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Première sortie au restaurant

Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant

Il y a une dizaine de jours j’ai fait ma première sortie au restaurant depuis le début de la pandémie. Je n’étais plus allée au restaurant depuis un an et demi, la dernière fois c’était début janvier 2020 quand nous avions fait une visite de Fréjus avec mes parents lors de mon dernier séjour en France (dernier avant longtemps mais nous ne le savions pas). Ensuite le retour dans le New Jersey et la reprise de la vie quotidienne et peu après la pandémie était arrivée et rideau.

En fait j’ai demandé à mes enfants de m’y trainer, ayant besoin d’une bonne tape dans le dos pour retourner vers une vie plus normale maintenant que nous sommes vaccinés, qu’une grande partie des adultes sont vaccinés dans le New Jersey et les états voisins et que l’épidémie recule dans notre coin. Les restrictions sont petit à petit levées, dont certaines en cours de façon continue depuis un an — nous n’avons pas fait de « stop-and-go » mais un grand confinement jusqu’à la mi-juin 2020 et une levée à petits pas, tous petits pas, à partir de début juillet 2020. Certaines activités en intérieur n’ont commencé à être autorisées et possibles qu’en mars 2021 (par exemple de début juillet 2020 à mars 2021, pour les restaurants seuls la vente à emporter, la livraison et manger dehors étaient autorisés, avant ça de mi-mars 2020 à fin juin 2020, pendant le grand confinement, seules la livraison et la vente à emporter étaient autorisées  : sur la photo le panneau du restaurant mentionne toujours ces anciennes restrictions qui n’ont été levées qu’en mars 2021 ! ) Activités en intérieur avec une jauge évidemment, qui a commencé à 25% et est montée au fur et à mesure que la pandémie a reculé avec la vaccination. D’autres activités en intérieur comme les salles de cinéma et les théâtres n’ont pas encore rouvert depuis un an et quelques, la réouverture est en cours ces jours-ci. Les dernières restrictions sont levées depuis début juin et nous venons à peine de sortir de l’état d’urgence, notre gouverneur vient de laisser tomber ses pleins pouvoirs et ne gouvernera donc plus par ordonnance — ce qui était le cas depuis mars 2020.

Donc nous revenons progressivement à la vie — plus sociale, moins confinée. Mais après plus d’un an à faire très attention et ne pas sortir c’est difficile, un peu effrayant. Mes enfants eux sont sortis quelques fois, sont allés au restaurant en extérieur avant d’être vaccinés — avec les personnes de leur « bulle de confinement » à partir de juillet 2020 (la bulle de confinement ce sont les 2 ou 3 amis proches qui ont obéi au confinement strict du début eux aussi et qui appliquaient les gestes barrières masques et autres mesures de sécurité et se faisaient tester quand les tests ont été plus disponibles). 

Pour une première sorte « en public » j’ai voulu manger en extérieur. Nous étions dehors sous abri avec 2 murs seulement et un toit (la norme Covid en extérieur depuis juillet 2020). Malheureusement le beer garden était complet pour l’heure où nous avions réservé — c’était le premier week-end où toutes les restrictions ou presque étaient levées. Nous avions prévu d’y aller le vendredi soir mais malheureusement il a fait un temps exécrable avec des trombes de pluie et un orage extrêmement violent, qui empêchait tout repas à l’extérieur. Donc partie remise au dimanche soir qui coïncidait au premier week-end de levée presque totale des restrictions.

Nous sommes allés dans un de nos petits restaurants locaux habituels, dans la petite ville voisine, ce n’est pas non plus le restaurant branché qui attire un monde fou, c’est aussi une petite ville tranquille, pas une mégapole. Ce qu’il me fallait pour une reprise. Nous avions réservé bien entendu. 

Sur la terrasse couverte où nous étions, seulement  2 autres tables étaient occupées par 2 ou 3 personnes chacune et très éloignées de la nôtre.

Mes enfants m’avaient prévenue : « tu ne t’affoleras pas mais les serveurs n’auront certainement pas de masque » (en théorie ils doivent être vaccinés car leur employeur peut l’exiger et c’est le cas la plupart du temps pour les serveurs et employés de restaurant à ce que m’ont dit mes enfants), puisque les restrictions de masque sont levées, pour les gens vaccinés uniquement. 

Je suis allée depuis le parking jusqu’à l’accueil (en extérieur) puis à notre table avec le masque. L’hôtesse d’accueil n’était pas masquée et ma fille non plus pour ce trajet. Mon fils et moi avons enlevé le masque en arrivant à la table. Nos serveurs n’étaient pas masqués non plus. 

J’ai malgré tout remis mon masque pour retourner à la voiture (trajet tout en extérieur) — une habitude, même si les quelques personnes entrevues sur le parking ne portaient pas le masque.

Il va falloir se réhabituer et même si les restrictions officielles sont tombées, il y a encore des endroits qui rendent le masque obligatoire, des magasins des endroits publics — c’est un temps de transition, le temps que tout le monde redevienne confortable sans porter le masque. Cela ne concerne que les personnes vaccinées bien entendu.

Je tiens à signaler que j’ai constaté que dès qu’on tombe le masque on est moins vigilant pour le reste aussi — on a moins tendance à respecter les autres gestes barrières, à ne pas se toucher le visage, à se désinfecter les mains dès qu’on touche un objet étranger — en l’occurrence le stylo du restaurant. Avec le masque sur le visage je n’aurais pas manqué de me passer les mains au gel désinfectant voire à la lingette au chlore juste après avoir touché ce stylo « public » ou j’aurais pris le mien. Sans le masque je n’y ai plus pensé. Ceci dit c’était pour payer, donc à la fin et nous sommes partis tout de suite après. Je me suis toute de même désinfecté les mains au gel hydroalcoolique en arrivant à la voiture –  mais c’était parce qu’à ce moment-là j’avais de nouveau le masque.

Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
le menu est virtuel : il faut scanner et regarder sur son téléphone
Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
Première sortie au restaurant
Repas fini nous repartons (à droite le panneau des anciennes restrictions)
Le beer garden s’est vidé mais quand nous sommes arrivés il était complet
Première sortie au restaurant

Quelques pas vers un peu plus de normalité

Etant complètement vaccinée depuis la mi-mai (deuxième injection le 1er mai) avec un vaccin à ARN messager, je me dis qu’il me faut commencer à retourner vers un peu plus de normalité. Ce d’autant que les cas et les hospitalisations baissent, qu’ils sont à leurs niveaux les plus bas depuis respectivement septembre et octobre 2020, que l’épidémie a l’air finalement de se retirer petit à petit. 

D’ailleurs les directives (du CDC) et ordonnances (du gouverneur du New Jersey) reflètent ce « progrès » : nous sommes autorisés à laisser tomber le masque en intérieur (pour les gens complètement vaccinés uniquement) à partir de ce week-end du Memorial Day qui vient, dans le New Jersey (qui rejoint sur ce point l’état de New York et du Connecticut)— les chiffres des contaminations diminuent à grande vitesse et le pourcentage de personnes vaccinées augmente. 

D’autant aussi que le taux de vaccination dans le New Jersey est assez haut : 55% des adultes sont complètement vaccinés et cela monte à 70% si on ajoute ceux qui ont reçu une seule injection. Les adultes représentent environ 75% de la population du New Jersey. 

Dans les autres ordonnances de ces jours-ci, les jauges de rassemblement sont augmentées, les jauges (à l’intérieur) pour restaurants augmentent et les dancings vont rouvrir dans les bars et les restaurants. Les clients ne seront plus obligés de rester assis pour la durée de leur présence dans ces établissements, bref ils vont pouvoir rouvrir presque normalement (à part les masques pour ceux qui ne sont pas encore vaccinés). Je tiens à préciser qu’il n’y a pas eu de « stop-and-go » dans nos 3 états du Nord Ouest (New Jersey, New York et Connecticut), rien n’a ouvert complètement depuis mars 2020 contrairement à ce qui s’est passé en Europe, les restaurants ont ouvert en extérieur seulement pendant très longtemps et seulement fin janvier 2021 en intérieur avec une jauge de 25 % ! Les salles de spectacles, théâtres cinémas, etc n’ont commencé à rouvrir qu’en mars 2021 (ils ont donc été complètement fermés pendant un an) et Broadway (les spectacles de comédies musicales) ne rouvrira qu’en septembre 2021 et n’a jamais rouvert depuis mars 2020.

Donc hier je suis allée faire les courses à la centrale d’achat en gros avec un simple masque au lieu des doubles masques que nous avons adoptés depuis début janvier selon les conseils du CDC : masque jetable filtrant (presque chirurgical) recouvert par un masque en tissu. Le masque de type presque médical (des médicaux on n’en trouve pas) jetable « bleu » pour protéger les autres et le masque en tissu ajusté (qui plaque le masque bleu, qui est toujours un peu vague, sur le visage) pour se protéger soi-même. Donc hier un seul masque (celui en tissu puisque je suis vaccinée).

Et pour la première fois depuis un an je n’ai pas mis de gants en plastique jetables (presque médicaux, des médicaux on n’en trouve pas non plus) pour faire les courses. J’ai quand même passé au désinfectant au chlore la barre du charriot et me suis désinfecté les mains au chlore au retour à la voiture (J’ai désinfecté au chlore aussi mes clefs, les poignées de porte de la voiture et la carte de crédit), mais pas de gants ! Je compte passer bientôt au désinfectant gel hydroalcoolique (moins efficace sur les virus comme chacun le sait, c’est pour ça que j’étais restée sur le chlore), ce qui représentera un allégement de la procédure.

En bonus, dans le magasin, j’ai pu apprécier le retour des lingettes désinfectantes au chlore et en grand packaging ainsi que des sprays désinfectants. Depuis mars 2020 et le début de la pandémie, plus moyen de trouver des lingettes Clorox ni Lysol — les 2 grandes marques nationales — ni les marques distributeurs d’ailleurs, toutes faites aux USA. On ne trouvait seulement que des lingettes de bien moindre qualité avec des produits inconnus (et sans garantie que l’étiquette dise la vérité) de marques totalement inconnues et jamais vues auparavant… made in China avec les réserves que l’on peut avoir sur un acteur qui ne respecte pas les normes ni les lois et qui se fout complètement de mettre des produits dangereux ou toxiques sur le marché et de tuer des gens (ils l’ont déjà fait dans le passé et ont aussi tué plusieurs millions de personnes sans sourciller.)

Lingettes desinfectantes en gros paquets

Depuis le mois de mars 2021 (soit un an après ! ) j’arrivais à trouver parcimonieusement soit de ces 2 marques soit des marques distributeurs made in USA, mais dans des petits contenants et à achat limité — 1 par personne. Depuis un an j’économisais et réservais ces vraies lingettes désinfectantes aux courses et interactions extérieures justement et gardais les saloperies chinoises pour des nettoyages ne nécessitant pas une désinfection minutieuse et certainement pas pour mes mains. Donc à coup de 1 petite boite par ci et pas là j’avais refait mon stock. Mais hier au club d’achat en gros, Noël Montjoie Saint-Denis ! j’ai retrouvé ces 2 marques, non seulement en gros containers, mais en plus en lot de 5 gros containers (et sans limite d’achat par client) !  Conditionnements que je n’avais plus vus depuis plus d’un an. En mars 2020 lors de ma dernière virée au club avant le grand confinement, il n’y en avait déjà plus en rayon et nulle part non plus dans les supermarchés et magasins. 

Donc il a fallu 15 mois pour que cela revienne à la normale, que la pénurie cesse. Ce n’était pas sur ma liste, mais j’ai acheté un pack de 5 de chaque marque, un de Clorox et un de Lysol, de toute façon ça se garde très longtemps et dans ces tubes rigides ça ne sèche jamais. Quant au spray désinfectant Lysol (équivalent du spray Sanytol), même chose, il avait disparu pendant près d’un an et j’avais commencé à retrouver de ces sprays, disponibles 1 par 1 en petit conditionnement à Target en février. Mais hier j’ai pu acheter sans difficulté un pack de 3 grosses bombes de la marque Lysol.  Il aura aussi fallu 15 mois… 

Papier toilette et autres pénuries provoquées

L’essence est tout récemment passée à plus de 3 dollars (le gallon) alors qu’elle était à moins de 2 dollars l’an dernier en juillet, après le confinement (le vrai, le lockdown / shelter in place de mars avril mai 2020)  https://michusa.wordpress.com/2020/07/12/le-prix-de-lessence/

Nous avons appris qu’il s’est produit une attaque de hacker contre un pipeline majeur qui nous apporte de l’essence dans le Nord-Est et également tout l’Est du pays jusqu’au Sud-Est, attaque informatique qui a bloqué l’acheminement de l’essence dans le pipeline : en bref à cause de cette attaque et en attendant le paiement de la rançon qui allait avec, le robinet était fermé et l’essence ne coulait plus dans le pipeline. WTF ? Pourquoi met-on tout sur Internet ? D’autant plus ce genre d’infrastructures cruciales et potentiellement fragiles qui provoqueraient un désastre en cas d’attaque informatique ? Quand ce devraient être des systèmes en circuit fermé et ultra sécurisé. Circuit fermé ce n’est pas le cas puisque l’attaque viendrait d’un hacker de Russie ou de par là, en aucun cas de quelqu’un qui se serait introduit physiquement sur un des sites qui gère le pipeline. Les bras m’en tombent.

Attaque relayée avec force dans les news et les journaux partout, à hauts cris en disant bien haut et fort que le Nord-Est (et tout l’Est du pays mais il était surtout question du Nord-Est dans ces articles) allait expérimenter une pénurie d’essence à la pompe. Ce qu’il ne fallait surtout pas dire (mais la catastrophe et la mauvaise nouvelle sont vendeuses, une poule aux oeufs d’or pour les médias). Grâce à ce battage médiatique on a ainsi déclenché une panique, les gens se sont rués, ont fait la queue aux stations à essence pour remplir leur réservoir de voitures et des bidons ( ! ) et effectivement il y a eu une pénurie, essentiellement dans le Sud-Est et l’Est, pas tant par chez nous dans le Nord-Est d’ailleurs.

Alors que si je n’en avais rien su, si personne n’an avait rien su, il n’y aurait certainement pas eu de pénurie. Personnellement je n’ai même pas eu besoin de faire le plein cette dernière quinzaine donc si je n’en avais rien su, je ne me serais pas aperçue d’une pénurie à la pompe. D’autant plus que même si ce n’est plus le lockdown, la vie n’est pas encore entièrement revenue normale et on roule quand même beaucoup moins. Donc quel était l’intérêt de marteler l’information comme quoi « ouh là là le Nord-Est va manquer d’essence à la pompe » ? Total ça a été bien plus que le Nord-Est (et je répète dans mon coin du Nord-Est je n’ai rien vu aux stations alentours, ni queues ni panneaux disant qu’ils n’avaient plus d’essence). Par contre tout le Sud-Est et la partie de l’Est au sud de chez nous, le mid-Atlantic, ça a été queues à la pompe etc… Et la pénurie. Mais provoquée par cet afflux de clients qui ont surstocké !

Surtout que finalement cela a été réparé rapidement : le pipeline [le robinet] qui avait été coupé a été rouvert et l’essence coule de nouveau à flots. Quand je dis réparé, en fait la compagnie qui gère ce pipeline a payé la rançon au hacker (même chose : avons-nous besoin de savoir cela, qu’ils ont payé ? Ne devrait-on pas le garder secret — c’est quasiment du secret défense dans ce cas précis —parce que franchement pour donner des idées à d’autres hackers et leur montrer que ça marche puisque les entreprises payent, il n’y a rien de mieux ! )

En tout état de cause cela a été réparé très rapidement donc si l’on n’avait rien dit personne ne se serait aperçu de rien : le pipeline a été coupé moins d’une dizaine de jours et il y a quand même des stocks tampons chez les grossistes et dans les pompes il me semble. On aurait pu le dire après coup (ou même pas, franchement quel intérêt à part donner des idées malfaisantes à des pirates et aussi afficher notre vulnérabilité auprès de puissances étrangères malfaisantes, certaines fois ce sont les mêmes engeances d’ailleurs), on aurait pu au moins le dire après coup, une fois que tout était remis en place au lieu de déclencher cette panique qui a produit outre une pénurie toute temporaire, une augmentation des prix pas temporaire elle par contre… Les prix ne redescendront pas, on nous a déjà prévenus (par les mêmes médias d’ailleurs ça aussi c’est provoqué) on peut dire que ce sont des pénuries annoncées et provoquées. Ensuite tous les prétextes sont bons pour augmenter les prix (et ne pas les diminuer bien entendu) : pénurie, on augmente le prix ; sur-stock et si le consommateur final ne consomme pas assez, on augmente aussi les prix « parce qu’il y a un manque à gagner », je cite. Ça a été déjà le cas toujours pour l’essence : en novembre dernier (2020) il y a eu une augmentation des prix à la pompe parce qu’à cause du lockdown et des restrictions de déplacements  et des voyages de fait, nous n’avons pas consommé assez d’essence. Et maintenant en mai avec cette pénurie provoquée. (D’autant que ce ne sont pas des raisons internationales comme les prix du brut ni aucune tension particulière, guerre, c’est un « problème » (pseudo-problème) purement américain et encore, de l’Est américain.)

Pour le papier toilette la pénurie provoquée (par la pandémie, ou la panique initiée par la pandémie et surtout la façon dont la pandémie a été rapportée par les politiques et les médias) a été moins grave que celle de l’essence puisque les prix sont redevenus normaux sur ces produits. Mais nous avons eu plusieurs vagues de ces pénuries de papier toilette, vagues qui allaient avec les vagues pandémiques. Même chose c’est auto-déclenché par les nouvelles alarmantes et sensationnelles en une des médias, une façon de présenter l’information, par les médias et les politiques, telle qu’elle fait bien peur, ce qui a provoque la panique des foules et l’achat de papier toilette…

C’est un peu fatigant ce comportement provoqué, toujours par les mêmes spéculateurs, financiers et banquiers — oui je les mets dans le même sac — bien servis par les médias et les nouvelles en une des journaux, qui font tout pour provoquer ces pénuries. Quand on sait qu’à chaque chute de neige, chaque hiver, bien avant les problématiques de la pandémie, à chaque tempête annoncée il y avait des rayons vides de pâtes, de conserves et d’eau en bouteilles — pas de pénurie de papier toilette cependant, ça a été la marque du Covid ces pénuries de papier toilette. Je précise qu’une chute de neige c’est un jour, voire deux d’immobilisation forcée. Si on perd le courant, ce serait quelques jours (c’est déjà arrivé, on connait donc la durée) donc pas de quoi faire des provisions pour 6 mois, il ne faut rien exagérer. 

Si l’annonce d’une simple chute de neige peut provoquer ce genre de pénuries « artificielles » dans une région habituée à avoir des chutes de neige régulières en hiver, pas étonnant qu’une pandémie — phénomène hautement inhabituel, surtout celle-ci dans ses circonstances mondiales et uniques —provoque des pénuries de plus grande ampleur… 

Papier toilette, essence — la pénurie d’essence n’était pas due au virus du Covid-19 en l’occurrence mais à un virus informatique, il y a une certaine ironie amère. Mais ce n’est pas perdu pour tout le monde, certains en font leurs choux bien gras, directement ou indirectement, les médias n’étant pas les derniers, en vendant de la copie avec leur sensationnalisme de catastrophe et les revenus publicitaires induits, cha-ching !

Cha-ching : bruit de la machine à sous et expression onomatopée nord-américaine qui signifie l’encaissement de beaucoup d’argent.

Petites conversations d’aujourd’hui

Avant on parlait du temps, de la pluie et du beau temps, des tempêtes tropicales ou de neige, passées ou à venir selon les saisons, du nombre de centimètres de neige que nous avions eus respectivement, du nombre de centimètres prévus.

Maintenant les petites conversations, en guise de pluie et de beau temps, small talks comme on dit ici, sont à propos des vaccinations, où nous en sommes respectivement, complètement vaccinés ou en cours de vaccination, quels vaccins nous avons eus.

Tel ce matin avec mon plombier, lui en cours de vaccination comme moi, son frère complètement vacciné, lui a eu le Pfizer, moi le Moderna.

Les petites conversations du moment — jamais nous n’avons comparé nos vaccinations contre la grippe ni quel vaccin nous avions eus, les petites conversations c’étaient le temps qu’il faisait ou qu’il allait faire. Covid-19 a tout avalé — Covid écrase tout disent les médecins — même ça.

La vie telle que nous la connaissions (vidéo)

Montage réalisé à partir de séquences vidéos tournées en avril 2019. La vie telle que nous la connaissions, que nous tenions plus ou moins pour acquise dans ses grandes lignes sauf accident  personnel ou ponctuel. Rien d’extraordinaire, petites allées et venues au supermarché, à la poste, au tai-chi, chez le marchand de vin avec des dégustations sur place, aller chercher quelqu’un à l’aéroport, aller manger une pizza avec des amis, aller faire du lèche-vitrine au grand centre commercial, « Mall », voisin, toutes ces choses banales que nous faisions sans y penser outre mesure.

Ce qui n’a pas changé entre alors et aujourd’hui : les fleurs dans mon jardin et les couchers de soleil — tout le reste a simplement disparu ou s’est fortement ralenti, fait à la va-vite la peur au ventre et sans aucun plaisir.

Absurdité et arrogance encore

Je reviens sur cette histoire invraisemblable, pourtant vraie, du Canal de Suez qui a été bouché par un bateau en travers il y a quelques semaines. Et le monde qui retenait sa respiration, le monde sur un fil à cause de ce bateau en travers. Le monde moderne mis en défaite, en échec, en suspens, par une si petite chose quand on y réfléchit. La vulnérabilité inouïe à laquelle nous nous sommes soumis tous seuls. C’est un peu l’histoire de l’éléphant et de la souris, le monde des hommes, si important et si puissant, mis en échec par un bateau, certes gros mais tout petit par rapport à la planète des hommes et à la planète tout court. Tout ça parce qu’on fait passer un trafic fou et des bateaux énormes dans un conduit gros comme le chas d’une aiguille, c’est un autre sujet en soit.

Un talon d’Achille, il semble que nos sociétés modernes ne soient plus faites que de talons d’Achille. Et encore Achille et tout être humain en ont 2 de talons — nos sociétés en ont pléthore. Ne pouvons-nous pas nous poser un peu et réfléchir à tout ceci, réfléchir et surtout agir ?

Puis une crise dans une crise (dans une crise, une troisième si on compte la crise Covid par-dessus tout ça), une crise dans une crise : un canal bouché par un bateau et un autre bateau qui contient des moutons pour lesquels on a embarqué juste assez de nourriture et d’eau pour la traversée de tant de jours, pas un de plus. On peut déjà s’en offusquer que pour des raisons d’économies, de gros sous (petits sous plutôt) on n’ait pas embraqué du surplus pour ces pauvres animaux. 

Mais c’est là qu’il faut s’arrêter en fait et faire quelques pas en arrière. 

Des moutons ? Des moutons vraiment ? Dans un bateau qui passe le Canal de Suez, donc cela veut dire un bateau qui va fort loin ? La question qui devrait se poser avant toute autre c’est : quel besoin d’envoyer des moutons à l’autre bout du monde ? WTF ? D’autant que le mouton n’est pas l’animal le plus difficile à élever, où qu’il soit, qu’il y a peut-être d’autres animaux à élever localement. J’avoue que les bras m’en tombent.

Pour en revenir au bateau et à sa libération, il faut bien quand même se rendre compte et accepter le fait qu’il a été libéré par les forces de la nature : sans la marée, de pleine lune en plus, il ne se serait rien passé et le bateau serait toujours coincé, sans doute pour longtemps. Certes les travaux d’excavation à la petite cuiller (c’est ce dont cela avait l’air, n’est-ce pas…) ont sans doute aidé mais eux seuls ne pouvaient rien faire. Il fallait une force qui nous dépasse pour libérer un tel petit monstre, petit en regard des forces de la nature, monstre en regard de nos petites forces à nous humains. Qu’aurait-on pu faire sans la marée ? Une explosion atomique pour le libérer ? Les hommes aiment bien jouer avec des forces qui les dépassent, dont ils se croient maitres et qui produisent des catastrophes en rafale — sarcasme, euphémisme. Avant qu’il soit libéré par la marée, alors qu’il était coincé depuis plusieurs jours déjà, j’en venais à me dire qu’on allait être obligés de le laisser là, et petit à petit, de le vider puis de le démonter pièce par pièce — boulon par boulon, il y en aurait pour des années — et en attendant creuser un nouveau canal pour rétablir le passage, sans doute aussi quelques années — moins que le temps de démonter le bateau coincé ?

Donc nous les êtres humains, ne devrions pas la ramener et plutôt rester humbles : ce sont les forces de la nature qui ont aidé (la marée) et permis la libération, pas nous. Nous qui avons provoqué la catastrophe pour commencer.

Ensuite nous devrions aussi laisser tomber toute arrogance restante, rester très humbles pour surtout faire en sorte que cela ne se reproduise pas . Ne pas faire des procès en veux-tu en voilà, virer des équipages « incompétents » — je ne pense pas que ce soit là le fond du problème, même s’ils ont éventuellement commis une erreur de navigation. L’erreur humaine dans cette crise n’est pas une erreur de pilotage au fond, peu importe ce que « prouvera » l’enquête :  l’erreur c’est notre mode de vie, notre course au profit qui nous mène droit au mur — nous y sommes avec la pandémie de Covid. Et maintenant ça, le bateau coincé dans un canal qui existe depuis plus de 150 ans et dans lequel une telle chose n’était jamais arrivée.

L’humilité véritable serait de se remettre en question à l’échelle de la société humaine dans son ensemble, de travailler de concert pour faire les choses différemment, de ne pas mettre des pressions inouïes sur la nature et sur les autres humains (les esclaves modernes du bas peuple), de laisser tomber les procès et autres poursuites judiciaires parce qu’elles sont inutiles dans ce cas là — elles ne servent qu’à assouvir la tendance lourde de ces dernières décennies : rejeter la faute sur l’autre, ce genre de procès ne sert qu’à ça.

Plutôt que de faire un procès, tous les intervenants devraient se mettre autour d’une table et travailler ensemble pour éviter que cela se reproduise. Non pas en faisant des lois de ci ou de ça, des normes, de la paperasse de la bureaucratie à n’en plus finir — brassage de vent —  mais en changeant les procédures pratiques, les façons de faire sur le terrain. Avec bon sens.

Manifestement on peut toujours rêver — encore que…

Les 3 premières semaines de mars

Début mars mes parents se font vacciner, le 4 mars précisément, de leur première dose du vaccin Pfizer, ma mère exactement 2 jours avant son 90ème anniversaire. Il était temps nous commencions à désespérer et je me disais que j’allais finir par être vaccinée avant eux (au temps pour le discours officiel du gouvernement français qui annonçait que la vaccination était bien en chemin pour les personnes âgées à haut risque — en chemin certes  mais un étroit sentier de haute montagne, pas une autoroute.)

Début mars aussi mon « rhume » : un matin réveil avec le nez bouché, ce qui peut arriver avec le chauffage et l’air dans la maison qui devient très sec. De temps en temps, relativement rarement cependant, j’ai besoin de me moucher au réveil mais c’est léger. Ce matin-là mon nez est très bouché, j’ai besoin de me moucher plusieurs fois. J’essaye de ne plus y penser. Mais dans la matinée j’ai le nez qui coule régulièrement et besoin de me moucher souvent. L’après-midi se passe aussi à me moucher, le nez qui coule puis nez bouché, me moucher, puis encore le nez qui coule. Pression dans le haut du visage, les sinus, je me sens congestionnée. Éternuements fréquents aussi. Évidemment qu’on y pense, évidemment. En temps ordinaire je me serais dit « tiens j’ai attrapé un rhume ». Mais ces temps-ci fortes chances que le « rhume » soit l’autre coronavirus. Et comment attraper un rhume « ordinaire » quand on fait les gestes barrière, qu’on suit toutes les précautions, qu’on ne sort pour ainsi dire pas et que personne dans la maisonnée ne sort non plus ? Les rares sorties éclair au supermarché ou à Home Depot, le magasin de bricolage, faites les jours précédents c’était à 8 heures du matin, quand les magasins sont presque vides, double masquée, sans m’approcher de personne (caisse automatique où on encaisse tout seul). Mais le petit vélo dans ma tête me dit « voilà tu es sortie faire quelques courses au supermarché la semaine dernière et aussi au magasin de bricolage — 2 sorties ». En début de soirée j’en suis toujours à me moucher et à être congestionnée, je me dis qu’il va falloir appeler mon médecin demain pour lui en parler. Et toujours cette question, comment avoir pu attraper un rhume avec toutes ces précautions surtout que justement je n’ai plus eu de rhume, ni personne dans la maison, depuis 12 mois, depuis le confinement en mars 2020 ! Tout l’après-midi je me suis bourrée de citron chaud avec du miel et de pastilles Halls à la menthe / eucalyptus. J’ai pris aussi une gélule de paracétamol action rapide pour essayer de soulager la congestion. Le soir pour me changer les idées je regarde un épisode d’un feuilleton (10 pour cent) dans le sous-sol (le basement) où ma grande télé est installée. Et pendant l’heure que dure le feuilleton, je ne me mouche pas une seule fois contrairement au reste de la journée. En remontant au rez-de-chaussée, à peine arrivée en haut de l’escalier dans le salon, que je me mets à éternuer plusieurs fois et que j’ai le nez qui coule à nouveau. C’est là que je suis soulagée, cela doit être une simple allergie. Je ne suis allergique à rien normalement mais je me souviens que la veille il a fait plus doux et que c’était la première fois de la saison où nous avons ouvert les fenêtres en grand pendant une partie de la journée. 

Le lendemain matin au réveil : nez pas bouché et qui ne coule absolument plus, je ne me suis pas mouchée de la journée — je ne me suis plus mouchée une seule fois depuis ! Une petite réaction allergique donc.

Depuis nous avons eu quelques belles journées et ouvert les fenêtres encore mais sans conséquence pour moi. J’en déduis que cela s’est produit parce que c’était la première fois de la saison et peut-être mon système immunitaire maintenu dans une bulle depuis un an, a été un peu surpris par des particules nouvelles et soudaines de pollen ou autres à l’extérieur. 

Début mars aussi les courses alimentaires au supermarché Stop and Shop du centre-ville : petite différence quand même, les masques sont bien portés et portés par tous. J’ai même vu ce responsable qui était habituellement sans masque, contre la règle de son propre établissement, qui a enfilé correctement son masque avant d’entrer. Les fois précédentes il était toujours sans masque dans les rayons. L’autre employé qui lui portait un écran plastique et un écran uniquement depuis le début (depuis au moins le mois de juin 2020 et sans jamais porter rien d’autre à chaque fois que j’y suis allée) portait un masque cette fois. Effet Biden ? Sans doute un peu. J’ai fait comme à mon habitude depuis la pandémie, la caisse automatique où l’on fait tout tout seul, je n’ai interagi qu’avec une personne, masquée elle aussi, dans un rayon pendant une minute maximum et à distance. Et je double masque : masque chirurgical plus masque en tissu trois épaisseurs, bien enveloppant, chose que nous pratiquons depuis janvier lors de nos sorties « dans le public ». Gants et désinfection du caddie, puis désinfection des mains au Clorox à la fin des courses, après avoir chargé la voiture et avant de conduire. Lavage des mains à l’eau et au savon de retour à la maison, etc.

Début mars aussi, un petit saut éclair à Home Depot pour acheter 2 barres LED pour remplacer mes barres de néon qui ne fonctionnent plus au sous-sol. J’avais prévisualisé sur Internet dans quelle allée du magasin elles se trouvaient, histoire de minimiser mon temps dans le magasin. À Home Depot ça reste pareil qu’avant Biden : les artisans (et ce n’est pas seulement politique puisque les artisans en Europe, en France du moins, sont aussi globalement réticents à porter des masques. C’est pareil ici, être artisan, électricien, plombier plâtrier maçon ou mécanicien aussi, protège du virus — sarcasme), donc les artisans, parmi les quelques artisans présents (j’y suis allée tôt mais pas trop tôt, entre 6h et 8h du matin les artisans viennent en masse acheter leurs fournitures avant de rejoindre leur chantier, après 8h ça se calme et c’est encore trop tôt pour le grand public : j’y suis allée juste après 8 heures donc) certains ont le masque sous le nez (vraiment après 12 mois ? ) ou l’enlèvent quand ils ont passé l’entrée et le contrôle visuel de l’employé, bien cachés derrière les étagères dans une aile plus éloignée (quel âge ont-ils ? cela vaut la cour de récréation de maternelle, et encore ! ). Sans compter ceux qui remontent mollement avant d’entrer leur bandana bien fin au tissu presque transparent, une seule épaisseur de coton ou acrylique ou qui remontent leur tour de cou du même genre…

Début mars aussi (appel du 7 mars de notre maire) la nouvelle des 44 nouveaux cas de Covid pendant la première semaine de mars à Berkeley Heights, puis un autre appel le 14 mars pour nous signaler 25 cas en plus dans la semaine d’après, ce qui est beaucoup pour une ville de 11000 habitants. La maire nous enjoint à respecter les consignes de sécurité, gestes barrière, distanciation physique, masques, même en extérieur quand il y a du monde, désinfection des mains et à continuer à être vigilants car si les cas augmentent trop on peut en arriver à nouveau à devoir fermer les commerces ou baisser la jauge d’occupation pour ceux qui pourront rester ouverts. Ce qui serait catastrophique : ils ont survécu péniblement jusque là, une prochaine fermeture leur serait fatale, voire une simple diminution d’activité. Les cas sont essentiellement des jeunes adolescents et enfants plus quelques personnes de 40 ans. Pour les enfants et adolescents, c’est le sport après école qui est le lieu leur contamination. Le fameux sport qui est organisé par les écoles après les heures officielles d’école, uniquement des sports de compétition donc pratiqués en groupe, des sports collectifs quoi ! Cela fait partie de l’institution, de la tradition, qui fait que les écoles ferment à 3 heures et donc fonctionnent en réalité en mi-temps, ceci en temps normal, hors pandémie. Durant la pandémie les écoles ont fermé complètement au début et sont passées en enseignement à distance à 100% puis à la rentrée de septembre ont rouvert partiellement (rotation des élèves, mi-temps du mi-temps normal et enseignement à distance, voir ci-après). Dans notre ville elles n’ont toujours pas rouvert à 100% depuis un an. À New York City, elles ont été en distanciel 100% depuis un an et n’ont jamais rouvert, il est question de les rouvrir en avril 2021 selon des protocoles sanitaires qui sont encore en discussion. 

Dans notre ville, comme ailleurs, la réouverture complète des écoles est aussi soumise à la baisse des cas, s’ils augmentent trop on repasse en enseignement à distance à 100%. D’ailleurs les écoles de notre ville qui n’ont jamais rouvert en plein depuis mars 2020 donc, referment occasionnellement quand il y a des pics : le lycée a fermé ce début mars 2021 et est passé en 100% sur Internet pour cause de 25 cas parmi les élèves et enseignants (nombre d’élèves de ce lycée entre 1000 et 1200 plus le personnel). Mais quand il repasse en présentiel, c’est en alternance, mi-temps en ligne et mi-temps en présentiel, avec en plus rotation des élèves et encore en plus les élèves sont divisés en cohortes, quasiment au sens romain du terme. Cohortes qui restent ensemble (cohortes d’enseignants et d’élèves) et ne se croisent pas avec les autres cohortes dans les bâtiments. Bref rotation des élèves une semaine sur deux et mi-temps en présentiel dans la journée, l’école est loin d’avoir rouvert pleinement. Cela revient a ouvrir au quart si je comprends bien : mi-journée et moitié des élèves seulement dans ces mi-journées, le reste du temps et des élèves sur Internet. Plus le fait que certains élèves peuvent rester 100% en distanciel sans jamais mettre les pieds dans les bâtiments scolaires si tel est le choix des parents. Choix proposé aux parents, et qui continuera à l’être même quand (si) on rouvrira à 100% pour le reste de cette année scolaire. Ensuite cela changera, à la fin de la pandémie seulement. Tout cela sans compter les fermetures ponctuelles et le passage en tout distanciel selon le nombre de cas qui montent, plus le distanciel  systématique  pour toutes les écoles (maternelle, primaires, collège et lycée : 6 établissements en tout dans notre ville avec le lycée qui accueille les élèves de la ville voisine, qui n’a des établissements que jusqu’au collège) donc mise en 100% distanciel pendant 1 semaine après chaque vacances, à titre de prévention.

Enfin le 12 mars un e-mail d’amis français, des amis très proches, qui m’apprennent qu’ils sont touchés par le virus : le fils de 12 ans a été contaminé puis a contaminé son père, 62-63 ans, à risque à cause se son diabète et hypertension. Heureusement il avait eu sa première injection du vaccin, puisqu’il est à risque, 2 semaines avant d’être contaminé. (Heureusement aussi que dans leur petit village de l’arrière-pays grassois ils ont eu les doses ! )  Il est malade, lessivé, fiévreux et tousse. Son médecin pense que d’avoir eu la première injection lui a évité de partir à l’hôpital a priori— c’étaient les nouvelles au 12 mars, il restait  une semaine à tirer pour voir si ça ne dégénèrerait pas. Seule la mère, plus jeune et sans comorbidités, était alors négative, qui tentait de le rester en s’isolant dans leur maison — pas gagné là non plus. Elle est très inquiète et nous sommes tous très inquiets pour eux. On voit que la première dose c’est mieux que rien mais que ça ne suffit pas.

Hier 21 mars des nouvelles de mon ami français : il a passé le cap après une semaine de toux et de fièvre et à surveiller de près son taux d’oxygène. Soulagement mais le boulet n’est pas passé loin et maintenant il tire une fatigue d’enfer : il est épuisé au moindre mouvement et aura besoin d’un certain temps à se remettre en forme (avant la pandémie il allait régulièrement à la salle de sport et se maintenant en forme raisonnable). Il reste encore au lit toute la journée mais le cap est passé, il s’en est sorti. Son médecin confirme que vraiment la premiere injection lui a permis de minimiser les réactions et d’éviter hospitalisation voire réanimation. Heureusement que le timing a été ce qu’il a été et qu’il avait reçu cette dose 2 semaines avant d’être contaminé.

Leur fils de 12 ans a passé une seule une soirée avec 39 degrés de fièvre et c’est tout (symptômes quand même…)

Quant à la mère elle est passée au travers a priori, elle doit confirmer par un test PCR avant de pouvoir reprendre le travail (en présentiel partiel 1 à 2 jours par semaine, là elle était passée en 100% à distance). En tout état de cause elle n’aurait eu aucun symptôme si elle s’avère positive dans les jours qui viennent, ou alors elle est restée négative. Elle attend aussi le vaccin pour sa tranche d’âge avec impatience.

Arrogance

En mars dernier (2020), lors du changement d’heure le 8 mars j’avais écrit un petit texte sur l’arrogance des hommes qui veulent imposer leur volonté au soleil en changeant l’heure donnée par le soleil justement.

À lire ici:

https://michusa.wordpress.com/2020/03/08/lincroyable-arrogance-des-hommes/

J’avais prévu d’écrire d’autres articles sur l’arrogance des hommes, le changement d’heure qu’on nous impose pour des raisons qui nous échappent (monétaires financières à coup sûr et certainement pas pour faire des économies de quoi que ce soit — au contraire). J’avais prévu aussi d’écrire un article ou deux sur la journée internationale des droits des femmes qui tombait ce jour-là, celui du changement d’heure en 2020.

Puis la pandémie est passée par là et a tout écrasé de son rouleau compresseur, la pandémie ou ce que nous en avons fait —pas grand-chose en termes de monde d’après. Nous, le bas peuple, y avons presque cru, une demi-seconde, au tout début de ces « temps exceptionnels ».

Donc je n’ai pas écrit ces articles, tout occupée que j’étais à gérer le quotidien chamboulé, faire attention sans trop savoir à quoi ni comment au début, me documenter avec toutes les informations parcellaires et contradictoires du début aussi. On en a toujours de ces informations contradictoires, s’il y a une chose que la pandémie n’a pas changée — au contraire je dirais presque — c’est le « en même temps » …

Et un an plus tard quasiment jour pour jour, rien n’a changé ou presque sur le fond : nos façons de faire au niveau global, nos sociétés, la finance, le profit, la compétition inutile, la course droit vers le mur, les mêmes logiques, celles qui nous ont menées à cette crise, et à toutes les crises d’ailleurs, continuent de prévaloir. Seul notre quotidien (celui du bas peuple essentiellement) a changé, en pire bien entendu. Le pire dans tout ça c’est que c’est le bas peuple qui est montré du doigt et sermonné quand « les chiffres » (tout un programme, il y en aurait à raconter sur « les chiffres » auquel on fait dire ce que l’on veut, tout et son contraire absolu dans la même foulée, cela s’appelle de la politique et pas au sens noble du terme, qui a disparu depuis bien longtemps), quand les « chiffres » donc sont « mauvais ».

L’arrogance des hommes est toujours là, encore plus quand il s’agit de signifier au bas peuple qu’il est crétin et ne comprend rien à rien. Si l’on ne m’explique pas ou me cache des informations nécessaires pour faire fonctionner mon cerveau, bien entendu que je ne comprends rien ! Je comprends par contre bien une chose : cette crise est complexe, ce n’est absolument pas facile à gérer, on navigue à vue et les volte-face sont courantes même au niveau purement scientifique, au fur et à mesure que l’on en apprend plus sur le virus, la maladie et la dynamique de la pandémie. Cela n’est pas étonnant, je peux le comprendre et je me garderai de dire que je ferais mieux ou que untel ou untel ferait mieux pour gérer la crise. Les erreurs ne sont pas étonnantes, elles sont même escomptées, on peut les comprendre et les accepter. Ce que je refuse de comprendre c’est qu’elles ne soient jamais reconnues comme telles par les dirigeants et les politiques et qu’au contraire leur arrogance augmente avec la crise et la durée de cette crise. C’est cela qui est inacceptable, pas tant le fait qu’ils fassent des erreurs. Parce que quand on ne reconnaît pas ces (et ses) erreurs, qui je répète sont légitimes en premier lieu ou la première fois qu’on est confronté à une situation, quand on ne reconnaît pas ces erreurs comme telles, on n’en apprend rien, donc on les répète voire, pire, on s’enferre encore plus en connaissance de cause pour ne pas les admettre ou perdre la face (ou croire qu’on perd la face).

Pendant ce temps le virus se frotte les mains (en fait il s’en fout le virus, il est juste une force qui tire sa vitalité de la désolation et de la mort d’une autre espèce, rien de bien nouveau sous le soleil ), mais notre arrogance à nous les humains est pire que le virus 

(Pour commencer, cette arrogance a conduit tout droit à cette crise et cette pandémie, le virus, lui, n’a été qu’opportuniste comme tout sur cette terre — opportuniste sans jugement de valeur au sens médical et scientifique du terme, on lui ouvre la porte et lui offre un chemin, que dis-je une autoroute,  il l’a pris.)

Je viens de finir un livre dans lequel l’auteur dit : « nous devons faire fonctionner notre cerveau, et hésiter longuement lorsqu’un interlocuteur utilise son titre comme principal argument. » L’auteur parlait de médecine puisqu’il est médecin, mais cela vaut pour tous les domaines bien entendu et de plus en plus en ces temps de pandémie, puisqu’on nous assène des « je sais parce que je suis ministre de ci ou de ça, président de ci ou de ça, directeur de ci ou de ça, expert de ci ou de ça » etc., et non pas des « je sais parce que les faits sont ceux-ci, les hypothèses sont celles-ci, sont vérifiées par ces expériences, infirmées par d’autres, les conclusions sont issues de raisonnements qui sont ceux-ci appuyées par des faits et des connaissances avérées et solides qui sont telles et telles ». Ce qui compte pour convaincre ce sont les explications et le raisonnement de la personne et non pas son ou ses seuls titres, trop souvent la seule chose que cette personne met en avant pour convaincre ! Et on nous en a servi des titres, en veux-tu en voilà qui nous ont éructé des bêtises grosses comme des maisons —cela se voyait au moment même où ils les prononçaient, sans besoin d’être expert de ci ou de ça justement… Arrogance toujours, arrogance du titre qui est bien dévoyé de nos jours (d’autant plus que dans ce monde où tout s’achète tout se vend, un titre ça s’achète aussi, non ? nous en sommes là).

Puisqu’on est en guerre — opinion

Puisqu’on est en guerre, comme on nous l’a martelé tant et plus depuis le début de cette « crise sanitaire » (euphémisme), pourquoi le gouvernement français n’a-t-il pas réquisitionné les laboratoires Sanofi et ses sites de production (au nom de l’effort de guerre, je suis certaine que nous avons des lois d’exception pour ça, il doit y avoir un dispositif de réquisition pour situation d’urgence ou de guerre, tous les pays en ont) pour produire les vaccins de ses concurrents ? Ce ne serait pas pour toujours cette réquisition mais seulement pour le temps de produire les doses nécessaires à vacciner tout le monde. C’est typiquement ce qu’on appelait dans le temps l’effort de guerre.

Tout d’abord Sanofi n’a non seulement pas été réquisitionné pour produire les doses de ses concurrents, à ce que j’ai lu, mais a simplement reçu des appels du pied du triumvirat qui gouverne la France en ce moment. Mais encore, Sanofi avait fini par daigner  répondre (après plusieurs de ces appels du pied) qu’il y réfléchirait. Il y réfléchirait, vraiment ?

Ensuite cette semaine Sanofi a accepté… de mettre une (une seule, vraiment ? ) de ses usines de production (je vais être mauvaise langue : pour pouvoir mettre des usines de production en France et en Europe à disposition encore faut-il toujours en avoir… et ne pas avoir délocalisé à l’autre bout du monde — sarcasme). Donc une seule. Mais pas avant l’été 2021 ! Vraiment ?

De qui se moque-t-on là, vraiment ? De qui ?

Pendant ce temps Sanofi ferme des laboratoires de recherche en France et en Europe, supprime 1700 emplois en Europe alors qu’il est bénéficiaire ! Parce qu’il cherche à faire des économies en Recherche et Développement, je cite ! C’est vrai qu’en ce moment la Recherche et Développement ça ne sert pas à grand-chose — sarcasme. Étudier par exemple les coronavirus jusqu’à il y a un peu plus d’un an c’était pour les losers selon le terme à la mode en ce moment, une voie de garage sans avenir. Bravo à ces quelques chercheurs « losers » qui ont persévéré malgré la pression pour leur faire abandonner ces recherches « inutiles ». Sans eux on n’en serait pas à ce niveau de connaissances du virus Sars-Cov-2 aujourd’hui ni sans doute aucun vaccin n’aurait pu être développé aussi vite. Ce qui montre bien qu’on ne peut présager de ce qui est important, ce qui sera important, que dis-je crucial vital d’ici seulement quelques mois ou un an. Recherche sur d’obscurs coronavirus sans intérêt (au sens financier du terme) il y a 12 mois, d’autres obscurs virus ou pathogènes aujourd’hui. De plus la recherche « fondamentale » sur d’obscurs sujets sans « intérêt » (financier) ce n’est pas seulement important en médecine et en biologie : qui sait ce qu’une découverte dans une autre matière qui n’a rien à voir pourrait et peut déjà porter comme aide pour nous sortir de cette « crise sanitaire ». En vrac : recherches en mathématiques, statistiques, histoire, physique quantique, astronomie, que sais-je, j’en passe et aussi tout ce qui a permis d’aboutir à l’informatique moderne et actuelle — aurions-nous pu progresser si vite sans les ordinateurs, dans la connaissance de ce virus de cette maladie et de ces vaccins ?

Donc Sanofi supprime des laboratoires de Recherche et Développement, dont 400 chercheurs en France, pour faire plus de profit (WTF de WTF ? C’est à hurler ! ) C’est la technique Sanofi que j’ai bien connue dans une vie professionnelle antérieure, de faire du profit à 2 chiffres et si possible avec le premier de ces 2 chiffres qui soit supérieur à 1, « quoi qu’il en coûte » pour reprendre une autre expression célèbre.

D’ailleurs on voit le résultat ! Où est le vaccin du « fleuron national » ? Pas prêt et pas avant au moins 12 mois. C’est vrai qu’on a le temps. C’est vrai aussi que Sanofi qui fournit pourtant des vaccins dont celui de la grippe saisonnière, fait tout pour se désengager des vaccins à terme (quel terme ? ) Parce que ça ne rapporte pas assez d’après la maxime de Big Pharma selon laquelle il vaut mieux guérir que prévenir et quand je dis guérir, ce serait mieux si possible de produire uniquement des médicaments pour des maladies chroniques, rente assurée pour toujours !  Et qu’à l’origine, au début de l’épidémie, Sanofi, mais pas que Sanofi bien entendu, n’avait aucune envie de s’engager dans la recherche vaccinale pour notre Covid actuel (j’avais lu cette information juste avant que la pandémie n’explose mondialement, quand ce n’était qu’une « maladie en Chine » qui devait s’arrêter aux frontières selon d’adage bien connu, encore plus facilement quand on les laisse ouvertes aux 4 vents, fin de la digression.

Mais de qui se moque-t-on à la fin ? Quand allons-nous laisser les chercheurs chercher, les ouvriers produire, les conditionneurs conditionner, les distributeurs distribuer, les logisticiens et autres intendants travailler ?

Je rêve d’aiguiser notre bonne vieille guillotine nationale, j’en viens presque (quoique ? ) à me dire qu’il y a des têtes qui seraient meilleures une fois coupées ou au bout d’une pique. De qui se moque-t-on ? Ah ça ira ça ira ça ira !

Puisqu’on n’a toujours rien compris (« on » c’est-à-dire les têtes arrogantes qui nous gouvernent, directement ou indirectement via le pouvoir financier des grands groupes toujours plus avides — les grands groupes n’existent évidemment pas en tant que personnes (personne morale ça ne veut rien dire du tout, c’est de l’enfumage et un grand mythe des temps dits modernes) ce sont donc les têtes qui les dirigent, on en revient encore aux têtes, voir ci-dessus mes rêves éveillés. Attention, on en a fait tomber par le passé des têtes, au propre comme au figuré.) puisqu’on n’a toujours rien compris donc, nous pavons la route pour la prochaine pandémie, en espérant qu’elle arrive seulement après quelques années histoire d’avoir un petit répit entre 2 et qu’elle n’enchaine pas directement à la suite de celle-ci, ni, pire, en même temps !

L’administration dans toute sa splendeur

…ou les administrations, il n’y en a pas une pour racheter l’autre quel que soit le pays. Cette rigidité de gens qui édictent des règles et qui ne vivent pas dans la vraie vie, des règles incompatibles avec la vraie vie.

Le dernier en date qui nous touche de près, je raconterai une autre fois les circonstances peut-être :

en attendant, nous avons en ce moment chez nous « une réfugiée » française qui est en fin de contrat de travail et qui doit donc quitter le pays (les États-Unis) pour rentrer chez elle en France, donc un déplacement « impératif » en quelque sorte, en tout état de cause pas pour s’amuser ni pour faire du tourisme. (À noter aussi : ce déplacement est dû à une rigidité administrative finalement, une de plus dans la longue liste que j’énumère ici.)

C’est ici que les administrations se mettent à briller de tous leurs feux de sagesse (et j’inclus aussi les administrations privées des compagnies et entreprises privées dans le tas) : pour prendre l’avion il faut fournir un test PCR négatif réalisé par un prélèvement moins de 72 heures avant l’heure de départ. Et surtout pas 73 ni 74 heures, 72 heures maximum, moins si possible. La rigidité administrative à la minute près, comme on les connait de longue date en France, ici c’est aux États unis comme quoi c’est partout pareil, la connerie humaine est un bien uniformément partagé.

Or les résultats desdits tests PCR mettent entre 48 et 72 à être connus.

On fait comment ?

Mais ça les administrations n’en ont cure.

Certes on a entendu dire qu’on pouvait faire un test PCR à l’arrivée en France (je ne suis pas certaine que ce soit vrai ou plus exactement que ce soit encore vrai, tout change très vite, on a eu tout et son contraire dans la foulée ) mais peut importe : ce test PCR (hypothétique) à l’arrivée c’est pour rentrer dans le territoire français (administration française).

Mais (j’ai failli dire « en même temps », suivez mon regard) pour tout simplement rentrer dans l’avion il faut un test PCR avéré négatif et ça c’est l’exigence de la compagnie d’aviation (administration privée de la compagnie aérienne privée ).

Alors bien sur ce test négatif est à juste titre si l’on ne veut pas infecter tout l’avion : sur le papier c’est bien mais dans la vraie vie on fait comment ? Dans l’état actuel des tests PCR disponibles aux États-Unis, le résultat est disponible entre 48 et 72 heures. Il y a un progrès (sarcasme) avant c’était une bonne grosse semaine voire 15 jours et même pire. (WTF ? autant ne pas faire de test, si le test était positif le patient positif était sorti de sa durée d’isolement / quarantaine quand il recevait enfin son résultat ! Et s’il n’avait pas observé l’isolement, un pur désastre donc). Si l’on fait le test pour être bien dans la fourchette des 72 heures, mettons 48 heures ou 60 heures avant, on risque de ne pas recevoir le résultat dans les temps. Surtout que les centres de test ne travaillent pas 24/24 ni 7 jours sur 7.

Donc dans le cas de notre pauvre voyageuse : un vol dimanche soir à 19h50, cela veut dire test dans le labo jeudi soir après 19h50… sauf que le labo ferme à 20 heures… et qu’elle n’était pas la seule à prendre un test (étonnant non ? en pleine pandémie il y a foule pour prendre des tests dans des labos qui ne tournent pas 7 jours sur 7, comment cela se fait-il ? ) C’est là qu’on perd encore 12 heures avant le lendemain matin pour la réouverture du labo : test le vendredi matin serait dans la fourchette des 72 heures maximum mais avec un risque de ne pas recevoir les résultats dans les temps. Surtout que chez certains labos, pas de résultats officiels digitaux sur le téléphone, le seul document officiel fourni est un papier (dûment tamponné sans doute, administration privée du labo et administration publique des autorités sanitaires américaines étatiques ou fédérales ou les deux) qu’il faut aussi avoir le temps d’aller chercher avant de prendre l’avion. Sachant qu’il faut être à l’avion au moins 3 heures avant pour un vol transatlantique — c’étaient les préconisations avant le Covid, je me doute que depuis c’est peut-être encore plus tôt, 4 heures avant ? (administrations, publique de la sécurité du transport aérien et privées des compagnies aériennes et de l’aéroport).

Je n’aurais jamais pu travailler pour une administration qu’elle soit publique ou privée, j’ai trop de bon sens.

Note annexe : nous l’avons emmenée faire un deuxième test dans un deuxième labo qui fermait à 21 heures mais qui garantissait moins la rapidité et aussi celui-ci exigeait d’aller chercher le résultat sous forme papier…

Note annexe 2 : comment certains pays arrivent-ils à faire des tests avec résultats dans l’heure voire dans les 6 heures au pire ? Je ne parle même pas de la gratuité des tests, ici tout est payant bien entendu et très cher bien entendu aussi.

Note annexe 3 : on a appris aussi d’un des 2 centres de test (le moins rapide à fournir les résultats) que si l’on voulait bien payer 200 dollars de plus sur le prix du test, il pouvait être « expedited » fait en accéléré avec les résultats donnés en 48 heures ou moins (WTF ? on traite une pandémie ou on fait du business comme avant — ce fameux business comme avant qui a conduit tout droit à cette pandémie et aux prochaines)