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Les visiteurs du matin (mai 2020)

 

Lundi 25 mai en ouvrant ma fenêtre le matin : un renard. Première fois que j’en vois un dans mon jardin. Il y en a plusieurs à Berkeley Heights et un dans ma rue que j’ai vu traverser plusieurs fois devant ma voiture mais il n’était jamais venu dans mon jardin, du moins pendant la journée, je ne l’y avais jamais vu.

Jeudi 28 mai, de la même façon en ouvrant ma fenêtre le matin : une biche, c’est beaucoup plus courant et cela arrive régulièrement à toute heure de la journée aussi.

Histoires d’animaux

 

Les animaux reprennent leurs droits, regagnent du terrain et étendent leurs territoires : outre les chipmunks et autres rongeurs qui s’approprient notre voiture (lire ici), lundi matin, 27 avril, en ouvrant ma fenêtre pour aérer ma chambre peu avant neuf heures j’ai vu cet énorme oiseau posé sur la barrière dans mon arrière-jardin. Je n’ai eu que le temps de saisir mon téléphone et de filmer en zoomant à fond (à travers la moustiquaire donc). Il s’agit d’un vautour dindon ou vautour d’Amérique (turkey vulture) 

(filmé avec mon iPhone en zoomant au maximum) 

Le chat des voisins m’a bien fait rire quand, du coin de l’œil pendant que je filmais, je l’ai vu s’élancer. C’est pour cette raison qu’il m’a fallu l’inclure dans la vidéo. Il ne doutait de rien, ce vautour faisait 2 ou 3 fois sa taille ! Ceci dit j’ai aussi vu la chatte de mes parents qui est un tout petit format, un chat de poche (la moitié de celui-ci), se préparer à jaillir sur un faisan qui avait atterri par mégarde dans le jardin, faisan qui faisait bien sûr plus de trois ou 4 fois sa taille. Bon s’attaquer à un faisan c’est peut-être quand même moins risqué qu’à un vautour. Les chats sont des animaux très courageux qui ont une totale confiance dans leurs compétences et leurs capacités de chasseur et d’athlètes. En parlant de confiance en soi, ou du manque de confiance en soi, qui nous empoisonne souvent dans notre vie d’humains, on pourrait pendre modèle, c’est une autre histoire.

Ce n’est pas rare de voir des animaux sauvages (voire très sauvages) au milieu des habitations et des jardins dans notre coin du New Jersey Central. Je les trouve seulement plus nombreux et plus présents ces derniers temps à cause de notre manque d’activités à l’extérieur, l’absence de remue-ménage et de tout ce bruit dont les humains sont si friands. Depuis notre arrivée nous nous sommes habitués à la présence de biches (et de cerfs et de faons) dans le jardin (la première année, je croisais systématiquement un jeune mâle dans ma driveway lorsque je descendais ma poubelle, nous nous faisions peur mutuellement et il détalait en dérapant sur le goudron avec ses sabots). On en croise de façon régulière en centre-ville devant la banque. Il y a évidemment des animaux moins « exotiques » comme les fameux chipmunks mangeurs de câbles de voiture, des écureuils en pagaille, des lapins ou des lièvres, des geais bleus (fluo), des robins (sortes de gros rouges-gorges) des red cardinals (fluo) et quantité d’autres oiseaux certains plus courants et plus proches des oiseaux d’Europe.

Il y a le renard qui vit dans les environs, plusieurs renards rien que dans notre ville parce que j’en ai croisé plusieurs fois à des endroits très différents de la ville, des aigles qui cerclent en hauteur, tous les jours, ou croisent très bas dans le jardin (je me souviens que l’un de ces aigles était passé juste au-dessus des têtes des enfants qui jouaient dans leur cabane dans le fond du jardin une fois, à moins d’un mètre ou deux au-dessus), des corbeaux géants (qui se regroupent façon Les Oiseaux d’Hitchcock, par centaines, au point de recouvrir toute la pelouse : cela fait très peur, une fois que nous arrivions en voiture nous étions restés dans la voiture, qui ne les avait même pas effrayés en remontant, et avions attendu qu’ils partent), des busards et autres faucons / éperviers divers et variés. Une autre fois en revenant en voiture je me suis trouvée arrêtée par un aigle au milieu de ma petite route : c’était un animal immense, il faisait bien un mètre de haut et quand il s’est envolé son envergure devait bien être de deux mètres voire plus.

Il y a quelques années des pics-verts géants (gros comme des poules voire des canards ou des oies). Ce n’étaient pas les petits pics-verts habituels, par contre ils étaient aussi noir et blanc avec la crête rouge. De la même façon en ouvrant mes vitres un matin mais je n’avais pas eu le réflexe de saisir mon téléphone, j’avais voulu prendre mon gros appareil photo et évidemment le temps aller le chercher ainsi que le téléobjectif, ils avaient filé. Je fois avouer que leur taille énorme les rendait assez effrayants. Sans parler des oies Bernaches du Canada que l’on croise sur le parking d’un supermarché (lire ici).

J’ai même croisé une fois ou deux un opossum, un porc-épic aussi. Et des hérissons géants, de la taille d’un porc-épic voire plus gros, rien à voir avec les « petits » hérissons européens, ce n’étaient sans doute pas des animaux de la même espèce puisque qu’apparemment il n’y a pas de hérissons endémiques en Amérique du Nord.

Il y a les ratons laveurs, racoons, qui sont très friands de nos poubelles et assez agressifs (il m’est arrivé de voir leurs yeux qui brillaient dans la lumière de ma torche électrique un soir que j’avais oublié de descendre la poubelle, et qui me suivaient du regard :  je n’ai fait ni une ni deux, je suis rentrée dans la maison et j’ai laissé tomber la descente de la poubelle pour ce soir-là) voire des ours (tous les 2 ou 3 ans nous avons une alerte ours dans notre petite ville, certaines fois en centre-ville). Il y avait eu aussi la fois où j’avais trouvé que les voisins avaient été très bruyants une nuit… jusqu’au lendemain quand ils nous avaient dit qu’ils avaient été obligés d’appeler la police au milieu de la nuit parce qu’un ours et un raton laveur se battaient dans leur jardin (c’étaient eux qui avaient fait tout le ramdam justement), l’un des animaux avait grimpé dans un arbre pour échapper à l’autre, la police n’avait rien pu faire de nuit, il avait fallu attendre que la querelle se résolve toute seule pendant la nuit. 

Quand on va se promener dans les forêts et les diverses réserves avoisinantes il vaut mieux avoir un sifflet ou une trompe bien sonore pour faire du bruit en cas de rencontre avec un ours justement.

 Quelques coyotes aussi qui viennent de plus en plus vers l’Est du pays alors qu’ils étaient plutôt cantonnés dans l’Ouest. Ils ont commencé à apparaître en Pennsylvanie il y a quelques années et maintenant gagnent aussi chez nous dans le New Jersey (nous habitons à 60 km de la limite de la Pennsylvanie).

Et les vautours, dont les vautours dindons. Je n’en avais croisé qu’un, il y a moins d’un an sur la route fort passante par laquelle je reviens du tai-chi, un après-midi où justement il y avait depuis quelques jours une biche écrasée le long de cette route, il me fallait faire un écart à chaque fois que je revenais : c’est un énorme animal (fort laid ) qui ressemble à un dindon et à un vautour à la fois comme son nom l’indique et qui fait vraiment partie de la famille des vautours. Je ne connaissais pas son existence avant cette rencontre et une de mes élèves de tai-chi qui est prof de sciences, avait confirmé de quel animal il s’agissait quand je lui avais dit que j’avais vu un charognard qui avait l’air d’un croisement entre un vautour et un dindon. 

Mais c’est la première fois que j’en vois un dans notre jardin. Mon fils aîné à qui j’ai raconté cette histoire hier, m’a dit qu’il en avait déjà vu une fois ou deux dans notre jardin quand il était plus jeune. 

Rencontres d’un autre type

 

sur le parking du supermarché / club d’achat en gros ce matin.

Je les remarque en allant ranger mon chariot et je décide de faire une petite vidéo, c’est amusant et un peu incongru de rencontrer des oies Bernaches du Canada  (Canada goose) sur un parking de supermarché près d’une grosse route commerciale (une highway, un genre de voie rapide avec séparation centrale). 

(Incongru, pas tant que ça ici dans le New Jersey central : des oies en centre-ville, des biches aussi, des opossums, des turkey vultures (vautour dindon ou vautour d’Amérique) des renards des aigles (plus vers chez moi qui vis au milieu des arbres, dans la forêt comme disent mes nouveaux voisins qui sont habitués à une vie plus citadine), des ratons laveurs (racoons ,ceux-là je ne m’y fie pas du tout ) voire des ours (oui, en centre-ville, cela arrive tous les 2 ou 3 ans nous avons une alerte ours) (ce sont généralement des ours noirs ou ours américains, ursus americanus, black bears) voire un racoon qui se bat avec un ours (c’est arrivé il y a une douzaine d’années chez nos voisins directs, donc à dix mètres de chez nous, en pleine nuit). D’habitude les oies je les rencontre au lac à 2 kilomètres de la maison plutôt que sur le parking de ce supermarché où je vais depuis 17 ans sans en avoir jamais vu. Je passe sur la petite faune, lapins écureuils et autres chipmunks sans compter les nombreux rapaces, buses, cardinaux rouges fluo, geais bleus (fluo aussi) et autre robins sans compter les pics-verts de tailles variées dont certains plus gros que des canards (vus une seule fois dans mon jardin, impressionnant voire effrayant, fin de la parenthèse).

Je décide de m’approcher mais pas trop, je ne me fie pas aux oies (après tout, les oies du Capitole, elles n’ont certes que donné l’alerte mais auraient pu tout aussi bien pincer, mordre, attaquer — dans ma mythologie personnelle elles l’ont fait) donc je zoome avec le téléphone. Mais avec ma mauvaise vue et dans le petit écran du téléphone je n’avais pas vu le principal… (à voir dans la vidéo) Doublement contente de ne pas m’être approchée, dans ce cas elles auraient pu être d’autant plus agressives et à juste titre ! J’ai continué à filmer de loin en zoomant !

Pour une fois que je n’avais pas emporté ni d’ appareil photo ni de caméra vidéo, heureusement que j’avais mon téléphone qui fait des vidéos correctes.