances d’ailleurs), on aurait pu au moins le dire après coup, une fois que tout était remis en place au lieu de déclencher cette panique qui a produit outre une pénurie toute temporaire, une augmentation des prix pas temporaire elle par contre… Les prix ne redescendront pas, on nous a déjà prévenus (par les mêmes médias d’ailleurs ça aussi c’est provoqué) on peut dire que ce sont des pénuries annoncées et provoquées. Ensuite tous les prétextes sont bons pour augmenter les prix (et ne pas les diminuer bien entendu) : pénurie, on augmente le prix ; sur-stock et si le consommateur final ne consomme pas assez, on augmente aussi les prix « parce qu’il y a un manque à gagner », je cite. Ça a été déjà le cas toujours pour l’essence : en novembre dernier (2020) il y a eu une augmentation des prix à la pompe parce qu’à cause du lockdown et des restrictions de déplacements  et des voyages de fait, nous n’avons pas consommé assez d’essence. Et maintenant en mai avec cette pénurie provoquée. (D’autant que ce ne sont pas des raisons internationales comme les prix du brut ni aucune tension particulière, guerre, c’est un « problème » (pseudo-problème) purement américain et encore, de l’Est américain.)

Pour le papier toilette la pénurie provoquée (par la pandémie, ou la panique initiée par la pandémie et surtout la façon dont la pandémie a été rapportée par les politiques et les médias) a été moins grave que celle de l’essence puisque les prix sont redevenus normaux sur ces produits. Mais nous avons eu plusieurs vagues de ces pénuries de papier toilette, vagues qui allaient avec les vagues pandémiques. Même chose c’est auto-déclenché par les nouvelles alarmantes et sensationnelles en une des médias, une façon de présenter l’information, par les médias et les politiques, telle qu’elle fait bien peur, ce qui a provoque la panique des foules et l’achat de papier toilette…

C’est un peu fatigant ce comportement provoqué, toujours par les mêmes spéculateurs, financiers et banquiers — oui je les mets dans le même sac — bien servis par les médias et les nouvelles en une des journaux, qui font tout pour provoquer ces pénuries. Quand on sait qu’à chaque chute de neige, chaque hiver, bien avant les problématiques de la pandémie, à chaque tempête annoncée il y avait des rayons vides de pâtes, de conserves et d’eau en bouteilles — pas de pénurie de papier toilette cependant, ça a été la marque du Covid ces pénuries de papier toilette. Je précise qu’une chute de neige c’est un jour, voire deux d’immobilisation forcée. Si on perd le courant, ce serait quelques jours (c’est déjà arrivé, on connait donc la durée) donc pas de quoi faire des provisions pour 6 mois, il ne faut rien exagérer. 

Si l’annonce d’une simple chute de neige peut provoquer ce genre de pénuries « artificielles » dans une région habituée à avoir des chutes de neige régulières en hiver, pas étonnant qu’une pandémie — phénomène hautement inhabituel, surtout celle-ci dans ses circonstances mondiales et uniques —provoque des pénuries de plus grande ampleur… 

Papier toilette, essence — la pénurie d’essence n’était pas due au virus du Covid-19 en l’occurrence mais à un virus informatique, il y a une certaine ironie amère. Mais ce n’est pas perdu pour tout le monde, certains en font leurs choux bien gras, directement ou indirectement, les médias n’étant pas les derniers, en vendant de la copie avec leur sensationnalisme de catastrophe et les revenus publicitaires induits, cha-ching !

Cha-ching : bruit de la machine à sous et expression onomatopée nord-américaine qui signifie l’encaissement de beaucoup d’argent.