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Premier mai

Un brin de muguet dans mon jardin, le seul brin un peu fleuri, tous les autres sont en bouton encore ce qui est normal pour la saison, d’habitude ils sont en pleines fleurs une dizaine de jours plus tard, vers le 8 ou 10 mai.

Muguet dans mon jardin 1er mai 2021

Petites conversations d’aujourd’hui

Avant on parlait du temps, de la pluie et du beau temps, des tempêtes tropicales ou de neige, passées ou à venir selon les saisons, du nombre de centimètres de neige que nous avions eus respectivement, du nombre de centimètres prévus.

Maintenant les petites conversations, en guise de pluie et de beau temps, small talks comme on dit ici, sont à propos des vaccinations, où nous en sommes respectivement, complètement vaccinés ou en cours de vaccination, quels vaccins nous avons eus.

Tel ce matin avec mon plombier, lui en cours de vaccination comme moi, son frère complètement vacciné, lui a eu le Pfizer, moi le Moderna.

Les petites conversations du moment — jamais nous n’avons comparé nos vaccinations contre la grippe ni quel vaccin nous avions eus, les petites conversations c’étaient le temps qu’il faisait ou qu’il allait faire. Covid-19 a tout avalé — Covid écrase tout disent les médecins — même ça.

La vie telle que nous la connaissions (vidéo)

Montage réalisé à partir de séquences vidéos tournées en avril 2019. La vie telle que nous la connaissions, que nous tenions plus ou moins pour acquise dans ses grandes lignes sauf accident  personnel ou ponctuel. Rien d’extraordinaire, petites allées et venues au supermarché, à la poste, au tai-chi, chez le marchand de vin avec des dégustations sur place, aller chercher quelqu’un à l’aéroport, aller manger une pizza avec des amis, aller faire du lèche-vitrine au grand centre commercial, « Mall », voisin, toutes ces choses banales que nous faisions sans y penser outre mesure.

Ce qui n’a pas changé entre alors et aujourd’hui : les fleurs dans mon jardin et les couchers de soleil — tout le reste a simplement disparu ou s’est fortement ralenti, fait à la va-vite la peur au ventre et sans aucun plaisir.

Vie quotidienne au temps du coronavirus (journal du 11 avril 2020)

 

11 avril 2020 : personnellement je lave quand même tout ce que je n’épluche pas et que je mange cru avec du Palmolive vaisselle, que je rince longuement et que j’essuie soigneusement. On n’est pas censé faire ça mais ce n’est pas pire que de laver sa vaisselle à la main et de la rincer pour manger ensuite dedans. Surtout que par exemple il y a des gens qui ne rincent pas : les Allemands dans le temps ne rinçaient jamais leur vaisselle. D’ailleurs du temps où je travaillais en arômes et parfumerie nous devions leur fournir des ingrédients de grade alimentaire pour parfumer leur liquide vaisselle. 

Bien entendu je ne faisais jamais ça dans la vie d’avant mais en réfléchissant je me suis dit que c’était le seul produit que je pouvais utiliser sans trop de risques en rinçant à fond.

Le reste des produits ménagers, hors de question bien entendu mais les gens sont ignorants et ne réfléchissent pas trop… Les centres antipoisons ont dû être débordés.

Je sais que les salades sous vide sont passées au chlore aux États-Unis, mais c’est fait au niveau industriel dans l’agroalimentaire donc c’est un procédé validé et les résidus sont contrôlés (du moins devraient l’être). Par contre je ne me risquerais pas du tout à mettre quelques gouttes de Clorox dans ma salade ! Tout d’abord ce n’est pas de la Javel mais pire et ensuite les concentrations sont aussi bien plus importantes ! Une fois en diluant le Clorox du bidon (qui d’ailleurs se garde pour toujours, le produit ne se dégrade pas, du moins sa force ne diminue pas avec le temps comme la Javel, c’est dire) en diluant le produit du bidon acheté en supermarché en une solution à 10 %, j’ai fait fondre un gant en coton. Je parlais avec ma mère au téléphone pour lui demander à combien elle diluait sa Javel en France pour désinfecter un gant (c’était du temps où mon fils était malade) et en parlant avec elle j’ai fait la manipulation, la dilution à 10% qu’elle m’avait indiquée, et j’ai mis le gant à tremper : il s’est désagrégé au bout de quelques minutes pendant que je parlais à ma mère ! On s’en souvient encore !

Vie quotidienne au temps du coronavirus (journal du 24 mars 2020)

 

Une tranche de ma vie quotidienne ou quand je me suis retrouvée à savonner mes concombres au Palmolive vaisselle.

On fait de ces trucs !

 

24 mars 2020 : aujourd’hui comme je voulais manger un concombre, je me suis trouvée à le savonner au Palmolive vaisselle. De même pour ma poire. Ces derniers temps nous n’avions mangé que des légumes cuits et de la salade sous vide déjà lavée (aux produits chlorés en général aux États-Unis, les Américains sont des grands fans de produits chlorés pour désinfecter leurs aliments, souvenez-vous du fameux poulet au chlore il y a quelques années). 

C’était ma première tentative de produits « crus » et non emballés sous vide depuis une dizaine de jours donc je me suis dit qu’il fallait tout nettoyer à fond. Précédemment j’avais mangé bananes, kiwis, myrtilles sous vide et mangues donc pas de problèmes…

Pourtant ces concombres ayant été achetés plus de 15 jours auparavant,  il ne devait plus y avoir grand risque. Mais bon. 

Décidément on fait de ces trucs !

Du New Jersey, journal du 16 avril

 

Ici tout va bien, nous ne sortons plus du tout vu la charge virale ambiante (c’est le New Jersey autrement dit le second point chaud après New York). Tout le monde travaille ou étudie de la maison et nous faisons livrer (à prix d’or) nos courses alimentaires.

Je suis très contente, je viens de souscrire à un « panier » de légumes de fermes du New Jersey Central et des régions avoisinantes. Bien que l’abonnement ne commence pas avant le mois de mai pour la saison 2020, ils ont proposé d’acheter un panier en avance sur la saison et hors abonnement, devant être livré aujourd’hui, ce qui a été le cas. Donc nous avons eu un énorme carton de produits frais : que du « vert » puisque nous sommes encore tôt pour la saison — poireaux, épinards, céleri, salade, mesclun, persil, champignons et pommes. Nous avons pu ajouter aussi des oignons jaunes et rouges et ma fille a voulu aussi du kale (un genre de chou vert à larges feuilles et pas compact). Donc nous allons faire des cures de légumes et de verdure. Ils ont aussi proposé deux autres de ces boîtes pour attendre le mois de mai et je me suis ruée dessus — ces temps-ci quand la nourriture est effectivement disponible et livrée à la porte, on prend ! Ce que nous n’aimons pas ou ne connaissons pas ou que nous n’achetons pas d’habitude, eh bien nous apprendrons à aimer.

Pour faire livrer les courses de supermarché ça ne marche pas si bien et c’est hors de prix : tout ce qu’on achète pour faire livrer est à la base plus cher que si l’on allait au supermarché. En gros prix plus chers (en plus de l’augmentation des prix en général depuis le début de la crise — c’est officiel, la plus grande augmentation mensuelle des prix pour les denrées et produits d’épicerie depuis 1974) plus la livraison plus des frais administratifs plus le pourboire du livreur (comme je ne sais pas s’ils ne sont pas payés qu’au pourboire, j’en mets un généreux). La semaine dernière pour une livraison de 100 dollars de marchandise il y a eu 20 dollars en plus pour la livraison (frais et pourboire confondus). Cette semaine c’est 30 dollars !  Je ne sais pas pourquoi. Mais il n’y avait pas les mêmes choix de livraison que la semaine dernière et il n’y avait qu’une seule case à cocher avec ce prix… ou pas de livraison du tout avant je ne sais quand. Pas d’option pour faire livrer la semaine prochaine par exemple comme c’était le cas la dernière fois.

Bref ces paniers (cartons en réalité) de légumes sont les bienvenus. Surtout que l’on peut avoir d’autres ajouts, venant d’autres fermes, avec des œufs, du lard, du miel, etc. Et la livraison est incluse dans les prix donc on sait à l’avance ce que l’on va payer, pas de surprise. C’est livré par les fermiers du collectif eux-mêmes, pas d’intermédiaires. D’autant que dans le cas des livraisons de supermarché, comme je l’ai expliqué précédemment, ce n’est pas le supermarché ni un employé du supermarché qui prépare la commande et qui livre, mais une société intermédiaire : c’est pour ça que c’est si cher et si je donne un pourboire c’est parce que censément 100% du pourboire va au livreur, ce qui me fait craindre qu’il n’ait pas de fixe. Tous les autres frais vont aux connards de la Silicon Valley et ça ne me plaît pas du tout. Quant à la différence de prix brut, entre le prix de la marchandise achetée directement sur place dans le supermarché et le prix de la même marchandise livrée ? Je ne sais pas où ça va, à qui profite le crime. Au supermarché ? Cela serait bizarre puisque pour eux ça ne change rien et puisque ce ne sont pas eux qui livrent. Donc la différence de prix de chaque article va encore dans la poche des connards milliardaires de la Silicon Valley.

Si je vois que la prochaine fois c’est 40 dollars en plus pour la livraison (donc 40% ! ) je laisse tomber. D’ici là nous aurons reçu nos masques alternatifs (cousus par un atelier de couture de San Francisco dont je suis cliente pour les pochettes de stylos et les sacs d’habitude, ils sont en route). Les masques sont obligatoires maintenant si on veut rentrer dans un supermarché. Je pourrai ainsi retourner à mon petit Stop and Shop du centre-ville, qui est en outre moins cher que le supermarché par lequel je suis obligée de passer pour avoir la livraison…

Je me suis abonnée aussi à Amazon Prime pour avoir accès à la chaine de supermarchés locaux d’Amazon (chaine de supermarchés rachetée par Amazon il y a quelques années), mais impossible d’avoir une livraison et maintenant je ne peux même plus rien mettre dans mon caddie de courses alimentaires ! En plus ils passaient leur temps à me le vider selon les indisponibilités… donc je n’ai jamais rien pu commander. Je suis sur liste d’attente, c’est ridicule. Le supermarché physique est un peu trop loin de la maison pour que j’y aille (il se situe à Madison) et là on n’a pas besoin de Prime pour y rentrer de toute façon puisque c’est un supermarché classique (préexistant au rachat par Amazon, j’y suis déjà allée plusieurs fois dans le temps). Donc en gros je me suis fait avoir. Je vais au moins essayer de profiter des films de Prime, quoique… déjà que je n’ai jamais vraiment le temps de regarder Netflix.

Dire que j’avais résisté à ce Prime qui engraisse Bezos et voila que le virus m’a fait aller contre ma conviction ! 

Rien de grave, que des désagréments idiots… Je ne vous raconte pas non plus le nombre hallucinant de cartons que j’ai jeté au recyclage ce soir ! Bien sûr puisque je reçois mon savon pousse mousse, mon bicarbonate anti odeur, mes produits de ménage pour nettoyer les WC, les pastilles bleues pour la chasse d’eau par Amazon (Amazon normal, pas le supermarché) : donc rien d’excitant quand on ouvre ces cartons. Ça au moins c’est le même prix  (et livraison gratuite par Prime du coup) que quand je les achetais à Target. Mais c’était plus simple quand il suffisait de faire une virée en une heure de temps, aller courses et retour, à mon Target route 22 et j’avais mes produits de nettoyage tout de suite. Sans compter tout ce qui est en rupture ces temps-ci… Je pense que les gens nettoient leurs poignées de porte voire leur nourriture avec du canard WC, ce n‘est pas possible autrement !

De la neige en mai ?

 

Ce samedi 9 mai 2020 après-midi.

Effectivement, elle était annoncée dans les prévisions météorologiques de la veille — il y a sans doute eu quelques flocons dans la nuit de vendredi à samedi mais pas de traces chez moi au matin.

Quand soudainement dans l’après-midi de samedi, il s’est produit ceci :

Heureusement cela n’a été qu’une giboulée qui n’a duré qu’un quart d’heure et qui n’a pas tenu. Dans le New Jersey Central ça n’a pas tenu mais plus au nord dans le New Jersey, certains se sont réveillés ce samedi matin avec le sol tout blanc, même chose à Central Park qui a été saupoudré. 

Par contre il fait froid, cela fait plusieurs nuits qu’il s’est remis à geler, j’ai dû rajouter une couverture sur mon lit, couverture que j’avais enlevée ces semaines passées pensant être au printemps puisqu’il faisait plus doux. Je suis bien contente de ne pas avoir encore baissé la chaudière ni d’avoir mis la maison en mode été, notamment de n’avoir pas encore ouvert toutes les écoutilles et trappes d’aération pour l’air conditionné, ni enlevé les rideaux et les boudins des portes d’entrée. Habituellement je fais tout ça début mai, même si nous avons encore des petits frimas ponctuels courant mai ce n’est jamais froid à ce point (il ne gèle plus normalement).

(c’était même avant qu’il neige : il faisait si froid qu’il a fallu que je me harnache ainsi pour aller chercher mon courrier)

La neige en mai ce n’était plus arrivé depuis plus de 40 ans : la dernière fois qu’il y a eu de la neige en mai en quantité mesurable (ce qui a été le cas donc hier dans certains endroits du New Jersey et à Central park) c’était vers la fin des années 70 — le 9 mai (!) 1977.

Bref 2020 est une année définitivement à passer aux oubliettes (on voudrait ! )

Le printemps sans nous

Le printemps sans nous

Le printemps sans nous

Ce printemps 2020, c’est le printemps sans nous…

Photos et vidéos faites hier 7 mai 2020 dans le jardin sans jamais m’éloigner de plus de 20 ou 30 mètres de la maison. Grand soleil mais petit 17 degrés avec un peu de vent, le fond de l’air était frais, j’étais dehors vers 15 heures sans veste mais avec un pull en laine à manches longues. Le soir c’était nuageux, je n’ai pas pu observer la dernière super lune (super lune des fleurs) de la saison.

Aujourd’hui 8 mai 2020, petite vague de froid, il a fait 6 ou 7 degrés toute la journée avec 11 au plus chaud, pluie toute la journée également, humidité glaçante dans la maison malgré le chauffage et ce soir 8 mai nous attendons de la neige pour cette nuit, oui de la neige !  En mai… pour ajouter à notre malheur.

(L’État de New York plus au nord en a déjà eu dans l’après-midi, au point d’avoir le sol tout blanc, couvert de quelques centimètres.)

Le printemps sans nous

Le printemps sans nous

Et en juin

Rosés et bières bien entendu, par deux fois des visiteurs de France. Je m’aperçois que je filme beaucoup de moments à table, autour de bons plats ou de bonnes bouteilles. Je ne suis pas Française pour rien…

En mai…

 

Non pas en mai fais ce qu’il te plait, mais l’enchainement des jours. J’ai commencé à avoir plus envie de rosés et de bières malgré les trombes de pluie fréquentes, la chaudière qui a lâché pendant une vague de froid mi-mai, l’alerte tornade fin mai… la vie quotidienne.