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Beaujolais Nouveau 2018 — trace

Les bonnes choses arrivent par deux : chez mon marchand de vin, outre le Beaujolais Nouveau habituel, rouge donc, il y avait un autre carton qui n’était pas encore ouvert et qui portait la mention « rosé ». Je l’ai ouvert et en ai attrapé diligemment une bouteille : effectivement le même vin, Beaujolais Nouveau Georges Duboeuf 2018, mais en rosé. Mon marchand de vin en était tout aussi étonné, il n’en avait jamais entendu parler ni n’en avait jamais eu, une nouveauté selon lui. Tellement nouveau qu’il n’était pas dans son système de prix, arrivée en caisse impossible de me le facturer, ce vin n’avait pas encore de prix. Finalement il me l’a fait au même prix sous le même code que le rouge, ce qui ne devait pas être loin de la vérité. J’étais donc bien la première à l’acheter (je m’en doutais puisque le carton était encore intact et que c’est moi qui l’ai ouvert subrepticement).

Après enquête rapide, c’est effectivement une nouveauté créée cette année pour la première fois par Georges Duboeuf justement. Et il a eu bien raison — ce vin est excellent, un petit air d’été et de rosé provençal, qui plus est entre deux épisodes hivernaux, une tempête de neige et une vague de grand froid (-12 la nuit et -3 au plus chaud de la journée). Il était d’autant plus le bienvenu.

Beaujolais Nouveau rosé

Beaujolais Nouveau rosé

 

Beaujolais Nouveau rosé

Beaujolais Nouveau rosé

 

Beaujolais Nouveau rosé

Beaujolais Nouveau rosé er mon repas du soir, pâtes aux courgettes, tomates, ail, basilic et olives vertes

Les gagnants

Côtes de Provence

Côtes de Provence

 

Apothic rosé

Apothic rosé

Les deux gagnants de mes rosés d’été américain sont ce rosé de Côtes de Provence Annonciade, meilleur que le Listel tout en étant au même prix et de façon très surprenante, l’Apothic Rosé, un rosé de Californie que j’ai voulu essayer quand j’ai vu que ce n’était pas un zinfandel, cépage que je fuis absolument, qui produit ces rosés californiens appelés white zinfandel, vins rosés demi-secs qui sont de pures piquettes — des horreurs, il vaut mieux se passer de vin dans ce cas-là. Cependant je n’avais quand même pas de grandes espérances sur ce vin, unique vin américain de mon échantillonnage préalable. Heureuse surprise alors que j’en attendais peu, ce vin est excellent.

Ce sont les deux meilleurs alors j’ai fait des provisions pour l’été.

Provisions pour l’été — trace

Trace de vins rosés bus en France en été et le roi de tous, mon cher Tavel, celui de la Cave des Vignerons de Tavel, la cuvée royale particulièrement, que je rapportais à Paris pour ensoleiller les journées grises qui se suivaient interminablement. Que j’ai bu à nouveau il y a quelques années, ici dans le New Jersey, une bouteille réchappée du déménagement, aux qualités passées mais avec encore de beaux restes. Et aussi deux caisses achetées à la Cave des Vignerons de Tavel en revenant d’un voyage en Auvergne lors d’un de mes séjours estivaux, la cuvée Tableau et la cuvée royale évidemment.

On ne trouve pas de Tavel aux États-Unis, en tout cas pas dans ma région, aucun des marchands de vin alentour ni même au-delà n’en propose à la vente. Il y en a peut-être à New York mais je n’ai pas recherché, il faudrait le courage de le charrier en métro et en train et à quel prix serait-il ?

En attendant je me console avec quelques rosés disparates trouvés dans mes deux caves locales de prédilection (cave est un peu ambitieux pour la région, marchand de vin et d’alcool sonnerait plus juste mais on peut rêver). Petit miracle, j’y ai trouvé le rosé des sables, un Listel gris sans prétention mais que je bois avec plaisir quand je suis en France, sur des plats d’été mangés en terrasse. Ici il est vendu à prix d’or mais il est disponible alors je me suis fait un petit plaisir pour ce début d’été.

Tavel — la cuvée royale

La cuvee royale

Puis un Tavel 1999, la cuvée royale, l’ombre de lui-même mais quelques beaux restes qui ont fait dire à l’amie avec qui je l’ai bu, « qu’est-ce que ça a dû être quand il était encore dans sa splendeur… »

J’en ai bu l’été passé de cette cuvée royale, du vin de l’année précédente, dans sa pleine force, effectivement une splendeur, un concentré de saveurs, de souvenirs de l’été qui fut le sien —

trace d’un autre été, de l’été d’avant le grand départ quand j’ai acheté ce Tavel 1999 un morceau de France que j’emmenais avec moi, un morceau de ton cœur.