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Premier mai

Un brin de muguet dans mon jardin, le seul brin un peu fleuri, tous les autres sont en bouton encore ce qui est normal pour la saison, d’habitude ils sont en pleines fleurs une dizaine de jours plus tard, vers le 8 ou 10 mai.

Muguet dans mon jardin 1er mai 2021

Du New Jersey (journal du 21 juin 2020)

Rayon des lingettes de type Clorox à Target

Rayon des lingettes de type Clorox à Target (photo prise le 3 mars : il en restait encore un peu mais déjà on voit que les stocks commençaient à baisser fortement)

Maintenant, en date du 21 juin, ce sont les lingettes désinfectantes au chlore (lingettes ménagères de type Clorox ou Lysol) qui sont indisponibles partout. J’ai même essayé la pharmacie et le magasin d’équipement de cuisine qui en vend d’habitude et rien, ni en ligne ni en stock en magasin d’après leurs sites Internet. En cherchant partout sur Internet, je n’ai trouvé qu’une vague boîte vendue par un vendeur « marketplace » pour 29 dollars ! Il y a en plus des frais d’expédition outranciers et l’on n’est même pas certains de recevoir le produit original mais plutôt une contrefaçon, si l’on reçoit quelque chose tout court au bout du compte. Grosses arnaques, fraudes et contrefaçons à la clef. En plus 29 dollars, même si c’est le vrai produit c’est de la pure spéculation — j’appelle ça du vol — d’habitude une boîte coûte entre 3 et 5 dollars selon la taille, moins si je l’achète en lot à mon club d’achat. Qui n’en a plus donc, Target non plus. Et l’amazone autre que « marketplace » non plus.

Je n’en ai pas vu hier 20 juin non plus à Home Depot — le Casto local : les rayons étaient vides ! Alors qu’ils en vendent et à prix intéressant, d’habitude. Par contre ils avaient du PQ en énormes paquets et du gel hydroalcoolique en bidons de 2 litres, choses qu’ils ne vendent pas d’habitude — avant. Je n’ai pas eu le temps d’examiner le gel, j’étais dans la queue pour payer et il y avait un monde fou. Je n’avais qu’une envie, c’est de foutre le camp et de fuir toute cette foule. Je n’aimais déjà pas la foule avant, ça ne s’est pas amélioré avec cette épidémie. De toute façon, ce gel, nous nous en servons peu, voire pas puisque nous restons tous à la maison avec accès au savon et au lavabo. Je pense juste que si ça revient dans les rayons je devrais en acheter d’avance pour quand nous ressortirons, pour quand ma fille retournera à New York en septembre, histoire d’être parés si jamais ça redisparaît. Les masques aussi réapparaissent. Il y en avait à côté du gel, des palettes entières au même Home Depot mais à un prix défiant tout sens commun ! Même si c’étaient les masques bleus à plis, ils étaient bien étiquetés comme non médicaux ( ?! ) vendus au prix délirant de 39 dollars pour une boîte de 50. Puisque ce ne sont pas des masques chirurgicaux pour ce prix, autant continuer avec nos masques en tissu lavables (et de bonne qualité, cousus par une petite entreprise américaine de San Francisco, qui fait habituellement des sacs et des housses à façon et dont j’étais cliente avant : ils ont reconverti leur production en production de masques au lieu de sacs pendant le confinement et continuent toujours à en fabriquer depuis qu’ils ont repris la fabrication de leurs autres produits). J’ai vérifié le prix des masques chirurgicaux sur le site Internet de la pharmacie, c’est le tiers ou le quart de ce prix-là mais ils n’en ont pas et ne proposent en ce moment eux aussi que des masques « non médicaux » au même prix outrancier. Donc ça reste. D’autant qu’en lisant les avis sur Internet, ces masques sont de piètre qualité, les élastiques se détachent du masque la plupart du temps rien qu’en les enfilant et ils sont si fins qu’ils ne doivent rien protéger du tout. Pour couronner le tout, et ceci explique cela, ils sont faits en Chine. À ce compte-là même un bandana doit être plus efficace. J’attendrai les masques chirurgicaux labélisés comme tels. J’ai fait une petite note d’en acheter quand ils reviendront sur le marché et à des prix normaux, pour en avoir pour le futur et les futures crises sanitaires.

J’envisage de fabriquer moi-même des lingettes ménagères préimbibées puisque l’on trouve à nouveau soit du Clorox concentré soit du spray de ménage (version désinfectante bien entendu) et j’ai des lingettes multi-usages sèches (de la marque Clorox d’ailleurs), il me suffit de garder des tubes containers vides pour les préparer et les conserver.

En date du 21 juin, pas de gants non plus, ni en vinyle ni nitrile  dans aucun des magasins habituels, ni à la pharmacie et même pas de gants de peinture jetables à Home Depot, le rayon était vide. Pour ce que j’en fais (si je fais des courses, me protéger les mains du caddie ou de l’écran et du clavier pour payer, gants que j’enlève avant de rentrer dans ma voiture), pas besoin de gants médicaux pour le coup, de simples gants de peinture suffiraient.

P.S. —  le lendemain lundi 22 juin je suis passée physiquement à la pharmacie et j’ai trouvé des gants en vinyle (le dernier paquet en rayon, 15 $ pour un paquet de 100 ce qui est un poil cher, cela devrait tourner vers les 9/10 dollars normalement pour des gants médicaux mais ça restait dans une marge raisonnable donc je l’ai acheté). Il n’y avait pas de lingettes désinfectantes en stock comme mentionné sur le site Internet la veille. Il y avait par contre du gel hydroalcoolique, des flacons de toutes tailles, du demi-litre au quart de litre et au format de poche 60 ml, tous à des prix raisonnables. J’en ai donc acheté plusieurs flacons de 1/4 de litres et des flacons de poche, pour le futur si jamais ça disparaissait à nouveau. Il faut noter qu’il n’y avait pas de limite à ce qu’on pouvait acheter et les rayons étaient pleins. Donc j’en déduis que comme le PQ, ça aussi c’est revenu.

C’est le lendemain 23 juin que la Food and Drug Administration (FDA) a émis un avertissement sur 9 gels hydroalcooliques fabriqués au Mexique (tous du même fabriquant sous des marques et conditionnements différents) qui sont toxiques car fabriqués avec du méthanol au lieu de l’alcool éthylique (les vautours humains toujours à la recherche de plus de profit, fraude arnaque et contrefaçon — dangereux dans ce cas-là du gel au méthanol, encore plus que les masques qui ne protègent pas). Je me suis ruée sur mes bouteilles fraichement achetées la veille —  à la pharmacie mais ça ne veut rien dire. D’ailleurs la FDA ne les retire pas du marché mais prévient simplement les consommateurs de les jeter immédiatement sans les utiliser s’ils en ont chez eux. Autre continent autres mœurs, en Europe on aurait fait un retrait immédiat et pas un simple avertissement. Idem pour les masques de mauvaise qualité vendus même en pharmacie ! Pire, des masques non médicaux sont vendus en pharmacie ! (et je ne parle pas de masques en tissus). Mais les pharmacies n’ont rien des pharmacies à l’européenne ici, ce sont des petits supermarchés avec un coin pharmacie proprement dit, réservé uniquement pour les prescriptions / ordonnances. Le reste étant en vente libre dans la partie supermarché, le pharmacien n’appose pas son « label de qualité et de conseil ». Bref on peut y vendre n’importe quoi !

Donc je me suis ruée sur mes bouteilles, la petite, de poche est fabriquée au Canada, ouf mais la grosse d’un quart de litre… au Mexique. Après avoir imprimé la liste officielle de la FDA et comparé.. ouf aussi, ce n’est pas de cette compagnie. J’ai d’ailleurs fait une recherche sur cette compagnie de « parapharmacie »  qui a tout un catalogue de produits de ce type : bizarrement elle n’a pas de site Internet proprement dit mais seulement un site Facebook — drapeau rouge qui se déclenche tout de suite. Faisant une recherche plus approfondie au niveau de l’enregistrement légal des sociétés, cette société a en tout et pour tout un personnel de… 10 personnes… mondialement ! Ce n’est plus le drapeau rouge, c’est un rideau rouge entier à ce niveau-là. En gros ce doivent être des « revendeurs » de produits frelatés (peut-être même pas fabriqués au Mexique finalement). À éviter absolument et pas seulement pour leurs gels hydroalcooliques. Une société internationale de 10 personnes qui vend en plus 9 marques différentes ( ! ) rien que pour les gels hydroalcooliques, d’autant plus suspect… Il faut aussi noter que des journalistes des différents journaux qui ont relayé l’avertissement de la FDA ont essayé de contacter cette entreprise… sans réponse, ils n’ont pas réussi du tout à parler à quelqu’un ni avoir aucun contact !

Alors en France on a l’AFNOR et on a des normes à tout va, qui sont certaines fois pesantes mais pour ce genre de produits pharmaceutiques ou parapharmaceutiques, vous pouvez en être contents ! À cela s’ajoutent « les fraudes » (la fameuse DGCCRF comme on l’appelait de mon temps) qui fait effectivement retirer les produits frauduleux du marché et d’autant plus les produits dangereux ! 

Hier, 25 juin, j’ai aussi trouvé du gel hydroalcoolique en gros flacons (1/2 litres) à mon club d’achat. C’est une marque qui est une marque plus connue et j’ai tout de suite vérifié la société, qui a pignon sur rue et qui semble plus légitime. On n’est à l’abri de rien bien entendu, les affaires récentes dans le monde entier impliquant d’énormes multinationales avec pignon sur rue, l’ont bien prouvé, mais au moins il n’y a pas tous ces drapeaux rouges de fraudes à la petite semaine. 

En tout cas, cela confirme bien que  pour le gel hydroalcoolique, c’est revenu à peu près à la normale, comme pour le PQ. 

 

Muguet pour le premier mai

Muguet 1er mai 2019

Muguet 1er mai 2019

Muguet de mon jardin, cette année il a été quasiment prêt à temps — il n’y avait qu’un seul brin vraiment fleuri ce matin. Tous les autres, comme celui-ci, sont encore en bouton prêts à fleurir sans doute demain avec la grosse chaleur qui est prévue.

Pas de mots

Notre-Dame de Paris printemps 1994

Notre-Dame de Paris printemps 1994

Pas de mots pour décrire le désastre les sentiments d’impuissance et de désolation qui me traversent.

Tout l’après-midi j’alterne entre les nouvelles en continu flash informations et autres directs, et la recherche fiévreuse de photos. Je cherche infructueusement à en localiser dans de vieux albums photo et dans des boîtes à chaussures au sous-sol. Curieusement je n’ai pas de vue d’ensemble ni de photo de la façade, seulement des plans rapprochés et des détails d’architecture. La majeure partie des photos a été prise du haut des tours, des vues de Paris d’en haut, des vues plongeantes sur des détails d’immeubles anciens, de la Seine.

Dans un album je finis par trouver une vue un peu plus générale — si peu, l’édifice est imposant. Je la re-photographie directement dans l’album avec mon téléphone, pas le temps d’aller jusques aux boîtes de négatifs qui contiennent aussi ma collection de photos en noir et blanc de Paris — développées, mais jamais tirées. Peut -être y en a-t-il là, des vues d’ensemble ou des vues prises depuis le parvis ?

Dans le cadre accroché dans la descente d’escalier, trois photos en noir et blanc — les seules tirées à l’époque — prises depuis le haut des tours de la cathédrale, cela ne convient pas.

Dans ma tête les pensées tournent en boucle,

1000 ans d’histoire partis en fumée,

300 ans pour la construire, une heure pour la détruire,

elle a résisté pendant 850 ans, à l’outrage des siècles et à deux guerres mondiales, à la Grosse Bertha et à la furie destructrice d’Hitler,

un feu s’éteint avec un verre d’eau la première minute, un seau d’eau la deuxième minute, ensuite c’est trop tard on fait ce que l’on peut,

c’était ce qui était écrit sur le panneau accroché à la porte de chaque labo à la fac de chimie de Nice pendant mes études,

cette phrase longtemps rangée soigneusement dans un coin de ma mémoire a refait surface cet après-midi, ensuite c’est trop tard on fait ce que l’on peut.

Victor Hugo, bien sûr Victor Hugo, qui doit se retourner dans sa tombe, lui qui avait œuvré littéralement pour la sauver de la démolition pure et simple — écrire un livre entier et quel livre, un énorme pavé ! Il doit se dire que décidément on ne peut rien confier aux hommes du futur.

L’homme du XXIe siècle (et du XXe siècle aussi) est vraiment peu soigneux, c’est le moins que l’on puisse dire, il arrive à détruire et à abîmer tout ce qu’il touche ou approche avec une facilité et une régularité déconcertantes. Tout ce qui avait duré des siècles avant lui sans problème, malgré le manque de moyen des hommes du temps passé. Ils étaient tout simplement plus soigneux avec ce qui leur coûtait tant d’effort à fabriquer et à construire.

Que ce soit par les guerres ou avec sa pulsion de mort, son terrible appétit et son attirance malsaine pour la destruction. Combien y a-t-il de ces films stupides où l’on fait jouir le spectateur de la destruction gratuite de villes entières et de continents entiers ? Combien de fois les cinéastes ont-ils détruit New York, Los Angeles, Paris ou la moitié d’un pays par pur plaisir ? Quand ce n’est pas la planète Terre dans son intégralité.

Je parle là d’oeuvres de fiction et pas de films historiques qui retraceraient une guerre ou une catastrophe naturelle (quoique dans ces cas-là, pas la peine d’en rajouter et de faire dans le spectaculaire au sens premier — en faire un spectacle).

Par son appétit de destruction ou encore par le manque d’attention et le je-m’en-foutisme qui caractérisent si bien l’homme du XXIe siècle (celui du XXe n’est pas en reste, il en a donné ses preuves, que nous connaissons).

Car c’est de cela dont il s’agit ici : on n’est pas attentionné ni précautionneux avec les choses anciennes les œuvres les monuments, fragiles ou même pas fragiles d’ailleurs et on les casse, on les détruit. Un manque de respect, respect pour le passé et pour les hommes avant nous qui ont bâti créé — et dans ce temps-là on créait pour l’éternité. Croyait-on… Nous, ceux d’après, leur avons donné tort.

C’est un profil général, un mode de fonctionnement de l’homme du XXIe siècle (et du XXe) : il se fout complètement de l’histoire, des souvenirs de la mémoire et de ce qui nous a construits et portés jusqu’à aujourd’hui. 

Ce manque de soin de considération d’attention, conduit à un tel désastre, ne peut que conduire à des désastres. 

C’est à hurler, pas même une guerre, deux guerres en l’occurrence et de haute intensité, ni une catastrophe naturelle n’ont réussi à détruire ni à abîmer ce que le je-m’en-foutisme et le manque de soin, d’attention, d’application, de considération ont réussi en une heure ! Par inattention on a détruit une cathédrale presque millénaire en une heure — pas de quoi être fiers.

Sloppiness comme on dit ici, pure sloppiness. Et au final quel désastre — irréparable, reconstructible certes, mais irréparable.

Provisions pour l’été

Les expatriés apprécieront…

Le sirop Teisseire (et le sirop tout court) est quasiment inconnu hors de France, c’est une spécialité purement endémique. Nous nous en régalons, alors heureusement la fée amazone peut nous en procurer — à prix d’or cependant mais c’est un petit bout de France quand on est au loin, les expatriés comprendront.

Provisions pour l'été

Provisions pour l’été

Pur régal

Vin de Douro

Vin de Douro

Un petit vin pas cher du tout, pour quelques dollars à peine, un pur régal bien qu’il ne paye pas de mine a priori. Ou justement parce qu’il ne paye pas de mine il reste bon marché. Pourvu que ça dure parce que le vin en général reste très cher aux États-Unis, encore plus quand c’est du vin importé.

À la fois velouté et fruité il soutient la comparaison avec des vins plus cotés.