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Les cours du Collège de France

Je viens de finir d’écouter toute la série de cours du Collège de France sur les pandémies et c’est remarquable. Quand on entend Collège de France on prend un peu peur et on se dit que ça risque d’être trop ardu mais pas du tout. J’écoute de temps en temps Michel Zink ou Antoine Compagnon sur la poésie et la littérature et c’est effectivement spécialisé mais toujours très clair.

Concernant la série qui nous intéresse ici, celle sur les pandémies, il s’agit des cours d’Arnaud Fontanet pour la chaire de Santé Publique (2018-2019) (qui n’a été mis en ligne que tardivement, bien après le fait, courant 2020 ou peut-être même 2021, du moins bien après que la pandémie actuelle ait commencé. C’est souvent le cas : j’ai remarqué que les cours de l’année sont mis en ligne sur le site de podcasts que j’utilise un an ou un an et demi après que les cours aient été donnés. Donc un jour de fin 2020 ou début 2021, j’ai vu arriver ces cours sur les pandémies  —  évidemment dans le contexte actuel cela m’intéressait au plus haut point, d’autant plus qu’il s’agissait d’Arnaud Fontanet que je trouve toujours très limpide dans ses interventions variées (et que je ne connaissais pas spécialement avant notre pandémie actuelle : je l’ai découvert dans la série de France Info TV « Scan: » sur notre pandémie mise en ligne courant 2020 presque en simultané avec ce qu’il se passait).

C’est le propre des grands savants qui maitrisent parfaitement leur sujet que de pouvoir en expliquer les grands traits tout autant que les subtilités en termes clairs, sans jargon jargonneux (qui souvent cache une mauvaise maîtrise du sujet).

Le sujet est donc de grand intérêt en ce moment. L’épisode le plus saisissant de cette série et que je recommande encore plus, est le numéro 3, celui sur le SARS originel de 2003 qui est comme une répétition générale (en plus mortel) du SARS- COV-2. Dans cet épisode Arnaud Fontanet décrit par le menu ce que nous allions vivre un an plus tard à l’échelle mondiale puisque le cours a été donné au Collège de France le 18 février 2019. Donc pas de biais par rapport à notre pandémie actuelle puisque le cours a été écrit et donné bien avant. Mais ce qu’il décrit pour le SARS version 1 est exactement ce qui nous est arrivé : les façons de faire avec les quarantaines, les privations de déplacements, les mises à l’isolement des malades, la recherche de contacts et des contacts de contacts. Le plus saisissant rétrospectivement est la description d’un système de santé, celui de la ville de Toronto au Canada, qui a été mis sur les genoux en moins de 2 mois pour quelques dizaines de cas « seulement » du premier SARS.

Les autres cours de la série sont intéressants aussi bien entendu : Arnaud Fontanet y parle notamment de la rapacité et  de l’avidité pour les profits à tout crin (j’allais dire quoi qu’il en coûte — sarcasme) des grands groupes pharmaceutiques, notamment dans l’épisode sur la pandémie d’hépatite C en Égypte. Cela résonne avec les prix des vaccins actuels et la non-ouverture de leur formulation / procédé de fabrication à tous,  en open source / générique…  Et comment certains traitements sont à 100 ou 1000 fois le prix des génériques — quand ils sont permis par Big Pharma.

Son cours est en langage courant tout en étant précis et limpide. Je le conseille vivement d’autant que datant d’avant la pandémie actuelle, il n’est pas suspect de catastrophisme de circonstance ni d’accroche pour faire vendre  / faire peur ni de biais politique.

https://www.college-de-france.fr/site/arnaud-fontanet/course-2018-2019.htm

et un site de podcasts pour écouter sans être devant son ordinateur (dans un baladeur mp3 ou son téléphone) : https://podcasts.apple.com/us/podcast/santé-publique-2018-2019-arnaud-fontanet/id1453704964

C’est le site de podcasts que j’utilise mais en partant du site du Collège de France on doit pouvoir en trouver d’autres ou écouter directement sur Internet à partir de leur site. Personnellement j’écoute en différé et déconnecté dans un lecteur MP3 ancien, pendant que je mange en général. C’est d’ailleurs l’un de ces podcasts sur les pandémies que j’écoutais bien tranquillement et de façon inconsciente avant le branlebas de combat de la tempête IDA 10 minutes plus tard (lire mes articles sur la tempête Ida sur mon blog ici : https://michusa.wordpress.com/?s=tempête+ida  )

PS : ces cours et les podcasts sont évidemment gratuits !

J’en viendrais presque à regretter

voiture pleine comme un oeuf

J’en viendrais presque à regretter le temps suspendu de la pandémie, où nous étions claquemurés chez nous sans bouger beaucoup, où tout était au ralenti, même après le confinement « strict » du printemps, pendant l’été et en fin d’été, la même époque de septembre l’an dernier, où nous commencions à respirer, mais sans vaccin et avec l’épée de Damoclès toujours pendue au-dessus de nos têtes, tout restait encore très calme et très ralenti. 

Alors qu’aujourd’hui tout est reparti au galop, nous courrons partout comme des poulets sans tête, comme si la pandémie n’avait pas existé (ou presque), surtout comme si nous n’avions rien appris de cette période (nous n’avons rien appris).

Tout s’est précipité pour moi, surtout depuis 15 jours, plusieurs gros chantiers, certains prévus, mais qui ont coïncidé alors qu’ils n’auraient pas dû, certains totalement imprévus comme la tempête Ida et ses conséquences) : les grands travaux de Versailles dans mon jardin et ma driveway pour réparer une fuite d’eau qui durait depuis le mois de février (et sans doute avant, février c’est quand je m’en suis aperçu lorsque j’ai vu l’eau par terre dans une des chambres du basement), fuite que je contenais tant bien que mal depuis tout ce temps (couper l’eau la nuit, la rallumer au petit matin et vider un petit container de 2 litres tout au long de la journée — fuite mal placée et pas de possibilité de mettre un container plus gros), en fait une fuite sur la ligne d’alimentation en eau de la maison, ligne qu’il a fallu re-router complètement depuis le puits, les grands travaux ont eu lieu le 26 août ; ma fille qui déménage à New York City (c’est voisin heureusement,  une quarantaine de kilomètres, moins d’une heure de route) avec donc des allées et venues pour tout transporter, plus les allers et retours à Ikea (encore 30 kilomètres) pour les meubles, courir les magasins et les sites Internet pour les achats nécessaires, les bricolages et autres montages desdits meubles Ikea ; l’opération de ma fille le 1er septembre avec tous les préparatifs et visites médicales avant l’intervention (15 kilomètres) ; et ce même 1er septembre simultanément la tempête Ida avec l’ampleur inattendue qu’elle a prise chez nous dans le New Jersey et les dégâts qui ont suivi (et encore, personnellement nous avons eu de la chance, pas grand-chose, pas d’effondrement de la maison, pas de perte de biens, juste de la moquette détrempée et à faire sécher — ce qui prend un temps fou quand un jour sur 2 il fait soit un peu de pluie et donc humide à plus de 80% d’humidité soit il y a quand même entre 80 et 90% d’humidité dehors malgré le soleil. 

En clair je suis en limite de surmenage (ou pour utiliser le mot à la mode qui veut dire exactement la même chose en burn-out). 

Hier samedi dernière journée pleine à New York City à l’appartement, pour monter la télé au mur (chose que nous n’avions jamais faite de notre vie, nous en avons vu de toutes les couleurs mon fils et moi, d’autant que nous avions des outils limités, puisqu’apportés avec nous), à manipuler et ranger après avoir transporté tout le reste du déménagement, et déchargé la voiture pleine comme un œuf, garée en double file dans la rue sur la voie des vélos — c’est comme ça qu’on fait à New York City, pas moyen de faire autrement, ce n’est pas autorisé officiellement bien entendu et ça me stresse énormément, je suis pour le respect du Code de la route, s’il y a un code c’est pour une raison et pas pour embêter les gens — dans un Manhattan hystérique et très busy dans tous les sens du terme, en mode hyperactif et avec un monde fou : les vélos partout, les gens qui circulent en vélo bleu au lieu de marcher comme avant, les livreurs à vélo, les vélos électriques qui sont des scooters qui ne le disent pas et foncent à 40 ou 50 km/heure même en dehors de leurs pistes cyclables, voire sur les trottoirs. Les vélos ne respectent pas les feux rouges de toute façon ni même les sens interdits sur leurs propres pistes cyclables. Comme elles sont étroites elles sont à sens unique, mais pourquoi se gêner, le Code de la route c’est fait rien que pour les embêter c’est connu. En plus des vélos de toutes sortes, les scooters (les vrais scooters, c’est nouveau, on n’avait pas cette plaie aux États-Unis jusqu’à présent, c’est fini apparemment) les trottinettes dont certaines sont aussi électriques et foncent à 40 ou 50 km/h, les taxis (jaunes), les voitures — tout ce trafic routier est revenu comme avant, les piétons partout bien sûr aussi — les New-Yorkais (il faisait très beau) et les non-New-Yorkais, plus tous ceux venus pour les commémorations des 20 ans du 9/11 (mauvaise planification de notre part, mais pas trop de marge de manœuvre non plus). Ne manquaient à l’appel que les touristes (les frontières avec l’Europe et le Canada sont toujours fermées — heureusement, cela faisait un poil moins de gens sur les trottoirs et à traverser inopinément les rues ), mon père gardez-vous à droite, gardez-vous à gauche comme disait l’autre.

Tout ça en plus de la gestion courante habituelle du quotidien de la maison et du jardin, plus la saison des feuilles qui s’annonce en avance (très en avance) cette année : ma driveway est couverte de feuilles tombées — vertes (qu’est-ce que cela annonce ? c’es la première fois que je vois les feuilles tomber encore vertes).

Aujourd’hui j’ai fait relâche même s’il aurait fallu encore faire sécher le sous-sol : j’ai laissé sécher tout seul avec les ventilateurs et le dés-humidificateur (qui n’ont pas pu tourner hier puisque nous n’étions pas à la maison), alors que j’aurais dû continuer à déplacer les meubles pour faire sécher en dessous et passer du produit chloré pour éviter les moisissures.

J’ai fait relâche pour éviter de m’effondrer. Déjà depuis plusieurs jours des douleurs partout et hier des douleurs à la hanche et au sternum — les positions bizarres et inconfortables quand on bricole et surtout le démontage de la moquette dans 2 placards du sous-sol en sont la cause, moquette qui était collée, clouée et agrafée ! J’étais à la limite de tituber de fatigue, je me suis tenue à la rampe à chaque fois que j’ai descendu et monté l’escalier dans l’appartement (plusieurs dizaines de fois). Nous sommes repartis mon fils et moi vers 19h30 (un trafic routier fou dans Manhattan, une demi-heure d’attente rien que pour récupérer notre voiture au parking) et, une fois sur notre autoroute I 78, j’ai roulé à 50 à l’heure (50 miles/h environ 75 km/h au lieu des 65 miles/ heure (environ 100km/h) réglementaires, qui se transforment en 75 boire 80 dans notre coin de New Jersey fou furieux au volant depuis ces dernières années) derrière une voiture qui se trainait et que je n’ai pas doublée pour avoir le prétexte de pouvoir rouler plus lentement.

J’ai fait relâche mais j’ai quand même fait quelques lessives, remis ma voiture en état (elle avait été vidée intégralement de son contenu pour pouvoir charger le déménagement et les sièges mis à plat), ventilé et aéré mon sous-sol, en ouvrant portes et fenêtres,  mais sans rien faire de physique ni de mental d’ailleurs (les tâches administratives et autres factures attendront demain).

Oui j’en viens à regretter le temps de l’an dernier où tout était plus lent — c’est quand même malheureux  qu’il faille une pandémie pour en arriver à ralentir, et encore ça n’a pas duré très longtemps.

Pierre et le loup

Tout le monde connaît ce conte de Pierre et le loup où le petit garçon Pierre passe son temps à crier au loup quand il n’y a pas de loup pour se moquer et ennuyer tout le monde, jusqu’au jour où il y a vraiment un loup et quand il crie au loup qui est vraiment là cette fois, personne ne le croit.

Conte très important. Dans mon enfance ça a été un conte fondateur — ma mère et ma grand-mère me l’ont répété à l’envi bref il est ancré en moi et j’ai fait la même chose avec mes enfants. 

Évidemment il est pris en défaut, de plus en plus. Il y a manifestement des adultes qui n’ont pas écouté leurs parents quand ils leur ont raconté ce conte  — notamment avec le principe de précaution exacerbé de nos jours qui fait qu’on crie au loup à tout bout de champ, du coup quand c’est vraiment important personne n’écoute plus. On pourrait en parler pendant des heures tant cela se répercute dans tous les aspects de nos vies.

L’exemple que je veux donner maintenant est un exemple qui nous touche malheureusement tous en ce moment, il a trait à la pandémie actuelle.

Ce sont les laboratoires pharmaceutiques qui crient au loup. Ces grandes firmes pharmaceutiques sont haïes et à raison : de pharmaceutique et médical elles n’ont que le nom — un bla-bla marketing. En réalité ce sont des pompes à fric, juste derrière les traders et autres institutions financières de la bourse : de fait l’industrie pharmaceutique et de santé en général est le domaine industriel le plus rentable et le plus juteux de tous les domaines industriels : pour parler vulgairement, si vous voulez faire du pognon, beaucoup de pognon et vite, investissez dans la santé et l’industrie pharmaceutiques, les autres industries sont loin, très loin derrière sur le plan du profit. Pendant que leurs employés, chercheurs médicaux, pharmaciens et autres scientifiques véritables, ceux qui travaillent réellement ne le font pas  toujours dans les meilleures conditions. Ce sont donc les grands labos pharmaceutiques « big pharma » comme on les surnomme, qui crient au loup avec leur vaccin contre notre virus actuel.

Qu’on ne se trompe pas : les vaccins en général sont un immense progrès médical à la fois sur le plan individuel et sur le plan de la santé publique, et dans notre cas actuel,  la seule clef pour la sortie de cette pandémie. Certes. Mais a-t-on besoin d’en rajouter ? Les labos big pharma jouent les fiers à bras parce qu’ils ont le monopole de notre possible retour vers la normale et ils abusent de leur position… où est ma guillotine ? Et ce n’est pas un effet de langage, je le pense réellement.

Déjà quand, il y a quelques semaines, ils se sont mis à augmenter leurs prix pour ces vaccins, j’avais eu un haut-le-cœur. Cela s’appelle des profiteurs et il n’y a pas si longtemps, les profiteurs on les fusillait. Direct. Sans jugement. D’autant que les labos n’ont pas mis un seul centime dans la recherche de ces vaccins il faut bien s’en souvenir. Les recherches notamment sur la technologie ARN messager dataient d’avant et les avancées réalisées l’étaient pour d’autres maladies, recherches en cours bien avant la pandémie et payées donc avant aussi et pour autre chose. Ils n’ont fait que recycler et repositionner (ce qui est bien du point de vue scientifique, re ne nous méprenons pas : mais je parle ici du point de vue financier et monétaire. Les dépenses étaient faites et étaient budgétées et auraient été continuées s’il n’y avait pas eu la pandémie de toute façon. Donc ça ne leur a coûté rien de plus). Ensuite ils n’ont pas mis un kopek en plus et toute la recherche de repositionnement a été payée par les gouvernements des pays riches et notamment du gouvernent américain avec le projet Operation Warp Speed où le gouvernement américain a déversé des milliards de dollars (18 milliards plus précisément) sur toutes les firmes pharmaceutiques pour leur recherche et développement d’un vaccin contre ce virus. L’Europe, l’Angleterre et d’autres aussi ont déversé de l’argent à foison. Et ce sans obligation de résultat ni de rembourser lesdits gouvernements ou instances en cas d’échec ou de non-résultat. 3 firmes américaines ont émergé du lot avec un résultat et nous avons eu 3 vaccins de firmes américaines, le gouvernement anglais n’a pas été de reste et il y a eu un vaccin d’une firme et université anglaises.

Donc ces vaccins, nous, les citoyens, les avons payés d’avance. Ensuite ces firmes les revendent aux gouvernements qui payent les doses (puisque les vaccins sont « gratuits » pour le consommateur final, même aux États-Unis où l’on connaît pourtant l’état de déréliction du système de santé dû à une financiarisation à outrance de la santé — on pourrait développer longuement sur ce sujet aussi). Donc les gouvernements ont payé la recherche et le développement puis ils payent le produit fini ensuite, les fameuses doses. On aurait pu espérer que big pharma les vende à prix coutant, ces vaccins développés avec l’argent public, ce serait la moindre des choses, ce serait juste sur le plan commercial (simplement défrayer leur prix de fabrication et les matières premières, soit) et aussi ce serait juste sur le plan moral quand il s’agit d’une pandémie majeure et que l’humanité entière est dans le même bateau.

Alors savoir que non, ils n’ont pas été vendus à prix coutant, même pire ils ont été vendus au plus offrant c’est révoltant ! Puis une augmentation de 25% ! 25% ! c’est l’augmentation des prix pour l’Europe annoncée début août, sans doute ailleurs aussi. Ensuite cette augmentation de prix intervient sur des prix déjà fort musclés et quand on sait que ces firmes ont fait des profits indécents depuis le début de la pandémie pendant que la plupart de l’humanité souffre et meurt, c’est encore plus révoltant. Quand je disais guillotine… c’est peut-être trop humain la guillotine.

Et depuis quelque temps c’est le pompon : on se met à parler de 3ème dose… Sur le coup, d’accord pour les personnes immunodéprimées ou très âgées, personnes dont le système immunitaire n’est plus au meilleur de sa forme. Mais maintenant depuis une ou 2 semaines on nous parle (aux États-Unis mais pas que) de 3ème dose pour tout le monde, troisième dose poussée par ces labos big pharma. Sans donner du tout crédit à des théories du complot, j’avoue que là ça en prend le chemin du complot. Surtout quand ça arrive comme par hasard juste après une (forte, 25% ! ) augmentation de prix. Je suis un peu sur la défensive quant à cette dose supplémentaire au bout de 8 mois précisément (et seulement 8 mois, pas un an ou deux, ce n’est même pas un « rappel annuel » à ce stade ! ) pour le grand public. Sur quels critères scientifiques ? D’autre part est-ce bien raisonnable quand on n’a pas encore vacciné tout le monde (je veux dire ni tout le monde dans les pays qui sont bien avancés en vaccination, ni tous les pays du monde). Surtout quand on sait aussi que les Anglais ont justement commencé par cette stratégie de vacciner d’une seule dose le maximum de gens possible avant même de fournir la deuxième dose qui était a priori bien nécessaire (et cela semble avoir été scientifiquement prouvé pour celle-là). Quand on considère tout ça, la 3ème dose pour le grand public alors qu’on manque de doses (ou qu’elles sont trop chères, ou qu’on n’a pas assez d’usines pour les fabriquer — à d’autres, j’y reviens plus bas ! ) pour vacciner tout le reste de l’humanité ?

Les augmentations il y a quelques semaines, puis juste après ces augmentations on parle bizarrement de 3ème dose pour tous ceux qui ont déjà eu leurs 2 doses — 3ème dose au nouveau prix donc. Big pharma crie au loup avec le variant delta… Et la 3ème dose serait exactement la même dose qu’on a déjà eue, même pas un vaccin modifié et adapté au variant delta ou un autre variant. Vraiment ? 

Je trouve tout ça très suspect et même s’il s’avère que c’est scientifiquement valide au final (on le saura effectivement mais après seulement) cela ressemble fort à un coup commercial et financier : même si ce n’est pas du complot, ça y ressemble fortement. Et c’est très grave sur le plan moral (moral ? quelle morale ? pourquoi est-ce que je dis des gros mots comme ça moi ? ) Et encore pire, c’est contre-productif et ça alimente les théories complotistes. Comment en vouloir à ceux qui refusent de se faire vacciner parce qu’ils ne veulent pas obéir et donner raison et argent à big pharma ? Ils trouvent là une raison de douter. Et cette façon de faire immorale remet en question ce vaccin. Et tous les vaccins. Vaccins qui ne seraient donc qu’une pompe à fric ? Ce n’est pas vrai évidemment, les vaccins ont été un grand progrès de santé publique depuis la fin du XIXème siècle. Mais ces façons de faire de gangsters instillent le doute.

Pour couper l’herbe sous le pied de tout complotisme et tout doute, il aurait vraiment fallu imposer les vaccins libres de droits (d’abord comme je le disais ce sont nous, les contribuables qui avons payé la recherche et le développement de ces vaccins, ils sont à nous tous donc et pas aux big pharmabig pharma, voleurs ?  ) donc nous devrions pouvoir imposer aux requins financiers qui ont la mainmise sur ces big pharma et leurs dirigeants et actionnaires (si l’on ne peut par leur imposer, il suffirait de les guillotiner, quand je parle de couper autant couper là où il faut) leur imposer donc des vaccins libres de droits, qui puissent être produits partout dans le monde à partir de matières premières et de technologies développées avec nos sous en plus !

Mon coup de gueule n’est pas que le mien. J’avais ce doute et ce malaise depuis la nouvelle de cette 3ème dose et il y a 2 jours, un article du très sérieux New York Times, américain donc, pose les mêmes questions et émet les mêmes doutes en disant de façon documentée scientifiquement ce que je pensais et subodorais : il n’y a pas actuellement d’argument scientifique en faveur d’une 3ème dose (surtout la même dose pas modifiée pour aucun variant ! ) De plus cela pose le problème moral du manque d’accès aux doses pour une grande partie de l’humanité qui n’est toujours pas vaccinée (manque de doses, prix des doses et impossibilité de fabriquer librement partout dans le monde à cause des brevets.)

Ci-dessous quelques copies d’écran d’extraits de cet article du New York Times du 30 août 2021 :

Lire également l’excellent livre de Didier Pittet et Thierry Crouzet, Vaincre les pandémies (j’en reparlerai, il y a beaucoup de choses intéressantes et pertinentes dans ce livre et Didier Pitter s’y connaît en matière de « libre de droits », lui qui a donné les formulations du gel hydroalcoolique à l’humanité, libres de droits et impossibles à breveter), où Pittet évoque déjà au printemps 2020 qu’il faudrait que les vaccins soient libres de droits et non brevetables, non seulement pour des raisons morales, aussi pour la raison qu’il faut vacciner tout le monde sinon ça ne sert à rien, mais aussi et surtout parce que c’est contre-productif : il le dit aussi si on « fait du pognon » (beaucoup de pognon en plus ! ) avec les vaccins, certains seront contre, verront aussi du danger ou une tentative d’empoisonnement et toutes les théories complotistes possibles.

« Pour atteindre cet objectif d’universalité [de la vaccination], une seule solution : rendre public ce traitement, le mettre en open source, le verser au compte des biens communs de l’humanité. Comme je l’ai observé avec les formulations hydroalcooliques, l’ouverture fait taire les suspicions. Par exemple, on ne peut pas accuser un vaccin de contenir une substance cancérigène si sa formulation est publique. Un vaccin s’adresse à tous, il doit être adopté à grande échelle pour créer une immunité collective. On doit donc avoir confiance en lui, et la seule façon de construire cette confiance est d’ouvrir les portes de la maison, d’autoriser tout le monde à la visiter en disant : « Regardez, je n’ai rien à cacher. » Un vaccin doit donc avoir un coût minimal, mais aussi être transparent. »

Didier Pittet et Thierry Crouzet, in Vaincre les pandémies page 146

Il parle aussi des profiteurs qui trafiquent la formulation du gel hydroalcoolique avec des alcools autres que l’éthanol et dont certains sont toxiques, pour faire plus de profit, aux dépens de la santé des utilisateurs : au-delà des dangers et des dégâts, cela introduit le doute sur les solutions hydroalcooliques légitimes et non trafiquées. Donc double peine.

C’est la même chose avec ce vaccin : ce vaccin (et les vaccins en général) est légitime et marche, les bénéfices de santé, personnelle et publique, sont immenses mais si les groupes big pharma se mettent à en profiter grassement et de façon outrancière, cela sera doublement dommageable — impossibilité de  vacciner tout le monde à cause des prix et cela introduirait le doute sur ce vaccin en particulier et tous les vaccins en général, de la même façon que les profiteurs du gel hydroalcoolique introduisent le doute.

« Je suis toujours très fâché quand des opportunistes cherchent à s’enrichir sur mon dos, quitte à introduire le doute sur les bienfaits de la friction hydroalcoolique » ibid. p 191 : on pourrait maintenant écrire la même phrase en remplaçant le gel hydroalcoolique par les vaccins.

Et pour continuer à couper l’herbe sous le pied des requins financiers (coupons, coupons, où est ma guillotine ?) un vaccin libre de droit ça s’est déjà produit, c’est tout à fait possible, c’est ce qui s’est passé avec le vaccin contre la polio de Jonas Salk.

À force de crier au loup — il faut impérativement une troisième dose à 8 mois à cause du variant delta — et à attiger et trop tirer sur la corde, le public ne les croira plus la prochaine fois quelle qu’elle soit (quatrième dose, autre pandémie, etc.) quand ils voudront nous vacciner et ils alimentent ainsi eux-mêmes les théories du complot par leur rapacité. 

Deux excellents livres à lire : Vaccins de Philippe Sansonetti éditions Odile Jacob, publié en janvier 2017, bien avant cette pandémie donc on ne peut l’accuser d’être partial envers ces vaccins Covid en particulier, ainsi que le livre précédemment cité : Vaincre les pandémies de Didier Pittet et Thierry Crouzet chez Hugo Doc

Un jour à New York City – 1er août 2021

Une des mes rares sorties (autre que pour des courses, rendez-vous ou obligations administratives) depuis le début de la pandémie il y a un an et demi et sans doute la dernière avant un moment (lire ici les 2 autres : sorite au restaurant en juin :   https://michusa.wordpress.com/2021/06/15/premiere-sortie-au-restaurant/  et sortie au centre commercial et à la pizzeria en juillet :  https://michusa.wordpress.com/2021/07/24/une-journee-presque-normale/  ).

C’était il y a 4 semaines à New York City pour apporter une partie du déménagement de ma fille à l’appartement où elle va aménager avec une colocataire vers la mi septembre. Après avoir déposé les affaires et visité son appartement, elle nous a invités (mon fils cadet et moi) à manger des tacos dans un petit restaurant « en terrasse » terrasse  couverte en partie sur le trottoir et sur la rue (l’avenue en l’occurrence). Les terrasses sur la rue sont une des nouveautés à New York City, nouveauté due à la pandémie bien entendu et qui, tout le monde l’espère, vont rester. Les Américains sont très envieux des terrasses de nos cafés, restaurants et brasseries en France et en Europe en général. Pour je ne sais quelle raison ce n’est pas vraiment répandu en ville ni en banlieue suburbaine. Si je sais : l’air conditionné en été ou le climat trop rigoureux en hiver et aussi une absence d’art de vivre et de prendre son temps pour déjeuner ou dîner — tout doit être efficace et rentable dans tous les sens du terme, donc rapide, pas le temps de « perdre son temps »  donc la terrasse est inutile — était  puisque la pandémie est passée par là. Peut-être la seule chose « positive » sortie de la pandémie : l’éclosion des terrasses pour les bars, cafés et restaurants, non seulement à New York City mais partout, même dans les villes suburbaines — espérons que ces terrasses extérieures durent et que cela entraine les américains à ralentir. En tout cas ils y ont pris goût et les restaurateurs aussi.

Dernière sortie avant le retour vers plus de restrictions et sans masque pour marcher dans la rue et au restaurant — maintenant non seulement les masques sont obligatoires à l’intérieur (pas en terrasse) mais en plus la vaccination est obligatoire pour aller au restaurant et pour toutes activités avec du public à New York City (bar, salle de sport, musée, concert bref tout ce qu’on peut faire d’intéressant dans une ville comme NYC). Il n’y est pas question de passe sanitaire à la française avec une option de test négatif : à NYC pour toutes les activités c’est vaccin ou rien. Autrement dit ceux qui ne veulent pas se faire vacciner à NYC n’ont qu’à déménager ailleurs (en Floride ou au Texas au hasard) sinon ils ne peuvent que rester calfeutrés chez eux puisque tout le reste leur est interdit. Ce qui fait perdre tout son intérêt à vivre dans NYC. Au temps pour le pays de la « liberté »… et pendant que certains pleurnichent en France sur l’autoritarisme de l’état, il faut réaliser ce qui se passe non seulement à NYC mais dans tout le Nord-Est (idem chez nous dans le New Jersey voisin qui est très densément peuplé) avec vaccins obligatoires pour les enseignants avant la rentrée scolaire, les personnels médicaux (pour eux cela fait un moment), les employés municipaux et gouvernementaux, etc. D’autant que depuis que l’un des vaccins a été autorisé formellement hors autorisation d’urgence, les obligations strictes se mettent à pleuvoir, y compris dans le privé. Sur ce sujet, lire ici aussi :  https://michusa.wordpress.com/2021/08/15/de-sans-masque-au-double-masque/

Donc ce jour-là, le 1er août nous n’avons pas eu à montrer notre carte de vaccination. Depuis ma fille, qui est allée manger avec des amies à NYC (elle ne loge pas encore dans son appartement ), a dû montrer sa carte de vaccination pour entrer dans le restaurant : c’était a semaine dernière, le 18 août exactement alors que l’obligation du maire était applicable à partir du 20 août techniquement avec une tolérance jusqu’à début septembre)

Désobéir et ne pas se tromper de dictateur

J’ai fait hier un commentaire à une publication de Barbara sur son excellent blog « Lire dit-elle » , publication d’un poème d’Edouard J. Maunick, « N’obéis pas ». Il faut lire ce poème qui est excellent et toujours d’actualité — quand il ne sera plus d’actualité cela voudra dire que nous (l’humanité) serons sauvés, que nous aurons enfin évolué et progressé, laissé derrière nous notre sauvagerie et serons vraiment « civilisés » , on peut rêver (il faut rêver en fait ! ). Pour lire le poème c’est ici : https://lireditelle.wordpress.com/2021/08/11/nobeis-pas-edouard-j-maunick/

Je reproduis ci-dessous, en l’augmentant un peu, le commentaire que m’a inspiré ce poème essentiel dont voici un extrait :

« N’obéissons plus

à la voix 

de l’ignominie. 

C’est seulement ainsi, 

par cette rébellion,

que le cours des choses

commencera à changer 

sur la terre. »

C’est en substance aussi ce que dit Le discours de la servitude volontaire de La Boétie.  «Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres ».

Nous obéissons aux puissants parce qu’ils sont puissants et qu’il faut donc leur obéir, croyons-nous : pourtant les « puissants » n’ont que le pouvoir que nous leur donnons en leur obéissant volontairement ou en obéissant à des règles soi-disant inamovibles, règles qu’ils ont mises en place mais qui sont de pures fictions. Par exemple les règles financières, les contrats scélérats dont les grandes entreprises et les grandes organisations sont de grands pourvoyeurs, les brevets sur des choses qui ne devraient pas être brevetables, j’en passe, la liste en est extrêmement longue si nous commençons à faire un pas en arrière et à y réfléchir. Nous obéissons aveuglément et bêtement à ces choses qui paraissent gravées dans le marbre. Comme le dit si bien ce poème, si nous arrêtons d’obéir, le cours des choses pourra changer et à cette condition seulement. 

Il est d’une actualité encore plus brûlante ces temps-ci de crises multiples simultanées (sanitaire, écologique / environnementale, politiques et sociales sans compter les (vrais) totalitarismes qui pointent leur tête ignoble dans certains pays pendant que nous sommes d’autant plus occupés par la crise sanitaire à regarder ailleurs). 

Pourquoi obéissons-nous à tous ces diktats financiers (et aux dictateurs financiers qui sont derrière), car ces diktats (et tous nos ennuis qui en découlent) sont tous financiers à la fin, à 100% : c’est la raison profonde et ultime, la raison d’être de chacun des diktats actuels (et passés) même s’ils sont parfois recouverts d’un lustre qui se veut honorable (et surtout veut le faire croire à tout prix) ? Pour le dire crûment tout est une question de pognon, encore et toujours — toujours plus de pognon — pour les puissants évidemment, toujours moins pour tous les autres, nous tous les sans grades.

Pourquoi sommes-nous aveuglés par ces diktats financiers, ces diktats du capitalisme sauvage prédateur à outrance, pourquoi y obéissons-nous le doigt sur la couture du pantalon ? Alors que certains croient qu’ils se révoltent en ne portant pas de masque et ne se faisant pas vacciner : c’est se tromper d’adversaire et de « dictateur ».

De sans masque au double masque

Et voilà c’est reparti ici aussi pour les restrictions. La France n’est pas unique au monde avec son passeport sanitaire etc, d’autres pays y viennent aussi, même les États-Unis (ce qui n’est pas peu dire. Cela ne se fera pas de façon fédérale, comme cela a été le cas pour les masques d’ailleurs, mais état par état, voire ville par ville dans un premier temps, ce qui s’était passé avec les masques aussi). En plus de ce « passeport sanitaire » les masques reviennent aussi et ce pour les personnes vaccinées. Les obligations de masque n’avaient jamais été levées pour les personnes non vaccinées bien sûr. Donc pas la peine de pleurnicher et de crier à l’état totalitaire en France, ce n’est pas unique à la France ni au gouvernement français.

À noter aussi que, pour ce que j’en ai vu pour l’instant, les « passeports sanitaires »  requièrent ici une vaccination et pas la possibilité d’un test négatif donc sont bien plus restrictifs qu’en France. Comme quoi… La ville de San Francisco est la première à le mettre en vigueur de façon pure et dure : c’est le vaccin ou rien, pas de tests qui tiennent pour aller au restaurant, cinéma, clubs de sports, concerts, événements sportifs etc. La nouvelle est tombée il y a 2 jours avec mise en application stricte dès le 20 août. New York City prend le même chemin : pour l’instant être en cours de vaccination est encore suffisant même si l’on n’a pas encore fini son schéma vaccinal (pour l’instant) et on parle d’une application téléphonique à venir, plus pratique que de se trimballer sa carte de vaccination du CDC (quant à nous, nous en avons fait chacun une photo que nous stockons dans notre téléphone pour éviter de nous la trimballer et de risquer de la perdre). Pour New York City la nouvelle est tombée le 3 août (le surlendemain de ma journée à NYC, j’en reparlerai) avec entrée en vigueur le 16 août avec tolérance, mais appliquée strictement à partir de septembre. Le New York Times cite : un passeport sanitaire « comme en France ».  D’ailleurs pour certaines professions (médicales, paramédicales, enseignement et éducation et pour les employés municipaux etc) la vaccination devient obligatoire, par ordonnance du maire. Pourtant New York City n’est pas si mal lotie avec 66 % des adultes complètement vaccinés. 

Notre état d’urgence sanitaire dans le New Jersey a été levé à un moment en juin, le 4 juin précisément — par contre l’état d’urgence tout court est resté en vigueur (il a été déclaré le 9 mars 2020 ! ) une subtilité administrative sans doute pour continuer à recevoir des aides fédérales et fournir des aides, prévenir les expulsions des logements pour cause de loyers impayés et/ou de factures électriques/gaz impayées.

Les obligations pour les masques avaient été levées (seulement pour les personnes vaccinées) pour la plupart (sauf pour les hôpitaux / centres médicaux et les endroits très fréquentés avec une grande densité de personnes ) à peine ce 28 mai 2021. Je répète, cela n’était valable que pour les personnes complètement vaccinées.

Cela n’aura pas duré bien longtemps : 2 petits mois en fait. En plus avec le temps de se déshabituer à mettre les masques, inutile de dire que pour la plupart les gens ne sont pas rués à les enlever dès le 28 mai. Cela a été progressif de laisser tomber les masques. 

Pour moi cela  n’a été que le 15 juillet, le temps de m’habituer à l’idée. Le 15 juillet j’ai passé une journée presque normale avec mon amie Helen (vaccinée comme moi) lire ici: https://michusa.wordpress.com/2021/07/24/une-journee-presque-normale/  Nous avons passé la journée intégralement sans masque (nous ne sommes pas allées dans des endroits trop peuplés, mais quand même dans un centre commercial, à l’Apple Store, dans un petit magasin de bricolage, avons mangé dans une pizzeria et sommes aussi allées voir mon club de sport, où j’enseigne le tai-chi et où je n’avais plus mis les pieds depuis le 11 mars 2020 puisque je donne les cours par Zoom depuis juin 2020. Nous devions retourner en cours en personne au bâtiment à la rentrée de septembre (2021), ce ne sera donc pas le cas et les cours Zoom vont continuer au moins jusqu’en novembre. La nouvelle est tombée une semaine après cette petite visite du 15 juillet (sans masque), le 21 juillet (à cause des inquiétudes liées au variant delta évidemment).

Une semaine plus tard à peine on commençait aussi à parler de remettre les masques par sécurité pour les gens vaccinés. Quant à moi — comme je ne sors pas très souvent, cette journée du 15 juillet qui aura été ma seule journée totalement sans masque depuis plus d’un an — dès la semaine suivante j’ai remis le masque pour mes rares sorties.

Masque à nouveau pour faire les courses

Le 27 juillet le CDC a émis sa recommandation officielle de remettre les masques pour les personnes vaccinées.

Je l’ai remis quelques jours avant donc, ce n’était pas encore « obligatoire », mais les obligations sont ensuite revenues jour après jour au niveau des magasins/ centres commerciaux ou établissements en particulier jusqu’à des obligations étatiques à nouveau. Pour l’instant les obligations (pour les personnes vaccinées, les non-vaccinées devaient toujours porter le masque) émises par l’état du New Jersey se limitent aux masques obligatoires à l’intérieur pour les écoles et divers établissements scolaires (ordonnance du 6 août en vue de la rentrée de septembre). Pour l’instant donc le gouverneur s’est arrêté à deux doigts de réinstaurer les masques obligatoires à l’intérieur (pour tous même si on est vacciné donc) dans tout l’état mais les recommande fortement et le 6 août il a signé cette ordonnance d’obligation des masques pour tout le monde y compris les enfants, pour les écoles privées, publiques et paroissiales.  

Je suis encore allée à New York City en mettant le masque par intermittence et en ne mettant pas pour marcher dans la rue ni au restaurant (en terrasse) le 1er août. Je l’ai remis ensuite systématiquement.

L’obligation des masques à l’intérieur du bâtiment est revenue le 2 août pour mon club de sport (cela ne me concernera pas vraiment puis que je vais continuer à donner mes cours par Zoom depuis chez moi).

Et maintenant depuis une grosse semaine (2 ou 3 semaines seulement après cette journée presque normale) on parle de double masque à nouveau. De fait cela fait 2 ou 3 jours que je remets un double masque quand je sors en ville faire une course ou autre.

En l’espace de 3 petites semaines je suis passée de sans masque à double masque : masque jetable « bleu » à plis (ils ne sont pas chirurgicaux ni médicaux, nous n’en trouvons pas pour le grand public aux États-Unis, même en pharmacie)  le masque « bleu » donc contre le visage et un masque en tissu (grand public non normalisé) par-dessus. Le masque jetable pour protéger les autres et le masque en tissu pour se protéger soi-même car il permet d’éviter au masque jetable de bâiller en le maintenant fermement appliqué contre le visage. Nous avions fait de cette façon en double masquant à partir de janvier 2021 pour arrêter et repasser au simple masque début mai quand les chiffres de la pandémie dans le New Jersey étaient devenus meilleurs. Pour reprendre début août.

Je roule pour vous

Lors de ma journée presque normale du 15 juillet — presque normale sur le plan « sanitaire » s’entend, lire ici [ https://michusa.wordpress.com/2021/07/24/une-journee-presque-normale/  ] —  j’ai en fait passé la journée à rouler pour vider le réservoir de la petite Honda Civic des enfants (en lire ici la raison : rappel sur la pompe à essence : https://michusa.wordpress.com/2021/06/13/les-rappels-sur-les-voitures/  ).

Le réservoir était plein à plus de 2/3 le mercredi après-midi pour un rendez-vous chez le concessionnaire le vendredi matin 8 heures. Rendez-vous pour lequel il était requis d’avoir un réservoir quasiment vide (aiguille dans le rouge ! ) sinon la réparation ne pourrait pas se faire (instructions expresses du concessionnaire ). Un comble pour un atelier de mécanique qui pourrait vider ledit réservoir, mettre de côté l’essence dans un bidon et refaire le plein avec ladite essence une fois la réparation faite. Mais non ! Pour une raison que j’ignore il fallait leur apporter la voiture avec le réservoir presque vide sinon rien. Comme s’ils ne pouvaient pas le vider eux. Mon père qui en était étonné en a parlé avec son petit mécanicien (pas concessionnaire) qui a confirmé que le garage pouvait vider, récupérer l’essence puis la remettre après. Il en était stupéfait que ce ne soit pas fait pour cette réparation : c’est ce qu’il aurait fait lui et tout mécanicien qui se respecte. Raison que j’ignore mais fainéantise ou historie de gros sous (petits sous : on rentabilise sans doute à outrance et on ne veut pas payer quelqu’un 10 minutes de plus pour faire cette opération).

En attendant, le jeudi j’ai roulé pour « rien » toute la journée. Heureusement nous en avons profité pour passer une journée presque normale avec mon amie Helen, l’occasion a fait le larron, cela a compensé ce gaspillage éhonté d’essence et la pollution inutile qui allait avec. Vider un réservoir au 2/3 plein sur une voiture qui ne consomme pas grand-chose c’était une gageure . 

Je précise aussi qu’avec les voitures modernes on ne peut pas siphonner ledit réservoir par l’extérieur (par la trappe pour faire le plein) bien entendu : il y a un dispositif anti-reflux et forcer un tuyau même très fin risquerait d’endommager le dispositif qui plus est. J’ai enquêté sur Internet évidemment sur ce sujet. Le seul moyen aurait été pour moi d’accéder au réservoir sous le siège arrière et de le démonter pour accéder au drain, bref de faire ce que le garage aurait dû faire. Dans ce cas si j’avais les connaissances pour me lancer dans ce genre d’opération, je pouvais changer moi-même la pompe à essence. Tant qu’à faire. 

J’ai essayé de la vider en laissant tourner le moteur en restant sur place mais ça ne consomme presque rien : après l’avoir laissée tourner 1 heure avec l’air conditionné à fond j’avais consommé seulement 9 miles et il me restait 244 miles. L’aiguille de la jauge n’avait pas bougé. En regardant sur Internet il était dit que même si je laissais tourner 24 heures comme ça, il me resterait encore la moitié du réservoir. Le soir ma fille a roulé pendant 1 heure ou 2 et fait une 60taine miles mais ça ne suffisait pas. Le soir vers 22 heures il restait encore 180 miles d’autonomie. On en était au 1/2 réservoir et il fallait que je roule environ 150 miles (soit plus de 220 km) et laisse environ 30 miles (45 km) pour pouvoir aller jusqu’au concessionnaire le surlendemain.

En fait mon fils devait aller à la plage cette semaine-là mais c’était orageux donc il n’y est pas allé, c’est comme ça que nous nous sommes retrouvés à 24 h avant le rendez-vous à avoir à vider.

Donc le lendemain j’avais prévu aussi d’enlever le mode éco (ce que ma fille avait déjà fait) et de mettre l’air conditionné à fond pour consommer plus. C’est le point fort de cette voiture : elle ne consomme presque rien (en terme américain) donc cela prend longtemps pour vider le réservoir. Si en plus on met le mode « éco » (nous roulons toujours en mode éco d’ordinaire) c’est encore plus long.

Donc j’ai gaspillé de l’essence très chère, à presque 3.5 dollars le gallon, pour rien, alors qu’ils pouvaient très bien vidanger le réservoir une fois qu’ils y auraient accédé, avant de s’occuper de la pompe puis remettre l’essence. La chasse au gaspillage ne fait pas partie des principes américains, il n’y a absolument aucun réflexe en ce sens ici contrairement aux Européens qui ont vécu la crise pétrolière des années 70 (comme moi dans ma jeunesse: ça plus la guerre que mes parents et grands-parents avaient eux vécue ce qui fait que j’ai été élevée dans l’esprit « on ne gâche rien » ce qui devrait être la devise de notre époque aussi et de toutes les époques d’ailleurs, ce qui a été le cas pendant 10,000 ans, à l’exception des 50 dernières années, dans certains pays seulement) .

Du coup pour ne pas économiser et gaspiller au maximum (vider)  j’avais décidé de faire une course puis rentrer à la maison, repartir aussitôt faire une autre course rentrer à la maison, exprès, pour rouler.

Le mercredi soir aussi, sur un coup de tête j’ai demandé à mon amie Helen, vaccinée intégralement aussi, si elle avait quelque chose à faire de spécial et si elle voulait m’accompagner pour cette journée à rouler en entrecoupant de lèche-vitrines, puis retrouver un parc où j’allais en 2005 sans en savoir le nom etc. Nous ne nous étions plus vues en personne depuis le 11 mars 2020 ! Nous avions prévu d’organiser des retrouvailles la semaine suivante mais l’occasion a fait le larron et nos retrouvailles ont eu lieu le lendemain pour utiliser l’essence de la Honda.

Cela a été le point positif de cette journée de gaspillage : une journée presque normale en bonne compagnie et les retrouvailles en vrai avec mon amie Helen (lire ici : https://michusa.wordpress.com/2021/07/24/une-journee-presque-normale/ ) ce qui nous a bien changé les idées à toutes les deux.

Après toute la journée à rouler j’ai déposé mon amie chez elle vers 22 heures (elle habite à 1/4 – 20 minutes de chez moi) puis j’ai roulé encore pendant une heure et demie parce qu’il me restait toujours 90 miles d’autonomie et un gros tiers du réservoir. Au lieu de rentrer par l’autoroute, je suis sortie à la première sortie et ai roulé en long en large et en travers de toutes les villes entre chez elle et chez moi. Vers 23h30 je n’en pouvais plus et je suis arrivée à la maison avec 35 miles d’autonomie, j’ai décidé que cela irait.

Le lendemain quand j’ai tourné la clef dans la voiture pour partir au garage le voyant rouge de l’essence s’est enfin allumé. Je suis donc arrivée chez le concessionnaire dans le rouge et avec l’aiguille du réservoir très basse. La réparation a donc pu être faite heureusement.

Par contre contrairement à ce que mes enfants attendaient ils n’ont pas rajouté d’essence du tout dans la voiture après la réparation et c’est un concessionnaire, pas une station donc pas moyen d’en acheter non plus. La sortie du concessionnaire se fait directement sur la voie rapide (highway) et les stations sont à quelques 5 ou 10 km plus loin. Quant à moi je n’en attendais pas moins du manque de service et de l’arnaque que représentent les concessionnaires donc j’avais emporté mon bidon de 20 litres de réserve d’essence (le dernier bidon de ma réserve d’hiver du groupe électrogène que j’utilise dans les voitures au printemps mais comme avec le Covid on roule moins je mets plus longtemps à les vider. Je ne veux pas garder les 100 litres de réserve à la maison (dehors) pendant la saison chaude pour éviter tout risque d’incendie.

Donc sur le parking du concessionnaire nous avons rempli le réservoir avec mon fils, pour pouvoir rentrer à la maison sans risque de tomber en panne d’essence — voire pire, de tomber en panne sur la voie rapide. La voiture est remontée tout de suite à presque 200 miles d’autonomie. Je m’attendais à me faire alpaguer par un employé sous prétexte qu’on n’a pas le droit de faire ça sur leur parking, que c’est dangereux etc. Surtout que j’utilisais mon propre entonnoir et pas l’entonnoir homologué Honda — si, si, il y a un entonnoir homologué la bonne blague ! Mais nous n’avons vu personne, cet endroit est devenu un peu fantôme, pas vraiment de clients qui se précipitent depuis la pandémie. Ils m’auraient entendu sinon. Comment comptent-ils qu’on puisse retourner chez nous avec un réservoir quasi vide, encore plus en étant obligé de passer quelques instants sur une voie rapide ?

D’autant que je ne savais pas combien il restait d’essence après leur intervention, l’écran me hurlait que le niveau d’essence était très bas et ne donnait plus d’autonomie, quant à l’aiguille, elle pointait encore plus bas que le matin.

Une journée presque normale

Avec Helen chez Blaze Pizza 15 juillet 2021

Il y a une dizaine de jours il fallait que je vide le réservoir d’essence de la petite Honda des enfants avant de l’apporter chez le concessionnaire pour le rappel (de la pompe à essence) [lire ici : https://michusa.wordpress.com/2021/06/13/les-rappels-sur-les-voitures/ ] Or l’avant-veille il restait encore de quoi faire plus de 250 km. Sur le coup d’une impulsion j’ai appelé mon amie Helen, avec qui je fais du tai-chi depuis plus de 18 ans pour lui demander si elle voulait passer la journée du lendemain à rouler avec moi pour consommer presque toute cette essence et ne laisser qu’une 50taine de km, juste de quoi aller chez le concessionnaire le surlendemain. Je lui proposais de nous arrêter de-ci de-là si elle avait des courses à faire. La veille lors du cours de tai-chi via Zoom, elle avait mentionné qu’elle aimerait bien retourner au mall (centre commercial) où elle n’avait plus mis les pieds depuis le début de la pandémie (ni moi non plus).

Comme nous avions (c’est du passé maintenant, l’épidémie repart ici aussi, nous avons 15 jours ou 3 semaines de décalage avec l’Europe), donc comme nous avions un répit dans l’épidémie, que les restrictions avaient été levées dans le New Jersey (dans les 3 états limitrophes du Nord-Est, New Jersey, New York et Connecticut) depuis le vendredi précédant le week-end du Memorial Day (le 28 mai), notamment les restrictions concernant les jauges et le port du masque pour les personnes vaccinées, que nous sommes toutes les deux complètement vaccinées, nous avons décidé de passer une journée « normale » ou presque normale, comme nous le faisions avant toute cette folie de pandémie.

Nous avions quand même des masques dans le sac pour le cas où ils s’avèreraient nécessaires : les obligations du gouvernement (de l’état) étaient levées (sont toujours au moment où j’écris cet article) mais chaque entreprise, commerce ou restaurant est libre d’instaurer ses propres règles et demander le port du masque indépendamment du statut vaccinal des personnes. Nous avions aussi du gel hydroalcoolique et des lingettes au chlore pour les mains.

Vers 13 heures je suis allée la chercher chez elle, nous avons même fait un hug (l’accolade anglo-saxonne qui remplace la bise) : nous ne nous étions plus vues en personne depuis le 11 mars 2020 ! Depuis nous nous sommes « vues » 2 ou 3 fois par semaine via Zoom mais plus jamais en personne jusqu’à ce 15 juillet 2021. Alors qu’auparavant avec les cours de tai-chi, nous nous voyions au moins 3 fois par semaine et plus si nous faisions d’autres activités ou sorties.

Pour rouler au maximum nous n’avons pas optimisé nos déplacements, au contraire. Pour chaque destination nous avons pris les chemins les plus longs possibles, le but étant de consommer cette essence.

Donc nous sommes allées flâner au mall et même à l’Apple Store du mall, tout ça sans masque (dans ce mall le masque est maintenant seulement recommandé mais pas obligatoire — pour les personnes vaccinées, pour les autres il l’est évidemment ). Nous sommes même allées prendre un café gratuit à la boutique Nespresso du magasin Bloomingdale’s (genre de Galeries Lafayette) comme j’avais l’habitude de le faire à chaque fois que j’allais dans ce mall pour une raison ou une autre, dans la vie d’avant.

Nous avons beaucoup roulé et parlé dans des parkings en laissant la voiture tourner avec l’air conditionné à fond (ça consomme plus d’essence), tout ça sans masque donc. Comme avant (sauf pour la partie consommation outrancière d’essence).

Nous sommes allées faire des petites courses ici et là, en faisant des allées et venues non rationnelles à dessein, nous avons aussi roulé longuement dans le Great Swamp (le marais), les petites routes sinueuses ça fait consommer plus d’essence.

Chez Blaze Pizza 15 juillet 2021

En fin d’après-midi nous avons fini par avoir faim et avons décidé d’aller manger dans une pizzeria que nous aimons bien : c’est une pizzeria où l’on construit soi-même sa pizza en pointant au serveur tout ce que nous voulons mettre dessus en passant devant les différentes garnitures que le serveur rajoute au fur et à mesure de nos indications avant de la faire cuire au feu de bois. Tout ça encore sans masque (les serveurs étaient tous masqués et les clients globalement non, mais c’était le 15 juillet : depuis les choses ont un peu changé et sont revenues en arrière). Les garnitures sont évidemment protégées par des Plexiglas (depuis toujours, bien avant la pandémie).

la pizza

Une journée presque normale à aller ici et là sans masque et sans se préoccuper de l’affluence. Ceci dit il n’y avait pas grand monde, les gens devaient être à la plage ou ont changé leurs habitudes de shopping. Au restaurant non plus il n’y avait pas foule. À part nous il y avait peut-être une autre table occupée, pas très longtemps, et c’est tout. Les clients venaient et emportaient. Comme ce n’était pas la foule le risque était somme toute limité à être sans masque puisque nous sommes vaccinées.

Nous avons bien fait d’en profiter, c’est sans doute la seule journée « normale » ou presque, avant longtemps. Une fenêtre qui s’est ouverte récemment, pour se refermer presque aussitôt. Je ne pense pas que nous pourrons refaire une journée sans masque de sitôt. Hier je suis allée à Ikea avec ma fille (même chose ce n’état pas les grandes foules) et nous avons porté le masque toute la journée (sauf une fois assises à notre table pour manger à la cafétéria qui n’était pleine qu’au tiers seulement, voire moins). Il y avait plus de gens qui portaient le masque que la semaine d’avant : lors de ma journée presque normale avec mon amie Helen, environ un tiers des gens croisés portaient le masque contre plus de la moitié maintenant, puisque la situation épidémique repart à la hausse, même ici dans le New Jersey où nous sommes à un peu plus de 70 % de la population adulte vaccinée* — reste toujours environ 30 % d’adultes non vaccinés… 

*si l’on compte toute la population, cela revient à 57% de la population complètement vaccinée en comptant donc les mineurs.

Lueur orange

lueur orange

Et maintenant ? Suite à l’article que j’avais écrit sur toutes les catastrophes naturelles récentes, et moins  récentes, qui sont toutes de la main de l’homme ou rendues pires par l’homme, lire ici : https://michusa.wordpress.com/2021/07/06/et-maintenant/   depuis cet article donc, nous avons eu aussi les terribles glissements de terrain en Allemagne — glissements de terrain sur terrain plat dans son genre ça vaut l’incendie de l’océan, tout simplement incroyable, inimaginable. 

Et maintenant ? Moins dramatique pour notre vie quotidienne que ces glissements de terrain en Allemagne mais tout de même un signe que tout se dérègle à grande vitesse.

Et maintenant donc, une lueur orange toute la journée, jusqu’à la tombée de la nuit, aujourd’hui chez nous dans le New Jersey et dans tout le Nord-Est et certainement ailleurs.

lueur orange

Ce matin vers 8 heures, en regardant dehors j’ai tout de suite remarqué une lueur orange, des reflets orange sur les arbres, sur le sol, sur le goudron de ma driveway :  tout était baigné dans une lueur orange, une atmosphère orange.Le  ciel était blanc ou gris très pâle uniforme comme si c’était couvert alors qu’il n’y avait pas de nuages et que ce n’était pas orageux. Le soleil perçait à travers ce blanc comme à travers un voile.

Cela m’a tout de suite rappelé les jours de feu sur la Côte d’Azur, quand le massif de l’Estérel en feu nimbait l’atmosphère environnante d’une teinte orange. Pourtant aujourd’hui il n’y avait pas d’avis d’incendie dans les environs. Il était trop tard pour que ce soit le lever de soleil et de toute façon le lever de soleil ne donne jamais ces teintes ni cette lueur orange diffuse.

lueur orange

Fugitivement je me suis dit que c’était peut-être les incendies dans le Grand Ouest canadien à quelque 5000 km d’ici, tout en me disant que c’était quand même fort loin.

En septembre dernier (2020) nous avions eu les fumées en haute atmosphère qui masquaient le soleil et à cause de cette couche de fumée il a fait froid dans le New Jersey à la mi-septembre à cause des incendies dans le Grand Ouest américain (Californie, Oregon et État de Washington), lire ici : https://michusa.wordpress.com/2020/09/24/la-vague-de-froid-dans-le-new-jersey-et-les-incendies-de-californie/

Ça n’a pas manqué : j’ai eu confirmation de mon sentiment quand peu après dans la matinée nous avons reçu les alertes sur la qualité de l’air : très mauvaise aujourd’hui pour cause de particules dues aux incendies dans l’Ouest canadien. Nous y sommes donc encore.

Alerte qualité de l’air 20 juillet 2021

Mais contrairement à septembre dernier, aujourd’hui les fumées étaient plus basses et dont impactaient la qualité de l’air cette fois. Il était conseillé de ne pas faire d’activité sportive dehors et fortement suggéré aux  personnes avec des fragilités respiratoires ne pas sortir.

Le ciel est resté blanc/gris pâle toute la journée tout en étant sans nuages : la couche de fumée et de particules fines masquait le bleu habituel.

lueur orange

Et maintenant ? On (l’humanité) persiste et signe bien entendu. Par exemple et ce n’est qu’un tout petit exemple, les prix du marché de la voiture à essence s’envolent à cause des pénuries (de semi-conducteurs, WTF, ne pourrait-on pas s’en passer dans les voitures si on voulait vraiment ? c’est un autre sujet). Les prix montent à des hauteurs inédites y compris pour les voitures d’occasion (à cause de la pénurie de voitures neuves) : les particuliers qui possèdent un véhicule acheté d’occasion  il y a quelques années se retrouvent avec un véhicule qui vaut plus cher aujourd’hui que quand ils l’avaient acheté ! Du jamais vu quand on sait qu’une voiture perd de sa valeur (WTF ?) rien qu’en rentrant dedans et claquant la portière. Je n’accuse ni ne blâme le péquin moyen, pauvre diable comme vous et moi qui a besoin d’une voiture pour conduire ses activités quotidiennes et son travail, presque tous les jours selon s’il habite dans une région suburbaine ou au milieu de nulle part, mais enfin cette course au renouvellement des voitures et à la non-réparation ou réparation onéreuse est-elle encore d’actualité et de mise ? (Ne me parlez pas de la vaste fumisterie des contrôles techniques « pour notre sécurité », qui croit encore à ça ? )

Persiste et signe dans la destruction de notre environnement, notre milieu de vie— et ensuite ? Qui dit mieux (pire) ? 

lueur orange
lueur orange
lueur orange
lueur orange

Avril 2021

Avril 2021, à la maison bien sûr. 

Presque rien.

C’est fou comme on s’attache aux petites tâches et aux petites satisfactions du quotidien — un repas simple de légumes ou de pâtes, une bière artisanale un petit vin blanc sans prétention. Sinon presque rien, toujours calfeutrés en attendant notre seconde dose de vaccin début mai.

En attendant le printemps a fait du bien. Quand on voit le jaune arriver on se met à revivre : dans le New Jersey les premiers signes du printemps sont en jaune avec les forsythias et les jonquilles, le vert des arbres n’arrive que bien après, début mai en général — cette année il est venu plus tôt, dès le 8 avril.