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La brioche (les expatriés comprendront)

La brioche importée de mon supermarché

La brioche importée de mon supermarché

J’ai enfin trouvé de la vraie brioche aux États-Unis — les expatriés comprendront.

Jusqu’à présent le plus proche ou le moins lointain, était la challah, cette recette juive de pain tressé qui ressemble à la brioche mais qui n’est pas tout à fait pareille — même les brioches industrielles au supermarché en France sont meilleures et ressemblent plus à de la vraie brioche de boulanger ou faite maison. Je m’en contentais mais ce n’était pas vraiment ça, j’avais fini par me lasser et en acheter de moins en moins souvent — je me contentais des vraies brioches lors de mes séjours en France (de boulangerie ou de supermarché, de toute façon en France elles étaient bien meilleures et bien supérieures c’était Byzance).

La brioche importée du supermarché

La brioche importée du supermarché

En faisant les courses en ce mois de janvier, peu après mon retour, en passant au rayon pain frais de mon supermarché (différent du rayon des toasts et autres pains de mie industriels — les pains frais appelés ici « artisans » sont bien meilleurs) je suis tombée par hasard sur cette brioche appelée vraiment brioche, en français dans le texte, et importée de France. Cela ne pouvait être que de la vraie — il me fallait l’essayer.

La brioche importée du supermarché

La brioche importée du supermarché

C’est de la vraie, je confirme après l’avoir goûtée. La vraie, de la brioche telle que nous la trouvons sans la chercher en France — ne rien tenir pour acquis, si vous saviez la chance alimentaire qu’ils ont les Français en France et tous ceux qui vivent en France. Mes enfants ne s’y sont pas trompés non plus, ils l’adorent ! 

J’en rachète maintenant systématiquement une quand je vais faire des courses au supermarché.

6 dollars, certes 6 dollars, mais les expatriés comprendront…

La brioche importée du supermarché

La brioche importée du supermarché

 

À la recherche du panaché parfait

Panaché parfait

Panaché parfait

Pas vraiment parfait mais du panaché classique. En utilisant les boissons sucrées gazeuses d’ici on en est tellement loin que le panaché classique, que tout bar ou tout un chacun est capable de réaliser en France, est ici un Saint-Graal, une quête sans fin — quasi impossible. Tout est dans le quasi.

Les expatriés comme moi comprendront cette nostalgie pour des denrées des boissons ou des traditions bien françaises — que peut-être la moitié des Français n’apprécie même pas, ce qui est tout à fait légitime. Serais-je restée en France que peut-être je ne boirais pas de panaché maintenant non plus.

C’est non seulement la France que ça me rappelle mais encore plus ma jeunesse, mon adolescence, les mois d’été où nous avions accès à cette boisson (faite à la maison, moitié bière moitié limonade, quoi de plus simple, pas de quoi en écrire un livre de recettes semblait-il en ce temps-là, en cet endroit-là ) pendant que les adultes buvaient quelque chose de plus sérieux — plus alcoolisé aussi.

Alors je suis partie à la recherche du panaché perdu. Dans mon autre blog, mon blog de vin je raconte mes essais avec mon fils comme cobaye et à quoi nous sommes arrivés — à quel mélange de boisson sucrée gazeuse en lieu de limonade, inexistante ici, et de bière pour obtenir un succédané de panaché. Les expatriés se contentent de beaucoup de succédanés.

Mais aujourd’hui j’ai réussi à préparer le panaché parfait — le panaché tel que nous le buvons quand nous allons en France — grâce à une limonade française, importée, vendue à prix d’or et qui m’a coûtée plus cher que la bière (pourtant d’importation française aussi) limonade achetée dans un magasin genre Fauchon ou plutôt Monoprix Gourmet mais avec les prix de Fauchon voire plus.

Moment de nostalgie, à la recherche du panaché perdu.

Panaché parfait

Panaché parfait

Un autre sans-faute

Les rouges Apothic

Les éditions spéciales des vins Apothic

 

La gamme des vins rouges Apothic, malgré leurs étiquettes trop belles — je me méfie en général des vins avec des étiquettes trop belles pour être honnêtes. Ceux-ci cependant sont tous excellents, somptueux, et le Crush fruité et moelleux, et le Dark plus tannique, et mon préféré sans doute — quoique j’hésite entre le Inferno et le Dark — cet Inferno vieilli 60 jours en fûts de whisky.

Des vins de Californie cette fois, une petite infidélité à ces vins de Columbia Valley, Washington State, dont je raffole.

Un que les Américains ne n’auront pas

Fromage Le sein de Nounou

Fromage Le sein de Nounou au lait cru de chèvre

 

Fromage Le sein de Nounou

Fromage Le sein de Nounou au lait cru de chèvre

Plus exactement un dont les Américains ne voudront pas de toute façon, pour deux raisons aussi évidentes l’une que l’autre pour qui les connait ou les a pratiqués un petit peu :

Premièrement les microbes (germs !) à cause du lait cru évidemment ! Tuez ces germs qu’ils ne sauraient voir ! (Bruxelles n’en veut pas non plus de nos fromages au lait cru, ça ne fait rien on se les garde, cela fait 2500 ans que nous en mangeons et nous avons survécu puisque les Gaulois ont inventé puis développé tous les procédés à base de fermentation et surtout stabilisation de cette fermentation : bière, charcuterie, pain levé, fromage, etc. et aussi stabilisé le vin des Romains qui était alors du vinaigre pour en faire le vin tel que nous l’envisageons aujourd’hui.)

Enfin et c’est au même niveau de répulsion pour les Américains, le sein lui-même : « couvrez ce sein que je ne saurais voir », selon le puritanisme et la pudibonderie outrancière qui ont cours ici (tout en étant le pourvoyeur de pornographie du monde, Tartuffe toujours décidément.)

Passé l’amusement — il nous a fallu acheter ce fromage pour l’opposé de toutes ces raisons justement — ce fromage était excellent, goûteux et crémeux, avec le vin qui va bien évidemment.

Gastronomie française

(à la maison et au restaurant, sans oublier d’accorder avec le vin qui convient)

Tomme de montagne

Tomme de montagne

 

Bouchon du Tavel

Bouchon du Tavel

 

dessert du pâtissier

dessert du pâtissier

 

13 août : au restaurant à Fayence (Var)

foie gras et compote de pêches, au restaurant à Fayence (Var)

 

13 août : au restaurant à Fayence (Var)

crevettes en mousseline de homard, au restaurant à Fayence (Var)

 

13 aout : au restaurant à Fayence (Var)

bar et riz sauvage à la truffe, au restaurant à Fayence (Var)

 

13 aout : au restaurant à Fayence (Var)

carré d’agneau, au restaurant à Fayence (Var)

 

13 aout : au restaurant à Fayence (Var)

farandole de fruits rouges, au restaurant à Fayence (Var)

 

13 aout : au restaurant à Fayence (Var)

crème brûlée, au restaurant à Fayence (Var)

Truffe d’été — trace

Trace d’autres truffes d’été achetées au petit marché paysan pas loin de chez moi lorsque j’habitais dans le Var — la première découverte par hasard en faisant le plein hebdomadaire de légumes, il y a près de 20 ans.

Trace de truffes, blanches cette fois, truffes d’Alba en Italie mangées en fin d’automne chez un ami italien, accompagnées de vins plus merveilleux les uns que les autres — dans mon souvenir. Trace plus importante que la réalité d’alors ? Ce qui est important c’est ce dont on se souvient et la façon dont on s’en souvient, disait le romancier.

Alors oui je me souviens de ces truffes de fin d’été en Provence, mangées tout simplement posées en tranches sur du brousso frais acheté au même marché paysan, saupoudré d’à peine un peu de poivre et arrosé d’un filet d’huile d’olive du moulin, que l’on savourait avec un rosé de Provence et un morceau de pain d’artisan — le tout venait des environs immédiats du hameau où j’habitais grâce à ce petit marché paysan d’avant la mode des marchés paysans.

Le marché existe toujours, il est monté en grade abrité dans un bâtiment et un auvent en « dur », les prix aussi ont durci — ils prennent même la carte de crédit maintenant. Ils y vendent toujours de la truffe d’été en saison, du brousso frais, le même rosé des environs et ce sublime foie gras frais de la ferme voisine — qui existe toujours elle aussi.

Trace dans ma mémoire des repas gastronomiques de ce temps-là, le temps de la Provence, le temps d’avant Paris, le temps d’avant l’Amérique.

Truffe d’été suite

Truffe d’été

Truffe d’été

 

Truffe d’été

Gnocchis à la truffe

 

Tavel

Le vin qui va bien, un Tavel cette fois

Une seule truffe nous a fait quatre repas en comptant l’omelette faite avec les œufs conservés dans une boîte bien hermétique avec la truffe en attendant de finir de la manger.

Truffe d’été

Truffe d’été

Trofie à la truffe

 

Truffe d'été

Trofie à la truffe

 

Truffe d'été

Trofie à la truffe

Truffe d'été

Le vin qui va bien

La truffe d’été, la petite joie de Provence au mois d’août… accompagnée du vin qui va bien, évidemment.