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Beaujolais Nouveau 2018 — trace

Les bonnes choses arrivent par deux : chez mon marchand de vin, outre le Beaujolais Nouveau habituel, rouge donc, il y avait un autre carton qui n’était pas encore ouvert et qui portait la mention « rosé ». Je l’ai ouvert et en ai attrapé diligemment une bouteille : effectivement le même vin, Beaujolais Nouveau Georges Duboeuf 2018, mais en rosé. Mon marchand de vin en était tout aussi étonné, il n’en avait jamais entendu parler ni n’en avait jamais eu, une nouveauté selon lui. Tellement nouveau qu’il n’était pas dans son système de prix, arrivée en caisse impossible de me le facturer, ce vin n’avait pas encore de prix. Finalement il me l’a fait au même prix sous le même code que le rouge, ce qui ne devait pas être loin de la vérité. J’étais donc bien la première à l’acheter (je m’en doutais puisque le carton était encore intact et que c’est moi qui l’ai ouvert subrepticement).

Après enquête rapide, c’est effectivement une nouveauté créée cette année pour la première fois par Georges Duboeuf justement. Et il a eu bien raison — ce vin est excellent, un petit air d’été et de rosé provençal, qui plus est entre deux épisodes hivernaux, une tempête de neige et une vague de grand froid (-12 la nuit et -3 au plus chaud de la journée). Il était d’autant plus le bienvenu.

Beaujolais Nouveau rosé

Beaujolais Nouveau rosé

 

Beaujolais Nouveau rosé

Beaujolais Nouveau rosé

 

Beaujolais Nouveau rosé

Beaujolais Nouveau rosé er mon repas du soir, pâtes aux courgettes, tomates, ail, basilic et olives vertes

Beaujolais Nouveau 2018

Le Beaujolais Nouveau puisque c’est le moment, acheté le jour de sa sortie donc, et goûté le soir même pendant la tempête de neige, histoire de se réconforter.

J’ai fait un article de mes notes de dégustation sur mon blog Wine in America, au lien suivant pour tous les détails :

https://wineinamerica.wordpress.com/2018/11/20/beaujolais-nouveau-georges-duboeuf-2018-red/

En résumé c’est la première année où il est bon — et non, il ne sent pas la banane, une première aussi. D’habitude il est toujours affreux ou moyen, au mieux : je pense que le voyage en bateau ne lui fait pas du bien si je me souviens et je compare avec les Beaujolais Nouveaux beaucoup plus corrects, même s’ils ne sont pas grandioses, que vous pouvez trouver en France. Mais pas cette année : il est bon — une agréable surprise. D’ailleurs j’ai terminé la bouteille très rapidement alors que d’habitude je la laisse un peu trainer et que souvent je finis par la passer en cuisine (pour faire des lasagnes par exemple). 

Beaujolais Nouveau 2018

Beaujolais Nouveau 2018

Beaujolais Nouveau 2018

Beaujolais Nouveau 2018

Beaujolais Nouveau 2018

Beaujolais Nouveau 2018

Beaujolais nouveau en novembre 2015

 

Beaujolais nouveau 2015

Beaujolais nouveau 2015

L’an dernier je m’étais dit que peut-être je n’en reprendrais pas l’année suivante, après tout c’est un vin plus que moyen, le seul intérêt quand on est expatrié, c’est un petit morceau de France, des souvenirs des traces du pays, une ambiance. Plus pour l’ambiance que tout le reste — presque une tradition, je sais que ce n’en est pas une mais un petit mythe qui ne fait de mal à personne et ne coûte pas bien cher. Alors pourquoi pas, mais j’hésitais un peu. Pourquoi pas certes mais si je manquais l’occasion, ce ne serait pas très grave.

Aujourd’hui en 2015, en ce mois de novembre, moins d’une semaine après les attentats de Paris, c’est un acte de résistance, ténu certes mais tous les petits actes comptent puisque c’est de cela dont il s’agit, un mode de vie, empêcher les gens de faire ce qu’ils ont envie même si ça ne gène personne en vérité.

Boire du vin en est un, de ces petits actes de résistance. Donc cette année je suis retournée acheter du Beaujolais nouveau, pour faire ce que j’ai envie quand j’en ai envie dans la mesure où ça ne nuit à personne (sauf à moi éventuellement, si le vin est un peu trop acide et me donne une aigreur d’estomac — après tout ça ne regarde que moi), faire ce que j’ai envie quand j’en ai envie, même boire un vin moyen un soir de novembre avec ou sans compagnie avec ou sans bon repas.

Beaujolais nouveau en Amérique

Beaujolais en Amerique 1

Beaujolais en Amerique 2

Je sais que ce n’est pas le meilleur des vins (et le Beaujolais, et le nouveau, et le Georges Dubœuf) mais quand je l’ai vu dans le magasin il m’a fait envie.

Après des mois à vider des vins tournés dans l’évier, cela fait du bien de pouvoir enfin en avaler vraiment une gorgée, en boire un verre.

Ne manquaient pour l’accompagner qu’un bon fromage, un bon morceau de pain — une baguette si possible.

Et de la compagnie.